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Al Bhed


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Now we are on the edge of Hell • [ PV CILLIAN] (flachback)

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Sam 16 Sep 2017 - 13:42
Personne n'approche. Personne n'ose. Ils doivent voir dans mon regard toute l'intensité de ma volonté. De ma colère. C'est comme si quelque chose s'était réveillé en moi. Une sorte de rage primordiale. Bestiale. Comme si tout le mal, toute la douleur que j'avais pu voir dans ma vie me murmuraient à l'oreille qu'il fallait faire payer. Payer à ceux qui profitent. A ceux qui se gavent. C'est cette force qui me fait encore tenir debout, en fait. Je secoue doucement la tête, comme pour reprendre un peu plus de contenance.

C'est là que je remarque que le regard des moines oscille entre moi et le prêtre qui s'occupe de Ryme. Il a l'air de bien s'occuper d'elle en tout cas. Je reconnais les lumières de la magie curative. Ça me détends un peu. Qu'elle n'ait plus à souffrir. C'est bien. La bête est un peu calmée. Si il lui était arrivé quelque chose … d’irréversible, je ne sais pas comment j'aurai réagi. Je ne sais pas comment je l'aurai vécu. Je serre les dents. Je n'ai pas envie de la perdre. J'ai envie de la sentir contre moi. Doucement, pas par pas, j'avance. Les moines semblent reculer un peu. Visiblement, j'ai du leur faire forte impression. Je regarde le corps brisé de Vilhatt et mon estomac se retourne. C'est … C'est moi qui ait fait ça. Maintenant que la rage est passée, je me demande si j'ai bien fait. Si quelqu'un, aussi horrible qu'il soit, mérite ce que j'ai pu lui faire.

Merde quoi. Je l'ai tapé tellement fort que je m'en suis blessé moi même. Quelle horreur. J'espère que Ryme n'a rien vu. J'espère qu'elle ne m'a pas vu comme ça. En parlant de Ryme, j'entends sa voix m'appeler. J'arrive Ryme.

Alors que je m'appoche, le prêtre la pose doucement par terre et s'éloigne de quelques pas. Ce n'est pas de la peur que je vois dans son regard. Mais une réflexion intense. Instinctivement, je me met à ne pas lu ifaire confiance. Il a beau ne pas avoir la marque des Voix sur lui, je ressens dans ses traits la même sorte de … Comment dire ? De vice que chez Vilhatt. Pas de vice physique. Il n'a pas l'air d'être un pervers comme celui que j'ai tabassé. Non. Mais il y a dans ses yeux une sorte de malice. Toute les sirènes dans ma tête me hurlent de ne pas lui faire confiance. Mais je m'en moque. Il a soigné Ryme alors qu'il aurait pu la laisser mourir. Malgré toute ma bravado, au fond, je n'aurai pu forcer personne à rien ici. Rien que pour ça, il gagne quelques points auprès de moi.

Doucement, je m'agenouille devant la belle rousse et passe ma main sur son visage. Mes os brisées se rappellent à moi en envoyant des ondes de douleur le long de mes nerfs, mais je m'en moque. Il m'en faudra plus pour m’arrêter. Je la regarde. Elle est si belle. Mon ventre se serre un peu. Dans un sens, d'une façon, je peux comprendre pourquoi certains en seraient rendus à commettre la pire des choses pour avoir son attention. Je ne cautionne absolument pas. Je ne dis absolument pas qu'il faut le faire. Mais son visage si doux, si bienveillant réveille en moi des choses. Comme si la liberté à porté de main la rendait changée. Comme si, pour la première fois, je voyais vraiment l'individu qu'elle était, et non le rôle qu'on lui donnait.

Car oui, je le reconnais. Peut être qu'avant, je ne la voyais que comme une pauvre chose à aider. A libérer. Une Voix. Une victime. Et au fond, j'en ai honte. Doucement, elle prends une de mes mains dans les sienne et me soigne. Tiens ? Je ne savais pas qu'elle pouvait pratiquer la magie. Ça m'arrache un peu le cœur. Je ne sais pas grand chose d'elle, au final. Mais j'ai toute la vie pour la découvrir. Je souris doucement.

« Garde ton énergie Ryme. Je suis solide. Mais merci. »

Elle parle ensuite de Bahamut. Et de Besaid. Besaid. C'est vrai. Un instant, mon esprit divague vers les douces et chaudes plages de mon île natale alors que le cercle des moines se referme autour de nous. Une larme roule le long de ma joue. Je n'ai plus envie de me battre Ryme. J'ai juste envie d'être tranquille.

Doucement, je passe mes bras autour de la jeune femme, en essayant de ne pas lui faire de mal. Je baisse mon visage alors que mon cœur manque d'exploser sous les émotions et la fatigue. Pendant quelques secondes, mes lèvres frôlent celles de la rousse, avant de venir, avec hésitation, se plaquer contre. Je passe ensuite ma main sur sa joue alors que la voix de l'autre prêtre résonne dans l'esplanade.

« Il n'est pas mort. Vilhatt. Il n'est pas mort. Malheureusement, si je peux me permettre. »

Doucement, je passe ma main dans celle de Ryme et me relève.

« Par contre, il est salement amoché. Je n'aimerai pas être votre ennemi, Cillian. »

Je soupire doucement. Je n'ai pas envie de parler. Il n'est pas des Voix, alors il ne devrait pas nous embêter, non ?

« Je vous comprends, Cillian. Je vous comprends totalement. Un homme abject, ce Vilhatt. La façon dont il traite ces pauvres filles. Vraiment affreux. »

Je soupire. Si il savait, pourquoi ne pas avoir réagi lui même ? Pourquoi avoir laissé les Voix souffrir. D'une voix lasse, je lui réponds.

« Alors vous aller nous laisser partir ? S'il vous plait. »

J'entends son pied taper doucement sur le sol. Je me sens fatigué.

« Si il était mort sur le coup, peut être que nous aurions pu trouver un accord. Mais là … Il va se réveiller et vouloir, si ce n'est une vengeance, une certaine rétribution. »

Il marque une pause.

« Et je ne peux décemment pas vous laisser corriger votre erreur, maintenant. Ce serait indigne de mes fonctions. »

Je soupire. Bien sur que ce ne serait pas aussi facile. Je presse doucement la main de Ryme et la relâche, avant de planter mon épée dans le sol et de murmurer à l'oreille de Ryme.

« Une dernière fois et je suis tout à toi. »

Je me relève et regarde tout le monde. D'une voix lasse, je parle en faisant craquer mes doigts. Ca me fait mal.

« Allez. Et c'est vous qui avez réclamé. On va s'éloigner un peu histoire de ne pas la blesser, et je m'occupe de vous tous. »

Tout ce que j'espère, c'est réussir à les marquer assez pour qu'ils libèrent Ryme.

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Ryme

Invokeure

le Dim 17 Sep 2017 - 9:24
Soudainement, le monde autour commença à s'effacer. Les moines, les bruits de la mer, et même l'hymne des priants que l'on entendait fébrilement ; tout ça n'existait plus. Il n'y avait plus qu'elle, que lui. Un frisson agita son échine alors qu'il passait une main sur sa joue. Quelque chose avait changé. Quelque chose en lui avait changé. La larme qui s'écoule doucement de son unique œil valide est aussi douloureuse qu'un coup de poignard. Pourquoi, pourquoi ne les laissait on pas enfin tranquille ? Ryme était fatiguée. Cillian aussi. Cette fuite était peut-être la plus mauvaise des idées, mais, en même temps, elle avait tout changé. Entre eux, entre Ryme et l'église et sans doute sur encore beaucoup d'autres plans.
Avec beaucoup de douceur, le Gardien passa ses bras autour de son Invokeure qui se laissa faire. Elle lui faisait confiance. Elle donnerait sa vie et bien plus pour lui. Alors, un peu d'inconfort, le temps d'être légèrement déplacée, pour être plus près de lui, ne la dérangeait pas. La Voix réprima un rictus de douleur lorsqu'il frôla son épaule aux sensations exacerbées. Et puis, elle croisa son regard. Et tout le reste ne compta plus. Il y avait dans sa pupille, une lueur, un éclat qui n'existait pas jusque-là. Ou peut-être s'était-elle cachée ? Il se pencha, lentement, permettant à Ryme de fermer les yeux, juste à temps. Leurs lèvres se frôlèrent et se cherchèrent, pendant quelques instants d'une délicieuse attente, faisant manquer un battement de cœur à la Voix. Puis, elles se rencontrèrent enfin. Il y avait une hésitation touchante de sincérité, dans ce baiser. Il avait également le goût d'une petite éternité, mais aussi la tristesse d'un adieu.

Leur étreinte s'acheva, laissant Ryme légèrement avide. Au fond d'elle-même, la jeune femme savait que tout cela ne se terminerait pas bien. Que pour eux, il n'aurait et n'y avait jamais eu de fin heureuse. Ces instants, étaient tout ce qu'ils avaient. La jeune femme sentit que les larmes commençaient à lui monter aux yeux tandis que Cillian caressait une nouvelle fois son visage. Le prêtre inconnu annonça alors que Vilhatt n'était pas mort. Pourtant, devant le temple, sa voix résonnait comme une oraison funèbre. Ryme attendit que Cillian se relève un peu pour laisser aller sa tête contre son torse. C'était là qu'elle voulait rester, là où elle se sentait chez elle. C'était à ces bras-là qu'elle appartenait. Elle avait envie d'imprimer dans sa mémoire, dans son esprit et dans sa chair, cette sensation, cette chaleur, cette odeur. Étrangement, cette période, cette si petite période, avait été la plus heureuse de sa vie.

Mais, Vilhatt n'était pas mort. Son décès aurait pu, selon les dires du prêtre, leur offrir une éventuelle liberté, un accord, comme il l'avait si bien dit. Mais maintenant, il n'y avait plus de retour en arrière possible. La bataille n'était pas finie, pas encore. Le ventre de Ryme se serra douloureusement lorsqu'il lui murmura qu'après cette dernière bataille, il serait à elle. C'était un mensonge et elle le savait. Il le savait sans doute, lui aussi. La jeune femme lui adressa un sourire tendre, aimant. Le genre d'expression que l'on n'oublie pas et qui vous blesse un peu.
Ryme tourna la tête. Le prêtre des Voix de Yevon était dans un sale état, il fallait bien l'avouer. La mort aurait été une fin plus agréable que celle que les poings de Cillian lui avait offerte. Lentement, la chanteuse essaya de se relever. Ses bras tremblaient dangereusement, supportant malgré tout son poids. Un vertige commença à la saisir, mais elle essaya de se donner un peu de contenance en secouant la tête. Sa chevelure se libéra de son attache, répandant sur ses épaules ses lourdes boucles rousses. Les moines et le prêtre inconnu étaient tous concentré sur Cillian qui se tenait droit comme un i face à ses adversaires. Le cœur de Ryme la pinça douloureusement : elle devait faire quelque chose. Mais quoi...

Sa cuisse valide frôla par inadvertance le fourreau de la dague qu'elle portait à la taille. L'idée qui germa dans son esprit lui comprima la gorge, mais... C'était peut-être la bonne chose à faire. Lentement, elle poussa sur ses muscles, sur son corps pour prendre une posture debout. Sa carcasse était tordue par l'effort, les blessures, mais, elle était sur ses deux jambes. Une sueur âpre commença à rouler le long de sa nuque. Elle avait joué le jeu des Voix pendant tellement longtemps, elle s'était perdue dans cette nuit, ces ténèbres qu'avaient construites Vilhatt et les autres prêtres autour d'elle. Mais il n'y avait ni rêves ni bonté, juste des monstres. Des monstres qui avaient ses seuls amis, ses seuls repères. Et finalement, elle en était un aussi. À sa manière. Ce n'était qu'un juste retour de feu.
La bataille entre Cillian et les moines avaient peut-être débuté. Ryme était concentrée sur son propre objectif, la rendant hermétique au reste du monde. Il n'y avait que sa propre colère, sa propre rage et son cœur qui battait si fort dans ses oreilles.

Arrivée près du corps de Vilhatt, Ryme se laissa tomber à genoux. Elle observa sans un mot, sans une once de compassion, les blessures. Il semblait avoir repris connaissance, ou sa conscience était en train de naviguer sur les rives de la réalité. Tant pis. Lentement, la jeune femme sortit la lame de son fourreau. La mâchoire disloquée du prêtre l'empêchait de parler, mais également de trouver le bon angle pour l'égorger. Ryme posa la main sur le torse déformé par les côtes brisés, cherchant un battement de cœur. Elle trouva un endroit, posa la pointe sur la peau. Un peu de sang perla. La Voix arma son bras.
Un silence inquiétant lui fit tourner la tête. Le prêtre la regardait, un étrange sourire sur le visage. Et puis, elle croisa le regard de Cillian. Les lèvres de Ryme se mirent à trembler. Etait-elle assez forte pour ôter une vie ?

"Si je le tue." commença-t-elle d'une voix légèrement tremblante.
"Si je le tue, vous nous laisserez partir ?"

Son bras commençait à être pris de soubresaut à cause de la tension musculaire. Elle cherchait une réponse. N'importe laquelle. Une lueur dans le regard de Cillian qui l'autorisait à tuer Vilhatt, la garantie du prêtre qu'ils seraient libres. N'importe quoi qui pourrait les sauver.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Lun 18 Sep 2017 - 13:45
Ils n'avaient accepté que de faire quelques pas, surtout que Ryme était en train de se lever. Merde. J'aurai aimé plus. Bien plus. De quoi lui laisser une petite avance pour le moment inévitable où je serai réduit à l'état de pâte sur le sol et qu'ils iraient l’arrêter. Mais bon. Ainsi va la vie. Je n'ai plus qu'a gagner on combat contre une petite dizaine des plus féroces moines-guerriers de Yevon. Facile, non ? Je respire doucement. Chaque mouvement de mon diaphragme, chaque mouvement de ma cage thoracique, chaque mouvement de mes poumons m'arrache un peu plus de douleur. Quel enfer.

En claudiquant un peu, je m'approche du premier moine guerrier. Il semblait ne pas s'attendre à ce que je veuille vraiment me battre, car mon pied lancé avec force atteint ses cotes sans qu'il ne réagisse. Le choc envoie des vibrations désagréables le long de ma jambe, ce qui me donne la nausée. Le moine est à peine repoussé, mais il recule. Je présume qu'il n'a pas envie de se prendre un autre coup. J'ai a peine le temps de reposer mon pied par terre que je me trouve propulsé en l'air.

Je retombe lourdement sur les fesses. Doucement, mon esprit reussit à remettre en place ce qui vient de se passer. J'ai un goût de sang dans la bouche. Je crois qu'un des moines vient de m'en coller une. Je souffle. Putain. J'ai compris, je n'ai pas le droit de me faire toucher. De mieux en mieux. Avec difficulté, je me lève.

« C'est tout ? Je pourrai faire ça toute la journée moi. »

Ma phrase est un peu dure à comprendre. Je me demande si je n'ai pas la mâchoire fendue. Putain. Je présume que ma bravado est toutes éventée maintenant. Ils s'approchent de moi, sourires goguenards sur le visage. Je présume qu'ils pensent que c'est de ma faute si un de leurs camarades s'est fait tirer dessus. Comment peut on être aveugle à ce point ? Non. Aveugle n'est pas le bon mot. Comment peut on refuser de voir la vérité à ce point ? Même si il m'avait touché, il ne fait nul doute que moi aussi, la balle m'aurait traversée. L'un d'entre eux aurait été blessé quoi qu'il en soit. Pourquoi ne peuvent ils pas s'en rendre compte ? Pourquoi ne peuvent ils pas voir que l'église est leur ennemi, pas nous ?

Nous.

C'est d'ailleurs, en effet, la voix de l'autre partie du nous qui nous fait nous arrêter. Toutes les attentions se tournent vers Ryme, prête à empaler Vilhatt. Non. Non non non. Il ne faut pas qu'elle fasse ça. En utilisant ce qui me reste de force, je me dirige vers elle alors que j'entends la voix nasillarde du prêtre résonner derrière moi.

« Je … Présume que nous pourrions arriver à un arrangement. »

Je n'aime pas cette voix. Je ne sais pas pourquoi, mais tout mon instinct me dit de ne pas le croire. Si c'était aussi facile, il m'aurait laissé le tuer, non ? Il n'aurait pas fait son petit speech sur comme quoi il était trop tard pour le tuer maintenant. J'implore Ryme du regard. Ne fait pas ça. Tu ne le supporterai pas, je pense. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le temps d'arriver jusqu'elle avant qu'elle n'enfonce la lame dans le corps de notre nemesis. D'un geste un peu rapide, je pose mes mains sur les siennes avant de la regarder dans les yeux.

« Ne fait pas ça Ryme. »

Je pose mon regard sur le corps de Vilhatt qui remue un peu. Seigneur, ce que j'aurai aimé qu'il meurs. Mais … Ce n'est pas à elle de le faire. Ni a moi, au final.

« Ca ne vaut pas le coup. »

Je soupire. Je ne veux pas la forcer, retirer le couteau de ses mains ou quoi que ce soit. Je tourne le visage vers le prêtre.

« Si le tuer était possible, pourquoi avoir dit l'inverse il y à quelques secondes ? »

Je soupire et porte de nouveau mon attention sur Ryme.

« Je ne pense pas que ce qu'ils peuvent me faire est pire que de te savoir vivre avec un meurtre sur la conscience. S'il te plaît Ryme. Repose ce couteau. Fais le pour moi. »

Si j'avais su.

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Ryme

Invokeure

le Lun 18 Sep 2017 - 16:24
Un arrangement ? Vraiment ?
Le coeur de Ryme se gonfla d'un nouvel espoir, tant pis s'il était bâti sur des mensonges, elle avait besoin. Besoin de savoir qu'avec un peu de sang, elle pourrait enfin se reposer ; besoin de savoir qu'avec un peu de sang, Cillian n'aurait jamais plus à se battre de cette manière. La mâchoire solidement verrouillée et malgré les suppliques que le regard de son Gardien lui adressait, elle était prête à frapper. Il n'y avait qu'a relâcher son bras. Juste un peu. Un tout petit peu et la lame s'engouffrera dans la poitrine tordue, jusqu'au coeur. Une mort rapide, le dernier cadeau qu'elle consentait à offrir à Vilhatt.
Ryme se mordit les lèvres. Devait-elle le faire ? Devait-elle vraiment faire confiance à ce prêtre inconnu ? S'il disait vrai, la liberté était juste là, il suffisait de la saisir dans les tréfonds des entrailles d'un bougre qui était à sa merci.
Mais était-elle capable de porter ce coup ? Était-elle capable de lui enlever la vie ? Elle avait beau le détester, Vilhatt avait été sa seule figure paternelle depuis son adolescence. Un père tordu et vicié, mais un père. À chaque concert, il l'avait félicité. Il lui avait donné la chance de chanter. Il lui avait offert une vie meilleure, un chemin qui l'avait conduite vers la gloire et bien plus encore. C'était également lui, qui avait forgé ce destin, certes impie, mais qui lui avait permit de rencontrer Cillian.

Alors qu'elle pensait avoir trouvé la résolution de frapper, les mains de son Gardien épousèrent les siennes. Ryme resta longtemps muette, fixant leurs bras liés sur ce poignard qui pouvait tout changer. Si souillé son âme était le prix pour qu'ils puissent trouver la paix, alors, elle était prête à faire le pas vers les enfers. Mais, il n'était pas de cet avis. Et doucement, cette force meurtrière qu'elle avait trouvé se dissipa. Parce qu'il avait raison. Elle n'était pas une assassine. Elle n'était pas comme Yevon. Son chemin avait été parfois loin de la lumière du clergé, mais jamais elle n'avait été si proche de commettre une pure folie.

"Je..." commença-t-elle la voix étranglée par les larmes qui soudain, se mirent à dégringoler les longs de ses joues.
"Je voudrais... Je voudrais tellement, tellement... Tellement pouvoir le faire." continua la Voix tout en essayant de contenir les tremblements de son corps.
"Mais je ne peux pas. Je ne peux pas. Cillain, je ne peux pas. Je suis désolée. Pardonne moi. "

Ses mains lâchèrent la drague qui tomba au sol. Ryme était perdue dans le labyrinthe de ses sentiments. Elle avait à la fois l'impression de faire le bon et le mauvais choix. Mais, y'avait-il seulement une bonne solution à cette histoire ? Probablement pas. Et puis, cette fois-ci, il n'y avait nul part ou fuir. Précautionneusement, la chanteuse se blottit contre Cillian. Elle ne savait pas quoi dire, ni quoi faire pour effacer l'expression qu'il affichait. Ils savaient tous les deux qu'ils étaient au bout de la route.
Dans une infinie douceur, Ryme hissa son corps jusqu'à ce que ses lèvres touche le cou de son Gardien. Sous les commissures, elle sentit l'épiderme tiède, la pulsation d'une veine. Un baiser à la saveur amère d'un adieu. La jeune femme se laissa retomber, reniflant légèrement pour se donner un peu de consistance. Elle essuya ses larmes d'un ou deux revers de la main un peu furieux avant de pousser légèrement Cillian.

"Si tout redevient comme avant, si je reste dans la troupe jusqu’à la fin de mon existence, vous le laisserez partir, vous le laisserez vivre ?" demanda Ryme d'une voix suppliante.
"Je ferais tout ce que vous voudrez, absolument tout." confirma-t-elle, avec une certaine fermeté dans la voix.

Le prêtre se gratta le menton, considéra la situation. L'attitude vindicative des moines sembla changer légèrement et Ryme se détendit alors. Toute la tension accumulée s'arrêtait doucement de nourrir l'adrénaline qui dévorait son corps. Grave erreur.
Le corps de la jeune femme se fit subitement lourd. La lueur violine caractéristique de la magie noire dansait dans la paume de la main du prêtre. Ryme reconnu tout de suite la pesanteur étrange du sortilège Somni. Sa gorge se noua. Un baiser à la saveur amère d'un adieu. Qu'allait-il leur faire ? Non, qu'allait-il lui faire, à lui. Cillian ne semblait pas être sous l'influence du sortilège. Paniquée, Ryme chercha le regard de son Gardien. Elle savait très bien qu'elle ne serait pas exécutée. Son visage était un des plus connus de Spira, sa brusque disparition causerait bien trop d'émoi parmi la population déjà inquiète de son absence. Mais Cillian, lui était un inconnu. Sa vie, aux yeux de l'église de valait rien.

Le prêtre dû faire un signe, un geste, car, quelques secondes plus tard, deux moines-guerriers s'avançaient vers eux. Ils évitèrent soigneusement Cillian, se plaçant dans le dos de Ryme, mais ne firent rien de plus. Avait-elle réussi à négocier, finalement ? L'attente lui déchirait le coeur et les derniers recoins de ses espoirs.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Mar 19 Sep 2017 - 23:06
Je respire doucement. Je la regarde. J'ai peur. Peur de sa peur. Peur qu'elle pense que tuer Vilhatt est vraiment le meilleur des choix. Et c'est un choix que je ne veux pas lui voler. J'en ai besoin, qu'elle fasse un choix. Comme si c'était un choix qui allait la définir. Et j'ai besoin de la voir faire le bon choix. De voir qu'elle n'est pas capable de tuer un autre être humain. Que je ne me suis pas trompé sur elle. Elle se met à pleurer. Ça me pique le cœur, mais je reste fort. Elle a besoin de certitude en ce moment. Et je serai sa certitude, si c'est ce qu'il faut. Doucement, elle détourne les mains avant de laisser tomber le couteau sur le sol. Doucement, je l'attire vers moi.

Ça me fait mal. Sincèrement. C'est bête, n’empêche. C'est seulement maintenant que je suis quasiment sur de la perdre que je me rends compte à quel point je tiens à elle. Doucement, elle place sa tête dans mon cou et l'embrasse. Cela ne me fait même pas frissonner. Tout mon corps est tendu. Je réfléchis. Je calcule. Comment peut on s'en sortir ? Utiliser Vilhatt comme otage n'est pas possible. Tout d'abord, d'un point de vue pratique. Il n'est pas capable de tenir sur ses pieds, ce gros con de prêtre. Je m'en suis personnellement assuré. Ensuite, de façon pragmatique, comment dire. Je commence à croire que ce n'était pas tant un piège pour nous par Vilhatt qu'un piège pour Vilhatt par cet étranger prêtre.

Elle parle.

Intérieurement, je ne suis pas d'accord. On est venus jusqu'ici pour la libérer. Pas pour qu'elle passe des griffes d'un prêtre à celles d'un autre. Je soupire lourdement. Est-ce que j'ai un choix ? Est-ce que je peux la sauver ? N'y a t'il pas du bon dans son idée ? Après tout, en admettant que je puisse fuir, ce ne serait qu'avoir perdu une bataille. Pas la guerre. La libérer serait tout à fait possible à un autre moment. Mais. Car il y a un mais. Si je le sais, il le sait forcément aussi. Et Yevon seul sait quels genre d'enchantements ils pourraient mettre sur l'objet de mon amour pour l’empêcher de fuir. Je la regarde sombrer doucement. Qu'est ce que …

Il est e ntrain de lui lancer un sort. Je ne sais pas lequel, sûrement un sort de sommeil. Je présume que son coté, c'est bon. Du mien, c'est parfait aussi. Si elle dort, je peux me battre comme j'en ai envie. Doucement, des moines vont se mettre derrière Ryme, pour la soutenir. Parfait. Il ne reste plus que sept moines en forme et un mage. Piece of cake, comme dirait l'autre. Doucement, le prêtre me parle.

« Et vous Cillian ? Je suppose que vous proposer de nouveau de devenir un moine ne vous intéresse pas ? Je ne peux vous garantir l'exclusivité de dame Ryme, mais au moins vous en autoriser l'accès. »

Je sens une profonde nausée monter en moi. Lui aussi ne la voit que comme du bétail. Difficilement, je m'approche de lui. J'ai l'impression que chaque pas est une torture. Il me regarde, amusé, et claque des doigts. Un choc électrique me parcourt et me lance au sol. Je crie de douleur.

« Je m'en doutais. Pas du genre partageur. »

Il se gratte le menton. Il semble réfléchir.

« Si cela ne tenait qu'a moi, je vous laisserai partir. Vous … M'avez bien rendu service ce soir. »

Je fronce les sourcils et essaie de me relever. Mon corps peine a supporter son propre poids. Laisse nous partir alors.

« Malheureusement, j'ai avec moi un prêtre qui se souvient très bien de qui l'a agressé. Et je ne peux pas être connu comme celui qui a laissé l'agresseur de monseigneur Vilhatt s'échapper, n'est-ce pas ? »

Difficilement, je me relève. J'ai un goût ferrugineux dans la bouche. Je me remet à avancer vers lui.

« Je pense qu'il va vouloir votre tête Cillian. Mais je vous aime bien. Vous et votre camarade. C'est … Mignon. Je présume que ... »

Il se gratte le menton. Fait mine de réfléchir.

« Un homme qui brave la Via Purifico pour l'amour de sa belle Voix. C'est une histoire qui pourrait plaire, non ? »

Je ne comprends plus vraiment ce qu'il essaie dire. Avec mal, j'essaie de le frapper. Sans succès, car il me repousse avec un nouveau sort de foudre. Je me tords de douleur par terre. Il se tourne vers Ryme.

« Qu'en pensez vous, très chère ? »

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Ryme

Invokeure

le Mer 20 Sep 2017 - 21:56
Qu’est-ce qui était plus désagréable que de sentir son propre corps devenir du chiffon ? Qu’est-ce qui était plus horrible que de sentir chaque fibre de son corps se tendre de douleur ? Qu’est-ce qui était plus terrifiant que d’être soumis à la volonté d’autrui ? Ryme connaissait à présent la réponse. Voir Cillian souffrir sans qu’elle ne puisse rien y faire était pire que tout. Épuisée, la lutte qu’elle menait contre les moines n’était que de légères agitations aux yeux des guerriers. A chaque fois que son Gardien avançait et qu’une salve électrique le clouait au sol, la jeune femme n’avait qu’une envie, le rejoindre, le protéger, subir le sortilège à sa place. Depuis que la rage guerrière qui l’avait animé et poussé à battre - presque, a mort Vilhatt s’était envolée, il semblait épuisé. La retombée d’adrénaline avait fait beaucoup de dégât sur la propre forme de Ryme, mais sur lui, la différence était impressionnante. Mais pas d’une manière méliorative.
Le prêtre mystère évoqua la possibilité qu’il devienne moine. La proposition fut refusée, sans un mot. L’homme d’église continua son négoce. Et soudainement, Ryme eu le sentiment que, finalement, il n’y avait que deux issues à leur situation. La première était leur mort, résisté jusqu’à ce que la vie quitte leur corps en combattant pour leurs idéaux pour lui, espérer qu’on lui fasse grâce pour elle. Il était peu probable qu’on la tue. Impossible même. La deuxième… La deuxième était pire qu’un voyage vers l’au-delà. Ce périple était paisible, lui. La chanteuse frissonna. Si seulement, elle savait se battre. Si seulement, elle pouvait invoquer une chimère à leur secours… Mais, elle n’était qu’un poids, un boulet, une contrainte. Sans elle, Cillian aurait déjà pu retrouver son île depuis longtemps.

Un nouveau sortilège frappa le Gardien de plein fouet, le laissant au sol, le corps tordu par l’effort et la douleur. Ryme détourna le regard, s’en était trop. Il fallait que cela cesse, elle était prête à payer le prix qu’il réclamerait, à se sacrifier pour lui si cela signifiait qu’il pouvait repartir sain et sauf. Mais il se releva une nouvelle fois, avançant malgré tout. Elle ne pouvait pas l’abandonner. Renoncer maintenant équivaudrait à le trahir et ça, elle ne pouvait s’y résoudre. Le prêtre évoqua qu’une belle histoire pouvait se dérouler. Qu’un miracle pourrait s’opérer. un homme bravant la voie de l’expiation pour l’amour d’une femme. La gorge de Ryme se serra. C’était donc ça, depuis le début. La deuxième solution qu’elle avait envisagée, le chemin de croix auquel elle pensait échapper. Mais finalement, il semblerait que les griffes de la Via Purifico se refermeraient sur Cillian. Ils pouvaient se battre, se débattre, leur destin était déjà tracé.
Le goût acide de la bile remonta dans la gorge de la jeune femme qui sous la douce menace commença à se débattre de nouveau. Laissé de son comportement belligérant, un des moins appuya avec force sur la plaie de son épaule. Une gerbe de sang frais se rua hors de la blessure. Son teint déjà blafard devant exsangue.

« Je crois que vous ne nous laisserez pas le choix. » siffla-t-elle d’une voix rauque, fatiguée et faible.
« Vous aviez prévu tout ça, n’est-ce pas ? Vous prétextez qu’il y aurait un arrangement si jamais nous tuions Vilhatt, mais, la vérité, c’est qu’il n’y a rien de tout ça. Nous laisser partir, n’a jamais été une option. Vous ne vouliez tout simplement pas avoir du sang sur les mains ! Avouez-le ! » continua-t-elle de plus en plus furieuse.
« Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, vous… Vous… Vous l’enverrez à Via Purifico. Je pensais que Vilhatt était monstrueux, mais vous… Vous êtes bien pire ! »

Ryme retrouva une nouvelle force pour essayer de se libérer à nouveau. Ses gémissements avaient quelque chose de pathétiques et de douloureux. Elle ne remarqua pas si le prêtre en donna l’ordre, mais les moines la lâchèrent. La jeune femme s’empressa d’aller déloger l’épée de Cillian dans le sol, avant de tituber jusqu’à lui. Timidement, elle lui tendit la lame, il en aurait besoin. Terriblement besoin.

« Je suis désolée. Si tu savais comme je suis désolée. Je n’aurais jamais dû te reparler. Je n’aurais jamais dû essayer d’aller contre le destin. Tout est de ma faute. » Sa gorge était nouée, douloureuse. Ryme essayait de contenir les larmes qui voulaient dégringoler de ses yeux, mais l’émotion était palpable dans tout son corps.

« Je t’attendrais. Une année, dix, cent. » murmura-t-elle en saisissant les mains de Cillian dans les siennes. Un ultime sort de soin mineur était tout ce qu’elle pouvait lui offrir.
« Je t’attendrais, pour qu’on aille sur cette plage, à Besaid. Je te le promets, alors, reviens-moi un jour, s'il te plaît. »

Un sourire naquit doucement sur son visage.
Son coeur, lui était en train de crever dans sa poitrine.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Jeu 21 Sep 2017 - 23:22
Je sens mon cœur battre. C'est rassurant. Je crois qu'il s'est arrêté pendant quelques secondes après le second choc électrique. J'ai un goût étrange dans la bouche, mélange de fer et de vomi. J'ai beau essayer de me relever, mes muscles n'obéissent pas. J'ai peur. Est-ce que son sort n'aurait pas brûlé quelque chose dans ma tête ? Quelque chose qui m’empêcherait définitivement de bouger ? De marcher ? De vivre ? Le monde tourne. J'entends vaguement des voix. Le première, je crois que c'est Ryme. Mon cœur se soulève un peu. Il ne faut pas qu'elle insulte ce prêtre. Techniquement, elle a tenté d'assassiner un prêtre. Elle est sa seule porte de sortie.

Les mots Via et Purifico me montent au cerveau. J'ai toujours entendu parler de ça comme une sorte de croque mitaine. Sois sage, sinon Yevon t'enverra dans la Via Purifico. La joie de grandir dans les îles peut être. Je ferme les yeux. Peu importe où je vais, tant que ça m'éloigne de toute cette douleur. Elle pose mon épée près de moi. Et s'excuse. J'essaie de lever mon bras vers elle, mais je n'y arrive pas. Il ne fait que remuer pathétiquement. Cependant, je sens sa chaleur auprès de moi. J'esquisse un sourire et remue pour me coller contre elle avant qu'elle ne commence à me parler.

Quoi ?

Pourquoi est-ce qu'elle dit ça ? Mon cerveau à mal. Je ne comprends pas. Elle est libre, non ? Du moins, un peu plus libre qu'avant. Vilhatt ne va plus l’empêcher je pense. J'espère. Je sens sa douce énergie magique courir le long de mon échine. Ça m'arrache un frisson. Cette fois si, mon bras m'obéit. Doucement, je la tire contre moi. Enfin, j'essaie. J'ai besoin de la sentir encore plus proche. De sentir la douceur de sa peau. J'ai un très affreux sentiment que ce sera la dernière fois. Peut être de ma vie.

Je tousse et la regarde.

« Ça valait le coup. »

Je tousse de nouveau alors que doucement, je sens une chaleur douloureuse envahir mon corps. Avec le contrôle de mes membres revient la douleur. Je ne sais pas si c'est une bonne chose. C'est … Et bien c'est une chose. Tant mieux. Ou tant pis. Je passe ma main sur son doux visage. Peut être qu'en fait, je suis mort tout ces mois plus tôt et qu'en fait, c'est un ange. Je ferme les yeux pendant quelques secondes.

« Ne m'attends pas Ryme. Vis ta vie. Si je reviens, c'est bien. Si je ne reviens pas, trouve toi quelqu'un qui saura te rendre heureuse. D'accord ? »

Je tousse. Qui sait, peut être que je vais inspirer des changements de comportement chez les Voix. Peut être que l'état de Vilhatt va les faire réfléchir. C'est tout ce que j'espère. Le prêtre s'approche de nous. Je n'arrive pas à voir le sourire narquois sur son visage. Sa voix me perce les oreilles.

« Voyons Ryme. Pire que Vilhatt ? Vraiment ? »

Il passe sa main sur son écharpe.

« Je n'ai pas le souvenir d'être venu des dizaines de fois dans votre chambre pour ravir votre chair. »

Son sourire disparaît d'un coup.

« Cependant, si l'envoyer Via Purifico ne vous plaît pas, je peux le faire exécuter ici et maintenant. Cela me va tout autant. Savoir Vilhatt redevable me fait presque autant plaisir que le savoir mort. »

Je n'arrive pas à voir si il rigole où si il est sérieux. C'est parce que mes yeux me font mal, parce que sinon, je verrai qu'il est totalement sérieux.

« Vous connaissez notre bon ami, Ryme. Vous savez que si je vous laissais partir, il n'aurait de cesse que de vous poursuivre jusqu'à ce qu'il puisse vous tuer. La Via Purifico est pour notre jeune ami Cillian le seul moyen de redevenir un jour un homme libre. »

Il ricane.

« A moins que vous ne mentiez quand vous disiez le vouloir vivre. »

Il fait un signe de la main aux moines qui viennent me soulever. Je pousse un cri de douleur. Ils ne font pas dans la dentelle. Je regarde mon amour.

« Garde mon épée Ryme. Je ne veux pas qu'elle ait à voir … ça. Je viendrai la rechercher quand je serai libre. »

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Ryme

Invokeure

le Sam 23 Sep 2017 - 11:58
Comment ose-t-il lui dire de continuer sa vie ? De quel droit dit-il cela, sachant qu’avant son arrivée, tout était parfaitement ordonné, tracé et signé d’avance ? Lui, qui lui avait offert des ailes pour - enfin, s’envoler. Le cœur de Ryme se pinça, pensait-il vraiment ne pas revenir de la Via Purifico ? La voie de la purification était un endroit terrible, mais, quelque part la jeune femme était convaincue qu’il pourrait s’en sortir. Malgré tout, Cillian était fort, peut-être plus qu’il ne le savait.
Elle s’abandonna à la caresse qu’il prodiguait à son visage, le cœur à la fois aussi léger qu’une plume et l’estomac lesté par du plomb. La Voix ferma les yeux pour ne pas avoir a verser quelques larmes. Les au revoirs n’avaient jamais été son fort, surtout lorsqu’elle n’était pas prête à laisser partir quelqu’un. Mais, quelque part, l’apprentie invokeure avait la sensation que leur histoire n’était pas en train de s’achever avec un point final aussi cruel que dramatique. Le prêtre s’avança alors, crachant son venin.

« Vilhatt a peut-être profité de mon corps, il l’a peut-être détruit à bien des égards, mais, il n’a jamais réussi à me briser le cœur. Et c’est ce que, vous êtes en train de faire. » souffla-t-elle avec âpreté lorsqu’il se défendit d’être pire que le prêtre qui était en charge d’elle et des autres voix.

Ryme lança un coup d’œil au corps informe. Vilhatt savait très bien que, ce n’était ni par amour ni par affection que la plupart des Voix se pliait à ses vices. Mais, d’une certaine manière, il n’avait jamais été foncièrement mauvais, mais, c’était peut-être le reste d’attachement qu’elle éprouvait pour lui qui parlait… Se détacher totalement de cette presque figure paternelle était difficile, même après tout ce qu’il lui avait fait subir.

« Je pense que personne ne souhaite voir un être cher marché le long de la Via Purifico. » répondit-elle à la provocation qu’il lui lançait.
« j’espère cependant que vous aurez l’honnêté de ne pas entraver son chemin, juste par esprit retord ! »

La jeune femme fronçait les sourcils. Le commun des mortels n’avait pas accès à cette partie de la ville, mais les plus hauts dignitaires de Yevon y allaient régulièrement afin de voir si les prisonniers étaient encore en vie. Même en usant de ses charmes, il était peu probable qu’elle puisse avoir un aperçu de la Via. Ces instants étaient probablement les derniers qu’elle passait avec Cillian. Cette pensée lui vrilla l’estomac et lui donna envie de vomir. Et s’il ne revenait pas ? S’il n’arrivait pas à s’en sortir ? S’il brisait son esprit jusqu’à faire de lui qu’une poupée ? Que ferait-elle ? Était-elle capable de continuer sans lui ?
S’il sortait, il faudrait au moins plusieurs mois, voir des années avant que cela ne se produise. Ryme attendrait et si, par hasard, elle apprenait sa mort, la jeune femme essayerait de nouveau de devenir une Invokeure dans l’espoir de répandre le message qu’ils avaient envie de faire passer. En cas d’échec de cette mission, il lui resterait l’option du suicide : la perte d’une Voix de son envergure, même dans quelques années, ne pourrait être ignorée.

Des moines avancèrent, sans douceur, ils écartèrent Ryme avant de soulever Cillian. Ils ne bougèrent pas encore, mais, la jeune femme savait au plus profond de sa chair, qu’à présent, il était temps de se quitter. Sa gorge se serra cruellement, il ne fallait pas qu’elle pleure. Ce n’était pas l’image qu’elle avait envie que Cillian garde en mémoire d’elle. La chanteuse ramassa l’épée et la serra contre son corps, avant de faire quelques pas. Elle déposa sa tête sur le sternum de son Gardien.

« Ferme les yeux… On est sur une plage à Besaid. » commença-t-elle doucement, la voix peu assurée à cause du chagrin qu’elle essayait tant bien que mal de cacher.
« Le sable est chaud, l’eau est à température idéale. Mais on s’en fiche, parce qu’on a trouvé refuge dans la fameuse grotte. Et on parle de tout et de rien. Tu chantes toujours aussi mal, mais ça nous fait rire. Et finalement, moi aussi je sens le chocobo après avoir fait de mon mieux pour aider au magasin de tissus… »

Sa voix se perdit dans un aigüe douloureux alors qu’elle sentait qu’on l’agrippait par les épaules. Encore une fois, on pressa avec violence la plaie de son épaule, la faisant glapir. Pourtant, malgré tout, Ryme ne s’avouait pas vaincue. Son corps fatigué, ruait, bottait. Le prêtre poussa un soupir exaspéré, puis, il commença à préparer un sort de sommeil, Morphée.

« Je t’aime » articula-t-elle silencieusement alors que le sortilège la frappait de plein fouet, la projetant dans l’inconscience.

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