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Un nouveau destin en main || Pv: Seiji

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Seiji

Gardien

le Mar 11 Juil 2017 - 12:58
Inutile de dire que la manière dont Akemi lui reprocha sa méchanceté – et lui tira la langue – étira le sourire de Seiji. Pour rien au monde il n’aurait laissé Akemi seule, livrée à elle-même lors de son long pèlerinage. Car il savait très bien que même seule, la jeune femme aurait continué sa route vers Zanarkand. Pourtant, quelque chose en lui s’était brisé au moment même où il avait – officiellement – accepté son rôle de gardien. Comme un poids, jusque là oublié, qui serait soudain retombé sur ses épaules. Il avait besoin de lui dire, avant que le pèlerinage ne continue, la raison qui l’avait jadis poussé à quitter Kilika. Pourquoi il avait soudainement décidé de faire ses bagages, abandonnant Akemi derrière lui le temps de quelques mois. Car au fond, il savait que ses aveux étaient importants. Que s’il ne lui disait pas toute la vérité, jamais il ne pourrait trouver un équilibre sur ce chemin vers la mort. C’était égoïste, et les larmes d’Akemi le lui prouvèrent.

Son cœur se noua, et Seiji s’avança légèrement vers elle. Mais il se ravisa aussitôt, poignardé par la culpabilité. Mais à la surprise du jeune gardien, ce fut Akemi qui se jeta dans ses bras. Hagard, il ne bougea pas. Il sentit ses bras autour de lui, les sanglots qui secouaient son visage. Doucement, alors que la jeune femme articulait péniblement des excuses, Seiji referma ses bras sur elle. Une tristesse coupable dans le regard, il enveloppa le corps de la jeune femme, à la fois si frêle et si chaleureux. Et contre lui, les paroles d’Akemi explosèrent comme des aveux tristes et douloureux. Sa gorge se noua. Et quand Akemi s’excusa de sa maladie, Seiji sentit comme une morsure froide qui lui écrasait le cœur. Il ne réfléchit pas davantage. Il n’en était plus capable, trop franc, trop sincère, trop spontané. Il posa ses paumes contre les joues d’Akemi, et leva son visage vers le sien. Et quand il découvrit son visage plein de larme et de peine, il se souvint à quel point il détestait qu’elle soit malheureuse. « Je n’ai pas fait ça parce que tu es malade. » murmura-t-il d’une voix trahissant une certaine émotion. « Et je ne pense pas être le plus normal de nous deux… » il la regarda, retrouvant un certain courage. Il plongea son regard dans ses grands yeux noisette, se souvenant de tous ces souvenirs d’enfance qu’ils avaient partagé. Ces moments dérobés, ces promesses qu’ils s’étaient faites… « J’ai fait ça parce que je tiens à toi. » avoua-t-il enfin. Pour certains, la nuance aurait été infime. Mais pour Seiji, c’était-là deux choses complètement différentes. « Je… veux que tu sois heureuse. » murmura-t-il d’une voix plus basse, comme s’il avait déjà épuisé son stock de belles paroles. Toutefois, il n’avait pas détourné son regard du sien. Et ils étaient là. Dans les bras l’un de l’autre, à se regarder, à s’avouer toutes ces choses trop longtemps enfouies. Malgré lui, Seiji caressa du regard la joue d’Akemi, les traits de son menton, et ses lèvres entrouvertes. Comme une brise, un nouveau sentiment s’immisça en lui. Une envie à la fois soudaine et sincère. Il ne l’avait jamais embrassé. Et pour la première fois, il réalisa à quel point il avait envie de le faire. Il avait toujours réprimé ses sentiments par peur que la jeune femme lui glisse entre les doigts, en épousant la destinée d’Invokeuse. Maintenant que c’était chose faite, avait-il entre une raison de se taire ? Et n’était-ce pas précisément son silence qui les avaient guidé jusque là ? Il hésita une seconde de trop, et son courage s’effrita. Ses paupières se refermèrent, et ravalant cette soudaine envie, il posa à nouveau son regard dans le sien. « Je me fiche que tu sois malade. Je veux juste que tu sois heureuse. » mais en prononçant ces mots, il ignorait tout de l’échéance qui avait été prononcée en son absence. « Et je ne partirais plus nul part. » termina-t-il en posant ses mains sur ses épaules. Même si son sentiment de culpabilité était toujours là, il espérait que ses mots allégeraient le poids sur la conscience d’Akemi. Et quelque part au fond de lui, il savait que malgré toute la tristesse engendrée par son aveu, il était important pour lui que la jeune femme sache toute la vérité.

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Akemi

Apprentie Invokeure

le Mer 12 Juil 2017 - 15:37





Ses sanglots s’écoulèrent telle une pluie maussade et triste et bien que sa voix essayait de s’exprimer, elle s’affaissa, incapable de se faire entendre à travers ce flot de sentiment négatif. Elle s’en voulait terriblement, maudissant intérieurement son propre être qui n’était que source de malheur et de peine. Même les bras forts et réconfortant de Seiji n’avait réussi à dissiper ses sombres pensées, pourtant, il y avait toujours une petite lueur d’espoir qui était là, prête à faire remonter la pente. Quand elle sentit les paumes de son ami sur ses joues, la jeune femme ne se débattit pas, laissant son regard peiné se plonger dans les yeux spirales de cet homme qu’elle aimait tant. Elle le regarda, sans se détourner, écoutant la moindre de ses paroles. Les gens avaient beaux le critiquer et parler de lui en mal, Seiji restait quelqu’un de bon et de bienveillant, capable de chasser à lui seul le chagrin et la douleur. Quand il ajouta qu’il n’était pas le plus normal des deux êtres qu’ils étaient, Akemi n’avait pus s’empêcher de rire doucement, affichant un fin sourire comme pour lui montrer qu’elle ne pensait aucunement cela. Seiji était certes quelqu’un de difficile à comprendre, mais il était lui, et cela était bien suffisant aux yeux de la prêtresse. Doucement elle ferma les yeux face aux paroles de son ami, n’osant ajouter quelques choses de peur de briser ce moment. Elle aussi, elle tenait à lui, elle aussi, voulait qu’il soit heureux. Mais est-ce que par amitié ? Non, bien sûre que non, du moins pas de son côté. Mais pour le jeune homme qu’en était-il ? Peut-être qu’il disait cela par amitié ou pure fraternité ? Après tout, les deux jeunes se connaissaient depuis qu’ils étaient tout petits, alors peut-être que l’épéiste ne la voyais plus que comme une petite sœur ? Elle n’osait le demander, elle n’osait le questionner sur la nature de leur relation. Elle était encore bien trop couarde, pour avoir de l’audace. Ouvrant doucement les yeux, son regard noisette scruta de nouveau son ami dont la distance semblait désuète tant ils étaient proches. Elle admira les traits de son visage, ses traits forts et masculin, ses yeux qu’elle avait toujours admirés et ses cheveux qui l’avaient toujours amusé de part la couleur qui l’avait choisi pour ne plus être dans la norme. Elle aimait Seiji tout entier, pour sa personnalité, pour son flegme, pour tout ce qu’il était, et elle était incapable de lui avouer, comme elle était incapable de lui parler plus profondément de sa maladie. Il voulait qu’elle soit heureuse ? Mais elle n’était heureuse qu’avec lui à ses côtés. Sans sa présence, elle se sentait comme une coquille vide, comme un être qui n’a pas sa place en ce monde. Seiji lui avait redonné goût à tout, mais surtout, il lui avait appris à se considérer comme quelqu’un de normal, malgré sa différence, malgré sa faiblesse. Doucement ses larmes se séchèrent enfin et ses mains relâchèrent doucement le corps de son ami pour rejoindre ses joues humides afin d’essuyer celle-ci. Quand elle sentit ses mains se poser sur ses épaules, la jeune femme le regarda alors intensément, avant de doucement sourire. Son sourire était faible, encore triste, on aurait pu croire que cela était dû à son état d’il y a quelques minutes, mais la vérité était tout autre. « Je ne partirais pas non plus. Je resterais, jusqu’à ce que tu sois heureux. » Pour la première fois, la demoiselle avait le sentiment de mentir pourtant, elle pensait chacune de ses paroles, chacun de ses mots. Dans un geste tendre, ses mains attrapèrent celle de Seiji et peu à peu, son sourire devint de plus en plus vivant, de plus en plus doux, et sans relâcher son étreinte, la jeune femme baissa doucement ses yeux noisette, avant d’affronter à nouveau son gardien. « Promet-moi de me prévenir dés que tu as une idée folle en tête et surtout… Promet-moi de m’emmener avec toi… D’accord ? Je ne veux plus que tu partes à la recherche d’un remède sans moi… » Délicatement, elle relâcha alors ses mains, son regard semblait soudain s’attrister, tandis que son corps se rapprocha à nouveau pour le prendre dans ses bras. Pour ses dernières paroles, elle avait besoin de sentir son honnêteté et surtout, de lui faire comprendre, qu’elle tenait beaucoup trop à lui, pour qu’il continue sur cette voie qu’il avait empruntée. « Ne souffre plus tout seul… Promet-moi que tu ne garderas plus une telle souffrance en toi… » Ses bras autour de ses épaules, sa tête près de la sienne, pour une fois, Akemi ne ressentit aucune timidité face à ce geste affectueux. La situation ne lui permettait pas.

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Seiji

Gardien

le Ven 14 Juil 2017 - 12:21
Ils n’avaient que rarement étaient aussi proches. Trop rarement, songea Seiji, en détaillant le visage d’Akemi. Après toutes ces années passées ensemble, il connaissait ses traits par cœur. Et pourtant, aux lueurs du crépuscule, il découvrait à nouveau. Son regard, mélange de tristesse et d’intensité. Sa peau, aux allures à la fois douce et fragile. Et son sourire – aussi faible soit-il – dégageait cette chaleur tendre et sincère qui était sienne. Durant un instant, ils étaient seuls, hors du temps. Un instant à la fois éternel et fugace, et malgré toute la peine, toute la tristesse qui les accablaient, Seiji aurait tout offert pour quelques secondes de plus. Quand il lui affirma que plus jamais il ne partirait, Akemi lui répondit de même, affirmant qu’elle resterait jusqu’à ce que tu sois heureux. Alors reste avec moi. Mais ces mots douloureux restèrent coincés dans sa gorge. Il ne répondit rien. Pourtant, les lèvres d’Akemi s’étirèrent en un sourire tendre. Une bouffée de sentiment traversa Seiji. Puis, elle lui demanda une promesse. Elle lui demanda de ne jamais plus rester seul, de ne jamais plus partir sans elle. Une pointe de tristesse germa dans sa poitrine. « Je te le promets. » murmura-t-il du bout des lèvres, avant de sentir le corps d’Akemi contre le sien. Et à nouveau, elle le serra contre lui. Délicatement, une véritable tendresse dans ses gestes, Seiji l’enveloppa dans ses bras. Quand les mots s’échappèrent des lèvres d’Akemi, Seiji ressentit un pincement au cœur. Ne souffre plus tout seul… Quelque chose s’ébranla en lui. Comme un infime fragment de son être dont il avait oublié l’existence, et qui se serait soudain éveillé. Un fragment important et douloureux. Sans qu’il sache vraiment pourquoi, cette phrase le toucha. Et il resta là quelques secondes, Akemi contre lui, son regard dans le lointain. « Ouais… » articula-t-il à voix basse en guide de promesse. Mais il restait autre chose, comme un poids dans sa poitrine. « Reste avec moi. » sa voix était basse et chargée d’émotion. Il se recula légèrement. Juste assez pour être face à Akemi. Juste assez pour laisser au niveau de sa taille, là où il l’avait enlacée. Juste assez pour qu’elle puisse laisser ses bras autour de ses épaules. « Pas seulement pour ton pèlerinage. Je veux que tu restes avec moi. » Son cœur allait exploser. Et pourtant, à ce moment précis, il savait que c’était la bonne chose à faire, la seule chose à faire. Ils avaient perdu tant de temps. Il avait perdu tant d’occasion. Et s’ils devaient faire ce chemin ensemble, il n’avait plus envie de se cacher. « Akemi, je… »

« Mademoiselle l’Invokeur ! »

La haine qui le traversa à cet instant était au-delà des mots. Une colère froide, violente, dont l’étincelle menaçante dansaient dans son regard. Quand Seiji se retourna, il darda un regard noir sur l’importun venu les déranger. « Quoi encore ?! » rugit-il, au grand désarroi du villageois terrifié. « Le… le… Je… Pardon ! » il fila sans demander son reste, et Seiji lâcha un soupir agacé. Il détestait cette île. « Je déteste cette île. » cracha-t-il à voix haute, car ses pensées ne suffisaient pas à dissiper sa colère. Il jeta un œil vers la petite place, et constata que le banquet était prêt. Fichu habitants. Deux fois. C’était la deuxième fois. Il aurait donné cher pour une petite discussion en tête-à-tête avec ces joyeux insulaires. « On sera jamais tranquilles… Dès qu’on a fini, je vais dormir. » grogna-t-il, sa mauvaise humeur retrouvée. Il se tourna vers Akemi. « Tu viens ? » plusieurs habitants leurs lançaient des regards impatients. Autant dire qu’ils n’auraient aucune intimité tant que le banquet ne serait pas terminé. Néanmoins – et en dépit des regards – Seiji posa son regard sur la main d’Akemi. Il hésita une seconde. Puis, il lui tourna le dos, se tournant vers le village. Néanmoins, sa main se glissa dans la sienne. Cette fois-ci, il n’avait pas envie de laisser Akemi aux villageois. Et tout en s’avançant, il murmura quelques mots. « Je voulais juste te dire que je tiens à toi. » ce n’étaient que des aveux à demi-mots, mais l’île toute entière semblait s’être liguée contre lui pour gâcher ses moments d’intimité avec Akemi.

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Akemi

Apprentie Invokeure

le Sam 15 Juil 2017 - 18:11





En prenant ainsi Seiji dans ses bras, Akemi avait l’intime conviction que ses mots se feraient plus forts, plus justes, plus sincères. Elle ne voulait pas qu’user de parole, elle voulait aussi montrer combien elle tenait à lui, combien elle voulait qu’il tienne ses quelques engagements qu’elle lui soumettait. Elle ne voulait plus le voir avec une telle expression, elle ne voulait plus qu’il se torture ainsi. Alors, quand elle l’entendit lui promettre d’une voix faible, son cœur s’en trouva soulagé.  Si pour beaucoup, un simple ouais n’était pas suffisant, pour Akemi cela l’était plus qu’un long discours pompeux et faux. Car, il suffisait de prêter l’oreille, pour sentir que le son de sa voix était plus que sincère. Ainsi dans les bras l’un de l’autre, la demoiselle profitait quelques peu de cet échange, de façon à mieux concrétiser cette promesse, mais pour le jeune homme cela sembla être l’occasion pour délivrer des paroles lourdes de sous-entendus. En entendant sa réclamation, la jeune femme se détacha quelques peu de son gardien, juste assez pour laisser ses mains se poser sur ses épaules, juste assez pour lui adresser un regard curieux et interrogateur. Avait-il bien dit qu’il voulait qu’elle reste avec lui ? Cela lui semblait inimaginable, comme si cela n’était que le fruit de son imagination, jusqu’à ce que Seiji continue sur sa lancé. Pas que pour le pèlerinage, pas que pour un souci de statut, mais parce qu’il avait l’air de le vouloir. En entendant cela, Akemi ne savait que penser de cette situation, tandis que son regard noisette essayait de déchiffrer l’esprit de son ami. Disait-il cela, par amitié, par fraternité, ou par… Amour ? En prenant compte de cette dernière éventualité, le cœur d’Akemi commença à légèrement s’agiter, battant bien plus fort face à cet homme qui se trouvait bien proche de sa personne. Elle avait l’impression que quelques choses se passaient entre eux, peut-être était-ce à cause de la proximité, ou à cause du regard de Seiji, ou encore de son esprit qui priait grandement pour que cela ne soit pas qu’une forme d’amitié grandissante. Ils étaient là, l’un contre l’autre, ses bras autour de sa taille, ses mains sur ses épaules, quelques centimètres séparaient leur deux corps. Ils étaient seuls, face à un soleil couchant, les yeux dans les yeux et pourtant, Akemi avaient l’impression que cette attente était intenable. Quand il l’appela de sa voix d’homme, grave et pourtant protecteur, la jeune femme le regarda alors intensément, essayant de deviner ce qu’il essayait de lui dire. Je ? Était-ce le je, de « je t’aime » où était-ce autre chose qui allait lui faire regretter de s’être emballée de nouveau ?

Alors qu’elle espérait entendre cette suite, une voix extérieure, la fit doucement retomber sur terre, gâchant ce moment au plus opportun. Se rendant compte de sa position, la prêtresse, se sépara rapidement de son gardien, tandis qu’une gêne immense était en train de s’emparer de ses joues et de son esprit. De quoi avait-il eu l’air d’un regard extérieur ? D’un jeune couple ? De deux amoureux transit. En pensant à cela, la jeune femme n’avait pus s’empêcher de rougir de plus belle, et comme pour penser à autre chose, elle porta son attention sur Seiji et le pauvre malheureux qui les avait interrompus. Visiblement, l’épéiste était à présent d’une humeur massacrante et comme pour chasser son embarras, la demoiselle en profita pour rire doucement face aux remarques de son gardien, comprenant parfaitement ce qu’il ressentait à l’instant même. « Ne t’énerve pas autant. Il ne l’a pas fait exprès tu sais. » Souriant doucement, Akemi préférait ne pas s’énerver sur ce pauvre malheureux. Il était juste venu au mauvais moment, il ne pouvait pas vraiment savoir qu’il dérangeait dans un moment opportun. Soupirant doucement tout en se tournant vers le soleil couchant, Akemi ne cessait de se demander ce que son ami avait voulus lui dire, mais jamais, elle n’aurait le cran de lui demandé, pas maintenant. Fermant doucement les yeux, elle se retourna alors en entendant la question de Seiji, affichant un doux sourire, avant de laisser son regard se perdre sur le banquet au loin. « J’arrive. » Doucement, elle s’approcha alors de son gardien, son visage essayant de reprendre contenance. Il valait mieux qu’elle oublie cela, et qu’elle se concentre sur son rôle d’invokeur. C’était cela qu’on lui demanderait dorénavant. Sentant la main de Seiji dans la sienne, l’invokeuse regarda pendant un instant celle-ci, avant que son regard ne se perde sur son tendre ami. Doucement, il murmura une phrase, celle qu’il voulait lui avouer juste avant qu’il ne soit interrompu. Il tenait à elle. Était-ce tout ? Soudainement, le cœur d’Akemi se comprima légèrement, alors que son visage afficha une triste mine. Qu’avait-elle imaginée encore ? Il était évident que cela ne pouvait être une déclaration d’amour. Elle le savait, elle n’aurait pas dû y placer tant d’espoir. Il était évident que Seiji tenait à elle, mais sûrement en tant que meilleure amie et rien d’autre. Soupirant silencieusement, l’invokeuse décida alors de taire cette douleur au fond d’elle, préférant sourire, pour mieux profiter de cette soirée qu’on avait préparé pour elle. Après tout, même si elle avait été loin de la vérité, elle savait maintenant que Seiji tenait à elle, en plus de vouloir rester à ses côtés. Cela était déjà bien suffisant et elle n’aurait pus espérer mieux.

Bien que fatiguée par cette journée et surtout par son invocation, le banquet fut néanmoins une totale réussite, bien que plus fatigante encore que le reste. Malgré qu’elle était accompagnée de son gardien, beaucoup de personnes ne cesser de la solliciter pour discuter, l’obligeant à veiller beaucoup plus tard que prévus. Quand elle put enfin se reposer, la nuit commença à s’estomper, mais cela lui était bien égale tant elle avait à rattraper de sa dure journée. Elle se reposa alors le lendemain, et le jour suivant, quittant très peu sa tente, vu que son corps avait décidé de lui faire payer cet excès par une fièvre et un affaiblissement total. Ce fut au bout du troisième jour, qu’elle commença alors à récupérer doucement et sûrement, le temps lui paraissait bien plus long depuis qu’elle était restée allongée depuis tout ce temps. Bien que lumineuse, l’intérieur de la tente commençait à la déprimer. Elle voulait sentir le soleil, l’air empli d’iode sur son visage et se fut presque suppliante qu’elle se tourna alors vers son gardien protecteur, essayant de doucement se relever pour lui exprimer sa requête. « Seiji… Est-ce que tu crois qu’on pourrait sortir un peu aujourd’hui ? » Sa question était innocente et aussitôt, comme pour appuyer sa demande, elle énonça ses envies de fuir hors de leur habitat provisoire. « Je sais que je parais encore un peu faible, mais… J’aimerais prendre un peu l’air, profiter un peu de l’île et surtout, découvrir la plage et pourquoi s’y baigner un peu. J’ai envie de me dégourdir les jambes, de voir entre chose que l’intérieur de cette tente. J’en ai assez d’être allongée. Je te promets, je ferais attention et si cela ne va pas, on rentrera immédiatement… Mais s’il te plait… » Son regard semblait suppliant, comme si elle cherchait désespérément d’amadouer  son guérisseur.  Depuis le banquet, elle n’avait plus remis un pied dehors, mais maintenant que sa fièvre était partie, elle voulait de nouveau redécouvrir l’endroit. Peut-être qu’en faisant cela, elle pourrait retrouver totalement ses forces et enfin espérer rejoindre Kilika pour continuer la suite de son pèlerinage.

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Seiji

Gardien

le Lun 17 Juil 2017 - 19:59
Depuis la fin des festivités, Seiji semblait plus paisible. Il avait retrouvé son flegme habituel, et peut-être un soupçon de tolérance à l’égard des habitants de l’île. Bien que certains habitants passent encore régulièrement pour rendre visite à la jeune Invokeuse, les visites s’étaient doucement taries au fil de ces deux derniers jours. Et désormais, ils profitaient d’un quotidien plus calme et tranquille. Il en était à ce point de sa réflexion – le regard perdu dans le vide – quand la voix d’Akemi attira son attention. Doucement, il tourna son visage vers elle. Une fois le banquet terminé, Akemi était tombée d’épuisement. S’en était suivi deux jours de repos, durant lesquelles la jeune femme avait souffert de fièvre. Si l’on ajoutait à cela les trois jours de sommeil après sa rencontre avec le Priant, Akemi avait passé cinq jours clouée au lit. Néanmoins, son visage avait retrouvé des couleurs, et son regard semblait plus vif que ces derniers jours. Il devina ce qu’elle allait lui demander avant même qu’elle ouvre la bouche. Mais avant toute réponse de sa part, la demoiselle s’assura de lui faire part de ses arguments. Seiji referma la bouche, et l’écouta avec une pointe d’étonnement. Son argumentaire terminé, elle posa sur lui un regard implorant, lui réitérant sa demande de sa petite voix suppliante. Déstabilisé, il hésita un instant. Même s’il avait voulu refuser sa demande, il en aurait été incapable confronté à un regard pareil. Heureusement, ce n’était pas le cas. Et tout en haussant les épaules, Seiji se détourna de ces grands yeux de biche qui – il le savait – lui aurait fait accepter n’importe quoi. « Tu n’as pas besoin d’en faire autant. » le soupçon de malaise dans ses premiers mots disparu dès la phrase suivante. « Si tu sens que tu es en état de le faire, je te fais confiance. » malgré ses inquiétudes de ces derniers jours, il avait toujours considéré Akemi comme une personne comme une autre, capable de savoir si elle était ou non en état de faire quelque chose. Et même s’il tentait désespérément de la protéger d’elle-même et de son altruisme démesuré, il savait que dans ce genre de circonstances, elle avait généralement conscience de ses limites. Il la regarda un instant. Une virée à la plage… « Il me faut un maillot de bain. » conclut-il à voix haute. Puis il proposa sa main à Akemi, afin d’aider la demoiselle à enfin quitter son lit.

Après une longue traversée de l’île, ils arrivèrent enfin à la plage. Un immense horizon scintillait d’eau et de sable fin. Même au beau milieu d’un pèlerinage, un tel spectacle avait un goût de vacances. Ils gagnèrent le bord de l’eau, et Seiji déposa le sac où étaient regroupées leurs affaires. Pour l’occasion, il avait acheté un chapeau de paille et un paréo à Akemi : un fin tissu blanc translucide, couvert de motifs bordeaux. Il ne lui avait pas vraiment demandé son avis, sachant pertinemment que ces accessoires seraient les bienvenus si Akemi voulait profiter de son après-midi sans incident. Pour sa part, il avait opté pour un maillot de bain anthracite avec un Moomba cousu sur l’avant de la cuisse. C’était d’ailleurs la seule raison qui l’avait poussé à choisir celui-ci. Il se changea rapidement, puis observa un instant le vaste océan. Ce genre de spectacle lui avait toujours inspiré un lointain sentiment de liberté, comme si, une fois face à l’océan, il ne restait plus aucune limite. Juste le temps d’une seconde, ses paupières se refermèrent, et il inspira ce parfum d’iode et d’infinité. Puis, il posa son regard sur la surface cristalline des vagues qui s’écrasaient sur le sable, et trempa le bout de son pied dans l’eau. Elle était fraîche sans être froide : un véritable délice sous le soleil brûlant de l’île. « Elle est fraîche. » annonça-t-il en se tournant vers Akemi, le visage légèrement plus détendu que d’ordinaire.

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