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Un nouveau destin en main || Pv: Seiji

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Akemi

Apprentie Invokeure

le Lun 19 Juin 2017 - 23:20




Un nouveau destin en main



Alors que la priante commençait à disparaître petit à petit, la prêtresse ferma doucement les yeux, laissant une chaleur nouvelle envahir son corps. Cela ne dura que quelques instants, et pourtant, cette douce chaleur semblait retentir comme un renouveau, comme une sensation qui avait toujours été là, au creux de son cœur. Ouvrant doucement ses paupières, Akemi fut presque triste de constater que le calme avait repris son cour dans cette immense chambre et pourtant, sa main apposée sur son cœur, lui laissait comprendre qu’elle n’était plus aussi seule que cela à présent. Affichant un fin sourire comme pour adresser de nouveau celui-ci à la Priante qui n’était plus, la prêtresse se tourna dès lors vers les portes fermées de la pièce, laissant ses pas la traîner quelques instants, avant de ressentir une douleur grandissante dans tout son corps entier. Affaissée contre le sol, ses bras essayant de retenir tout son corps entier, Akemi avait l’impression que le moindre geste, le moindre mouvement était une torture insoutenable. La fatigue envahissait entièrement son corps et le manque de sommeil et de nourriture de la veille n’avait pas eu l’air d’arranger son état. Elle avait l’impression d’avoir des nausées, sa tête tournait telle une toupie endiablée et plus elle faisait le moindre effort, plus elle avait l’impression tenace qu’elle allait s’écrouler. Pourtant, elle devait sortir d’ici. Ne serait-ce que pour ne pas inquiéter son amie qui avait fusionnée avec elle, mais aussi, pour Seiji qu’elle avait promis de rejoindre après cette épreuve. Alors, forçant sur ses bras et ses jambes, son esprit ne cessant de lui dicter d’avancer, la prêtresse repris sa route jusqu’aux portes, en espérant tenir jusqu’à l’ouverture de celle-ci.

Alors que les portes de la chambre du priant commençaient à s’ouvrir péniblement, Akemi essayait de lutter derrière celle-ci pour ne pas flancher, essayant de retenir son corps qui semblait peser bien plus lourd encore que du plomb. Chacun des mètres qui l’avaient séparé de la sortie avait été un défi bien plus grand que celui du priant à qui elle avait fait face. C’était comme si ses muscles s’étaient atrophiées à chacun de ses pas, comme si son corps était soi en train de brûler, soit en train de se faire entailler par diverses lames coupantes et tranchantes. Sa respiration était devenue beaucoup plus saccadée, comme si chaque inspiration lui bloquer avec une douleur lancinante ses poumons. Les nausées ne cessaient de se succéder et même la porte lui semblait devenir un bourreau tant celle-ci lui donnait l’impression de prendre son temps. Pourtant, la fusion avec la priante s’était bien passée, celle-ci avait même usée de douceur pour ne pas brusquer le corps malade de la nouvelle invokeuse. Mais c’était à croire que cela n’avait été guère suffisant. Le front bouillant, ses paupières devenant de plus en plus lourde, Akemi dû faire un effort considérable pour essayer de s’extirper de l’ouverture de la chambre, faisant enfin son apparition devant les prêtres, mais aussi devant son gardien qui l’avait attendu devant la porte de la salle. Elle était là, transpirante, comme si une fièvre intense avait pris possession de son corps. Sa respiration semblait difficile comme si l’air manquait cruellement dans la pièce. Elle fit un pas, puis un autre, avant de tomber soudainement sur ses genoux, comme si ses jambes s’étaient retrouvées inexistantes. Elle avait mal, terriblement mal et pourtant, elle trouva la force de lever timidement la tête, affichant un sourire doux, mais qui témoignait grandement de sa souffrance actuelle.

« Je… J’ai réussie… »

Elle n’arrivait à témoigner de l’attention à ce qu’il se passait autour d’elle, ni à voir ce qui lui faisait face. Ses paupières devenaient beaucoup trop lourdes pour qu’elle puisse lutter et peu à peu, le paysage s’assombrit d’un voile noir, tandis que ses dernières forces finirent par la quitter pour la laisser dans les bras d’un Morphée bienveillant. Elle s’était évanouie, la douleur étant beaucoup trop virulente pour lui permettre de tenir vaillamment. Elle n’avait réussis à voir le visage de Seiji, celui qu’elle voulait voir par-dessus tout et bien qu’elle aurait voulus garder un sourire radieux, son visage endormi semblait exprimer la douleur qui la tenaillait. Sa fragilité avait été mise à rude épreuve et bien qu’elle avait cru que la fusion c’était bien passée, sa santé l’avait rappelé à l’ordre, comme pour lui montrer qu’elle sera toujours là, auprès d’elle. Les sons lui semblaient comme un bruit lointain, tout comme les sensations qu’elle pouvait encore éprouver. Enfouie dans un profond sommeil la demoiselle s’en voulait d’infliger cela à son pauvre gardien. Elle en avait trop fait, beaucoup trop, mais il était trop tard à présent pour faire machine arrière. À présent, c’était trois jours de coma qui l’attendaient fermement, trois jours qui permettraient à son corps et à son esprit de profiter d’un repos forcé.


Hrp:
J'te laisse faire l’ellipse si tu en as envie :D

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Seiji

Gardien

le Mar 20 Juin 2017 - 22:31
C’était une mauvaise journée. Comme ces trois derniers jours, pensa Seiji en regardant la silhouette endormie d’Akemi. Il inspira profondément, et passa un linge humide sur son front. Son visage était calme, presque serein. Difficile de croire que son état de santé avait été aussi alarmant encore deux jours plus tôt. Trois jours… Même si le calme était revenu, Seiji avait encore l’estomac noué en se remémorant ce qui s’était passé, depuis que la jeune femme était sortie de la chambre du priant. Même pour Seiji, son état avait été alarmante. S’ils avaient été à Kilika, d’autres personnes auraient été capable de réagir de façon approprié face aux crises d’Akemi. Mais à Besaid, loin de chez-eux, il était seul. Il avait d’abord eu besoin d’un endroit calme. Heureusement, quand l’aubergiste avait constaté l’état d’Akemi, il s’était arrangé pour leur faire aménager une petite tente dans un coin isolé du village. Et quand Seiji avait évoqué le problème de la nourriture, il s’était débrouillé pour que les deux visiteurs reçoivent des repas réguliers. S’il était une personne qui méritait sa reconnaissance sur cette île, c’était bien lui.

Il reposa le linge encore humide, et se dirigea vers un plateau de nourriture déposé dans un coin de la chambre. Seulement des choses molles, à l’exception d’un pain fourré. Quand ils étaient encore à Kilika, la mère d’Akemi lui préparaient des pains comme celui-ci après chacune de ses crises. Il avait demandé cette faveur à l’aubergiste, qui s’en était acquitté en toute humilité. Seiji soupira, tout en passant la main dans ses cheveux. Il n’aimait pas être redevable. Mais pour le moment, il avait d’autres priorités. Il s’empara donc du plateau repas, et s’installa sur une chaise près de la jeune femme assoupie.

Ce n’était pas la première fois que Seiji vivait ce genre de situation. Et pourtant, l’attente lui semblait toujours aussi insupportables. Sous ses airs impassibles, la moindre heure lui paraissait interminable. Puis, un mouvement attira son attention. Il n’en fallait pas davantage pour faire disparaître toutes ses pensées. Il attendit, un mélange d’impatience et d’inquiétude lui nouant l’estomac. Après quelques instants, les paupières d’Akemi s’ouvrirent enfin. Un sentiment de soulagement traversa le corps du jeune homme, qui se relâcha légèrement. À peine visible, l’ombre d’un sourire se dessina sur son visage. « Vas-y doucement. » articula-t-il à voix basse. Il attrapa un verre d’eau, et le tendit à la jeune femme. Il attendit patiemment, et la débarrassa. « Trois jours. » déclara-t-il simplement, supposant que la jeune femme l’interrogerait sur la durée de son sommeil.

Il la regarda un moment, sans savoir ce qu’il convenait de dire. À vrai dire, il ne savait même pas ce qu’il avait envie de lui dire, hormis peut-être qu’il était heureux de la revoir à nouveau. C’était sans doute la seule chose à dire, maintenant que chacun était réellement engagé dans la voie du pèlerinage. Après tout, il avait entrepris ce voyage en sachant parfaitement ce qui l’attendait. Que ce genre de scène se répéterait sans doute à chacune des chimères obtenues. Mais Seiji n’était pas capable de faire comme si de rien n’était. Il se remémora alors le pain fourré, se tourna vers le plateau repas, et attrapa l’objet en question. « Je commençais à m’inquiéter. » dit-il avec une franchise désarmante, tendant le pain à Akemi de façon à ce qu’elle puisse en prendre une bouchée.

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Akemi

Apprentie Invokeure

le Dim 25 Juin 2017 - 18:10





Pendant ses trois longs jours, Akemi s’était trouvée dans le néant le plus total. Incapable de se rappeler ce à quoi elle avait rêvée pendant ses quelques derniers jours. Du moins, elle avait l’impression de s’être remémorée inlassablement sa rencontre avec Valefor. Parfois, elle revoyait quelques bribes de discussion qu’elle avait eue avec la priante, mélangée avec des souvenirs d’enfances du temps où elle était encore insouciante.  Les souvenirs semblaient se cristalliser dans son esprit, se libérant pour se déverser comme un film qui tournait encore et encore. Mais tout d’un coup, elle se mit à rêver, à mélanger fiction et réalité. Elle était à Kilika, mais le village semblait calme et sans vie, comme si plus aucun être vivant ne semblait occuper ses lieux. Elle marchait, marchait, encore et encore, jusqu’à arriver près de la mer où les furolucioles semblaient danser, volatile, inaccessible. Au milieu de ses sphères colorées et pleines de vie, se tenait un homme, ses cheveux roses se démasquant du reste du paysage. Seiji. L’appelant à pleins poumons, la prêtresse essayait désespérément de se rapprocher de lui, mais plus ses pas touchaient le sol, plus elle avait l’impression que la distance se faisait plus grande, formant un gouffre invisible et immense entre les deux personnes. L’épéiste n’apparaissait que de dos et alors qu’il semblait tourner négligemment la tête, il s’élança à l’ opposer de la jeune femme, s’enfonçant de plus en plus parmi les furolucioles qui semblaient le faire disparaître entièrement. Il eut un flash, une apparition soudaine, indescriptible, puis la jeune femme s’agita enfin, trouvant la force d’ouvrir ses paupières qui semblaient beaucoup moins lourdes alors.

Sa vision se fit d’abord flou, comme si elle n’avait pas vu la lumière depuis des siècles, puis petit à petit, elle reconnue le toit des tentes emblématique de Besaid, mais surtout, le visage de son tendre ami qui semblait soulager de la voir revenir parmi les vivants. Essayant de bouger son corps encore endoloris, l’invokeuse essaya de se redresser péniblement et prenant conscience du verre qui lui était tendue, elle l’attrapa vivement non sans une certaine lenteur. L’eau qui se déversait dans sa gorge semblait apaiser celle-ci, lui permettant enfin d’hydrater sa bouche sèche. Profitant de cela, elle voulait poser la question fatidique à son gardien : Depuis combien de jours était-elle endormie ? Au moment où ses lèvres commencèrent à remuer, elle fut prit de court par la voix de son ami qui semblait comme lire dans son esprit. Trois jours… Prenant conscience de ce chiffre, la jeune femme tira une bouille quelques peu surprise, avant de sentir à nouveau la fatigue l’envahir. Elle avait beau s’être reposée tout ce temps, elle en gardait encore quelques séquelles, chose qui passerait avec le temps. Alors qu’elle avait fermée les yeux, comme pour essayer de faire disparaître de nouveau les maux qui l’accablaient, la prêtresse culpabilisa presque d’avoir inquiété ainsi le jeune épéiste. Tout deux avait pourtant l’habitude de ce genre de choses, mais c’était bien la première fois qu’ils se retrouvaient ainsi seuls. Sans l’aide d’une tierce personne qui les connaissaient. Sa moue sereine se crispa alors, tandis que ses mains serraient doucement les draps en signe de remord. Il fallait toujours que son état empire au mauvais moment. « Je suis désolée… Je ne voulais pas t’inquiéter… ». Elle soupira alors, témoignant de cet agacement qu’elle avait pour son propre corps, mais quand elle vit l’aliment que Seiji lui présentait, son visage rayonna aussitôt et sa main attrapa sans mal ce petit pain qui lui faisait de l’œil. À la vu de ce maigre repas, son appétit résonna dans ton son être et sans attendre elle croqua dans ce délicieux pain fourrée, appréciant cette bouchée qui la faisait saliver d’envie. « Mmh… C’est délicieux… » Elle resta là quelques secondes à mâcher ce morceau qu’elle n’arrêtait d’apprécier, puis, regardant avec un sourire tendre son gardien, l’invokeuse tendit alors son repas, l’invitant par la même occasion à le goûter à son tour. « Tiens goûte ! Je suis sûre que tu vas aimer aussi. » Attendant la réaction du jeune homme, la jeune femme reprit doucement une position un peu plus confortable pour mieux manger et ne pas s’étouffer avec son pain. « Dis-moi… Que s’est-il passé depuis ses trois jours ? Déjà, je constate que nous ne semble plus dans notre tente de jadis donc… ». Elle resta quelques secondes silencieuse avant de reprendre. « J’espère que je n’ai pas causée trop de problèmes aux gens de cette ville… » Soucieuse de ce détail, Akemi attendit alors la réponse de Seiji, espérant fortement que sa convalescence n’était pas devenue un poids sur les épaules de cette petite île.

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Seiji

Gardien

le Mar 27 Juin 2017 - 20:36
Il suffisait d’un regard pour comprendre les sentiments de la jeune femme. Sa mine triste était plus probante que les mots, dépeignant toute les nuances de la culpabilité qui l’affligeait. Pourtant, quand Seiji lui tendit le pain fourré réservé à son attention, son visage s’illumina. Il n’en fallut pas davantage pour faire disparaître ses airs soucieux, au profit d’une gourmandise manifeste. Et quand elle en croqua une bouchée, Seiji esquissa l’ombre d’un sourire. Quelques secondes s’écoulèrent, durant lesquelles Seiji réalisa combien il se sentait soulagé. Puis, Akemi lui tendit sa viennoiserie et lui en proposa un morceau. Considérant les récents événements, l’idée d’une bouchée sucrée n’était pas sans un certain réconfort. Il n’hésita pas longtemps, et piocha un morceau de pain fourré. Après trois jours plongé dans l’incertitude, même une aussi petite bouchée avait le goût du soulagement. « Pas mal. » commenta-t-il d’une voix détachée. Mais dans la bouche de Seiji, cette phrase était un compliment à part entière. Puis, Akemi s’installa convenablement. Elle continua à reprendre des forces, tout en questionnant Seiji sur les événements de ces trois derniers jours. Soucieuse, elle s’inquiéta du soucis causé aux habitants de Besaid. Indifférent, Seiji chassa cette idée d’un geste de la main. « Ne t’inquiète pas pour ça. C’est l’aubergiste qui s’est occupé de tout. Il a dit que c’était la moindre des choses. » sa voix retomba un instant. Il se pencha légèrement en arrière, et continua. « Pour les autres, ils voulaient juste des nouvelles de l’Invokeuse. » il se garda bien de dire à Akemi de quelle manière il avait congédié ces indésirables. « Rien d’autre. »

Il l’observa un instant, puis lui approcha le plateau repas laissé à son attention. Après un aussi long repos, elle aurait sûrement besoin de reprendre des forces. Il décida de ne pas s’attarder sur ces trois jours à attendre son réveil, et se préoccupa davantage de la suite des événements. « On va rester ici quelques jours, le temps que tu te remettes. On partira quand tu iras mieux. » exposa-t-il calmement, sans laisser de place pour les contestations. Puis, il resta silencieux quelques instants. Il restait bien un sujet qui le préoccupait, mais il n’avait pas la moindre idée sur la façon de l’aborder. Après quelques instants d’hésitation, Seiji soupira, et plantant son regard dans celui d’Akemi. « Alors ? Est-ce que tu vas bien ? Ça c’est bien passé là-bas ? » il faisait allusion au priant, et à la chimère que la jeune femme avait obtenu. S’il savait que le souhait d’Akemi avait été entendu, il ignorait tout de son entrevue avec le priant. Ce qu’elle avait ressentit là-bas, ou même de son sentiment depuis son pacte avec la chimère. Égoïstement, il avait besoin de s’assurer que son amie — et désormais sa protégée — allait bien suite à cette première épreuve.

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Akemi

Apprentie Invokeure

le Sam 1 Juil 2017 - 20:29





Bien qu’elle ait beau apprendre que les villageois de Besaid n’étaient dérangés en rien par l’état soudain de sa santé déplorable, Akemi ne pouvait s’empêcher de culpabiliser et de ressentir des remords. Comme à son habitude elle avait l’impression d’être un poids, une chose bien fragile encore. Pourtant, elle essaya au fond de relativiser. Elle venait de recevoir un pouvoir, un pouvoir d’une puissance telle, que les possesseurs étaient rarement pris à la légère. Elle était maintenant l’une des leurs à présent, et bien qu’elle ne puisse encore s’empêcher de culpabiliser, elle ne devait pas voir cela comme une faiblesse, mais comme une force nouvelle. Piochant petit à petit dans son plateau pour reprendre peu à peu des forces, la prêtresse soupira quelques instants, avant de sourire à nouveau, comme pour se rassurer elle-même. « J’irais m’excuser auprès des habitants. Il faudrait aussi que je les remercie pour leur gentillesse et leur compréhension. » Et tout en continuant de se sustenter, elle écouta alors, les recommandations de son gardien, qui lui conseillait d’attendre quelques jours avant de continuer son pèlerinage, de façon à économiser ses forces, mais aussi pour qu’elle puisse se remettre plus facilement de ses échanges avec les priants. « J’aurais aimé pouvoir continuer mon ascension… Mais tu as raison… Y aller maintenant serait de la folie. Je t’ai promis que je ferais attention alors… Je le ferais. » Tout en lui adressant un sourire réconfortant, la demoiselle continua à manger tranquillement, sentant son ventre se remplir à chaque bouché tout en appréciant d’être enfin nourrit copieusement. C’est alors que Seiji commença à questionner son amie concernant sa rencontre avec le priant, demandant si cela s’était bien passé. Bien qu’il semble le cacher, Akemi pouvait sentir son inquiétude dans sa voix, mais surtout dans son regard. Avait-il peur que le priant se soit montré peu compréhensif ? Où, que celle-ci se soit montrée dure et critique envers elle ? « Ne t’en fais pas, je vais bien. Et cela s’est très bien passé avec la priante de Valefor. Elle m’a permis de mieux réfléchir à ce que je voulais réellement, mais aussi pourquoi je voulais faire tout cela. Au début je t’avoue, sa mise à l’épreuve m’a quelques peu déstabilisée, mais je me suis vite reprise. » Joignant ses mains un sourire s’installa alors sur ses lèvres, illuminant doucement son visage serein. « Elle s’inquiétait beaucoup pour moi, mais malgré tout, elle m’a comprise et je pense que quelques parts, on s’est comprise toutes les deux. » Plongeant son regard noisette dans ceux de son gardien, Akemi resta quelques instants silencieux, hésitant à délier ses lèvres pour s’exprimer à nouveau. « Je sais que tu n’approuves pas mon choix et que tu aurais préféré que je ne prenne pas part à tout ceci, mais tu sais… » Elle semblait hésitante et rougissante, c’était comme si elle cherchait à peser ses mots méticuleusement. « Si je le pouvais… J’aurais aimé…» Ses poings se resserraient sur les draps qui recouvraient la moitié de son corps. Il lui fallait juste du courage, elle devait puiser en elle, pour exprimer enfin ses quelques mots qu’elle avait énoncés à la priante, juste être honnête et lui dire. « Ce que je voulais te dire c’est que… J’aurais voulu continuer à… » Alors qu’elle s’était enfin engagée, des voix vinrent perturber ses paroles, l’obligeant à se taire pour mieux diriger son attention vers les quelques prêtres qui s’étaient permis de rentrer dans la tente, leur visage soulagé en disait long sur leur intention tout comme le signe de prière qu’ils effectuèrent à l’encontre de la prêtresse.

« Vous êtes enfin réveillée, ô nouvelle invokeuse de Kilika. Nous nous sommes fait du mouron pour vous. Nous sommes heureux de constater que votre réveil fut des plus agréables, enfin du moins nous l’espérons. » Leurs regards semblaient tournés vers le gardien, un regard qui laissait sous-entendre des reproches et une certaine animosité. Se demandant ce que Seiji avait bien pus faire pour s’attirer les foudres des prêtres, la jeune femme décida de couper court à tout ceci essayant de se lever pour saluer dignement les hommes de Yevon qui lui faisaient face, mais aussitôt, les hommes lui indiquèrent de ne pas en faire trop, de façon à ce qu’elle ne s’épuise pas plus que nécessaire. Effectuant le signe de priant, Akemi releva aussitôt la tête, décidant de répondre pour faire évacuer cette soudaine hostilité.

« Je vous remercie pour votre quiétude, mais aussi pour votre venue. J’espère que je ne vous ai pas causée trop de problèmes. Veuillez m’en excuser pour cela. »
« Ne vous inquiétez pas pour cela. Votre état n’est pas ce qui nous a le plus dérangé. » De nouveau le prêtre lança un bref regard vers l’épéiste avant de poursuivre. « Nous espérons que tout va pour le mieux. Si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas à nous avertir, nous saurons y répondre aussitôt. »
« C’est très aimable à vous. Je n’hésiterais pas. »
« Nous avons aussi une demande à vous formuler. Je ne sais pas si vous le savez ou non, mais il est de coutume sur notre île, de montrer la chimère Valefor dés son acquisition. Nous organisons aussi un banquet pour fêter la réussite de l’invokeur. Donc si jamais vous vous sentez mieux… »
« Oh je vois… Laissez-moi quelques minutes si vous le permettez. Au vu de mon retard, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps. »

D’un air satisfait, le prêtre salua alors les deux jeunes gens, d’un signe de prière, avant de s’en aller avec ses congénères pour signaler aux gens l’apparition de Valefor sur la place. Essayant de se relever tant bien que de mal hors de son lit, Akemi osa un regard envers son gardien, presque gênée de formuler une telle demande. « Seiji… Est-ce que tu pourrais m’aider à marcher s’il te plait… Je pense que je vais avoir besoin de toi pour au moins tenir debout… Tu crois que tu pourras aussi rester à mes côtés pour l’invocation de Valefor ? » Elle avait peur de se faire quelques peu réprimandé, mais elle savait qu’au fond, cela n’était que de l’inquiétude à son égard.

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Seiji

Gardien

le Dim 2 Juil 2017 - 22:45
Conscient de l’état de santé d’Akemi, Seiji avait insisté pour qu’ils restent quelques jours supplémentaires à Besaid. Une halte à laquelle la jeune femme avait consenti sans émettre d’objections, au grand soulagement du Gardien. Doucement, cette crainte qui s’était logée dans son estomac s’estompa, remplacée par un sentiment de réconfort. Il inspira profondément, plus détendu. Néanmoins, il était encore préoccupé par un autre sujet : l’entrevue entre Akemi et le Priant. Mais cette fois-ci, son attitude était davantage guidée par un sentiment de protection que de crainte. Sans doute était-ce pour cette raison que son regard était plus confiant, et sa voix plus bienveillante. Et quand il l’interrogea, Akemi lui répondit en toute sincérité. Il l’écouta sans un mot, son regard scrutant son visage, calme et attentif. Pourtant, cette discussion poussa Akemi vers un tout autre sujet. Quand Akemi évoqua la désapprobation de Seiji concernant ce pèlerinage, il crut d’abord à des excuses. Pourtant, ce ne fut pas le cas. Et décontenancé par la tournure de ces propos, il écouta attentivement ces mots qui sortaient de la bouche d’Akemi, suspendu à ses lèvres. Son cœur se noua, un murmure tacite lui suggérant que les paroles d’Akemi changeraient peut-être le cours de son existence. Elle aurait aimé… Un battement. Elle aurait voulu continuer à… Deux battements. Il entrouvrit légèrement la bouche, un moi aussi brûlant sur les lèvres. Son cœur s’accéléra. Et à ce moment précis, plusieurs voix parvinrent à ses oreilles. Son visage se décomposa, affichant un profond mépris alors que ces imbéciles de prêtres entraient joyeusement dans la tente. Pour la première fois depuis longtemps, Seiji avait une folle envie d’hurler.

S’il n’avait jamais vraiment porté les prêtres de Yevon dans son cœur, cette irruption déplacée et malvenue n’allait certainement pas arranger les rapports entre le Gardien et l’Église. Mais les prêtres le lui rendaient étonnamment bien, au vu des regards lourds de sous-entendus qui se tournèrent vers lui. S’il ne releva pas la première série de regards qui se posèrent sur lui, la deuxième fut la goutte d’eau. Il répondit d’un regard noir au prêtre qui avait prit la parole, et le fixa tout au long de son beau discours. Et bientôt, ils apprirent la raison de ces insupportables visites : une célébration. Pour faire court, ces prêtres souhaitaient que les nouveaux Invokeurs affichent la Chimère comme un trophée au milieu du village, et célèbrent le début d’une longue traversée de Spira, dont la destination était une mort certaine. Rongeant sa colère, Seiji se demanda combien de siècles d’endoctrinements avaient été nécessaires pour que de telles pratiques semblent honnêtes et légitime à tous ces habitants. Mais au fond, il comprenait pourquoi. Comme de nombreux fidèles de Yevon, ils cherchaient l’espoir. Ils vénéraient les Chimères, et remerciaient les Invokeurs pour leurs efforts et leurs sacrifices. Et pourtant… Il soupira. Une fois de l’autre côté — Invokeur ou Gardien — toutes ces révérences semblaient d’une affreuse hypocrisie. Cherchant à retrouver son calme, Seiji inspira profondément. Il a prendre la parole, à présenter des excuses, en expliquant que son Invokeuse ne serait pas en condition de participer à une telle cérémonie. Ils comprendraient bien. Mas avant que le jeune homme puisse prononcer un traitre mot, Akemi accepta. Immédiatement.Il ouvrit des yeux ronds, regardant la jeune femme avec un air déconfit. Il regarda les prêtres s’éloigner sans avoir le temps de protester. Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits. La voix d’Akemi attira alors son attention. Seiji l’écouta, puis soupira profondément. « Ils auraient pu attendre. Tu n’as pas à te plier en quatre pour leur faire plaisir. » grogna-t-il d’une voix inquiète. Il s’approcha avec une mine contrariée. « Je ne devrais même pas t’emmener là-bas. » soupira-t-il, avant de lui tendre la main. Il l’aida à se relever, et arrangea brièvement sa tenue, calme et détaché. Puis, il se planta face à elle et la regarda. Sans se défaire de son air flegmatique, il pointa son index dans sa direction. « Tu ne forces pas trop. Pas d’efforts inutiles. Tu fais le stricte minimum, et tu retournes te reposer. Ok ? » il n’aurait pas pu faire plus clair. Néanmoins, il savait que son amie était têtue, et ferait de son mieux pour rester au banquet, et faire bonne figure. La protéger des dangers, mais aussi d’elle-même… Il soupira entre ses dents serrées. Cette idée l’avait effrayé, et pourtant, n’était-ce pas ce qu’il faisait en permanence ? Il la regarda encore quelques instants, une seule idée en tête : que lui aurait-elle dit, si elle n’avait pas été interrompu par ces prêtres ? Il pesta intérieurement, conscient que le moment était mal choisi pour aborder de nouveau ce sujet. Il décida de lui poser la question après le banquet, en espérant que l’occasion se présenterait. Et cette seule idée en tête, il l’aida à se préparer.

Quand ils arrivèrent à l’extérieur, les habitants s’étaient regroupés sur la place du village. Une fois encore, Seiji éprouva cette désagréable impression d’être une bête de foire. Ou plutôt, d’abattoir. Il garda cette remarque pour lui, et tout en soutenant fermement Akemi, s’avança prêt de la foule. Il s’assura de lancer aux prêtres un regard accusateur, pour s’assurer qu’ils ne s’amuseraient pas à lui demander de reculer lors de l’invocation de Valefore. Ils s’avancèrent lentement vers le milieu de la place, et une fois installé au centre, Seiji s’arrêta. Son regard glissa vers Akemi. « Mademoiselle l’Invokeur. » murmura-t-il à voix basse, en guise d’encouragement. Et il se recula légèrement, laissant Akemi au devant de la foule, l’encadrant discrètement de ses mains en guise de soutien.

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Akemi

Apprentie Invokeure

le Lun 3 Juil 2017 - 0:22





La réaction de son gardien ne l’avait guère étonnée. En même temps, cela était compréhensible, elle venait à peine de se réveiller qu’elle devait déjà montrer sa toute nouvelle puissance aux yeux des habitants de Besaid. Bien qu’elle ait peur que cela lui demande une quantité d’énergie, elle décida de s’y plier sans attendre, préférant se mettre en tête cette nouvelle réalité. « Je suis invokeuse maintenant. Il est normal que je réponde aux traditions qu’il en incombe. » Elle savait qu’elle ne pourrait y échapper et même si cela ne lui plaisait pas d’appeler Valefor pour rien, elle se doutait qu’au fond, la chimère avait l’habitude de se montrer ainsi que pour un court instant. Alors que Seiji semblait continuer dans les protestations, la prêtresse lui adressa un fin sourire moqueur, témoignant qu’elle ne lui laisserait pas avoir le dernier mot. « Mais tu le feras quand même, car tu sais que je suis capable d’y aller sans toi… N’est-ce pas ? » Essayant de tenir sur ses jambes tremblantes, la demoiselle attendit quelques secondes en se tenant fermement à son ami, que son corps soit en mesure de tenir convenablement. Dès que les tremblements se firent inexistants, elle reprit une position plus convenablement, se tenant droite et fière comme ferait tous les nouveaux invokeurs. Mais en voyant le regard de l’épéiste sur elle, l’invokeuse pencha doucement la tête, avant de sursauter face à ce doigt accusateur qui lui était tendue. En entendant les paroles de son protecteur de gardien, la jeune femme ne pus s’empêcher de rire de bon cœur face à son air sévère et strict. Elle avait l’impression de voir son père à cet instant précis, mais pour ne pas froisser le jeune homme, elle préféra garder ses pensées pour elle, préférant plutôt entortiller son index autour de celui de Seiji, comme pour lui en faire la promesse. « Tu en fais trop tu sais. Mais oui, je ne forcerais pas et je ne ferais pas d’effort inutile, mais tu sais… Je doute qu’il me laisse partir aussi sec après l’invocation… Donc promet moi d’être patient d’accord ? » Laissant son visage s’illuminer quelques instants, la demoiselle ne tarda pas à se détourner de son gardien, pour mieux attraper son arme qui se tenait non loin de son lit. Son sceptre n’était pas vraiment de première nécessitée, mais grâce à lui, elle pourra au moins tenir debout un peu plus longtemps, surtout si elle devait invoquer devant tout le monde. « Je suis prête. »

Dés qu’elle fut enfin hors de sa tente, Akemi profita de la brise marine qui se retrouva fort vivifiante pour elle et son état quelques peu fragile. Avec l’aide de Seiji et de son sceptre, elle put arriver sans problème sur la place centrale du village, se retrouvant d’un coup anxieuse face à la foule qui semblait l’attendre de pied ferme. Son cœur s’était à battre un peu plus vite, tandis que la main qui tenait son arme semblait devenir de plus en plus moite. Un soupir d’anxiété s’échappa alors de ses lèvres tandis qu’elle commençait à s’installer fièrement sur la place. Alors qu’elle cherchait à calmer ses angoisses, la voix de Seiji eut raison de tout son être, calmant pour de bon, cette peur qui commençait à lui nouer le ventre. Ce n’était que de simple parole, pourtant elle pouvait sentir tout l’encouragement que celle-ci soulignée. Répondant par un sourire sincère, la demoiselle vérifia avec prudence que personne n’était trop prêt d’elle, avant de se tourner vers son gardien avec un air inquiet. « Seiji, est-ce que tu pourrais reculer un peu ? Je ne sais pas comment cela va se passer et je ne voudrais pas qu’il t’arrive quoique ce soit… Ne t’en fais pas c’est juste de quelques pas, tu pourras revenir dés que c’est fini promis. » Attendant que le jeune homme s’exécute, la jeune femme ferma alors les yeux, se concentrant quelques minutes avant de lever doucement ses mains vers le ciel, les joignant sur son spectre avant de tenir celui-ci face à elle. Une lumière l’enveloppa alors, tandis que  quatre sphères de lumière jaune et violette se dessinèrent sur le sol. Aussitôt un jet s’échappa des quatre sceaux pour foncer droit vers le ciel se joignant comme pour ne former qu’un. Un halo s’agita alors comme le vrombissement d’une goutte d’eau. Une forme aillée se détacha alors du paysage, son corps semblait chuter dans une vitesse impressionnante vers le sol. Soudain, ses ailes s’ouvrirent alors, ralentissant sa chute pour la faire venir progressivement vers le centre du village de Besaid. Ouvrant de nouveau les yeux, Akemi se sentis soudainement défaillir, sentant son corps ressentir le contre coup de cette puissance. Reculant de quelques pas, elle usa de son spectre comme appui, laissant son gardien venir l’aide s’il en ressentait le besoin. Tout en levant la tête, elle observant Valefor qui semblait planer au-dessus d’elle, son attention semblait n’être attirée que par son invokeuse qui élève doucement la main comme pour l’inviter à venir de plus près. Obéissant sans broncher, Valefor s’approcha alors de la prêtresse, sa tête se baissant pour se trouver à hauteur de celle-ci. Dans un sourire doux, Akemi laissa son front se poser contre son bec, sa main caressant affectueusement le cou de cette puissance ailée. « Je suis enchantée de te rencontrer, mon amie. » Tournant sa tête vers Seiji, la demoiselle l’invita à s’approcher à son tour décidant de faire les présentations sans plus tarder. « Seiji, voici Valefor et Valefor, voici Seiji. J’espère que vous vous entendrez bien. » Soudain, en entendant les voix émerveillées des habitants, Akemi pris conscience qu’elle n’était pas vraiment seule à seule avec sa chimère et son gardien. Gênée par cela, son visage s’empourpra alors, tandis que les prêtres s’avancèrent vers l’invokeuse, usant du geste de la prière avant de s’adresser à la demoiselle.

« Nous vous remercions de faire perdurer la tradition malgré votre état, nous sommes justement en train de préparer le banquet pour fêter votre avènement. Mettez-vous à l’aise surtout. »
« Merci de vous donner tout ce mal. Nous vous sommes infiniment reconnaissants. »

Étant consciente qu’elle ne parlait qu’en son nom, Akemi se tourna alors vers Valefor, lui adressant un signe de tête approbatif pour lui indiquer qu’elle pouvait à présent partir. Regardant l’oiseau s’évanouir parmi les nuages, l’invokeuse se tourna à présent vers son gardien, un sourire compatissant se dessinant sur ses lèvres, bien qu’elle espère que cette situation ne ferait pas trop râler l’épéiste. « Ne t’en fais pas pour moi cela ira. Je me sens fatiguée, mais ça passera. » Elle regarda de nouveau le ciel, regardant celui-ci avec tendresse, avant de murmurer de faible parole pour elle-même. « Je vais pouvoir protéger à mon tour à présent. »Elle avait la conviction que maintenant, elle pourrait avoir la force nécessaire pour défendre ceux qu’elle aimait le plus au monde, et sur cette penser, elle regarda brièvement son gardien, avant de se faire interrompre par des enfants qui semblaient vouloir s’accaparer l’attention de la nouvelle invokeuse. Cette soirée promettait d’être fatiguante, et même si Akemi appréciait l’intention, elle espérait pouvoir s’éclipser ne serait-ce que quelques instants pour pouvoir profiter du calme, mais aussi pour profiter d’être de nouveau seul à seul avec Seiji.

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Seiji

Gardien

le Lun 3 Juil 2017 - 13:45
Chacun d’entre eux savaient pertinemment que malgré ses réticences, Seiji accéderait aux demandes de la jeune femme. Pourtant, entendre cette même certitude dans la bouche d’Akemi avait une certaine amertume. Affichant une moue réprobatrice, Seiji avait néanmoins consenti à sa demande. Toutefois, pour ce qui était de la promesse de faire preuve de patience, Seiji s’était contenté d’un vague grognement affirmatif. Promet moi d’être patient… Il aurait encore préféré qu’on lui demande de commettre un meurtre. Mais à sa manière, Seiji s’était montré docile. Et une fois prêts, il avait accompagné Akemi en direction de la place du petit village.

Il n’était pas vraiment d’humeur à profiter de la brise marine, ni même du parfum d’iode qui flottait dans l’air. Comme prévu, les habitants de Besaid étaient là. Ils étaient nombreux — tout du moins, à l’échelle d’un petit village — et une certaine impatience se dégageait de la foule. Mais à ce moment précis, Seiji n’avait pour seule préoccupation que son Invokeuse et amie. Comme elle le lui avait demandé, il l’avait accompagné vers le centre de la place. Il lui avait simplement adressé quelques mots, et s’était placé en retrait, de façon à soutenir la jeune femme. Mais inquiète, Akemi lui demanda de s’éloigner davantage, ignorant tout de sa première invocation. Il grimaça légèrement, mais recula de quelques pas. Sûrement pas assez au goût de la jeune femme. Sûrement beaucoup trop à son goût. Puis, les lueurs du rituel s’élevèrent dans le ciel, dansant doucement autour de l’Invokeuse. Un halo de lumière. Puis, l’ombre gigantesque d’un oiseau. Et il était là. Valefore. Chimère à l’image même de la liberté, de la bienveillance, et… de l’espoir. Seiji scruta brièvement les visages des habitants. Certains se réjouissaient, d’autres trépignaient d’impatiences, tandis que même les plus grognons des habitants semblaient soudain retrouver le sourire. À contrecœur, il réalisa pourquoi cette cérémonie était si importante pour les habitants de ce hameau lointain. Mais un mouvement attira aussitôt son attention. Près de lui, la silhouette d’Akemi vacilla. Instinctivement, il enjamba les quelques mètres les séparant, et réceptionna la jeune femme. Même si elle était parvenue à prendre appui grâce à son sceptre, même si elle pouvait certainement rester debout encore quelques instants, pour rien au monde il ne l’aurait lâché à ce moment-là. Puis, la Chimère s’approcha. Valefore… Il regarda Akemi flatter son cou, et lui murmurer quelques mots. Une Invokeuse en osmose avec sa Chimère… Observant ce gigantesque oiseau, il se demanda quel genre de sensation ressentait un Invokeur une fois lié à pareille entité. Mais le regard d’Akemi chassa ses réflexions, et ce fut avec une pointe de surprise que l’épéiste écouta l’Invokeuse faire les présentations. Il ne releva pas, affichant un sourire discret en observant Valefore. Quelques instants plus tard, les prêtres s’approchèrent. Ils semblaient satisfaits. Cette fois-ci, Seiji garda sa langue dans sa poche, et évita toute confrontation. Cette cérémonie terminée, Akemi rappela Valefore. Seiji regarda l’oiseau disparaître, puis reporta son attention sur Akemi. De sa voix douce, elle tenta de l’apaiser, lui assurant que tout allait très bien, excepté peut-être une certaine fatigue. Il grogna légèrement, distrait. Maintenant que la tradition avait été perpétuée, il éprouva une profonde envie de discuter avec Akemi. Il avait des choses à lui dire. Ou tout du monde, il avait envie d’être avec elle, loin de cette agitation. Il ne souhaitait pas célébrer l’Invokeuse, mais plutôt trouver quelques instants avec son amie. Un souhait égoïste sans doute. Néanmoins, il se tourna vers elle pour lui proposer de s’éloigner quelques instants. Il trouverait bien un prétexte. Mais il fut prit de court par une flopée d’enfants qui s’approchèrent de la jeune femme, désireux de passer du temps avec elle. Seiji se renfrogna. Plus les heures passaient, et plus il détestait Besaid.

Les heures s’écoulèrent paisiblement sur la petite île. Isolé dans un coin de la grande place, Seiji n’avait pas la moindre intention de se mêler au reste de la foule. Parfois, il observait la silhouette d’Akemi, s’interrogeant sur leur discussion inachevée dans la tente. Plus le temps passait, et plus il éprouvait des doutes quant à ce que la jeune femme avait eu l’intention de lui dire. À ce moment là, il s’était imaginé que la jeune femme lui avouerait qu’elle aurait préféré continuer à mener leur petite vie à Kilika. Mais il réalisait désormais qu’il s’était peut-être fourvoyé. Quoi alors ? Il tapota nerveusement du pied sur le sol, poussant régulièrement de longs soupirs contrariés. Et puis, où en étaient-ils exactement ? Invokeur et Gardien ? Amis ? Pour sa part, il n’était pas certain que sa relation avec Akemi se limite à cela. Pour être tout à fait franc, il en avait même la certitude. Et plongé dans ses pensées, il l’observa au loin, détaillant les traits de son visage. Il passa quelques minutes à réfléchir ainsi. Puis, conscient que ressasser ainsi ne lui apporterait rien, Seiji se leva, et alla à la rencontre de la jeune femme. Il s’approcha paisiblement, laissa le temps à chacun de terminer sa discussion, puis posa son regard sur Akemi. « Tu as un moment ? »

Quand la jeune femme se libéra de ses obligations pour le rejoindre, Seiji lui proposa de marcher vers un endroit plus isolé. Il se dirigea donc vers l’arrière du village, sur l’un des flancs du temple. Ils marchaient paisiblement, quand il posa sa première question. « Ça va ? Tu tiens le coup ? » il était calme, réprimant bien mieux son inquiétude que plus tôt dans la journée. Sans doute avait-il conscience désormais que ses inquiétudes étaient démesurées, bien que justifiées. Ils arrivèrent près d’un flanc à pic, au-delà duquel se dessinait l’horizon. Aux lueurs du crépuscule, le ciel chatoyant rencontrait un océan orangé. « Eh… Qu’est-ce que tu allais dire tout à l’heure, avant que les prêtres n’arrivent ? » Seiji et sa franchise. Pourtant, il était vrai que sous son calme apparent, il cachait à merveille une certaine gêne. Mais il avait besoin de poser la question maintenant, avant que la nuit ne tombe, et ne chasse cet instant qu’ils avaient presque partagés.

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Akemi

Apprentie Invokeure

le Sam 8 Juil 2017 - 21:53





Il était incroyable de constater la popularité d’un invokeur au sein de la petite île. Depuis qu’elle avait invoquée Valefor, Akemi avait l’impression de ne plus avoir une minute à elle. Tout le monde souhaitait lui parler, lui présenter ses espoir, leur prière ou même juste discuter pour avoir ses impressions, son avis sur l’avenir. Avec le sourire, elle essayait de répondre à chacune de ses questions, essayant de tenir ce rôle qu’elle se devait de jouer à présent. Elle représentait un espoir, une petite lumière dans un monde de noirceur et pourtant… Pourtant, si elle faisait cela, ce n’était pas que pour apporter la félicité… Discrètement, face à ses pensées, elle jeta un regard à son gardien qui semblait impatient dans son coin. Elle aurait voulu s’éclipser pour le rejoindre, pour parler autre chose que de son rôle, mais elle ne pouvait envoyer balader ses pauvres gens qui lui demandaient quelques instants de soutiens. Après de nombreuses discussions, elle constatât que certains regards semblaient être tournés vers l’horizon, ou plutôt, vers son gardien qui avait dû trouver le temps bien trop long dans son coin pour y rester. Pourtant il restait là, à attendre que les quelques personnes qui discutaient avec Akemi aient finis pour enfin s’adresser à elle, lui demandant si elle avait du temps à lui accorder. Hocher la tête en signe d’acquiescement, la belle prêtresse suivi alors son gardien de près, heureuse d’enfin échapper à cette foule qui commençait à l’étouffer.


Vers l’arrière du village, l’air y était encore plus frais sûrement à cause de la côte qui n’était pas loin, mais le calme y était bienfaiteur et agréable. Soucieux de son état, — bien qu’il paraissait calme —, l’épéiste questionna, la demoiselle par rapport à celle-ci, ceux à quoi elle répondit avec un petit soupir plaintif. « Je vais bien. Je n’aurais pas cru que cela serait aussi fatiguant de discuter avec autant de personnes. Merci de m’avoir donnée quelques instants de répit. » Profitant du vent qui fouettait son doux visage de poupée, Akemi était bien obligée d’admettre qu’elle était assez fatiguée de sa journée. Elle venait de se réveiller d’un long coma de trois jours, d’invoquer Valefor et de donner de sa personne dans la même journée. Ce qui commençait à lui faire beaucoup. Mais elle devait tenir, ne serait-ce pour le banquet qui allait bientôt commencer. Respirant à plein poumons cet air remplis d’iode, la demoiselle regarda l’horizon avec un petit sourire sur ses lèvres, mais très vite, son air serein se retrouve vite transformé en un air gêné et surprise face à la demande de Seiji. Ce qu’elle avait voulu lui dire avant que les prêtres arrivent. En y pensant, la jeune femme n’avait pus s’empêcher de rougir, se grattant doucement la joue comme pour essayer de cacher cette rougeur qui empourprait tout son visage. « Oh euh… Je… » Son cœur commençait à s’accélérait, tandis qu’elle essayait de déloger ce chat dans la gorge qui l’empêchait de parler. Inspirant et expirant, l’invokeuse s’arma alors de courage comme dans la tente, et bien qu’elle se sente mal à l’aise, elle essaya de regarder franchement son gardien dans les yeux, décidant cette fois, qu’elle devait s’exprimer et non se défiler, comme elle avait l’habitude de faire. Elle devait être forte à présent. « Comme… Hum… Comme je te le disais dans la tente, je sais que tu n’approuves pas l’idée que je sois invokeuse. Je sais ce que tu penses de tout cela et tu sais aussi pourquoi je veux faire tout cela mais… » Elle inspira de nouveau, de façon à calmer ce cœur qui ne cessait de battre. Son regard se ferma quelques instants, avant de s’ouvrir doucement, son visage devenant de plus en plus sérieux. « J’aurais aimé continuer à vivre paisiblement sur notre petite île, à continuer de vivre comme on l’a toujours fait. Comme les êtres insouciants que nous sommes… Mais… Je ne peux pas le faire…  Je ne peux plus le faire.» Elle voulait lui parler de sa malade, lui conter cette épée Damoclès qui risquait de lui tomber dessus à n’importe quel instant, mais au dernier moment, elle se ravisa, préférant continuer. « Je suis une invokeuse, j’ai un rôle à remplir dorénavant. Je ne peux plus revenir en arrière. Mais… Je sais que si tu restes auprès de moi… Je saurais le tenir. » Rapprochant ses mains pour les entrelacer, Akemi se tourna doucement vers l’horizon, décidant qu’elle devait reparler de ses objectifs, de ses intentions. « Je sais que les invokeurs ont pour rôle de détruire Sin, mais ce n’est pas le rôle majeur que je souhaite atteindre. C’est égoïste, mais je veux d’abord te protéger, toi, ainsi que ma famille. Je veux aussi protéger les gens de Kilika, les gens de cette île, et les autres qui n’ont pas la chance d’avoir une protection digne de ce nom. Je veux acquérir la force de le faire, je veux rendre les gens heureux, leur offrir du bonheur, de l’espoir. Je ne veux pas juste m’en tenir qu’à notre île, je veux faire le bien autour de moi avant… » Elle s’arrêta quelques instants, continuant de regarder l’horizon tout en murmurant cette fois les paroles pour elle-même. « Avant qu’il ne soit trop tard. » Fermant les yeux, elle repensait à sa discussion avec Valefor, avec Seiji leur soir de leur arrivé sur l’île, de son père qui voulait la dissuader d’être involeuse, du médecin qui avait énoncé sa santé désastreuse. Elle avait choisi son destin, la roue était en marche à présent. Se tournant vers son tendre ami d’enfance, Akemi se rapprocha alors de lui, un doux sourire sur ses lèvres. « Nous n’avions pas fait les choses dans les règles de l’art, je pense qu’il est temps de le faire à présent. Seiji… Veux-tu bien devenir mon gardien et m’accompagner dans mon pèlerinage ? »  La lumière environnante, offrait un tableau des plus somptueuse. Elle était douce, chaleureuse et colorait à merveille tout ce qui l’entourait, y compris les deux jeunes qui se faisaient face du haut de ce pic.

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Seiji

Gardien

le Lun 10 Juil 2017 - 12:59
Égoïste sans doute, Seiji éprouva du soulagement en arrachant Akemi aux villageois. Ce n’était pas une question d’être possessif – quoique s’il avait répondu en toute honnêteté, il n’aurait pas été en mesure de le nier totalement – mais davantage de l’inquiétude calme et maîtrisée à son égard. Heureusement, les remerciements de la jeune femme pour ces quelques instants de répit soulagèrent sa conscience avant que le doute ou la culpabilité puissent s’y frayer. Et ils restèrent là, une préoccupation invisible dans le regard de Seiji. Il appréciait ce moment. C’était sans doute banal, et pourtant, il appréciait ces quelques minutes loin de tout, seuls face à l’océan. Néanmoins, cette question restait logée dans sa tête : quelles étaient les intentions d’Akemi, les mots sur lesquels ses lèvres s’étaient refermées, avant que les prêtres ne viennent les interrompre ? Dans d’autres circonstances, Seiji aurait certainement attendu que la jeune femme décide d’elle-même de reprendre cette conversation. Mais pour une fois – rien que cette fois – il fut incapable d’attendre. Alors, d’une voix malhabile, il lui demanda ce qu’elle avait eu l’intention de lui dire.

Il la regarda. Cette jeune femme timide, candide, dont les lueurs du crépuscules sculptaient le visage. Il n’avait jamais oublié à quel point elle était belle. Ses longs cheveux ondulaient dans la brise. Son regard noisette. Son visage fin, au sourire plein de vie. Quand elle respira profondément, il réprima un sourire tendre. Puis, elle articula quelques mots. À cet instant précis, tout son corps se crispa, un mélange d’inquiétude et d’impatience lui nouant l’estomac. Et elle lui avoua. Elle lui expliqua que dans d’autres circonstances, elle aurait préféré une petite vie insouciante sur Kilika. Mais que ce souhait n’était plus envisageable désormais. Car elle était Invokeuse. Car elle avait désormais une responsabilité. Quelque chose se serra en Seiji. Comme un goût d’amertume. Il avait la sensation que quelque chose n’allait pas, comme un fragment manquant dans cette histoire dont ils étaient les acteurs. Une résignation coupable lui écrasa l’estomac. Et silencieux, il l’écouta. Elle lui avoua alors que sa principale préoccupation comme Invokeuse n’était pas Sin, mais ceux qui lui étaient chers. Ou plutôt, tout ceux qui avaient besoin d’être protégé. Pourtant, le visage de Seiji s’assombrit. N’était-ce pas l’adage de tous les Invokeurs ? N’était-ce pas précisément le but du pèlerinage ? Convaincre les plus bienveillants d’entre tous que la seule solution pour faire disparaître la tristesse, la peine et la misère – la seule solution – était le sacrifice ? Après des siècles de préceptes, les habitants Spira étaient-ils capables d’éprouver de la paix et du bonheur autrement qu’à la mort d’un Invokeur ; à la mort de Sin ? Pourtant, il se ravisa, enfouissant profondément cette pensée. Et même s’il avait décidé d’en faire part à Akemi, il en aurait été incapable : sa gorge était trop nouée pour qu’il puisse articuler le moindre mot. Quand son regard se leva sur elle, son cœur se serra. Et un profond sentiment de révolte l’envahit.

Il ne s’était pas attendu à ce qui allait suivre. Et ce fut certainement se qui dissipa les sentiments lourds et contradictoires qui s’étaient insinués en lui. Un beau sourire aux lèvres, Akemi se tourna vers lui. Et une pointe d’étonnement germa dans le regard de Seiji quand, d’une voix presque solennelle, elle lui demanda officiellement d’être son gardien. Il resta silencieux quelques secondes, son regard dans le sien. « Non. » lâcha-t-il finalement. Il avait sa mine détachée, et resta ainsi le temps d’une seconde. Puis, son visage se fendit d’un sourire. Juste au coin de ses lèvres, un soupçon d’amusement étirait ses lèvres. « Ouais. » déclara-t-il enfin d’une voix plus douce. « Je veillerais sur toi. » sa voix s’était teintée d’une sincérité troublante. Pourtant, une lueur sombre dansait dans son regard, et sans un mot, Seiji fixa l’horizon. Il passa quelques secondes ainsi. Puis, ses lèvres se délièrent lentement. « Il y a une chose que je ne t’ai pas dite. » avoua-t-il enfin, épuisé par le poids d’une vérité qu’il avait longtemps gardé pour lui. « Quand j’ai quitté l’île… Je t’ai dis que je voulais devenir plus fort. Mais ce n’était pas la seule raison. Je voulais aussi trouver un remède. » lâcha-t-il enfin. Il ne se risqua pas à la regarder, conscient que s’il croisait son regard, il serait sûrement incapable d’aller au bout de ses aveux. Or, pour la première fois depuis longtemps, Seiji éprouvait le besoin de parler. « Je savais que tu souffrais, alors j’ai décidé que je trouverais quelque chose… Mais je n’ai pas réussi. » il regard sa main ouverte, un mélange de tristesse et de colère dans les yeux. Tu parles d’un gardien railla-t-il intérieurement. « C’est pour ça que je suis parti. » il la regarda enfin. Ignorant tout de ce qui s’était passé durant son absence.

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Akemi

Apprentie Invokeure

le Lun 10 Juil 2017 - 23:12





Avec courage, elle énonça enfin ses paroles, ne trouvant que le silence au bout de celles-ci. Elle était écoutée, et pour cela, elle remerciait intérieurement le jeune homme, pour cette oreille attentive. Voulant officialisée son ami pour faire de lui un gardien digne de ce nom, — mais aussi pour clore la discussion — Akemi lui demanda cette fois de façon plus solennelle s’il voulait réellement devenir son gardien, mais en entendant sa toute première réponse, la jeune femme afficha un air surpris, avant de constater qu’il était juste entrain de la faire tourner en bourrique. Soupirant d’un air légèrement amusée, la prêtresse bougea négligemment sa tête de gauche à droite, comme le ferait une mère exaspérée par son enfant. « Tu n’as pas honte de me faire peur comme ça ? T’es vraiment méchant ! » Comme pour montrer qu’elle plaisantait, elle tira doucement sa langue, avant d’imiter son cher et tendre qui s’était tournée vers l’horizon. Le décor de cette île était vraiment somptueux, rien à voir avec celui de son enfance. L’eau restait scintillante, même avec le soleil couchant et les arbres semblaient doucement s’endormir bercée par la brise marine qui les secouait avec légèreté. Aurait-il pus voir cela de ses yeux si elle était restée à Kilika ? Cette question, elle ne cessait de se la poser depuis qu’elle était partie, mais à présent, c’était autre chose qui semblait occuper ses pensées. Seiji semblait vouloir lui avouer quelques choses, une chose qui lui avait sans doute jamais dit au vu de son air plus qu’inquiétant. Se tournant vers le jeune homme avec son regard curieux, Akemi lui prêta une oreille attentive, avant d’être martelé par le poids de ses aveux. Il était parti pour elle, pour lui trouver un remède. À cause de sa santé fragile, à cause de ce qu’elle était, il était parti tout ce temps à la recherche d’un espoir qui semblait vain. Tout ce temps perdus, pour rien. Elle lui avait fait perdre son temps pour une espérance de vie sûrement minime. En prenant conscience de cela, le regard de la demoiselle s’était assombri. Lui qui ne montrait rien, s’était retrouvée aussi affecté que sa famille par son état. Il s’était battu dans son coin, seul, pour elle. Comment pouvait-elle lui annoncer pour sa santé, pour sa courte vie ? Si elle lui révélait la vérité, si elle lui disait ce qu’il s’était  passé en son absence, Seiji risquait de s’en vouloir, de se sentir en cause. Il risquait même de ne jamais se le pardonner. Alors, elle ne pouvait le lui dire, elle ne pouvait lui annoncer. Elle ne voulait pas le faire souffrir plus qu’il ne souffrait par sa faute. En ses quelques instants, Akemi avait plus que l’impression d’être un poids, un boulet qui ne cessait de causer du malheur autour d’elle. Pourquoi son existence était aussi triste ? Doucement, alors qu’elle pensait à tout cela, des larmes se mirent à perler le long de ses joues, et malgré le regard de son ami d’enfance, elle ne pouvait les retenir. Sa peine était trop grande, son cœur trop meurtri, mais comparé à la souffrance de l’épéiste, elle semblait bien minime. Avec lenteur, elle s’avança de quelques pas, s’arrêtant quelques instants, avant de continuer jusqu’au jeune homme. Ses bras enveloppèrent doucement le corps de son ami, tandis que son front se posa contre son épaule. « Je ne me rendais pas compte de cette souffrance que je t’infligeais… Pardonne-moi. » Avec tendresse, ses bras resserrent leur étreinte, comme si elle avait peur que le jeune homme disparaisse si elle ne le retenait pas assez. « Je ne veux pas que tu souffres… Je ne veux pas te rendre malheureux… Je… » Les mots se nouèrent dans sa gorge comme s’ils ne voulaient en dire d’avantage. Elle ne savait quoi dire, quoi faire. Alors, elle resta là, serrant son ami dans ses bras bienveillant, son cœur hurlant d’injustice, tandis que sa tête lui criait sa faiblesse. « Je suis désolée… Tellement désolée… J’aurais tellement voulus… Être normal. Sans maux…Sans maladie. » Si elle n’avait pas eu sa maladie, jamais Seiji ne serait parti, jamais elle se serait mise en tête de se battre contre la montre, et surtout, jamais elle n’aurait fait de la peine à ses parents et au jeune homme. Mais elle était ce qu’elle était, une chétive, qui n’allait de cesse que de peiner son entourage. Alors, quitte à mourir, autant le faire pour une cause juste, et non dans une attente qui ne mènera à rien. Pas même à rendre les siens plus heureux.

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