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Now we are on the edge of Hell • [ PV CILLIAN] (flachback)

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Ryme

Invokeure

le Mar 5 Sep 2017 - 9:13
Tout semblait s'être déroulé selon leurs plans. Bien sûr, il y eut des moments de doutes, mais la résolution de Ryme ne fût jamais remise en question. Le lien qu'elle avait tissé puis perdu et enfin retrouvé, avec Cillian était à présent plus fort que jamais. Les rendez-vous cachés et les petites attentions discrètes avaient éveillé en elle beaucoup plus de choses que prévues tant et si bien qu'il ne devait pas rester une partie de son cœur qui ne lui était pas dédié. Elle ne savait pas ce qu'il en était pour lui. Il demeurait tactile, mais toujours chaste. Quelque part, elle avait honte de la situation, car si elle posait un regard brûlant sur et pour lui, ce n'était pour entretenir une relation purement platonique.
Mais, il était impossible pour elle, de savoir si elle n'allait pas être encore une fois cruellement rejetée. Il semblait douté, de lui, de ses sentiments. Et malgré tout cela la touchait : il était bien le premier à ce soucier d'avoir des sentiments pour elle.
L'ego de Ryme essayait souvent de la rassurer en lui rappelant de temps en temps, que, les essayages de robe lui faisaient (peut-être) un petit effet. Car, même sans être particulièrement vaniteuse, elle reconnaissait volontiers que certaines la mettait particulièrement en valeur, comme celle qu'elle avait essayé tout l'après-midi. Les couturières avaient piqué, repiqués, brodés pendant de longues heures pour obtenir un résultat incroyable. Elle n'était pas vraiment blanche, avec des nuances plus perle et la dentelle qui parcourait l'ensemble dévoilait habilement certains détails de sa gorge et de son dos dans un subtil jeu entre l'écru de l'étoffe et la couleur pâle bien que pourtant organique de sa peau. Il lui avait bien fallu reconnaître que, à force de caprices, les petites mains de l'église avaient réussit à lui fournir la robe parfaite.
Alors que toutes les couturières étaient retournés à ranger un peu l'espace d'essayage, Ryme ne put s'empêcher d'entrouvrir un peu le paravent, espérant quand même trouver Cillian derrière. Personne. Un petit pincement au coeur la saisit, mais l'intervention d'une des couturières, lui disant qu'elle était exquise et que, Monseigneur Vilhatt serait sans doute le plus chanceux des époux, la ramena sur Spira.

Un simple merci avait franchi la barrière de ses lèvres, sans grande conviction. Son esprit était dirigé vers Cillian. Ils s'étaient mis d'accord, aujourd'hui devait signer le début de leur liberté. Il devait sans doute être en train de régler les derniers préparatifs, clandestinement. Ryme inspira profondément avant de se laisser aller à nouveau aux mains expertes des couturières. Mais même le fait de se faire chouchouter, n'arrivait pas à lui enlever l'idée que le mariage aurait lieu dans deux semaines. Un caprice de "jeune fille romantique" - comme elle l'avait si bien nommé, lui avait permit d'éviter le lit de Vilhatt pour le lendemain et le jeudi à venir.

Ce soir-là, le dîner qu'on lui servit sembla un peu insipide, malgré qu'elle fût en compagnie des prêtres qui mangeaient toujours mieux que les patients. Elle accusa le stress et l'impatience de devenir madame Vilhatt pour justifier son manque d'appétit. Personne n'osa remettre l'affirmation en question, surtout lorsque le concerner commença à bomber le torse de fierté. S'il savait.
On la reconduisit dans sa chambre peu après le début de soirée. Comme d'habitude, la Voix se coiffa longuement, avant de se mettre au lit, rapidement, sous le regard d'un chaperon qui s'assurait que tout le monde - et plus particulièrement Cillian dormait.

Les battements de la pendule lui semblèrent terriblement longs. Une fine couche de sueur commençait à nimbé son dos alors qu'elle était assaillie par de multiples pensées négatives. Silencieuse, elle se dégagea des draps de son propre lit avant de traverser les quelques mètres qui la séparaient de celui de Cillian. Sans demander la permission, elle leva draps et couvertures avant de se glisser à côté de lui. Il devait avoir peur aussi et c'est pour ça qu'elle ne chercha pas son regard, juste le contact chaud et rassurant de sa peau. C'était peut-être là, la dernière consolation qu'elle s'autorisait. Vocaliser sa peur la rendrait réelle, tangible et ce ne serait plus juste une sensation désagréable au creux de son ventre. Sa gorge se serra.

"Je suis prêtre si tu l'es." murmura-t-elle simplement, au creux de son cou.
"Mon coeur bat tellement fort. J'ai l'impression qu'il va exploser." continua-t-elle sur le même ton doux et inaudible pour le reste du monde.
"Mais, je suppose qu'il est difficile de rester impassible alors que l'on s'apprête à frapper aux portes de l'Enfer"

Ils n'avaient pas le droit à l'échec. Le moindre faux pas les conduirait à une mort certaine pour lui, des années d'asservissements sans la certitude de pouvoir chanter pour elle. Ryme passa ses bras autour de Cillian.

Yevon, je vous en prie. Peu importe ce qui m'arrive, mais ne le laisser pas quitter ce monde tout de suite. Qu'il puisse retourner sur son île et m'attendre un peu, avant de passer à un autre chapitre de sa vie.
Pria-t-elle, le cœur le lourd.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Mar 5 Sep 2017 - 16:29
Tout se déroule comme prévu. La dernière petite idée de Ryme, la gifle magistrale qu'elle m'avait collé, avait visiblement créé un déclic dans le personnel de l’hôpital. Ça les avait convaincus définitivement que n'étions absolument plus rien pour l'autre. Si ils savaient … Enfin. Non. Heureusement qu'ils ne savent pas. Mais sans le savoir, ils avaient encore plus facilité l'accès de Ryme à la liberté. Visiblement, les ordres que le personnel avait reçu pour limiter mon bien être avaient été levés. Dans mon cœur, j'ose espérer que c'est uniquement grâce à ça, et que Ryme n'a pas du donner des … faveurs à son futur époux. Je me doute bien que leur relation n'est pas platonique. Je vois mal comment un créature aussi abjecte de Vilhatt pourrait ne pas mettre ses griffes sur une si jolie femme que Ryme. Même si ce que je ressens pour elle n'est pas de l'amour, l'idée de la savoir coucher avec lui me dérange. Mais ce n'est pas grave. Ce sont des sentiments que j'utilise pour devenir plus fort.

Cet état de fait, plus un peu de charme que j'avais fait à deux ou trois infirmières, m'avait permis d'obtenir quelques avantages. Tout d'abord, j'avais pu demander un peu plus de biscuits et de viande séchée pour mes repas. Je me sens un peu sale d'avoir fait ça. J'avais du … M’entraîner un peu torse nu devant elles. Je sais que je peux donner l'impression de ne pas avoir de soucis avec ça. Et c'est vrai. Je n'ai pas de soucis à montrer mon corps. Sauf quand je sais que c'est pour … le plaisir, si on peut appeler ça comme ça, de gens auxquels je n'ai pas envie de faire plaisir, si vous suivez ma logique. J'ai aussi du laisser glisser quelques allusions à une possible relation une fois sorti de l’hôpital. Je n'aime pas faire des promesses en l'air, mais bon. En tout cas, j'avais pu obtenir des ressources pour un voyage. Pas énormément, mais bon. De la nourriture de voyage et des bouteilles d'eau.

Sécuriser mon arme avait été plus difficile. Je n'avais pas vraiment accès aux gens qui ont les clés de 'armurerie où elle était entreposée, et les infirmières ne pouvaient pas non plus. Il a fallu que je travaille sur le médecin qui s'occupait de la rééducation. Un homme plutôt désagréable. Il a fallu le caresser dans le sens du poil. Lui faire comprendre que j'avais besoin de pouvoir manipuler réellement mon arme pour pouvoir bien travailler. Comme presque tous, il avait été hésitant. Il devait se dire que si je pouvais mettre la main sur mon arme, je la retournerai contre les prêtres pour les faire payer ce qu'ils m'ont fait subir. Pour venger Ryme. Encore une fois, la claque qu'elle ma mise avait joué en ma faveur, car en plus des nombreux traits de caractère pas très plaisants qu'il avait, il y avait en lui une misogynie crasse. J'ai du un peu en jouer, et je m'en excuse. Mais les résultats sont le plus important, non ? J'avais ainsi pu sécuriser une clé de l'armurerie. Bon, j'étais sensé la rendre le soir, mais personne ne s'en inquiète vraiment. Tout le monde est trop occupé à jaser sur le mariage du siècle. Si ils savaient.

J'avais pris grand soin de ne pas être là pendant l'essayage de robes. Autant une partie de mon cœur voulait la voir dans de jolis vêtements, autant une autre partie ne souhaitait pas trop … c'est difficile à expliquer. Pendant notre fuite, j'aurai peut être à prendre des décisions. Sur le moment. Et je ne veux pas que mon cœur masque mon jugement. Et puis, c'était un message fort envoyé. Il ne profite même pas d'une possibilité de la voir comme ça. Vraiment, elle ne l’intéresse plus. Les idiots.

Je la sens se glisser contre moi. Même si ce n'est pas la première fois, je sens ma respiration s'accellerer un peu quand même. Ce n'est pas parce que je ne l'aime pas qu'elle ne perds ses qualités de jeune femme extrêmement désirable. Mais elle a toujours respecté mes envies. Je présume que la journée à encore été difficile. Même si c'est moi qui en paie le prix physique, l'attente de la liberté ne doit pas être facile pour elle non plus. Après tout, c'est elle qui doit supporter Vilhatt. Et l'essai de la robe, ca rends sûrement tout ça beaucoup trop réel à ses yeux. Je hoche la tête une fois qu'elle a fini de parler et la serre avec force contre moi avant de sortir du lit. Je lui murmure.

« Dans l'armoire, sous mes vêtements, il y a un sac avec des provisions. Prends le. »


Moi, je prends la clé de l'armurerie. Doucement, je m'étire un peu. Ça ne va pas être facile, mais on peut le faire. Discrètement, je sors dans le couloir. Bon. Personne. Parfait. Je lui fait signe de me suivre. Direction l'armurerie. J'espère que tout va bien se passer.

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Ryme

Invokeure

le Mer 6 Sep 2017 - 11:18
L'étreinte qu'il lui offrit en guise de réponse laissa un léger goût amer dans la bouche de Ryme. C'était peut-être la dernière fois qu'il... Non, elle chassa rapidement cette idée, il fallait qu'elle se concentre sur l'instant présent, pas sur une hypothétique défaite. Elle sentit le corps de Cillian se dérobé d'entre les draps et de ses bras. La liberté, d'être ce qu'elle voulait, d'aimer qui elle voulait, d'être tout simplement, était enfin à porter de main. Même si la bataille serait rude, du moins, c'est ce qu'imaginait Ryme. Bien que la petite comédie qu'elle avait jouée avait marqué les religieux et le personnel de l'hôpital... Ils n'étaient pas à l'abri d'un incident.
Elle entendit de légers craquement d'os, signe qu'il s'étirait. Il faisait toujours ça lorsque les choses devenaient sérieuses. La Voix soupira avant d'inspirer un grand coup. Elle se leva à son tour. Maladroitement, elle rejoignit l'armoire, qu'elle ouvrit le plus délicatement possible. Le meuble grinça, sinistrement. Stoppant tout son corps, Ryme attendit de voir que le son n'avait attiré ou réveillé personne. Sa gorge se serra un peu alors qu'elle sentait sa nuque devenir humide et de froide.

L'armoire n'était pas très remplie. Mais la couche de vêtements fournit par l'hôpital faisait en effet, une bonne cachette. Le sac était un peu plus petit que ce a quoi elle s'attendait. Mais elle savait qu'il ne pouvait pas vraiment faire de miracles. Le peu qu'il avait récolté était déjà beaucoup, et puis, après tout, il était uniquement question de pouvoir tenir jusqu'à la ville ou village le plus proche après avoir obtenu la bénédiction de Bahamut. Les habitants seraient sans doute ravis de voir une des voix les plus connues, d'autant plus si cette dernière devenait invokeure. Ryme se saisit du sac et l'installa du mieux qu'elle put dans son dos à l'aide d'une sangle. Elle prit également le manteau qui pendant au crochet : les épaisseurs protégeraient Cillian des coups et sa couleur sombre lui permettrait de se fondre dans l'obscurité en cas de problèmes.
Ryme, n'avait aucunes affaires dans la chambre. Tout avait été transféré dans celle de Vilhatt quelques semaines plus tôt. Quoi de mieux pour forcer quelqu'un a vous voir, si vous privez cette personne de toutes ses affaires ? La seule chose que la diva avait réussi à obtenir avait été sa brosse, au prix de grands caprices. Elle regarda l'objet sur la petite commode. Là où elle allait, elle n'en avait pas besoin, alors, elle s'en détourna sans hésiter.

Les couloirs étaient déserts. La plupart des gardes étaient concentrés vers la porte principale et les chambres des dignitaires de l'église qui résidaient parfois ici. Si, Cillian se déplaçait sans réel problème, Ryme, elle avait plus de mal. La jeune femme avait volontairement laissé sa canne en arrière. Bien que plus sécurisant et pratique, l'utilisation de son aide la rendait plus lente et surtout plus bruyante sur les dalles qui composaient la majorité de l'hôpital, mais également du temple.
Arriver jusqu'à l'armurerie fut aisé. Peut-être même trop. Le cœur de Ryme battait à toute vitesse tant et si bien que la jeune femme n'entendait presque plus que la circulation de son sang dans ses oreilles. Jamais un concert ou une performance ne l'avait stressée de cette manière. Elle avait préparé tout un tas d'excuses au cas où, elle était vue dans un couloir, mais elle ne savait pas vraiment si son compagnon en avait fait de même. Et surtout, elle n'avait aucune idée de quoi dire s'ils étaient pris ensemble.

Sans un mot, la porte de l'armurerie s'ouvrit. Ryme s'engouffra dans la pièce la première. Bien qu'elle ne sache pas vraiment se battre, elle pensait qu'une petite lame pourrait lui être utile. Avec précaution, elle commença à tâtonner dans le noir, risquant sans peur le bout de ses doigts sur le fil des épées. Après quelques minutes de recherches, elle trouva ce qu'elle voulait : une petite dague, sommeillant dans un fourreau de cuir qui pouvait s'attacher à la taille. L'arme était plus lourde qu'elle ne l'imaginait, mais, une fois attachée autour de ses hanches, le poids du métal semblait pouvoir rééquilibré sa démarche claudicante.
Elle déposa une main sur l'épaule de Cillian. La Voix ne savait pas s'il avait trouvé ou non, l'épée qu'il possédait. Mais, le fait qu'il s'avance vers la porte de l'armurerie indiqua à Ryme qu'il l'avait trouvé. Elle ne doutait pas que, il l'eût sans doute caché à un endroit facile d'accès. Et puis, personne n'irait le soupçonner même si l'arme avait changé de place petit à petit, car, d'après ce qu'avait comprit Ryme au travers des ragots, Cillian avait réussit à convaincre un des médecins de le laisser s'entraîner avec sa lame.

Alors que Ryme allait également sortir de la pièce, la jeune femme entendit un bruit de pas, ainsi que le murmure d'un chant féminin. L'infirmière de garde faisait sans doute sa ronde. La fugitive se plaqua contre le mur de l'armurerie, espérant que Cillian avait également entendu. L'important, était qu'ils ne soient pas vus ensemble... Leurs lits vides pouvaient être expliqués par de multiples façons. Elle pouvait avoir décidé de rejoindre Vilhatt, lui pouvait avoir une insomnie. Personne ne ferait le rapprochement avec la rébellion grondante qu'ils formeraient, s'ils étaient séparés.

"Cillian, c'est toi ?" murmura la voix de l'infirmière, au loin, avant de s'approcher à petits pas rapides de l'armurerie.
"Que fais-tu ici, si tard ? Tu n'arrives pas à dormir ? Oh, je sais, tu as envie de t'entraîner secrètement pour pouvoir honorer notre promesse, n'est-ce pas ? " elle termina sa phrase par un petit gloussement tout en se rapprochant un peu de lui.

Ryme, toujours dans l'armurerie, tapie dans l'ombre, manqua de se mordre la langue alors qu'elle bloquait inconsciemment sa respiration pour faire le moins de bruits possibles. Son cœur se serra un peu. Sa fierté avait envie de croire que, cette histoire de promesse était sans doute une manipulation pour pouvoir mettre en place leur évasion. Mais son cœur, lui, était déjà obscurci par les affres de la jalousie. Ressentait-il la même chose lorsqu'elle était avec Vilhatt ? Non. Car, il ne l'aimait pas. C'était son sens moral qui était blessé lorsqu'elle se soumettait aux désirs du prêtre, rien de plus.
Elle espérait que Cillian trouve une bonne excuse pour se débarrasser de l'intrigante et vite, car l'adrénaline qui courrait dans ses veines lui demandait de bouger, de s'enfuir.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Mer 6 Sep 2017 - 13:39
De nuit, alors que seules quelques lanternes éclairent les couloirs, l’hôpital semble différent. Plus effrayant. Je l'ai déjà pratiqué de nuit. Après tout, ce n'est pas ma première escapade nocturne. Mais avec le stress de l'évasion en plus, je dois avouer que j'ai froid dans le dos. Caque craquement des lampes à l'huile me provoque un sursaut, car Yevon seul sait si ce n'est pas le bruit d'un garde ou d'une infirmière. Caque mouvement dans les ombres me fait manquer un battement de cœur, car yevon seul sait si il ne signe pas la fin de notre escapade. Heureusement, Ryme suit. J'avais un peu peur, avec sa canne. C'était le choix entre deux tactiques. Aller plus vite, mais risquer de se faire entendre, ou aller plus lentement, mais risquer de se faire voir. Heureusement, elle est douce avec son ustensile de marche. Elle doit sûrement elle aussi avoir compris les dangers de sa canne.

On arrive à l’armurerie. Je soupire doucement avant d'adresser un signe de la main à ma comparse pour lui signifier que tout va bien. Je plonge ma main dans ma poche pour en sortir une clé en fer. Elle me semble particulièrement lourde, ce soir. Avec un peu de difficulté, je réussis à la faire entrer dans le trou de la serrure. Mes mains tremblent doucement. L'excitation. Dans un petit claquement mécanique, la porte s'ouvre et je soupire. Doucement, je la pousse de l'épaule avant de laisser entrer Ryme. Je lui emboîte ensuite le pas et me dirige directement vers mon arme. Il n'est pas vraiment possible de la confondre. Ou de ne pas la remarquer. Une lame magnifique en verre volcanique de Besaid, dans laquelle on à enchasé des pierres que l'on peut trouver uniquement sur mon île. Cadeau de mes parents avant mon départ. Je la prends et fait quelques mouvements avec avant de l'attacher dans mon dos. Okay, c'est l'heure de …

J'entends des bruits de pas. Directement, je me dirige vers la porte. J'ai des raisons d'être ici. Ryme, pas vraiment. Je lui fait signe de se cacher. C'est une des infirmières auxquelles j'ai du faire du charme pour obtenir de la nourriture en plus. Une femme dans la force de l'âge pas laide, mais pas mon style. Petite et charnue, elle a du faire tourner les cœurs à son époque. Elle m'adresse un joli sourire avant de me parler. Je sens une vague de nausée monter, mais je me retiens bien évidement de laisser cela transparaître sur mon visage. Rapidement, je referme la porte. Aucune chance qu'elle ne puisse voir Ryme.

« Tout à fait. Je commence à en avoir vraiment marre de rester ici. Surtout dans la même chambre que l'autre. »

Mon visage se fronce un peu. Il faut bien faire semblant, non ? Elle sourit, complètement sous le charme. J'aurai pensé qu'avoir perdu un œil calmerait un peu les ardeurs des dames, mais visiblement, non. Ça me met même un peu mal à l'aise.

« Tu sais qu'a une époque, on avait cru qu'il y avait quelque chose entre elle et toi ? Je suis bien content que ce ne soit pas vrai. »

Je me passe la main sur la nuque.

« Elle et moi ? Pfff. C'est un jouet des Voix. Je préfère les vraies femmes. Comme toi. Par contre, je pense qu'il faudrait que tu reprenne ta ronde. Les autres vont se douter qu'il se passe quelque chose d'étrange si tu ne reviens pas vite. »

Elle opine du chef avant de placer sa main sur mon torse et de la faire glisser doucement vers le bas. Je déglutis.

« Allez, file mon beau. Normalement, la route devrait être libre. »

Fort heureusement, elle s’arrête avant de me toucher trop bas. Je dois retenir une furieuse envie de vomir. Une fois qu'elle est assez loin, j’entrebâille la porte. D'une voix basse, je murmure.

« Je vais aller en premier à la porte. Je pense que ce sera plus sur si on ne voyage pas ensemble. Je t'y attends. »

Sans attendre de réponse, je repousse doucement la porte et me dirige vers la sortie de l’hôpital. Effectivement, l'infirmière avait raison. Personne ne garde l'entrée. J'ai un mauvais pressentiment. C'est un peu trop facile, non ? Mais peu importe. Une fois dehors, je me met sur le coté, tout en gardant un œil vers l’intérieur de l’hôpital. J'espère que ça va bien se passer pour Ryme.

En parlant de garde, celui qui était de faction reviens vers la porte. Il m'adresse un signe de la tête. Il n'est pas dans la combine, mais dans cette nuit sans lune, il n'a pas du me reconnaître. Après tout, pourquoi un patient armé serait hors de l'hopital ? Il doit sûrement me prendre pour un Moine-Guerrier. Parfait.

Ce qui est moins parfait, c'est qu'il passe la porte et rentre dans l’hôpital. Vers Ryme. Je me tiens prêt à intervenir, au cas où. J'espère juste qu'elle va réussir à se dépatouiller.

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Ryme

Invokeure

le Mer 6 Sep 2017 - 16:26
L'autre, un jouet de Yevon. Ces mots lui faisaient mal. Terriblement mal. Mais Ryme essaya de garder le silence et la tête froide. Ce n'était pas parce qu'il disait ce genre de choses qu'il le pensait. Du moins, elle essayait de se rassurer de cette manière. "L'autre" était là simplement pour mettre l'emphase sur le fait qu'ils ne se supportaient plus, aussi bien l'un comme l'autre. Après tout, combien de vacheries avait-elle dit à l'encontre de Cillian, en privée avec Vilhatt? Presque tous les qualificatifs, peu glorieux, qu'elle connaissait y était passé. Sur ce point, elle ne pouvait donc pas trop lui en vouloir. Mais le fait qu'il la désigne comme un jouet, pas comme une réelle personne était plus dur à encaisser. Car, dans ces mots-là, il y avait une part de vérité. La muqueuse des yeux de Ryme commença à la piquer, signe que les larmes étaient prêtes à se faire la malle à la moindre contrariété de plus.
Elle détourna le regard de l'entrebâillement de la porte alors que l'infirmière apposa une main sur lui. Quelque part, dans son estomac, la jalousie gronda. Non pas parce qu'il lui faisait clairement du gringue, mais plus parce qu'elle, elle le touchait. Égoïstement, Ryme s'était toujours dit, que les contacts physiques qu'ils échangeaient - bien que chaste et dénué de sentiments pour lui, étaient uniques. Ce constat la laissa un peu amère. Mais pouvait-elle vraiment exiger cela de lui ? Était-elle seulement en position de faire ce genre de réclamation lorsque l'on savait que sa propre chair avait été pétrie maintes et maintes fois par d'autres hommes ? Non. Non, alors, ses sentiments négatifs s'en allèrent, doucement, comme la marée qui emporte les marins.

Il lui murmura d'attendre, parce qu'il allait vers la porte en premier. Ryme ne répondit pas, et la porte se referma. Combien de temps devait-il s'écouler entre leurs deux passages ? La Voix n'en avait aucune idée, car cela ne faisait pas vraiment des choses qu'elle avait imaginé. Au final, elle ne savait pas comment sortir de cette magnifique cage que l'on avait créé pour elle. Cependant, lorsqu'elle sentit que le moment était venu, elle s'avança hors de la pièce avant d'enfiler le long manteau qu'elle avait dérobé à Cillian. Dans la pénombre, on ne pouvait pas vraiment savoir a qui il appartenait, si elle croisait quelqu'un, on penserait qu'il était la propriété de Vilhatt, tout simplement. L'avantage du manteau était qu'il cachait à merveille le sac qu'elle portait dans le dos, mais également la dague qui pendait à son côté.

L'odeur de Cillian la rassurait. Tout irait bien n'est-ce pas ? C'est forte de cette conviction que Ryme se remit en route, silence, prudente. D'autres bruits de pas mirent ses sens en alerte, encore une infirmière avide des charmes d'un bel îlien, se demanda-t-elle un peu ironiquement. Dans les halos ponctuels de lumière que formaient les lampes à huile, elle reconnut la forme d'un garde. Oh. C'était problématique. Ryme pensa à toute vitesse à ce qu'elle devait faire. Elle pouvait se cacher. Elle pouvait vers lui et lui donner un bon coup sur la tête. Elle pouvait essayer de le séduire. Elle pouvait trouver une excuse bidon. Elle pouvait attendre qu'on vienne la tirer de là... Rapidement, toutes les options se mélangèrent dans son esprit, comme une immense bouillie sans queue ni tête. Mais, après réflexion, elle se dit que, dans la vie, elle ne savait faire que deux choses : chanter et minauder.
Doucement, elle tira sur le haut de robe, dévoilant légèrement la courbe et l'arrondie de sa poitrine. Elle prenait un gros risque, mais il fallait assumer jusqu'au bout et puis, après tout, elle ne faisait pas partie des Voix qui étaient spécialisés dans le théâtre : le garde n'aurait aucune raison de douter de son honnêteté ! Elle ébourrifa un peu ses cheveux avant d'aller elle-même à la rencontre du garde.

"Bonsoir, monsieur" commença-t-elle mielleuse "je voulais chanter un peu pour une surprise que je prépare pour monseigneur Vilhatt, mais le jardin qui se trouve non loin de ma chambre est infesté d'insectes ! Je ne voudrais pas avoir une piqûre ou une marque disgracieuse pour le jour de mon mariage vous comprenez ?
Je... Euh... Je... Le pauvre garde ne savait pas quoi répondre et son regard faisait de multiples aller-retour entre le visage délicieusement suppliant de Ryme affichait et son décolleté.
Voyons voir, vous êtes seul à faire votre ronde ce soir ?
O... Oui !
Votre prochaine ronde près de l'entrée, dans combien de temps est-elle ? Une demi-heure ? Quarante minutes, une heure ? demanda-t-elle en pressant une de ses mains sur l'avant-bras du garde.
Une... Une petite heure...
Parfait, je peux donc y aller, chanter pendant une heure et vous me reconduirez dans mes quartiers, qu'en pensez-vous ? mmmh ??
Si... Si c'est ce que vous... Voulez !
Oh, vous êtes un ange ! À dans une heure alors, je vous attendrai !"

Aussitôt, la jeune femme rompit le contact physique avec le garde avant de continuer son chemin, confiante. Les picotements dans le bas de son dos lui indiquèrent qu'il la regardait partir, elle ne se retourna pas, mais fût rassurée d'entendre les bruits des bottes du soldat reprendre. Ryme soupira, relâchant toute la tension. Finalement, il est incroyablement facile d'obtenir quelque chose d'un religieux, songea-t-elle.
Elle poussa la lourde porte d'entrée et chercha Cillian du regard. Dissimulé dans l'ombre, il semblait avoir guetté et avait sans doute pu observer toute la scène. La chanteuse baissa les yeux. Un jouet de Yevon, rapelles-toi, lui chuchota une petite voix insidieuse dans son esprit.

"Le garde ne reviendra pas avant une bonne heure. On devrait pouvoir atteindre le temple, je pense." dit-elle tout doucement.
"Bevelle est une grande ville, mais toutes les grandes allées mènent au temple qui est le bâtiment central." expliqua-t-elle rapidement en reprenant la route.

Sortir du temple avait été plus simple que prévu. Cependant, ils arrivaient à présent à l'étape que la jeune femme redoutait le plus. La marche. Ce n'était sans doute pas une volonté des prêtres ou même de Vilhatt, mais, au mieux, depuis qu'elle avait recommencé à marcher, Ryme avait parcouru au mieux, quelques dizaines de mètres d'affiliés. Il lui faudrait engloutir quelques kilomètres pour rejoindre le temple, sans parler de la salle de l'épreuve. Sa gorge se serra, mais elle fit tout pour paraître confiante.
Ils commencèrent à marcher en silence. L'esprit de Ryme était bien trop occupé pour penser à faire la conversation. De plus, la remarque qu'il avait faite à son encontre avait un peu plus écorché son ego qu'elle ne le pensait. Lui qui voulait toujours qu'elle lui dise la vérité... Elle avait l'impression qu'il avait menti à son tour. Pour masquer ses émotions, mais également ses cheveux d'une manière préventive, elle releva le col puis la capuche du manteau qu'elle avait sur le dos.

Insidieusement, la douleur commença à arriver. Se fut d'abord une sensation un peu étrange dans le muscle, puis quelques pincements. Et puis finalement, chaque pas se transforma en excruciation. Ryme voulait tout de même garder le rythme et essayait tant bien que mal de faire fit de toutes les sensations. Cependant, elle n'arriverait certainement pas à cacher la sueur qui inondait ses tempes et son dos. La voix était alors partagée entre deux sentiments : celui qui voulait que Cillian remarque sa douleur ; celui qui souhaitait qu'il l'ignore.
Bevelle, comme toute ville de Spira était animée même le nuit. Les abords de l'hôpital n'étaient, certes, pas très fréquentés, mais bientôt, ils pourraient croiser des civils. Ryme désigna alors un chemin, ou plutôt, une ruelle d'un geste de la tête. Les petites artères les conduiraient tout de même à l'endroit désiré, mais sans compagnie.

Confiante de la direction qu'elle prenait, elle s'engagea la première. Plus tortueuse, la minuscule artère lui procurait un certain confort de marche. Soudainement, la jeune femme se sentit être retenue en arrière. Elle tourna la tête, s'attendant à ce que ce soit Cillian qui exerce une telle pression. Mais contre toute attente, ce n'était pas lui. Ryme écarquilla les yeux sous le joug de la peur, de se retrouver soudainement face à un inconnu au sourire peu engageant.

"Bah alors, jolie poupée, tu vas où comme ça ?"
Ryme ne répondit pas, se contenta de chercher désespérément Cillian du regard. L'avait-elle semer ? Avait-il prit une mauvaise direction ? Ou peut-être règlait-il lui-même un problème de ce genre. La voix commença à se débattre, faisant tomber le capuchon qui recouvrait sa chevelure.
"Ah mais je te reconnais ! T'es cette fille qui chante, une Voix ! Une pépé aux cheveux roux comme ça, on peut pas l'oublier !"
Cette fois-ci, l'inconnu avait toute son attention, puisqu'il l'avait clairement identifiée. Elle vit également qu'il ne portait pas de beaux vêtements, plutôt des loques et que son haleine avait l'odeur de vin frelaté.

"Lâchez-moi, s'il vous plaît." demanda-t-elle d'une voix peu assurée.
"Roh, mais on s'amuse, c'est tout ! C'est ton boulot de me divertir non ?"

Finalement, ils avaient peut-être raison. Elle n'était sans doute qu'un jouet.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Jeu 7 Sep 2017 - 17:51
Je ne peux que la regarder discuter avec le garde. C'est un peu frustrant de ne pas savoir ce qu'ils peuvent se dire. Je ne peux qu'essayer de lire leur langage corporel, pou trouver des signes d'énervement ou de détresse. En vrai, je pense m’inquiéter pour rien. Il n'y a pas vraiment de raisons pour que le garde s'inquiète outre mesure de la présence de Ryme dans les couloirs. Et puis, c'est plus ou moins la femme du patron maintenant. La contrarier serait, dans leurs esprits, se risque à subir les affres de Vilhatt, et je pense que personne n'a vraiment envie de tenter. Enfin, personne à part moi. Je me tends. Se battre contre le garde ne me fait pas peur. Il ne doit sûrement pas s'attendre à ce que je lui tombe dessus, au pire. Cependant, le neutraliser sans bruit, je ne pense pas que c'est possible. Et j'aimerai bien laisser beaucoup d'espace entre l’hôpital et nous avant que l'alarme ne sonne. Heureusement, tout se passe sans soucis. Je lui adresse un grand sourire alors qu’elle passe la porte.

Bon, elle connaît un minimum Bevelle. Bien. Malheureusement, notre passage à Bevelle, avec mon frère, avait été rapide. Juste aller au temple et repartir. Je n'avais donc pas pu étudier le terrain, si bien que je n'ai absolument aucune idée de où peut bien se trouver l’hôpital par rapport au temple. Elle semble vouloir utiliser les grandes allées. C'est un pari. Globalement, on dispose de deux solutions. Soit on prends les grandes allées, où on risque d'être plus souvent repérés, mais où être repéré risque le moins de se solder par des soucis, comme un couple marchant dans les grandes allées de la plus grande ville du monde n'est pas quelque chose de très surprenant, soit on emprunte les petites ruelles. Là, effectivement, on aura beaucoup moins de chances de tomber sur un garde. Par contre, le moindre garde qui nous tombe dessus sera sûrement automatique suspicieux de nos activités. Je ne connais pas assez la ville pour choisir.

On avance doucement. Je remarque bien qu'elle semble peiner à avancer, mais je ne sais pas comment réagir. J'ai peur que si je lui fait une remarque, ça lui sappe le moral. Qu'elle se dise que ce ne sera pas possible. Mais en même temps, si elle se fatigue déjà maintenant, effectivement, ce sera compliqué d'aller jusqu'au temple. Je ne me vois pas la porter jusqu'à notre destination, et encore moins le prêtre qui s'occupe de l'épreuve nous laisser la faire si elle n'est pas capable de marcher. Et ce serait un peu la fin de notre escapade, car si on y reste trop longtemps, elle serait reconnue. Vilhatt serait prévenu. Je souffle doucement et vais pour lui proposer mon aide alors qu'elle s'engage dans une ruelle. Elle prends ce pari là. Okay, ça me va.

On a à peine fait quelques pas que la première embûche de notre route se profile dans une ruelle qui communique vers la notre. Trois poivrots. Putain. Il faut pas que l'on se fasse remarquer. Je regarde Ryme. Elle semble avoir un peu de mal à avancer. Je ne veux pas la stresser plus. Rapidement, je m'engage dans le ruelle et m'approche du groupe. D'une voix basse, je leur parle.

« Je peux vous aider messieurs ? »

Deux des trois poivrots me regardent d'un mauvais œil alors que le troisième ne semble même pas m'avoir remarqué. Je le bloque.

« Je vais vous demander quelque chose mes amis. C'est de retourner par où vous êtes venus. Ce serait gentil de votre part. »

Ils grognent un truc en mec bourré. Je sens que ça ne va pas le faire. Putain. Un des poivrots, le plus alcoolisé, me bouscule. Je souffle fort par le nez. C'est pas la soirée pour me faire chier mec. Je vais régler ça rapidement.

D'un geste précis, je frappe du tranchant de la main vers la gorge du plus imbibé, qui hoquette de surprise sur le coup. Dans le même mouvement, je frappe de l'autre poing le ventre du second clochard, qui recrache tout son air. Ils reculent tout les deux, un air effrayé sur le visage. Visiblement, ils ne s'étaient pas attendu à ça. Est-ce que j'avais mal lu leurs intentions ? Peu importe. Il faut que je finisse ce que j'ai commencé. Si je les laisse partir comme çà, ils vont sûrement prévenir un garde, et ce n'est pas quelque chose que je peux laisser faire. D'un geste gracile, mon genou vient frapper le menton du premier, qui s'écroule comme une masse. Un de moins. J'attrape ensuite l'autre et lui claque la tête contre le mur, avant de le cogner dans le ventre une nouvelle fois. Il est à terre. Plus que le …

… Dernier ?

MERDE. Il a du passer. Au pas de course, je retourne vers Ryme. Et oui. Il est là. En train de l'agresser. Je vois rouge. D'un geste violent, je l'arrache du sol et le plaque contre le mur, mon avant bras contre sa gorge la seule chose qui l’empêche de toucher le sol. Mon œil lance des éclairs. Je n'ai qu'une envie, c'est d'appuyer mon avant bras jusqu’à ce qu'il ne devienne qu'un sac de patates, mou et immobile. I la osé faire du mal à Ryme. Je tourne la tête vers elle. Son visage me calme. Je souffle alors que l'odeur de l'urine fraîche me monte aux narines. Il s'est pissé dessus le con. Je le relâche et l'invective.

« Tu va retrouver tes potes dans la ruelle et tu rentres chez toi, okay ? Si jamais tu fais quelque chose qui n'est pas ça, je te promet que je te retrouve et que je te tues. »

Mon pied vient à la rencontre amicale de ses cotes alors qu'il se relève et part en pleurant. Je me retourne ensuite vers Ryme et la prends dans mes bras avant d'embrasser son front.

« Ça va ? Tu n'as rien ? J'ai du m'occuper de ses amis avant de venir te voir, je suis désolé. »

Je la serre contre moi le temps que mon cœur retrouve son calme. Je lui prete mon bras comme soutien. A deux, on ira plus vite. Allez. Du courage. On a eu notre dose d'aventures, maintenant Yevon va nous sourire et on va arriver sans encombres, hein ?

J'étais naïf, a cette époque. Je ne savais pas que je venais de mettre en route le compte a rebours vers notre fin.

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Ryme

Invokeure

le Ven 8 Sep 2017 - 9:57
Quel était ce sentiment ? Un mélange de peur, d'admiration, de reconnaissance et d'amour. Quel était ce sentiment ? Qu'elle n'arrivait pas à nommer et qui pourtant, la faisait frémir aussi bien de plaisir que de crainte. Quel était ce sentiment ? Qu'elle ne pouvait ne pouvait ni ignorer, ni repousser. Peut-être qu'il n'avait pas de nom, tout simplement. Mais, cette sensation, ancrée dans tout son être la laissait interdite devant Cillian. Jamais encore, elle ne l'avait vu ainsi. Impétueux, furieux, mortel. Et elle réalisait que, peut-être, elle comptait. Sans doute même plus qu'il voulait bien le dire ou lui faire croire. Qui tabassait un pauvre homme ivre comme ça, juste pour aider une... "Amie" ? Ryme n'en connaissait pas beaucoup, en même temps, elle n'avait pas d'amis ou presque.
Et quelque part, cette facette de lui, lui donnait une saveur en demi-teinte dans le cœur. Il la protégeait, du mieux qu'il pouvait, de toutes ses forces et cela lui était plaisant, flatteur. Mais le prix à payer était la violence dans ses yeux, dans ses mains, dans son corps. Si lui, lui offrait la possibilité de devenir une meilleure version d'elle-même... Elle, avait l'impression de refaire sortir de vieux démons. Mais peut-être était-ce juste une impression.
Les Voix de Yevon étaient surprotégées, à l'abris de tout et de tous. Il fallait bien admettre que Ryme ne connaissait rien à la réalité des combats, contre des hommes ou des monstres, quand bien même, souvent les deux races se confondaient. La chanteuse fronça le nez en sentant l'urine tiède se répandre sur les vêtements du malheureux, mais aussi sur le sol. Ce Bevelle là, elle ne l'avait jamais connu. Ces gens-là, elle ne les avait jamais connus. Ce monde-là, elle ne le connaissait pas. Normal que le malandrin la prenne pour une chose : au final, elle en était une.

Il l'attira à lui, avant de baiser son front. Son étreinte était puissante, forte, pleine de tensions. Lui aussi avait peur. Ryme profita de cet instant pour fermer les yeux et se blottir un peu plus contre-lui. Quelque part, son esprit lui disait que, son agresseur n'obéirait pas. Il irait voir les gardes et bientôt, ce corps, cette personne qu'elle aimait tant ne pourrait plus être à porter de ses doigts. Le cœur de Cillian bat fort. Presque trop. Mais il se calme. Pas comme le sien.
Une fois le muscle cardiaque plus apte a continuer, il la relâche, mais ne s'éloigne pas trop, lui présentant son bras. Dans l'incartade sa canne s'était retrouvée au sol et avait été recouverte de pisse. Inutile de dire que Ryme ne tenait pas vraiment à la récupérer. La jeune femme envoya sa main vers le visage de son compagnon. Avec un sourire apaisant, elle caressa une joue et quelques mèches de cheveux.

"Je vais bien. Ne t'en fais pas. Je pense que j'avais besoin de voir ce genre de choses aussi." Murmura-t-elle doucement.
"À vivre dans une tour d'Ivoire, on finit par oublier que le reste du monde est fait de charbon."

Sa conclusion lui tira un sourire triste. Elle qui voulait sa liberté plus que tout, qui voulait voir le monde et redonner un peu de joie aux gens, ne connaissait rien. Pires, ses convictions avaient été dévoyées par la présence de Cillian et l'amour qu'elle lui portait. La jeune femme inspira profondément, se gorgeant de l'odeur de misère qui régnait dans la ruelle. Il fallait que cette épreuve, que cette réalité la rende plus forte, plus déterminée.
Après un soupir, elle pressa doucement sa main sur l'avant-bras qu'elle tenait fermement, signe qu'elle était fin prête pour repartir. De son autre main, elle remit en place son capuchon avant de laisser les jambes de Cillain la guider.

Malgré le fait qu'il soit plus grand qu'elle, son bras arrivait pile à la bonne hauteur pour l'aider. Sa démarche s'était améliorée, même si la douleur, elle restait présente. Plus d'une fois, elle serra les dents, mais elle avait décidé de ne pas abandonner. Il était parfois difficile de passer à deux dans les boyaux les plus tortueux des petites rues de Bevelle. En général, il la faisait passer devant, sans doute pour pouvoir mieux surveiller les horizons.
Au bout de plusieurs minutes, peut-être quinze ou vingt, le temple se distinguait clairement. Le cœur de Ryme ne put s'empêcher de se gorger d'espoir. L'heure que le garde lui avait annoncé devait déjà être entamée. Mais, si personne ne venait les chercher, c'est qu'ils avaient réussi, non ?? Un immense sourire se dessina sur son visage alors qu'elle cherchait le regard de Cillian, pensait-il la même chose ? Ou avait-il choisi de rester sur ses gardes jusqu'au bout ??

Ryme allait exprimer sa confiance et sa joie, lorsqu'elle remarqua d'étranges lueurs sortir des méandres des rues et ruelles. Elles étaient accompagnées par des cliquetis un peu trop familiers. Soudainement, elle se sentit vide et froide, comme dévorée de l'intérieur. Elle regarda sa jambe, la blessure était boursouflée par l'effort et le muscle - ou son absence, était devenu violine. Sa gorge se serra, elle ne pourrait peut-être pas courir sans aggraver la situation. Tant pis. Elle fit glisser sa main de l'avant-bras jusque dans celle de Cillian, puis elle pressa ses doigts. Aussitôt, le rythme s'accéléra. Il ne faisait guère plus que de trottiner, mais pour Ryme, il s'agissait déjà d'une course soutenue. Chaque impact de sa plante de pied dans le sol déclenchait des vibrations de souffrances.

Plus que quelques mètres. Le dragon de la porte du temple commençait à être visible. Mais le bruit retentissant d'un coup de feu, qui siffla tout près de son oreille, la fit se stopper net. Sa jambe blessée se déroba sous son corps. Aussitôt, elle chercha Cillian du regard. Il avait l'air d'être en pleine forme. Il était encore debout, peut-être ?
Un silence lourd se répandit dans la nuit. Un applaudissement brisa l'instant, quelques secondes plus tard. Ryme tourna la tête. Vilhatt. Ses yeux faisaient des aller-retour entre le prêtre, Cillian et le temple.

"On n'a toujours pas retenu la leçon à ce que je vois..." Soupira le prêtre tout en s'avançant. Il rangea le pistolet qu'il avait utilisé pour tirer à sa ceinture.
"Tu me déçois beaucoup Ryme. Je suis très fâché. Tu as osé me mentir. Pour te compromettre avec... Ce plouc."

Ryme ne répondit rien. Elle se contenta de serrer les poings et la mâchoire. Son corps tout entier commençait à trembler sous le joug de la peur.

" Une fois débarrasser de lui, peut-être devrais-je ajouter de nouvelles décorations à ta chair ? Mes initiales doivent se sentir bien seules..."

La gorge de Ryme se noua. Elle baissa les yeux.

"Cillian, fuis. Fuis, je t'en supplie." articula-t-elle a voix baisse la voix enrouée par l'émotion.

"Tu peux remercier ce pauvre homme que tu as molesté, Cillian. Sans ce petit accès de rage, vous auriez sans doute atteint votre but. Dommage, je n'aime pas qu'on joue avec mes affaires. Surtout lorsqu'il s'agit de mon jouet préféré. Pars maintenant, retourne chez toi, oublie la. C'est une bonne offre que je te fais. Accepte sinon... " Le visage de Vilhatt se para d'un sourire narquois dont lui seul il avait le secret. Il désigna, d'un geste du bras, la suite de moines-guerriers qui, sous la menace venait de se déployer à ses côtés, pour mettre l'emphase sur la menace qu'il venait de prononcer.

Un autre prêtre était également là, plus en retrait. Les bras croisés. Ryme ne le connaissait pas. Que pouvait-il bien faire là ?

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Dim 10 Sep 2017 - 11:20
Elle n'a pas l'air rassurée. Peut être que c'est la première fois qu'elle voit des gens se battre ? Maintenant, que j'y pense, la vie de Voix ne doit pas forcément vous confronter à la dureté du monde extérieur, et même si Spira est une terre enchanteresse, personne ne peut nier que c'est un endroit dangereux, et ça, elle le sait dans sa chair. J'espère ne pas lui avoir fait peur. Même si, au fond, ça va, je pense. J'ai été gentil. Enfin, gentil, pour ce genre de soucis. D'autres personnes n'auraient pas hésiter à le faire taire définitivement. Et cette petit voix dans ma tête me dit que c'est ce que j'aurai du faire. Il faut que l'on se dépêche.

Sa remarque me fait sourire tristement moi aussi. Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle, mais c'est vrai que par bien des aspects, elle est sûrement encore une enfant. Mais je ne veux pas la déformer. Je ne veux pas qu'elle croit que notre monde n'est que violence. La violence en est une partie, certes. Un partie nécessaire même parfois. Mais ce n'est en aucun cas la partie la plus important, au fond. Je serre légèrement son bras alors qu'elle prends le mien pour que l'on avance plus vite. On avance. Toujours plus vite. J'espère que sa jambe va tenir la cadence. Au pire, je la porterai. On ne va pas s’arrêter aussi près du but. Non. Même si je dois physiquement la supporter pour les derniers mètres, je fais la promesse devant Yevon qu'on arrivera au temple. Et si il faut que je la porte pendant l'épreuve, et bien je la porterai pendant l'épreuve. Et si il faut que j'aille moi même tabasser Bahamut pour qu'il l'accepte comme Invokeur, et bien, que Yevon m'en soit témoin, j'irai le cogner à mains nues si il le faut.

Concentré sur le fait d'avancer aussi vite que possible, je n'entends rien des cliquetis qui n'annoncent pourtant rien de bon. Concentré sur le fait d'arriver au temple aussi vite que possible, je ne remarque pas les changements dans la luminosité. Les ombres qui se dessinent. Plus que quelques mètres. Ensuite, se dépêcher pour rentrer dans la salle de l'épreuve. Ils ne pourront pas nous y suivre.

Douleur au visage. Bruit assourdissant.

Mon premier réflexe est de regarder si Ryme va bien. Elle est par terre, mais je ne vois pas de sang. Mon second réflexe est de poser ma main sur ma joue, qui me brûle. Je sens un liquide chaud couler d'une petite entaille. C'est du sang ? Mon sang ? Oui. Je ne vois pas d'autre solution. Putain. C'est maintenant que je le remarque. Cet affreux prêtre. Devant les marches du temple. J'ai un frisson de dégoût en le voyant, a moins que ce soit le choc de la blessure. Il se met à applaudir. Mon corps tremble. Je ne sais pas si c'est de la peur, ou de l'excitation. Même si sa présence rends l'objectif principal de la soirée, mettre Ryme a l'abri, plus compliqué à atteindre, il facilite grandement la réalisation de l'objectif secondaire : faire payer a Vilhatt pour tout ce qu'il a pu faire subir à Ryme.

Ses remarques augmentent mon dégoût. Autant j'étais vaguement au courant qu'il ne considérait pas vraiment Ryme comme un individu, mais le voir le dire avec autant de verve, c'est … ugh. Je regrette affreusement ce que j'ai pu dire à l'infirmière, comme quoi Ryme n'était qu'un jouet. Je secoue doucement la tête quand Ryme me demande de fuir. Cette situation m'a doublement convaincu qu'il faut que je la libère d'ici. Il en va de mon honneur … Non, de ma décence en tant qu'être humain. C'est pas possible de laisser quelqu'un dans de telles conditions. Je passe ensuite mon regard sur les Moines-guerriers. Comment peuvent ils ne pas sauter directement sur Vilhatt ? Comment peuvent ils ne pas se rendre compte qu'il est une personne abjecte qui va à l'encontre de sûrement tout les enseignements de Yevon, et même un peu plus.

Doucement, je m’approche de Ryme et passe ma main dans la sienne pour la rassurer. Tout va bien se passer. Je ne peux pas la laisser tomber maintenant. Je ne vais pas la laisser tomber maintenant. Cette situation est tellement abjecte que je ne vois pas une autre possibilité de sortie que notre victoire totale et complète sur cette vile créature.

« Je suis désolé, mais je ne vois pas de jouet ici. A moins que tu parles de mon épée ? C'est le seul objet dans le coin. Ou alors, la canne que Ryme a prise en partant ? Si tu veux, elle est dans une ruelle plus loin, recouverte de pisse. Vous devriez bien vous entendre, du coup. Même si, sincèrement, tu serais sûrement une mauvaise influence dessus. »

Je souris en coin. Bravado.

« Après, je suis sur que cette canne pleine de pisse de clochard serait contente de t'avoir comme amie. Après tout, c'est pas souvent qu'elle pourra tomber sur quelqu'un qui la valorise. »

Je soupire.

« Je présume que de toute façon, rien de ce que pourrai dire ne réussira à passer la couche de merde que tu as dans le cerveau ... »

Je me tourne vers les moines, qui ont l'air un peu choqués.

« Et vous, défendre un individu comme ça, ça ne vous pose pas de soucis de conscience ? Il considère une fille de Yevon comme un objet, ça ne vous dérange pas ? Eclairez moi, quelle genre de gymnastique mentale allez vous faire pour vous rassurer sur le fait que vous n'êtes pas ce qui se fait de pire sur Spira, après Sin ? »

Je me penche vers Ryme.

« Quand ils seront sur moi, fonce droit devant toi et ne t’arrête pas avant que tu sois devant le priant. D'accord ? »

Je presse doucement la main de mon amie et la relâche. Allez. Mordez à l’hameçon. Concentrez vous sur moi.

« Je pense qu'il va falloir mettre tes menaces à exécution, Vilhatt. Mais, et excuse moi Ryme chérie, jerisque d'être un client un peu plus compliqué qu'une jeune femme terrorisée. »

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Ryme

Invokeure

le Mer 13 Sep 2017 - 21:46
Ils parlaient. Vilhatt et Cillian. Mais Ryme ne comprenait plus vraiment ce qu'ils disaient, dans ses oreilles, il n'y avait que le battement furieux de son cœur. Son Gardien refusait de fuir. Il allait mourir, elle en était sûre. Le pire cas de figure qu'elle avait imaginé, était en train de se dérouler sous ses yeux. Sa gorge s'assécha doucement, la vidant de toutes paroles.
En face, le prêtre des Voix restait stoïque face au discours de celui qu'il jugeait comme étant son rival. Ce rustre avait la verve acéré, mais elle manquait cruellement d'élégance à son goût et puis, il lui fallait bien avoué que, ce qui l'intéressait était la détresse de Ryme. La voir trembler, de peur avait toujours été un de ses petits plaisirs secrets. Elle était si belle, si fragile lorsqu'elle le regardait avec de grands yeux humides, prêts à déborder de larmes. Le religieux tiqua légèrement lorsqu'il vit qu'ils ne recensaient pas.
Ryme se servit de la main de Cillian pour se relever, les paroles qu'il lui avait murmuré l'avait un peu remise dans de bonnes conditions. Il y avait dans les yeux de la jeune femme, une lueur que Vilhatt détestait. Mais qu'elle assumait pleinement à présent. Elle ne se battait pas uniquement pour elle, mais aussi pour lui. Pour la cause qu'ils embrassaient et les réunissaient. La Voix ne pouvait pas le décevoir, pas lui, pas encore une fois. Ils iraient sur cette fichue plage de Besaid, ensemble. Vivants, en poussières ou en furolucioles.

"Je vois que ta verve est à l'image de ta personne" commença cyniquement Vilhatt.
"Complètement vulgaire et peu recherchée. Quelque peu... Amputée, si je puis dire."

Le prêtre s'avança un peu, les moines le suivirent sans broncher. Ryme les avait toujours connus ainsi : obéissant, silencieux, prêts à tout pour les plus hauts dignitaires de l'église. La jeune femme enroula légèrement corps autour du bras de Cillian à mesure où Vilhatt avançait. Le Gardien avait raison : elle était terrorisée. Parce qu'elle savait de quoi il était capable. Parce qu'elle savait qu'il allait encore user de sa langue comme d'une arme pour blesser là où ça faisait mal. La joute verbale et physique n'en était qu'à ses prémices.

"Si tu connaissais les avantages à être un bon moine-guerrier, toi aussi, tu ne dirais rien. Ce système offre du bonheur au peuple de Spira. Pense à tous ceux qui acclament Ryme à chaque concert, pense à tous les enfants qu'elle fait rêvé rien qu'avec un sourire ?" commença-t-il en écartant les bras pour donner plus d'emphase à ses paroles. Les dits avantages, se limitaient malheureusement, à la seule pensée que leur famille serait à l'abris de la folie de monstres tel que Vilhatt.
"Même salie par ta présence, elle reste une magnifique chose. Et par dessus-tout, ma chose. La mienne. Même corrompue par des sentiments mièvres à ton égard."

Ryme se détacha doucement de Cillian. Elle savait que, lorsque Vilhatt était pris par l'avarice de ses propres verbiages, il était facile de détourner son attention. La jeune femme serra un peu plus le manteau contre-elle. Malgré la température nocturne agréable, elle était glacée. Par la peur, l'angoisse et aussi l'adrénaline qui commençait doucement à gagner ses veines. Elle attendait que les moines se ruent sur son Gardien pour filer jusqu'au Priant. Une fois disparue dans le temple, ils se laisseraient de Cillian pour aller à sa poursuite pour éviter à tout prix, le face-à-face qui pourrait se dérouler dans la chambre sacrée.

"Et toi aussi, tu craquerais si tu la voyais entre les draps. Rougissante, tendue, offerte. Tu l'aurais vu, lorsqu'elle sanglotait ton prénom, alors qu'elle me croyait endormi. Je n'avais envie que d'une chose, martyrisé un peu plus sa chair."

Il jeta un regard lubrique à Ryme qui baissa les yeux. Les moments intimes qu'elle avait passés avec le prêtre ne dataient pas d'hier. Il n'avait pas été sa première expérience, mais avait été un des premiers a solliciter régulièrement sa présence, et ce, qu'elle était majeure aux yeux de l'église. Le souvenir de ces nuits la rendait honteuse, d'autant plus qu'il révélait sans fard qu'elle pensait à Cillian ces dernières semaines, lorsqu'il consommait sa chair. Chaque fois qu'il posait la main sur elle, la jeune femme avait essayé de superposer l'image de son Gardien à celle du prêtre, parfois en vain. Mais cela avait rendu la chose plus soutenable.

"Maintenant, je pense que tu as assez joué avec mes affaires. Il est temps que tu retournes à ta place : dans la lie de Spira."

Vilhatt tendit le bras, signalant aux hommes armés qu'ils devaient agir. Ils ignorèrent tous Ryme, se concentrant sur Cillian. La jeune femme fut rapidement repoussée sur le côté, peut-être par lui, peut-être par un moine. Le cœur lourd comme de la pierre, elle détourna les yeux de son compagnon, avant de fixer son attention sur la porte du temple. Vilhatt s'était suffisamment avancé pour qu'elle puisse passer. Discrètement, elle commença à bouger.
La Voix entendait des cris. Mais pas la Voix de Cillian, pas encore. Elle l'entendait grogner, souffler, mais pas crier. Il devait pouvoir s'en sortir. Il devait s'en sortir, il le lui avait promis. Mais, quelques secondes plus tard, elle entendit un gémissement venant de lui. Ce son lui déchira le cœur en deux. Tout son être avait envie de faire demi-tour, d'essayer de l'aider du mieux qu'elle pouvait. Mais, elle avait fait une promesse elle aussi. Alors, elle avançait. Encore et encore, pas après pas, mètres après mètres.

Et puis, Ryme entendit un cliquetis familier. Celui d'un pistolet. Elle se retourna, Vilhatt n'était pas loin, juste a quelques mètres. Il pointait avec un sourire narquois le canon de son arme sur Cillian qui était en train de se battre contre les (trop) nombreux moines. S'il pouvait encaisser quelques coups-de-poing ou d'épées, une balle lui serait fatal. La gorge de Ryme serra. Il était un grand garçon. Il avait choisi de la défendre. Il lui avait tant répété. Elle entendait encore sa voix, grondante lui répéter cela.
Mais ce fut plus fort qu'elle. La jeune femme se plaça devant Vilhatt au moment où il allait appuyer sur la détente. Un coup de feu retentit, suspendant même les combats. Puis il y eut le bruit sourd d'un corps tombant au sol. La flaque de sang commençait à s'étendre, formant une rosace sur le pavé du temple. Vilhatt avait juste eut le temps de dévier son tire, encastrant tout de même une balle dans l'épaule de Ryme. Une blessure qui n'était pas létale, mais qui, à bout portant, était tout de même dévastatrice.

Tout un tas de sensation étrange circulait dans son corps. Il y avait le sol, qui lui paraissait brûlant. Il y avait l'impact de la balle, qui lui était aussi glacial que fiévreux. La douleur quitta tout son corps pour se concentrer uniquement à l'endroit où elle avait été touchée. Un goût ferrugineux remontait dans sa gorge. Elle était fatiguée, mais refusait de fermer les yeux. Ses lèvres tremblantes essayaient d'articuler le prénom de son gardien, en vain.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Ven 15 Sep 2017 - 17:01
Mon œil verrouille ceux du prêtre alors qu'il parle. Je sens la bile monter en moi, encore plus que ce qu'elle faisait avant. C'est fou, qu'on puisse détester autant quelqu'un. Ce n'est même pas que Vilhatt en lui même qui me dégoutte. C'est tout ce qu'il est. Tout ce qu'il représente. Les enfants qu'elle a « fait sourire » souriraient ils autant si ils étaient forcés de vivre ce que les Voix vivent ? Le sacrifice des Invokeurs n'est il pas assez ? Est-ce que tout ce que nous faisons, en tant que société, doit être construit sur les larmes et le sang des autres ?

Elle n'est pas une chose. Pas la mienne. Pas la sienne. Elle est une personne. Et personne ne peut la posséder, si ce n'est elle même. Pendant quelques secondes, je sépare mon regard de celui du prêtre pour le glisser sur Ryme. La pauvre. Je sens une volonté nouvelle naître dans mon cœur. Enfin. Elle n'est pas si nouvelle, mais elle est plus forte que jamais. Vilhatt, tu vas payer. Pour tout ce que tu lui a fait. Tu aimes faire du mal aux gens ? Les voir impuissants devant toi ? Je te promet qu'avant la fin de la journée, tu va voir ce que ça fait d'être de l'autre coté du miroir. Et croit moi, personne ne viendra te plaindre.

Je fais craquer mon cou et repousse doucement Ryme alors que les moines-guerriers arrivent sur moi. Allez Ryme, tus ais ce qu'il te reste à faire. Fonce ma belle. Je ne te retourne pas. C'est a toi de jouer maintenant.

Un crochet du droit accueille le premier moine à ma portée. Ils sont au moins dix les cons. Je ne pense pas pouvoir gagner. Tout ce qu'il faut que je fasse, c'est gagner du temps. Je remue rapidement al tête pour couvrir ce que mon œil mort ne couvre plus. Inspiration expiration. Doucement, je recule. Au moins ils peuvent arriver sur moi à plusieurs, au plus je peux négocier ça a mon avantage. Malheureusement, je pense qu'ils le savent aussi, et depuis que le premier à eu le droit à une séchée, il semblerait qu'ils me prennent moins pour un incapable. Je suis à la fois flatté et un peu triste. C'est pas bon pour moi.

Un second arrive et esquive mon coup, pour m'en porter un au ventre. Trop près pour esquiver, je lui brise le nez d'un bon coup de boule, qu'il me sonne un peu aussi. Il avait le crane du, ce con. Un second moine en profite pour m'attraper le bras gauche. Je le mords, mais il ne lache pas alors qu'un autre coup arrive dans mon ventre. Aucun d'entre eux n'a sorti d'arme. C'est une bonne chose pour moi. Je présume que Vilhatt veut m'humilier avant de tuer. Je rue comme un diable en silence pour ne pas gâcher de souffle. Un autre des moines en prends une sévère, mais ça ne le met pas à terre, loin de là. Ce n'est pas l'élite de Yevon pour rien. J'en prends une autre dans le crane, ce qui m'arrache un cri.  Pendant quelques secondes, je vois trouble et rate un coup de pied. Un autre moine m'attrape mon dernier bras alors que je tente de lui mettre un coup de boule. Il n'est pas aussi bête que son autre pote et ne se met pas à porter.

J'ai beau continuer à remuer, ils me maintiennent avant de me bloquer totalement. Je plante mes dents dans le bras d'un des moines, sans succès. Putain.  Alors que ma vue me revient complètement, je vois Vilhatt, un pistolet braqué sur moi dans la main. Je sens les moines derrière moi se tendre. Normal. Il y a toujours risque que le projectile me traverse et vienne frapper l'un d'eux. C'est tout ce que j'espère. Je ferme l'oeil et adresse une dernière prière à Yevon, qu'il protège Ryme.

La détonation retentit et je sens un poids mort sur moi. C'est ça, le décès ? Non, car j'entends des voix. Ce n'est pas celle de Ryme. Ni celle de Vilhatt. Un des moines ?

« Il a tiré sur Ryme ! »

Comment ?

Mon regard tombe sur la forme inanimée de Ryme. Non. NON. Je sens un goût de fer dans ma bouche. Je n'ai pas été touché pourtant ? Un des moines pousse un cri d’effroi alors que le plante mon regard dans le sein. Je sens l'étreinte sur moi se relâcher alors que l'odeur caractéristique de la magie me monte au nez. Je fusille un autre moine du regard, qui s'éloigne doucement. Il faut réagir vite, maintenant que je suis libre.

Comme un tigre, je franchis la distance qui me sépare de Vilhatt. Il regarde Ryme, hébété, comme si il n,'avait pas compris ce qui a bien pu se passer. Je lui 'attrape le poignet et le tord pour le faire lâcher son arme avant de le tirer vers moi pour mieux lui secher la mâchoire du plat de mon poing. Je le tire de nouveau et lui brise le nez d'un coup de boule, l'envoyant au sol. J'ai mal partout, mais je me sens incroyablement bien. Incroyablement fort. Je repousse l'arme d'un cou pde pied et me tourne vers le groupe.

« Si elle meurs ici, je vous promet que pas un d'entre vous n'en sort vivant. »

Mon regard se déplace ensuite vers l'autre prêtre, qui se cachait un peu plus loin.

« Fais ton office, bonze. »

Je reporte ensuite mon attention que Vilhatt, qui pleure en murmurant le nom de Ryme. Il se prends ma botte dans la bouche.

« Tu n'as plus le droit de prononcer ce nom. »

Je me penche sur lui et le relève avant de lui coller avec violence mon genou dans les parties.

« La prochaine fois que tu la touche. »

Autre coup. Je sens quelque chose se briser chez lui.

« Non, la prochaine fois que tu penses à la toucher. »

Autre coup. Je pense que je vais le tuer.

« Je veux que tu te souviennes de ce moment. »

Dernier coup. Je ne sais même pas si il sera encore capable de toucher quelqu'un, maintenant. Je m'agenouille sur lui. Il est en train de pleurer. Pitoyable. Mon poing fends l'air avant de lui frapper la mâchoire. Puis une seconde fois.

« Alors, cette sensation d'être une victime ? »

Crac. C'est ça mâchoire qui cède, il semblerait.

« De ne rien pouvoir faire ? »

Je passe à frapper ses côtes.

« Tu aimes ? »

Encore un coup.

« Alors tu ira expliquer ça à tout tes amis qui prennent les voix pour des putes, okay ? »

Je le cogne une dernière fois. Non. Je ne vais pas le tuer. Il faut faire passer un message. Par contre, un truc que je peux faire, c'est … D'un coup sec, je frappe sur son genou, qui cède. Il va voir ce que ça fait, avoir une jambe qui marche moins bien. Je me penche ensuite pour le ramasser. Un peu d'élan, et je lance son corps brisé sur le groupe de moines. Je claque ensuite mon pied sur le sol et prends une posture de combat.

« Une fois qu'elle peut bouger, elle et moi on va dans le temple faire d'elle une véritable Invokeur. Si certains d'entre vous ont envie de mourir en nous en empêchant, qu'ils approchent ! »

J'ai beau tenter d'avoir l'air fort, je sens toute mon énergie partir. Tout mon corps me faire mal. Toute l’adrénaline partir. Le pire, ce sont mes mains. Je crois que je me suis brisé des phalanges.

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Ryme

Invokeure

le Sam 16 Sep 2017 - 10:03
Bien que la vie ne quittait pas son corps, techniquement, Ryme se sentait doucement mourir. La balle avait pénétré sa chair juste sous une clavicule, près de l'épaule. La blessure irradiait, encore chaude et suintante de sang et de poudre. La douleur qui courrait déjà dans ses muscles se concentra sur cette blessure pour laisser son corps comme celui d'une poupée de chiffon. Elle ne pouvait plus marcher. Elle n'aurait pas la force de communiquer avec le Priant ou de recevoir sa bénédiction. Bahamut n'accorderait jamais ses pouvoirs à quelqu'un d'aussi amoché, car cela la tuerait. Peut-être pas à coup sûr, mais le risque était trop grand.
Cillian devait fuir, pendant qu'il était encore temps. Malgré le combat qu'il avait mené, le jeune homme semblait être en forme. Ryme, elle, naviguait être deux paliers de conscience, luttant pour ne pas prendre la direction la plus facile. Dans cet état, elle ne lui serait pas utile. Mais l'avait-elle seulement été ? Une toux secoua son corps. Un goût ferrugineux s'empara de sa bouche et elle cracha un peu de sang. Les Voix de Yevon était un magnifique piège, au final. Elle avait fait de son mieux, mais peut-être que son destin était de rester parmi l'organisation ?

Le peu de pensées cohérentes qu'elle avait se brisèrent alors que quelqu'un souleva son corps. Ryme esquissa un sourire, espérant qu'il s'agissait de Cillian. Dans son cœur, elle espérait qu'ils s'échappent ensemble. Après un peu de repos, elle pourrait soigner ses blessures et la quête d'un temple pourrait reprendre. Où ils pourraient juste disparaître, comme l'avaient fait ses propres parents. À tâtons, elle essaya de reconnaître son Gardien. Mais les traits du visage sous ses doigts lui étaient inconnu. La peur rampa à nouveau dans son estomac et elle ouvrit grands les yeux sous le joug de l'adrénaline qui se mit à nouveau à circuler dans ses veines.
Cillian s'était jeté sur Vilhatt. Les moines guerriers ne bougeaient pas, confus, résolus, apeurés. Et Ryme les comprenait. Il y avait quelque chose de différent chez lui. Quelque chose de dangereux, empoissonné, létale. La violence semblait épouser toutes les fibres de son corps alors qu'avec force, il frappait le prêtre. Ryme pouvait entendre les os se fendirent, craquer. Lorsqu'il lui brisa les côtes, la chanteuse ne put s'empêcher de faire une moue dégoûtée. Si elle ne portait pas Vilhatt dans son cœur, qu'il était un être abject, elle n'avait pas le courage de regarder plus longtemps Cillian le mutiler.

L'autre prêtre qui était là depuis le début, se permit de défaire une partie du haut de Ryme. Il murmura des choses, comme quoi la plaie était propre et que fort heureusement, la balle n'était pas restée dans la chair. Il commenta également que, les projectiles devaient sans doute contenir du poison, puisque les veines autour du trou d'impact étaient toutes gonflées et violines. L'homme était particulièrement indifférent au sort que subissait Vilhatt. Ryme essaya de se concentrer pour se rappeler si elle l'avait déjà vu un jour, en vain. Son visage lui était inconnu. Il ne faisait sans doute pas partit des Voix de Yevon.
Avec précaution, il lança d'abord un sort d'esuna afin de purifier le corps de Ryme. La lueur verte du sort était agréable et semblait lui retirer un énorme poids des épaules. Puis, l'apprentie Invokeure, reconnue le sort de soin et sa lumière si caractéristique. Elle commençait à se laisser aller entre les mains du prêtre, alors qu'elle entendit le bruit caractéristique d'une jambe que l'on détruit. Le son résonna dans sa propre carne, la secouant d'un terrible haut le coeur. Le maigre contenu de son estomac se vida sur le pavé dans un râle douloureux.

Elle avait beau savoir que tout ceci était nécessaire. Que c'était un mal pour un bien. Que ces actes isolés ne le définissaient pas. Ryme aurait souhaité ne jamais voir Cillian ainsi. Sa propre existence le rendait presque effrayant. Le poids de la culpabilité s'invita dans ses entrailles vides. Tout ça était de sa faute. Peut-être... Peut-être qu'elle n'aurait jamais dû lui parler. Elle ferma les yeux, la gorge serrée. Le jour où il était arrivé, elle avait reparlé à quelqu'un pour la première fois depuis quelques semaines. Elle n'avait pas été agréable, juste franche. Un peu trop d'ailleurs. Mais étrangement, cela ne l'avait pas découragé. Leur relation avait alors évolué, doucement, au fil des jours. Et sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte elle était tombée amoureuse. Ces sentiments, qu'elle chérissait tant, étaient néfastes pour lui. Mais il était trop tard pour renoncer ou faire marche arrière. Grâce à lui, elle aurait une vie. Une nouvelle vie.

"Cillian ?..." Réussit-elle a articulé doucement, la voix légèrement cassée.
Ryme tendit la main dans la direction de la silhouette floue qu'elle distinguait, avant de fermer les yeux, épuisée. Elle avait besoin de le sentir près d'elle. De sentir sa chaleur, sa gentillesse pour éloigner la vision de l'homme furieux qui était gravé sur ses rétines.

Ryme sentit qu'on la déposait au sol. Les pavés froids étaient devenus gluants à cause de tout le sang qu'elle avait perdu. Les sortilèges de magie blanche avaient anesthésié une partie de son corps, la berçant dans une tendre moiteur. Puis, elle sentit qu'on la décollait un peu à nouveau du sol. Juste assez pour être dans ce qui était le plus proche d'une position assise. Ryme, sans ouvrir les yeux, reconnue l'odeur de son Gardien. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire qui se voulait chaleureux avant de soulever un peu ses paupières pour le voir un peu, entre ses cils.

"Tu n'as rien ?" demanda-t-elle doucement en cherchant maladroitement un contact physique un peu plus intime et rassurant.
"Tes mains... Elles sont blessées." Ryme porta alors une des mains de Cillian à ses lèvres. Avec douceur, elle déposa un baiser sur le plat, juste au-dessus des phalanges. Puis, avec les maigres ressources magiques dont elle disposait, elle pria silencieusement. Une faible lueur se dégagea de ses propres mains, refermant les plaies, ressoudant partiellement les os.

"Je pense que Bahamut ne voudra pas de moi dans cet état-là" L'apprentie Invokeure essaya de rire un peu de la situation, mais rapidement, le petit éclat se transforma en quinte de toux.
"Rentrons à la maison. Allons à Besaid. Je crois... Je crois que... Je n'ai plus envie de te voir te battre à nouveau."

Un sourire un peu triste perla sur son visage alors qu'elle avançait une main tremblante vers le visage de Cillian. Il lui avait donné un goût de liberté et cela suffisait.

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