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Al Bhed


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Fisherman's Horizon - Ryme

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Mer 18 Oct 2017 - 11:33
Je lève les yeux au ciel. Le meilleur des hommes. Elle sait très bien que c'est faux. A-t-elle déjà oublié la petite scène de cet après midi ? J'aimerai bien savoir en quoi j'étais le meilleur des hommes à ce moment là. Ou alors le moment où je n'ai pas réussi à la sauver des griffes de Voix ? J'aimerai bien savoir en quoi j'étais le meilleur des hommes à ce moment là. Même la joue chaude pressée contre mon bras ne me sort pas vraiment de mon petit moment négatif. Le meilleur des hommes. La meilleure des blagues, oui ?

Je la regarde, un lueur triste dans l’œil. Ce que je ne sais pas faire ? La liste est longue. Très longue. Et tu as sûrement été autant victime de mes limitations que moi Ryme. S'il te plaît, ne te sens pas forcée de me renvoyer à mes échecs. J'essaie quand même d'étirer un petit sourire sur mes lèvres avant de répondre d'un ton que je veux jovial.

« Bien sur que non, pour qui me prends tu ? Et je sais chanter, c'est juste que tu n'as pas l'oreille musicale. »

Doucement, je passe ma main dans son dos, plus pour me calmer et m'ancrer de nouveau dans la réalité qu'autre chose. Je remarque que la musique ne lui plaît pas. Je ne la reconnais pas spécialement. Normal. Il n'y avait pas vraiment la radio Via Purifico, et mon maître avait autre chose à faire que me faire écouter de la variété. Mais je présume, a tort peut être, que c'est une des musiques qu'elle chantait. Mon étreinte se fait un peu plus forte. Ça va aller Ryme. C'est juste un mauvais moment à passer. Doucement, je remonte ma main vers son visage, que j'attire vers moi pour l'embrasser.

Et encore une putain de fois, il y a quelqu'un pour nous empêcher. Il se sont passé le mot sur cette île ? Il y a quelque part un plan secret pour nous séparer, elle et moi ? Même si je pense ça pour rire, une partie de mon esprit ne peut s’empêcher de considérer cette chose comme peut être réelle. Et si effectivement, il y avait de ça. Qui sait, peut être que les Voix avaient envoyé des ordres pour essayer de la convaincre de revenir dans leurs rangs. D’appeler à sa nostalgie, ou je ne sais quelle manœuvre déviante. Je secoue la tête. Ce n'est pas possible. C'est un banquet organisé après une attaque de Sin. Ils ne pourraient pas avoir prévu tout ça. Les gens ne pourraient pas accepter de jouer le jeu.

Perdu dans mes pensées, je n'entends pas la personne arriver dans mon dos. Je ne sens que sa main se poser sur mon épaule. Je sursaute et me retourne, prêt a en découdre. Mais ce n'est qu'une jeune femme, sûrement à peine majeure. Des yeux doux, un corps encore en formation et une longue chevelure brune. Je pose ma main sur mon cœur et soupire, avant de lui dire, un petit sourire dans la voix.

« Haha, vous m'avez fait peur. Que puis-je pour vous ? »

Elle semble hésiter. Regarde derrière elle. Un groupe de gamins de son âge semble a moitié en train de rire. Je fronce les sourcils alors qu'elle essaie, avec difficulté, de m'inviter à danser. Elle s'excuse, annonce qu'elle a perdu un pari. Je me passe la main dans les cheveux. Je ne sais pas si je dois me sentir insulté du fait que venir danser avec moi ne puisse intéresser que si c'est parce qu'on a perdu un pari, ou me sentir glorifié d'être si impressionnant que venir me parler et difficile. Sans un mot, je me lève et lui tends la main. On se dirige vers la piste de danse.

Elle s'appelle Inion et n'a jamais dansé auparavant. Je le sens dans ses mouvements qui ne sont pas très souples. Dans un sens, on fait al paire. Danser n'a jamais été mon fort. Sûrement pour se donner du courage, elle me parle pendant que l'on danse. Elle me raconte un peu sa vie. Ses parents sont fabriquant de bateaux. Elle à eu de la chance, elle n'a perdu personne pendant l'attaque. Elle va a l'école pour apprendre à écrire et devenir scribe. C'est son grand frère qui va reprendre la boutique des parents. Elle me trouve très beau, c'est pour ça qu'on lui a donné ça comme gage. Ils pensaient que jamais elle n'oserait. Je l'écoute distraitement. Je suis désolé Inion. Tu es jolie. Peut être même que dans une autre vie, j'aurai pu te trouver belle, tout simplement. Mais …

Mon regard à du mal à se détacher de Ryme. Même si elle non plus, ses pas ne sont pas parfaits, elle à toujours cette grâce. Cette magnificence. C'est quand même fou, quand on y pense, que tout ce qu'elle à vécu n'a jamais réussi à la briser. La voix d'Inion perce mon songe.

« Vous l'aimez beaucoup, hein ? »

Je regarde la brunette. Je perçois presque une forme de tristesse dans son regard. Je la serre un peu contre moi et lui tapote le dos.

« On a vécu ensemble des choses qui ont tissé entre nous un lien très fort. Et rien ne pourra jamais le briser. Désolé. »

C'est étrange. Je présume que c'est la célébrité, mais je n'avais jamais autant attiré le regard des femmes auparavant. A peine cette chanson finie, une autre femme vient me demander une danse. Puis une autre. Je ne peux que lancer un regard lancinant à celle avec qui j'aimerai vraiment danser.

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Ryme

Invokeure

le Mer 18 Oct 2017 - 14:54
Lorsqu’il serra l’inconnue dans ses bras, le cœur de Ryme sombra tout au fond de sa poitrine. Ce qu’elle désirait tant, être remplacée, oubliée, effacée, était finalement bien plus douloureux qu’elle ne l’avait envisagé. Mais, c’était dans la logique des choses. Cillian était un bel homme. Même amaigris d’une bonne quinzaine de kilos. Même blessé. Même détruit. Il ne se rendait probablement pas compte de son charme ni de l’aura qu’il pouvait dégager. Ce n’était pas pour rien, que, dés les premiers jours de son hospitalisation, il avait réussi à lui voler un petit morceau de son cœur, pour finalement, le dérober en totalité. Ryme comprenait facilement toutes les femmes qui l’approchaient, dans l’espoir d’avoir un peu d’attention. Mais, il lui était difficile d’admettre que lui, pourrait les trouver à son goût. Sa fierté d’ancienne Voix, mélangé avec un brin de jalousie mal placé, lui assombrit l’esprit.
Quelque part, elle était vexée qu’il ne vienne pas à elle pour l’inviter. Il pouvait refuser une danse à une ou deux femmes, il ne vexerait personne. Mais si, elle, ne faisait pas bonne figure devant les officiels… La chose était plus délicate. Ryme n’était pas attachée au protocole, mais de bonnes relations avec la population pouvaient grandement facilité son voyage. Il fallait bien l’avouer, elle n’était pas vraiment en odeur de sainteté avec l’église. Gordias non plus. En cas de coup dur, elle ne pouvait compter que sur son Gardien et sur elle-même, si elle perdait sa popularité auprès de la population de Spira.

Les danses s’enchaînèrent. Ryme sentit le regard de son ancien Gardien sur elle, mais, elle choisit de ne pas le lui rendre. Parfois, ils se croisaient lors des multiples danses et à chaque fois, le voir aimable, souriant voir même charmeur avec d’autres femmes qu’elle, la rendait amère et assombrissait son humeur. La jalousie réveillait une partie d’elle-même qu’elle ne soupçonnait pas vraiment. Elle avait déjà été confrontée à ce genre de sensations lorsqu’ils s’étaient enfuit, mais l’adrénaline du moment l’avait emporté. Là, il n’y avait rien pour distraire son attention.
Alors qu’un nouveau morceau débutait, elle observa une jeune femme rousse tenter sa chance avec lui. Si même mes clones s’y mettent maintenant, bougonna-t-elle intérieurement, avant de se remettre à danser. Sa jambe lui faisait affreusement mal, mais, visiblement personne ne prêtait attention à ce détail. La fatigue, la douleur et les affres de ses propres sentiments, la rendaient négative. Pourquoi m’aime-t-il, se demanda-t-elle en le voyant au bras de l’inconnue flamboyante. La vraie question était plutôt, pourquoi l’aimait-il toujours ? Ou l’avait-il déjà aimée ? Après tout, elle, elle connaissait les raisons qui faisait battre son cœur pour lui, mais lui… Après tout ce temps, toutes ses épreuves, pouvait-il en dire de même ? Était-elle unique à ses yeux, où une autre rouquine ferait l’affaire ?

Immédiatement, elle se sentit coupable de ressentir ce genre de choses. Elle n’était pas en position de douter, lui, oui. Et après tout ce qu’il avait enduré, elle n’allait tout de même pas lui faire une scène de ménage pour quelques danses et un câlin, qui ne voulait sans doute rien dire. Leur relation était au-dessus de ce genre de considération, et pourtant… La chose n’était pas plus digeste vu sous cet angle. Après une dernière danse, Ryme décida de s’éloigner un peu.
Le soleil avait presque fini de se coucher et, elle n’avait pas vu les heures défilées. La mer s’était retirée, suivant le rythme de la marée. La jeune femme retira ses sandales, s’avançant vers le front de mer : elle avait subitement envie d’aller au contact de l’eau. Elle s’arrêta en chemin pour ramasser un ou deux coquillages qu’elle trouvait particulièrement intéressant : en tant que fils de la mer, Cillian devrait pouvoir lui en parler un peu. Cela alimenterait une conversation banale, mais qui détournerait son attention de l’amertume qu’elle éprouvait. La solitude lui faisait du bien, même si elle pouvait encore entendre les bruits de la fête.

Un rocher plat, mis à nu par le retrait de la mer lui sembla être un perchoir idéal. Une petite flaque d’eau saline s’était creusée là. Maladroitement, elle hissa sur son assise de fortune. Ryme écarta les plis de la robe, dévoilant sa blessure. La cicatrice était gonflée et les chaires les plus fragiles avaient rougi sous l’effort demandé par la danse. Un bon message ne serait pas de trop. Elle déposa distraitement les coquillages sur le côté, avant de palper sa peau. Son propre touché lui était désagréable. Les différentes textures de son épiderme étaient… Dérangeante. Certains morceaux de chairs étaient lisses, lorsque d’autres présentaient de légères aspérités. Parfois, elle se maudissait d’avoir eut la brillante idée de fuir… Mais c’était cette même fuite qui l’avait conduite sur le destin de Cillian et… Non, ça avait été une idée stupide. Sans escapade, pas de mutilation. Pas de mutilation, pas d’hôpital. Pas d’hôpital, pas de Cillian. Pas de Via Purifico. Mais aussi pas de liberté. Mais surtout, pas d’amour.

Elle poussa un soupir.

« Ne danse pas avec d’autres femmes que moi, idiot… » murmura-t-elle doucement alors qu’elle se croyait seule, en délaissant sa jambe pour lancer un petit galet à la mer.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Mer 18 Oct 2017 - 15:40
Les danses s’enchaînent, érodant ma patience. Ne voient elles pas que mon cœur, mon corps aimerait être ailleurs ? Pourtant, je la regarde, la plus belle femme de mon monde. Mais elle ne me regarde pas. Alors je les laisse danser avec moi. Pendant ces très, trop longues minutes, j'ai un peu l'impression de pouvoir ressentir ce que Ryme ressentait en étant un suppot des Voix. Cette affreuse sensation de n'être qu'un morceau de chair. Aucune des femmes avec lesquelles j'aidansé ne m'ont ne serait ce que demandé mon nom. J'ai eu droit à des « Vous êtes très beau. » A des « Je suis jalouse de mademoiselle Ryme ». Mais à aucun moment l'une d'entre elle ne s'est préoccupée de savoir mon nom. C'est frustrant.

Je me demande si c'est toujours comme ça, être Invokeur ou être gardien. Si au final, c'est toujours servir, servir, sans jamais un regard autre que celui posé sur votre utilité. Au final, devenir Invokeuse n'avait il pas été pour Ryme simplement échanger un esclavage contre un autre ? Alors que mon cerveau tourne à mille à l'heure, je me garde bien de le montrer. J'ai toujours ce sourire, même quand celle ci essaie de me pincer les fesses. J'ai toujours le verbe agréable, même quand celle là me propose de la rejoindre dans sa couche et que personne, pas même Ryme, n'en saura la moindre chose. Je prends sur moi. Tout d'abord, c'est un bon exercice. Je m’entraîne à subir moult négativité qui nourrissent pourtant mes démons. Je sais qu'au moindre moment, je pourrai partir sans que personne ne m'en tienne rigueur. C'est donc l’entraînement parfait. Ensuite, je porte aussi un peu les couleurs de Ryme, à cet instant précis, même si certaines aimerait qu'il en soit autrement. Ce que je fais impacte la réputation de l'Invokeuse que je garde. Il faut donc que je rende la population heureuse, à ma façon.

Cependant, je commence à en avoir assez. Et cette musique qui n'en finit pas. Je peux comprendre pourquoi ils veulent tant danser. Nous sommes au début d'une ère sombre de notre histoire. Sin est de retour. Yevon seul sait si il ne reviendra pas les frapper demain. Ou dans une semaine. Ou dans un mois. Le monstre est aléatoire et sordide. Si nous avons réussi à le repousser, je ne peux m’empêcher de penser que c'est uniquement parce qu'il en avait bien envie. Rien ni personne ici n'aurait pu l’empêcher de lancer une de ses attaques capables de raser des villages entiers. Et rien ni personne ici n'aurait pu y faire quoi que ce soit, si ce n'est mourir. Alors ils dansent. Avec le peur au ventre que ce soit leur dernier moment de bonheur. Et qui serais-je pour leur retirer ? Alors tant pis si ça me coûte. Si je dois être loin des bras de Ryme pour une soirée.

Dès que je vois Ryme s'éloigner, j'ai envie de la suivre. C'est l'occasion rêvée pour nous d'être tranquilles. Enfin, pour moi, du moins. Je n'ai aucune responsabilité à porter, et personne n'en voudrait à un Gardien de coller à son Invokeuse, non ? Cependant, une autre blonde, ou rousse, ou brune, je n'en sais rien et je m'en fout, se jette dans mes bras ; Doucement, je la repousse. J'ai assez dansé. Et je dois aller voir Ryme. On ne sait jamais.

Malheureusement, la suivre est plus difficile que prévu. Si elle était située près de la « fin » de la fête, je dois traverser presque toute la foule. Même si elle n'est pas si compacte, c'est quand même compliqué. Les gens sont perdus dans leurs danses. Même celle que j'ai repoussé à l'air de s'être trouvé un nouveau cavalier. Je suis obligé de bousculer certains couples. Tant pis. Mon cœur me hurle de me dépêcher.

Quand je la retrouve enfin, elle est assise sur un petit promontoire. La lumière du couchant s’accorde presque à ses cheveux. J'hésite à approcher, tant j'ai l'impression de voir une représentation divine sur les murs d'une église. Allez. D'un pas souple et discret, je m'avance, et j'arrive assez proche pour l'entendre parler.

C'est comme une petite dague dans mon cœur. Je comprends ce qu'elle pense, ce qu'elle ressent, mais me voir me faire reprocher ça, ça me fait mal. C'est elle qui est partie danser avec d'autres hommes en premier. C'est elle qui a toujours refusé mes appels du regard. Et maintenant c'est moi l'idiot. Je ravale ma fierté et hésite à repartir. C'est comme ça qu'elle me voit. Comme un idiot. Mes démons partent de plus belle, m'hurlant des choses dans tout les sens. J'hésite. Je ne sais pas quoi faire. Alors j’éteins mon cerveau.

Doucement, je m'accroupis à coté d'elle et repousse ses mains. Je les remplace par les mienne et masse doucement sa chair ravagée. Je tourne la tête vers elle, sans vraiment oser la regarder. Je ne suis qu'un idiot après tout.

« Je suis juste fatigué et mon corps et déjà tout courbaturé, je n'ose même pas imaginer a quel point ça doit te faire souffrir. »

Mes mains sont à la fois lourdes, de façon à ce qu'elle ne puisse pas les déloger, et légères, de façon à ce qu'elle n'ait pas mal. Je palpe et pétris ces chairs qui pulsent dans mes mains. Je fixe mon regard dessus. Plutôt que de voir la Ryme impériale, je préfère concentrer mon attention sur la Ryme blessée, la Ryme humaine. Cela fait taire une partie des voix. Après tout, je ne suis pas le seul à souffrir. Je ne suis pas le seul à être marqué.

« Tu sais, tu n'avais qu'un seul mot à prononcer, et j'aurai dansé avec toi toute la soirée. »

Voir même plus. Mais je ne le dis pas. J'esquisse un sourire.

« Idiote. »

Gratuit, mais ça m'aide à me vider un peu de mon fiel. Je soupire doucement et continue mon massage.

« C'est joli, la mer, tu ne trouves pas ? »

Des paroles vides. Peut être que le silence aurait été mieux ?

« Mais c'est marrant, tu vois. Pour quelqu'un qui n'est pas des îles, je présume que toutes les plages sont pareil. Pourtant ... »

Je marque une pause. Je ne sais pas si j'ai envie de parler de Besaid. Besaid me fait peur, au fond. Je respire doucement et retire mes mains de ses jambes.

« Pourtant, moi je vois toutes les différences. Peut être pas tout ce qui fait que c'est Kilika, mais tout ce qui fait que ce n'est pas Besaid. »

Je m’assois à coté d'elle.

« On est presque au bout de notre voyage. Tu te rends compte ? »

Je soupire.

« Enfin, c'est peut être un peu exagéré, appeler ça notre voyage. Mais on s'était promis de voir Besaid ensemble, non ? »

Doucement, je me penche et m'allonge.

« J'ai peur Ryme. J'ai peur de moi même. J'ai peur de ce qui pourrait m'arriver si tu devais disparaître. Peur de t'avoir laissé prendre une place trop importante dans ma vie. »

Ma gorge se serre.

« Je présume que rien de ce que je peux dire pourrait t'inciter à arrêter ton pèlerinage ? »

Et a rester avec moi ? Mais je n'ose pas le dire. Je préfère regarde au loin. Le vague. Les vagues.

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Ryme

Invokeure

le Mer 18 Oct 2017 - 21:18
Ryme sursauta légèrement lorsqu’il vint se placer à côté d’elle. Depuis combien de temps était-il là ? L’avait-il entendu ruminer ? Soudainement, l’ancienne Voix se sentit terriblement coupable, mais aussi profondément stupide. Ce n’était pas lui, l’idiot, au fond. Elle le savait, mais sa fierté refusait de l’avouer et les excuses restaient coincées dans sa gorge. Il n’osait pas vraiment la regarder et elle non plus. Cependant, il se mit à masser ses blessures. Ses doigts se mirent à rouler sur la peau meurtrie. Elle essaya de les chasser, car ce n’était pas à lui d’assumer ce vestige du passé, mais sa prise était bien trop résolue pour qu’elle arrive à le détacher. Alors, elle se laissa aller en détournant les yeux. Cette jambe, ce corps, elle en avait honte. Il représentait toute sa faiblesse. Toutes les failles qu’elle ne voulait pas montrer.
Mais, il avait raison, elle souffrait. En temps normal, elle avait légèrement mal tout au long de la journée. Cependant, Ryme s’était habituée à la douleur. Son cerveau avait oublié, ce qu’était une vie sans souffrance. La jeune femme avait fini par s’accommoder la situation. Mais lors des événements comme celui-ci, sa jambe se transformait en un véritable instrument de torture, sans qu’elle ne puisse clairement exprimer son inconfort. Elle devait rester aimable, polie et souriante. Blessée ou non, elle restait l’un des visages les plus connu de Spira.

Sa chair se détendit petit à petit sous les doigts experts de Cillian. Elle s’autorisa même à pousser un léger soupir d’aise. Il ne perdait rien pour attendre, même si elle ne l’avait pas volé, cette petite pique. En vérité, elle reconnaissait bien volontiers qu’elle était une idiote. Surtout, le concernant. La jeune femme n’avait pas réussi à ravaler sa fierté pour aller réclamer un peu d’attention. C’était horrible de sa part, mais… Son esprit considérait presque le jeune homme comme étant acquis, et de ce fait, il en allait de même pour son attention, son affection. Mais, elle se garderait bien d’avouer cela. Son silence et sa mine gênée seraient amplement équivoques comme excuses.
Puis, il change de sujet. Un peu de légèreté agréablement accueilli. Son regard quitta le sol et le sable pour s’élever vers l’horizon. C’est vrai que c’était beau, la mer. Les reflets cramoisis du soleil donnait l’impression que la surface devant eux était prête à s’enflammer.

« C’est vrai, que c’est beau. Pour moi, une plage… Est une plage. Cependant, elle est terriblement différente de celle du temple de Djose. Le sable, là-bas, est gris. Et l’océan possède des teintes vertes inquiétantes. Je n’ai jamais compris comment les autres enfants pouvaient s’y baigner. » murmura-t-elle doucement, alors qu’il prenait place près d’elle.

Cette proximité lui réchauffa un peu le cœur à défaut de son corps. La température commençait à chuter.

« C’est vrai… Besaid. Cela me semble si loin et pourtant… » elle laissa mourir sa voix dans une mélodie rêveuse.

Combien de fois avait-elle utilisé la petite phrase : « Ferme les yeux. On est sur une plage, à Besaid », lorsque le chagrin, les épreuves ou l’absence de Cillian devenaient un peu trop difficile pour ses épaules ? Peut-être une centaine de fois. Elle le sentit bouger. Il venait de s’allonger sur la surface plane et chaude de la roche. Ryme pencha légèrement la tête pour pouvoir continuer à garder un contact visuel, même sommaire.

Puis, il reprit la parole sur un tout autre sujet. Il avait peur. Elle aussi. Peut-être bien plus que lui, même. Son coeur était partagé entre la joie de recevoir une telle déclaration d'amour et la tristesse qu’elle lui causait. Ryme détourna le regard pour regarder l’océan. Les vagues allaient et venaient, paisiblement. La jeune femme rassembla ses doigts sur ses genoux, les tordant avec force pour essayer de contenir les sentiments. Elle se racla silencieusement la gorge.

Tout ce que tu dis, me donne envie de renoncer. Absolument tout. pensa-t-elle, sans pour autant le formuler.

« Tout à l’heure, tu m’as demandé si j’étais tienne. »

Ryme laissa couler un léger silence. Son regard n’arrivait pas à fixer un point précis à l’horizon tandis que sa gorge se serrait. Le picotement typique des larmes commençait à venir titiller la muqueuse de ses yeux.

« Je le suis. Toute mon âme, tout ce corps brisé, et ce cœur fragile, t’appartiennent, à toi et à toi seul. Et… J’aimerais tellement… Tellement… Pouvoir vieillir à tes côtés. Voir les jours passés dans la sérénité, depuis une petite maison, un petit endroit rien qu’à nous où rien d’autre que le temps ne pourrait avoir de prise. » commença-t-elle doucement. Sa voix se fit de plus en plus fébrile.

« Mais… Même si je le désire du plus profond de mon être, c’est impossible. Je ne peux pas. Je n’en ai pas le droit. Chaque petit instant de bonheur à tes côtés… Chaque battement de mon cœur plaide coupable. Tout me rappelle que tout cela, toute cette souffrance, la mienne comme la tienne, est ma faute. Ma seule faute. Je n’ai pas le droit… D’être bêtement jalouse comme ça. Je n’ai pas le droit de vouloir te garder près de moi. Tu m'as donné tellement... Et moi je n'ai fait que te blessé, et te prendre tout ce que tu avais, encore et encore. » Sa gorge se verrouilla complètement.

« Lorsque je les ai crus... Lorsque j'ai cru à ta nouvelle vie à Besaid... Je suis partie, car je voulais payer ma dette. Te rendre ton épée, pour ensuite utiliser la liberté que tu m’avais gagnée pour rendre ce monde meilleur. Parce que c’est tout ce dont je pouvais rêver. Parce que c’était tout ce qu’il me restait de toi. »

Elle inspira profondément en cherchant désespérément une réponse dans le ciel. Mais aucun signe ne vint.

« Hier encore, j’étais prête à abandonner ma vie sans le moindre regret, si cela pouvait te permettre d’apaiser un peu tes tourments. Si cela pouvait participer de quelconques manières à ton bonheur. Mais maintenant… Maintenant… J’ai peur. Je ne sais plus quoi faire. »

Ses paroles moururent dans un léger trémolo tandis que les larmes qu’elle tentait jusqu’alors de retenir, se libéraient enfin. Pour elle, il n'y avait aucune absolution au bout du chemin. Ryme cacha son visage à l'intérieur de ses paumes. Elle avait beau essayer, elle n'arrivait plus à faire en sorte que le flots de larmes tarisse. Elle ne voulait pas qu'il voit son visage. Elle ne voulait pas le blesser. Et pourtant... Pourtant, elle n'arrivait pas à s'éloigner, à disparaître.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Mer 18 Oct 2017 - 22:58
Oh. Parmi toutes les réactions à laquelle je pouvais m'attendre, je dois bien avouer que celle ci n'en faisait pas partie. Ça me fait même un peu peur. Est-ce que je suis prêt, mentalement, à recevoir tout ça ? Je ne sais pas. Mais, pour maintenant, poser la question est stupide. Quand il le faut …

Elle revient tout d'abord à la question qu'elle avait laissée sans réponse. Enfin, sans réponse. Je fais partie des gens qui considèrent que l'absence de mots est sûrement autant une réponse que la parole. Et les parties les plus sombres de mon cerveau, là où se tapissent les démons que les prêtres de yevon m'avaient donné, s'en étaient réjouies.

Mais là, elle dit être à moi. Et même plus. Mon cœur s’arrête de battre. Et bat plus fort. Je ne sais pas comment réagir. C'est une sensation étrange. Je suis content, mais terrorisé à la fois. Ça me rappelle mes plus beaux rêves et mes pires cauchemars. Mais je suis un homme. Je peux supporter ça.

La suite me fait froncer les sourcils. Coupable. C'est étrange. Pendant tout mon enfermement, je suis sur que rien ne m'aurait fait plus plaisir que d'entendre ce qu'elle me dit maintenant. Elle se sent coupable de ce qui m'est arrivé. Bon, pas seulement, mais quand même. Je sens mon cœur se serrer, ainsi que mes poings. Je souffle. Mais je ne réagis pas encore. Elle à encore besoin de parler. Envie de parler. Je ne me sens pas de l'interrompre. Pas encore. Mais je garde cette étrange rancoeur en moi.

Qui grandit, parce qu'elle les a crus. Au fond de moi, j'ai l'impression d'être un peu égoiste en pensant ça. Après tout, moi aussi j'avais cru qu'elle avait trouvé le bonheur ailleurs. Merde, même maintenant, une petite partie de mon cerveau y croit encore. Croit que tout ceci est un acte pour me faire baisser ma méfiance pour mieux m'abandonner, ou bien pire. Mais je me dis que les prêtres avaient sûrement été moins … concentrés dans leurs tentatives de lui faire croire des choses que moi. Honnêtement, si je devais être sincère, je préférerai largement qu'elle se sente coupable de ça que la raison pour laquelle je me suis retrouvé Via Purifico.

Elle parle ensuite d'hier. Hier ? Qu'est ce qui a bien pu se passer pendant que je dormais ? A moins … A moins qu'elle parle d'un hier plus général. Pendant l'attaque de Sin. Ou même avant ? Je ne sais pas vraiment.

Je soupire doucement et la tire vers moi. Sans contraindre sa pudeur, sans chercher à voir son visage en pleurs, je la colle contre moi, son visage contre mon torse. Pleure Ryme. Pleure tant que tu en as besoin. Peut être bien qu'au final, ta vie pendant mon absence n'a pas été la tasse de thé que je veux bien y croire. Qu'on a bien voulu me faire croire. Je ne sais pas. Sincèrement, je pense que j'ai voulu.

Au bout de quelques minutes, je me racle la gorge.

« Laisse moi parler jusqu'au bout, d'accord ? »

Je soupire doucement et la regarde, relevant son visage vers le mien. La voir ainsi me fends le cœur. Doucement, j'essuie ses larmes avant de placer rapidement mes lèvres sur le bout de son nez.

« J'ai été comme toi. Je suis peut être encore comme toi. Je t'ai blâmée pour ce qui m'est arrivé. Pendant que j'étais enfermé. Je me suis blâmé pour ce qui m'est arrivé, pendant que j'étais enfermé. Quand ils me faisaient croire qu'ils te faisaient de mal, je me blâmais aussi. Car oui, ils essayaient de me faire croire ça aussi. Enfin, essayer. Ils ont réussi. C'est … compliqué. »

Oui, c'est compliqué. Comment expliquer qu'ils ont réussi a déformer mon esprit de façon à ce que je puisse maintenant croire deux choses opposées ?

« Mais quand on y pense bien, tout ça. Ta blessure. Mon sejour en enfer. Il n'y a qu'une seule personne qu'on puisse blâmer. Enfin, qu'une seule organisation. Qui t'as tellement maltraitée que tu as eu envie de fuir dans une zone infestée de monstre ? Qui a ordonné qu'on m'envoie Via Purifico ? Ce sont eux qu'il faut blâmer. Pas l'un d'entre nous. C'est faire leur jeu ça. »

De belles paroles que je n'arrive même pas à appliquer. Je pense que toujours, quelque part, dans les coins les plus sombres de mon cœur, il y aura toujours un peu de rancœur envers elle. Mais je peux la contenir. Pas de soucis. J'espère.

« Et … En admettant que c'est vrai. Que tu n'as pas le droit d'être avec moi. De vivre avec moi. De vieillir avec moi. Est-ce que ça veut dire que moi aussi je suis puni ? Parce que c'est ce que je veux. Peut être pas maintenant. J'ai … Encore des choses à régler dans le monde. Peut être avec toi. Sûrement, pour certaines, sans. Mais ce sont des choses que je veux. Et puis ... »

Doucement, comme si c'était la chose la plus précieuse du monde, je prends sa main entre mes doigts et la fait passer sous ma chemise, pour la presser contre mon cœur qui bat fort.

« Tu m'as donné ça. C'est trop tard maintenant. Tu ne peux pas me le donner et t'en aller. Il faut assumer. »

Je soupire et retire sa main.

« Maintenant, je ne sais pas. Je ne peux pas prendre de décision pour toi. Je ne le veux pas. Et je veux juste te prévenir que même si je lui ressemble beaucoup, je ne suis plus le Cillian d'il y a quelques années. Peut être qu'au final, tu ne sera pas amoureuse de cet homme que je suis devenu. Peut être qu'au final, je ... »

Je m’interromps. Je n'ai pas envie de le dire. Je n'ai pas envie de remettre en cause une des rares choses dont je suis sur dans la vie.

« Il y a des doutes dans mon cœur. On les y a mis. Peut être que je ne pourrai jamais m'en débarrasser totalement. Peut être que vivre avec ça sera trop dur pour toi. Mais … C'est tout ce que je peux t'offrir. »

Je soupire longuement.

« Tu peux continuer ton pèlerinage. Qui sait, peut être que quelqu'un est presque déjà a Zanarkand. Moi, je peux t'accompagner, de temps temps. Et qui sait, peut être, d'ici là, tu saura ce que tu voudra vraiment. »

Avoir autant parlé me donne mal au crane, et je frissonne un peu. Doucement, je retire ma veste et la pose sur l'Invokeuse.

« N'attrape pas froid. »

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Ryme

Invokeure

le Jeu 19 Oct 2017 - 9:41
Sans réellement savoir comment, Ryme s'était retrouvée contre lui. Par réflexe, la jeune femme avait docilement calé le plus confortablement possible sa tête. Après tout, un menton pointu en plein plexus, ce n'était pas des plus agréable. Ses larmes ne s'arrêtèrent pas, malgré le réconfort qu'il lui offrait. Toutes les émotions qu'elle retenait depuis ce matin semblaient enfin daignées remonter pour la noyer. La situation lui faisait d'autant plus honte qu'il semblait accepter cette tristesse. C'était lui, qui avait bravé l'enfer. C'était lui, qui avait besoin d'une main tendre dans le dos. Pas elle. Elle ne méritait rien de ça. Sa gorge se serra un peu plus, alors qu'elle semblait avoir enfin épuisé toute son eau. Il ne restait plus que les soubresauts pour agiter encore un peu son corps.
Quelques minutes, qui avaient un goût d'éternité malheureuse, c'étaient écoulées. Il se racla la gorge. Aussitôt, la jeune femme se crispa. Qu'allait-il penser ? Qu'allait-il dire ? Qu'allait-il faire ? Les choses qu'elle avait ressentirent lorsqu'on lui avait annoncé qu'il l'avait abandonnée trouvèrent un écho dans son cœur. Comment pouvait-il supporter une femme pareille, incapable d'être forte pour lui, incapable d'être son roc dans la réalité ? Pour preuve, il poussait un soupir avant de chercher à regarder son visage. Sans doute pour se dégoûter une bonne fois pour toute.

Avec précaution, il essuya son visage. Il avait les doigts légèrement rêches, comme dans ses souvenirs. Au lieu d'une lueur malveillante, elle remarqua de la tristesse. Il se pencha, embrassa son nez encore un peu rougit par les pleurs. Elle aimait ce contact, mais... Quelque part, cela lui rappelait les baisers chastes et gentils qu'il lui offrait à l'hôpital pour la repousser autant que pour la garder. Sa gorge se serra alors qu'elle écoutait la consigne. Écouter, se taire. Ca, elle pouvait le faire, et puis, il fallait bien avouer que la fière, la belle, la glorieuse Ryme avait beaucoup perdu de sa superbe à cet instant.
Ryme s'attendait à être rassurée. À ce que lui, sache ce qu'il fallait faire. Mais c'était se reposer sur l'ancien Cillian. Et ce dernier, malheureusement, n'existait plus. Son cœur passa d'un rythme soutenu à quelque chose de plus lent, presque inanimé. Il lui avoua être amer et lui en vouloir. Comment pourrait-il en être autrement ? Elle avait été un monstre d'égoïsme depuis le début. Et pour cela, elle avait été punie. Ils n'avaient eut pas besoin de mentir pour ça : les Voix n'aimaient pas trop les fuyardes récidivistes. Pas du tout. D'ailleurs, il continue au sujet de l'organisation. Au moins, quelque chose en lui n'avait pas changé : il gardait toujours cette haine farouche pour son ancienne vie. Ou plutôt, l'organisation qui avait régit la vie de la jeune femme. Bien qu'elle, ne pouvait se résoudre à les blâmer. Se haïr était plus facile que de remettre en question une institution où, beaucoup trouvait le bonheur ou un semblant de bonheur.

Son ventre se tordit légèrement, d'une douloureuse et délicieuse manière alors qu'il évoquait ce que lui, souhaitait. Il avait envie de vivre avec elle, malgré tout. Il voulait la voir vieille. Mais, pas tout de suite. Il avait besoin de régler des choses. Ryme se demandait de quoi il pouvait s'agir, mais, elle resta silencieuse, comme demandée. Mais, au-delà de tout ça, elle retenu principalement que si leurs envies s'accordaient, lui n'avait pas besoin d'elle comme moteur d'existence. La gorge se Ryme se fit subitement aride et elle détourna les yeux. Pour que sa propre existence soit complète, il fallait qu'il soit là. Dans les paroles de son ancien gardien, elle avait l'impression d'être une sorte de bonus, d'objectif secondaire – certes important, à atteindre. Mais peut-être que la fatigue, la douleur et la tristesse lui brouillaient les sens.

Il attrapa sa main et la déposa sur sa peau. Sous l'épiderme, après quelques secondes d'attente, son cœur se manifesta. Il pulsait avec force. Tout comme le sien, dans sa propre cage thoracique. Les battements étaient chargés de sentiments. La paume froide de Ryme quitta le torse de Cillian à regret, sous l'impulsion de ce dernier, comme un triste préquel du reste de ses paroles. La jeune femme ne doutait pas de ses propres sentiments. Mais, il fallait admettre qu'elle était une indécrottable romantique. Des hommes, à son grand regret, elle en avait connu bien plus qu'une jeune femme de son âge 'normale' ; mais ces expériences lui avaient permis de reconnaître l'amour, le vrai. Son cœur ne pouvait pas lui mentir. Mais... À vrai dire, elle n'avait pas de craints vis-à-vis de ses propres sentiments : elle l'acceptait, tel qu'il était. Et même s'il refusait de le formuler, elle avait très bien compris le sous-entendu : peut-être, que lui perdrait la flamme. Elle avait envisagé cette possibilité depuis longtemps. Et elle lui faisait toujours aussi peur.

Mais ce qu'il formula ensuite la laissa glacée. « Tu peux continuer ». Bien qu'elle savait très bien que ce n'était pas le cas, Ryme ne pouvait pas s'empêcher d'avoir le sentiment d'être rejetée. D'être une petite chose charriée par la marée. Son cœur se serra si fort dans sa poitrine, qu'elle envoya une de ses mains à cet endroit, pour s'assurer que l'organe était encore là, qu'il n'avait pas disparu dans les abysses. Il passa sa veste sur ses épaules, pour pas qu'elle n'ait froid, mais il venait littéralement de la congeler.
Elle pouvait parfaitement comprendre qu'il ne pouvait et ne voulait pas prendre de décisions pour elle... Mais, elle avait espéré pendant un tout petit instant, qu'il lui dise de tout arrêter. Mais elle savait que c'était impossible. Il avait déjà bravé le monde une fois pour elle, et ne le referait certainement pas. Arrêter un pèlerinage ne redonnait aucune liberté aux anciens Invokeurs. Dans son cas, elle retournerait dans sa cage dorée. Fuir le continent lui donnerait automatiquement le statu d'hérétique et elle serait pourchassée pour être enfermée dans la voie de la purification. Elle ne pourrait jamais se résoudre de lui demander d'affronter encore la chose à ces côtés.

Tout cela lui semblait irréel. Il était enfin là, sous ses doigts... Et pourtant, il semblait irrévocablement s'éloigner au loin, restant sourd à ses suppliques. Loin d'avoir apaisé ses tourments, les paroles de Cillian en avait créés de nouvelles. Mais, prendre cette petite pause lui avait redonner un peu de contenance. Avec lui, elle savait qu'elle ne pouvait pas vraiment utiliser ses masques polis et souriants. Mais... Elle n'avait pas vraiment le choix, elle n'allait pas l'accabler plus. Parce qu'il ne pouvait pas lui donner plus. Et cette réalité lui faisait terriblement mal.

« Nous devrions rentrer. Je suppose qu'il est assez tard pour que nous puissions nous retirer sans que cela soit grossier. » déclara-t-elle d'une voix un peu fendillée.
« Si tu es en forme, demain... Que dirais-tu de prendre le bateau pour Besaid dans la journée ? »

Ryme se laissa lentement glisser du rocher. Ses pieds touchèrent le sable encore mouillé. Un courant électrique douloureux circula immédiatement dans toute sa jambe et elle grimaça.

« Je suppose que... Je pourrais prendre mon temps pour voyager, découvrir le monde. M'arrêter pendant plusieurs jours ou semaines, voir quelques mois dans les endroits où l'on aurait besoin de moi. Ce n'est pas une course de vitesse, un pèlerinage. Cela devrait sans doute suffire pour que nous trouvions nous réponses. »

Pour que tu puisses retrouver ta place à Besaid. Pour que je trouve la mienne dans ce monde, songea-t-elle, la mine légèrement basse.

Soudainement, une noix de coco vola tout prêt d'eux. Ryme ouvrit des yeux ronds, cherchant d'où pouvait bien venir le fruit : les premiers arbres étaient à plusieurs centaines de mètres. Son regard trouva rapidement un petit groupe d'enfants et d'adolescents, tous armés d'une noix. Lorsqu'ils virent qu'ils étaient vus et démasqués, tous eurent l'air déçus. Ryme attrapa la main de Cillian et se dirigea vers eux.

« Vous... La noix, vous savez que c'est dangereux, n'est-ce pas ?
C'est juste que...
Oui ? Parle, je ne te gronderai pas.
La légende dit que lorsqu'un couple est sur ce rocher, il faut lancer une noix de coco au-dessus d'eux pour que les vœux se réalisent ! Il n'y a pas meilleur couple que vous ! »

Ryme esquissa un sourire avant de donner un baiser sur la joue du gamin a l'origine de l'explication.

« Vous voyez, ça marche ! » déclara-t-il ravi, avant de partir en courant, suivit des autres.

Réaliser les vœux, hein... Elle n'arrivait déjà pas à faire éclore les siens, alors ceux des autres. Son cœur lui semblait bien lourd.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Jeu 19 Oct 2017 - 11:40
Je ne sais pas si ce que j'ai pu dire à eu l'effet escompté. Je la regarde. Je me demande, pendant quelques secondes, si il y a n'importe quoi que je pourrai dire et qui réussirait à la toucher au cœur. A lui faire comprendre exactement ce que je ressens. Elle veut rentrer. Dommage qu'il fasse froid. J'aime assez cet endroit. C'est assez joli. Je lui adresse un sourire et prends sa suite. Une fois sur le sable, je lui tends mon bras. J'ai bien remarqué son grimacement.

Elle parle ensuite de son planning. Je souris doucement. C'est l'idée. Prendre son temps. Un an ? Deux ans ? Le temps que les Voix trouvent une nouvelle égérie. Le temps que je fasse mon office. Elle devra peut être rester au service de l'église, mais sûrement d'une façon plus tranquille. Qui sait, peut être servir comme prêtre à Besaid. Les prêtres ont le droit de se marier, non ? D'avoir des enfants ? Même si je n'aime pas vraiment Yevon, la religion, je peux tout à fait me voir finir mes vieux jours avec une prêtresse.

Je me rends compte que je n'ai toujours pas répondu à sa question. Je vais le faire quand mon instinct me hurle quelque chose. Je n'ai pas le temps de dire à Ryme de se baisser qu'une noix de coco nous arrive dessus. D'un geste rapide, je libère ma rame. D'où est ce que cela peut bien venir ? Visiblement, c'est un groupe d'enfants. Des d'ados. Je leur lance un regard noir. Ça ne va pas, non ? Ryme me prends la main et me tire vers eux. Je garde ma rame dans l'autre. Si il faut leur faire peur, ce sera mieux. Comme toujours, c'est Ryme qui prends la parole.

Ces explications ne me plaisent qu'a moitié, mais bon. Ca me semble terriblement dangereux. Je regarde Ryme. Ça ne semble pas la déranger plus que ça. Alors ça me va. C'est que ce n'est pas si grave, après tout. Les gamins s'éloignent. Je soupire doucement et range ma rame. Doucement, encore une fois, je tire doucement Ryme contre moi. Je vois bien son visage troublé.

« Le meilleur couple hein. »

Je souris doucement.

« C'est vrai. Je ne vois pas qui pourrait être un meilleur couple que nous. »

Doucement, je remonte mes mains pour la remonter elle. Enfin. Personne ne va nous déranger là. Je cherche ses lèvres et lui donne un baiser passionné. Je sens mon cœur manquer d'exploser dans ma poitrine. Enfin. Une fois que j'ai eu mon saoul, je la libère de mes lèvres.

« Ca fait … Quelques heures que j'avais envie de ça. »

Je lui souris.

« Pour ce qui est de partir … Est-ce qu'on est aussi pressé que ça ? Je me suis dit, après cette petite fête, les gens font se remettre à la construction. »

Je la tire de nouveau contre moi et l'embrasse.

« Peut être qu'ils nous laisseront tranquille. On peut faire semblant de travailler à l'idée d'aller chercher Ifrit. »

Je sens mon cœur s'emballer. Il faut que je me calme. Vraiment. Je sens une fièvre monter en moi, et je la sens se faire écho dans mon regard. Mes mains tremblent un peu contre sa peau alors qu'elles se perdent dans les décors de sa robe, cherchant avec fébrilité le contact de sa peau.

« En profiter pour ne pas être Invokeur et Gardien, et juste et ma Ryme et ton Cillian ? »

Je me doute que ce n'est pas forcément possible. Après tout, son gardien l'attends. Mais j'ose espérer.

« Je suis peut être un peu égoïste, mais j'entends de partout, sur cette île, les gens qui parlent de nous comme un couple. Peut être qu'on peut enfin, même pour quelques jours, quelques heures, vivre en tant que tel ? »

Je redescends mes mains le long de ses bras et prends les siennes.

« Au final, personne ne se l'est demandé, alors, voilà. »

Je plonge mon regard dans le sien.

« Je suis tiens et tu es mienne. Est-ce que tu veux être officiellement ma compagne Ryme ? Pour toujours ? »

Je la supplie presque du regard. J'ai besoin de le savoir Ryme. Que ce me soit dit. Que tu ne m'abandonnera pas.

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Ryme

Invokeure

le Ven 20 Oct 2017 - 9:54
Ses bras l’entourèrent avec douceur et tout ses soucis s’envolèrent. Adieu considérations personnelles, adieu responsabilité et autres sentiments qui pouvaient assombrir son cœur. Cillian avait ce pouvoir presque magique sur Ryme. D’un simple toucher, il l’isolait du monde et de ses tourments. Alors, la jeune femme se laissa aller bien volontiers à cette étreinte, déposant avec plaisir ses mains sur lui. Elle aimait le toucher. Elle aimait qu’il la touche. Elle l’aimait tout court.
La réaction qu’il eut vis-à-vis des remarques du gamin la fit sourire. Ce qu’il pouvait être grandiloquent pour rien, parfois. Mais cela faisait partit de son charme. Et puis, il avait raison : aucun assemblage ne pouvait être mieux que deux infirmes épris l’un de l’autre. Les joues de Ryme retrouvèrent un peu de couleur pour ensuite s’enflammer. Mais elle ne détourna pas les yeux. Elle voulait qu’il sache qu’elle s’abandonnait à lui, à ses désirs et qu’il pouvait, s’il le souhaitait, l’embrasser.

Leurs lèvres se rencontrèrent avec avidités. Un échange aussi doux que brutal, après toutes ses tentatives de baisers avortés. Enfin, soupira intérieurement Ryme avant que ses pensées ne deviennent qu’un amas de sensation toutes plus exquises les unes que les autres. Son cœur manqua plus d’un battement avant de s’affoler à chaque fois de plus bel. L’échange lui sembla bien trop court, pourtant, il l’avait laissé presque à bout de souffle. La rousse plongea son regard dans celui de son ancien gardien. Les lumières du couchant réchauffaient sa peau. Il était somptueux, exquis, divin.

Il sourit, et de sa voix la plus charmeuse, évoque le fait de rester un peu plus longtemps. C’est vrai qu’ils pourraient bien prendre encore un peu de temps, pour eux. Pendant un jour ou deux, tout oublié pour juste profiter de la présence de l’un et de l’autre. La séparation n’avait pas entamé les sentiments qu’ils avaient l’un pour l’autre, mais, au fond, Ryme avait toujours cette envie, ce besoin de le sentir non loin. Comme-ci les années d’absences se devaient d’être rattrapée le plus promptement possible.

« C’est vrai… Et puis, je pourrais toujours prétexter un peu de fatigue » murmura-t-elle aux creux de ses lèvres.

Il s’empara à nouveau de ses lèvres. Et une fois encore, rien d’autre ne compta aux yeux de l’Invokeure. Il n’y avait plus que la douceur de leur échange, la chaleur des mains de Cillian qui recherchait sa peau. Celles de Ryme vinrent s’enrouler autour de son cou, approfondissant le baiser délicatement. La fébrilité qui animait le jeune homme se transmit rapidement à elle, réveillant des désirs beaucoup plus bruts. Il lui était douloureux de l’avouer, mais elle voulait plus. Mais ce n’était pas raisonnable. Pourtant, il serait si facile de céder à cette fièvre, de se laisser emporter par l’instant.
Mais, il se détacha d’elle. La lueur qu’il avait dans le regard était sans équivoque. Ryme se mordit délicatement les lèvres. Elle n’était pas innocente et reconnaissait parfaitement ce qui les animait. Mais, en revanche, ce qui la troublait était de ressentir cet incendie se propager en elle. Autrefois, lorsqu’elle était encore un bel oiseau en cage, elle ne faisait que donner la réplique à des hommes qui étaient dévorés par une passion unilatérale. Y goûter était bien plus enivrant.

Il reprit la parole, évoquant le fait que, peut-être, ils pouvaient espérer un peu de tranquillité. Depuis l’attaque, il était vrai que la rumeur de leur relation avait fait le tour de l’île. Mais, entre le sommeil qui l’avait assommer jusqu’alors et les devoirs qui incombait à Ryme, ils n’avaient pas vraiment eut le temps de profiter l’un de l’autre. Et chaque minute était précieuse, car elle devait durer.
Avec la reprise des travaux, peut-être que les deux jeunes gens pourraient enfin avoir la parenthèse de tendresse et de vie qu’ils méritaient tant. Après tout, il fallait tout réapprendre de l’autre. Surtout Ryme. Elle, elle n’avait que très peu changer. Quelques traits de caractère déjà présent, s’étaient peut-être affirmés… Mais, elle n’avait pas fondamentalement changé. Cillian, lui… Lui-même semblait hésité de ce qu’il pensait, ressentait. Mais, Ryme n’avait pas besoin de le connaître par cœur pour apprécier son compagnon.

Leurs corps s’éloignèrent un peu. Les mains de l’ancienne Voix effleurèrent ce visage qu’elle aimait tant. Un sourire sincère se déploya sur ses lèvres. La culpabilité revint à l’attaque, mais les palpitations doucereuses de son coeur étaient bien plus forte qu’un peu d’aigreur biliaire. Il lui avait tellement donné. Comment pouvait-elle lui rendre ne serait-ce qu’un dixième de ces cadeaux ? Cillian se saisit des mains de la jeune femme. Leurs regards se croisèrent, apprivoisèrent pendant quelques secondes. Celui du guerrier à une lueur presque triste, alors qu’il formulait une demande que Ryme n’aurait jamais espérer entendre venant de sa bouche. Il lui demandait d’être officiellement sa compagne. Un rose ravissant lui monta aux joues tandis que son sourire s’étendit un peu plus, illuminant le visage de l’Invokeure.

« Rien, dans ce monde ne me ferait plus plaisir. Oui. Pour toujours, et même plus encore, si c’est ce que tu souhaites. » déclara-t-elle en venant presser sa joue contre son torse.

Elle le serait dans ses bras avec une délicatesse empreinte de force. Elle devait s’assurer que tout ceci était bien réel. Qu’il n’allait pas s’envoler avec les vents. Quelques secondes s’écoulèrent, mais il était encore là, dans ses bras, sous ses doigts. Ce n’était pas une farce ou un mauvais rêve du destin.

« Je t’… »

Un éclair sabra le ciel, fissurant le ciel. Ryme sursauta. Cillian l’ignorait, mais les orages faisaient parti des choses qui avaient le don de terrifier la jeune femme. Elle avait beau savoir que ce n’était qu’une autre vocalise de Mère Nature… Rien n’y faisait. Ironiquement, elle avait passé une partie de son enfance dans le temple de Djose et la première chimère qu’elle avait acquise n’était autre que le cheval électrique, Ixion.
La pluie s’invita alors sur la lagune. Chaque goutte semblait extrême dense en plus d’être gelée.

« Au moins, cela nous fait une bonne excuse pour rentrer ! » malgré son inconfort face à la météo, Ryme essaya de rire un peu. Montrer à un homme qui avait vécu l’enfer que l’on avait peur d’un simple petit orage, n’était pas vraiment digne. Maudite fierté, maugréa-t-elle en son fort intérieur, alors qu’ils quittaient la plage à ce qui était pour elle, un rythme de marche soutenu.

Malgré les efforts de l’Invokeure, ils rentrèrent trempés jusqu’au os. Elle avait beau avoir marché aussi vite qu’elle avait pu, la pluie tropicale avait été plus forte qu’eux. L’aubergiste et sa femme les regardèrent d’un œil amusé, puis il s’avança un peu au comptoir.

« Nous avons fait un peu le ménage dans la chambre ! Par contre, ce maudit orage à eut raison de l’électricité là-haut, mais pas de panique, on a trouvé assez de bougies pour que vous ne soyez pas dans le noir complet !
Merci, c’est très aimable à vous, répondit Ryme en claquant un peu des dents.
Ma femme viendra vous porter des serviettes en plus, filer vous changez : il n’y a rien de mieux pour attraper la mort que de porter des vêtements trempés ! »

La jeune femme le remercia d’un signe de la tête. Ils ne se firent pas priés pour regagner leur chambre. L’atmosphère était douce et les rideaux avaient été tirés, mais cela n’empêchait pas le vent de siffler, le bois de grincer et le ciel d’être morcelé par le tonnerre.

« Brr, la météo est toujours aussi capricieuse dans les îles ? » demanda-t-elle tout s’avança vers le petit feu de cheminée qui avait été allumé pour réchauffer la pièce en l’absence du chauffage standard.

Sa belle robe était ruinée. Mais elle était sûre que les lavandières du temple feraient des miracles pour la rattraper. La couleur crème du tissu se confondait presque avec sa propre peau. Ryme détacha sa chevelure qui retomba lourdement sur ses épaules. Ses boucles, chargées d’eau, faisaient peine à voir. Son maquillage avait un peu coulé aussi. En voyant son visage dans un coin d’un des miroirs de la pièce, elle se mit à rire doucement. Elle ne ressemblait plus à rien. La jeune femme se tourna alors vers Cillian. Il n’était pas vraiment dans un meilleur état qu’elle. Mais elle ne se permit pas de se moquer tendrement de lui. Au lieu de ça, elle se dirigea vers lui et le prit dans ses bras.

Un sentiment de plénitude naquit alors dans son cœur. Peu importe où ils se trouvaient, son foyer était ses bras.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Ven 20 Oct 2017 - 18:11
Petit goût d'éternité alors que nous sommes là, l'un dans les bras de l'autre. C'est une position agréable, même si j'attends sa réponse. Égoïsme de ma part. Elle n'est peut être pas prête à ça. Comment pourrait elle l'être ? Je ne suis qu'un fils de tisseurs de Besaid. Elle est la plus grande star du monde, après Yevon. Je suis fou même simplement d'y avoir pensé. Je ne dois être qu'une amourette sans futur. Un homme agréable, un idiot utile avant de retourner dans sa vraie maison, dans sa vraie famille, chez les Voix, là ou quelqu'un digne de son rang doit l'attendre. C'est la chose la plus logique. Elle se paie quelques jours de liberté contrôlée, pour se donner l'impression d'avoir vécu avant de revenir à son quotidien.

Et elle me couple le souffle.

C'est dit avec un tel naturel. Une telle simplicité. Même mes démons ne peuvent rien y redire. Pour l'instant, car j'ai encore en bouche ces relents d'il y a quelques secondes. La fatigue, sûrement. Je la laisse se serrer contre moi. Doucement je laisse ma main droite glisser dans ses cheveux. Petit moment de paradis. Qui sera peut être un jour notre enfer. Mais l'enfer, je m'y connais. J'en suis sorti. Pour elle. Pour moi aussi. Pour nous, peut être. Elle s'apprète à me parler, mais l'orage nous coupe. Je réussis à ne pas sursauter. Je n'ai jamais aimé l'orage, même si ma terreur en a été guérie. Cependant, je ne dis rien. Je ne montre rien. Ce serait un peu stupide, sortir des enfers pour avoir peur de l'orage, non ? La lourde pluie orageuse commence aussi à tomber. On a pas du remarquer les nuages noirs, les yeux perdus l'un dans les autres. Je souris à sa remarque. Effectivement.

Je lui tends le bras et on se dépêche. Je n'ai pas envie qu'elle attrape froid. Moi, ça ira. J'ai connu pire. On ne repasse même pas par l'endroit de la fête. Les gamins nous auront signalé. Expliqué qu'on était ensemble et qu'on ne voulait pas être dérangés. Peut être. Je ne dirai pas que j'espère, car je m'en moque, au fond. Je ne suis pas là pour eux, personnellement.

On passe enfin le pas de l'auberge. On dégouline, mais on s'en fout. Je lui lance un regard plein d'amour. J'ai froid mais je l'aime. Alors ça devrait aller. Je me sens fatigué. J'ai faim. J'ai mal partout. Visiblement, je n'étais pas aussi en forme que ce que je pensais. Ça explique le retour des démons. Je secoue un peu la tête et me désintéresse de la conversation entre l'aubergiste de Ryme. Je la suis à l’intérieur.

L'ambiance tamisée était agréable. Le craquement du feu de bois me rappelle un peu la maison. Il n'y a pas l'électricité chez mes parents. Les soirs d'hiver, on les passe au feu. Je me demande si ça lui ira, à Ryme. Même si je ne compte pas m'y faire vieux. Je réponds distraitement à Ryme alors que j'essore mes cheveux au dessus de la baignoire.

« Ça dépends. Je dirai oui. C'est du temps de mer ça. Parfois, ça reviens sur les côtes. Ca arrive, même si une pluie aussi froide, je dois avouer que ça fait longtemps que je n'en ai plus vue. »

En même temps, ça fait un moment que je suis plus revenu sur mes îles. Entre la Via et le pèlerinage. Si ça se trouve, tout le monde pense que je suis mort. Si ça se trouve, je SUIS mort et ce n'est qu'un délire de mon esprit mourant. Je soupire doucement. Je me sens fatigué.

Son rire me requinque un peu. Ca me fait du bien. Rapidement, je retire ma chemise. Je déteste la sensation des vêtements mouillés sur mon corps. Je crois mon reflet dans un miroir. Mon cache œil à un peu glissé et les mes cheveux sont tout plats. Je ne ressemble pas à grand chose. Je la vois ensuite. Même comme ça, elle est magnifique. Même avec la robe toute abîmée et le maquillage qui coule, elle est belle. J'en ai presque mal au cœur. Doucement, elle vient contre moi. Me serre.

Le tissu de sa robe sur mon torse nu fait squish.

Je ris doucement. Ce n'est pas de ma faute, c'est le bruit. Je passe mes mains dans ses cheveux. Puis je lui embrasse le front avant de la repousser doucement.

« Il faut nous secher Ryme. Je n'ai pas envie de tomber malade, et toi non plus. »

Je ne me sens pas forcément en l'état de l'avoir si proche de moi comme ça non plus. Je crains que l'état de grace ne soit déjà terminé. Je l'embrasse quand même, même si il y a un peu moins de fougue que tout à l'heure. Je suis fatigué. Je prends une des serviettes alors qu'on tape à la porte. Je vais ouvrir. C'est l'aubergiste, qui se retrouve nez à nez avec mes pectoraux. Elle a dans les bras une pile de serviettes chaudes. Elle bredouille.

« Voila vos serviettes. Bo … Bonne soirée. »

Est ce qu'elle a eu peur d'être arrivée à un moment inopportun ? J'éclate de rire et me tourne vers Ryme pour lui apporter les serviettes.

« Tu as vu ça ? On aurait dit qu'elle à vu un fantôme. »

Eh, au fond, c'est un peu ce que je suis. Au fond.

« Change toi derrière le paravent, je vais me changer de ce coté. »

Pudeur. Même si elle m'a déjà vu nu, moi pas. Et j'aimerai reserver ça à un moment spécial. Je rougis un peu et me déshabille avant de m'enrouler dans une serviette chaude. Je ne sais pas quoi faire des vêtements trempés.

« Tu sais ce qu'il faut faire des vêtements humides ? »

Je hausse les épaules avant d'enfiler un t-shirt et un short en coton blanc. Ils avaient aussi pensé à nous laisser des versements secs. Les braves. Rapidement, je vais me glisser sous les couvertures et je soupire. Mon corps grince. J'ai mal un peu partout. Mon ventre grogne.

« J'ai faim. Pas toi ? Je ne sais pas toi, mais je n'ai pas eu le temps de prendre à manger au bal. Ou peu importe ce que c'était. Tu penses que je peux aller demander de la soupe ou quelque chose de chaud aux aubergistes ?»

Je n'ose pas prendre d'initiative. Une chape de plomb m'est retombée sur les épaules. Je me sens … Comment dire. Comme un déchet. Et mes démons sont ravis de me faire aller dans ce sens.

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Ryme

Invokeure

le Sam 21 Oct 2017 - 10:17
Le tissu de la robe, contre la peau nue de Cillian dit un petit squish. Un peu ridicule, un peu plaintif, mais surtout terriblement drôle pour lui. Il se mit à rire. Et cela réchauffa un peu le cœur de Ryme. Elle n’avait que très peu entendu son rire, mais elle l’avait toujours aimé. Il était franc, sincère, légèrement incontrôlable pas comme les petits glouglous que poussaient les officiels de l’église ou les autres Voix. La jeune femme se mit à sourire, amusée. Il embrassa son front avant de se séparer d’elle. Déjà ? Égoïstement, elle aurait bien voulu que le contact dure encore un peu. Mais son attitude avait changé, il semblait plus fatigué. Peut-être que les petites voix de son esprit étaient de retour, plus virulentes que jamais. Ryme n’en prit donc pas ombrage. Partager la vie de Cillian serait probablement un torrent de joie mais également de petites frustrations.
Tomber malade était le dernier de ses soucis, mais il avait raison. Avec un seul feu de bois comme chauffage, un vilain rhume était vite attrapé. Annulant ainsi, leurs plans de flânage en tant que couple ‘normal’. Ryme ne fit donc pas la forte tête et se dirigea à son tour vers l’espace salle de bain de la pièce, après avoir reçu avec un plaisir non dissimulé, un baiser. La jeune femme se découvrait incroyablement tactile et surtout, demandeuse de ce genre d’attention. Qui aurait pu croire qu’un des visages les plus connu de Spira, qui avait la réputation d’être une personne hautaine et froide, pouvait être si facilement apprivoisé. Mais il fallait croire que la magie ne fonctionnait qu’avec lui.

On frappa à la porte. Il ouvrit la porte et la pauvre femme de l’aubergiste se retrouva dans un face-à-face qu’elle n’était pas prête à mener. Elle déposa très vite les serviettes dans les bras de Cillian avant de prendre son congé. Ryme ne la vit pas partir, mais elle l’entendit descendre les marches quatre à quatre. Il se mit à rire et l’Invokeure fit de même quelques secondes plus tard. Il se retourna et la jeune femme mesura pleinement la chance qu’elle avait. Un sourire tendre perla sur ses lèvres, tandis que son cœur manquait un petit battement.

« Je doute fort que les fantômes produisent ce genre d’effet chez les femmes, tu sais. » lui répondit-elle quant à son observation sur la réaction de leur visiteuse.

Il ne se rendait décidément pas compte, du pouvoir qu’il pouvait avoir sur les femmes qui avaient un cœur un peu trop tendre. Ou celles qui avaient un faible pour les belles choses. Le Cillian qu’elle avait connu à l’hôpital, était un très bel homme, pétri de gentillesse et de fierté. Mais, celui-ci, un peu plus maigre avec une petite lueur perdue dans le regard, n’avait rien à lui envier. Au contraire. Les joues de Ryme se colorèrent légèrement lorsqu’elle repensa à la vue de son corps nu, quelques heures plus tôt.

Il reprit la parole, d’une manière un peu plus sombre cette fois. Il lui demandait de se changer derrière le paravent. L’attention lui fit plaisir, lui prouvant encore une fois que l’amour qu’il lui portait était réel et qu’il respectait son corps. La jeune femme disparue alors derrière le petit panneau. Ryme poussa un soupir de soulagement alors qu’elle desserrait enfin son corsage. Elle frissonna un peu, mais trouva vite le réconfort d’une serviette chaude et moelleuse.

« Faisons les sécher. Ils appartiennent au temple, nous n’aurons qu’a les rendre à l’occasion de notre visite. Ces toilettes d’apparats ne doivent manquer à personne. Je n’ai pas entendu parlé de la naissance d’un nouvel Invokeur, ce soir. » Répondit-elle en tournant son regard vers la pièce principale.

Les aubergistes, avaient laissé des vêtements de rechange. Parfait. Ryme enfila une robe légère de couleur bleu après avoir enfilé des sous-vêtements propres, mais surtout secs. Le contact des matières lui sembla chaud sur sa peau un peu froide. La jeune femme passa un peu d’eau son visage pour finir d’enlever toutes les traces de maquillage qui pouvaient marquer son visage. Un ou deux petits coups de brosse vinrent dégorger ses cheveux de l’eau qu’ils portaient. Puis, elle revint pour trouver Cillian sous les draps.

Il lui demanda alors, si elle avait faim. À vrai dire, non. Les sensations de la jalousie qu’elle avait éprouvée plus tôt, lui avaient coupé l’appétit et depuis, il n’était pas revenu. Par contre, elle ne refuserait pas un thé ou une boisson chaude. Et puis, il fallait qu’il reprenne des forces. À peine réveillée qu’elle l’avait déjà traîné dans un banquet improvisé où il avait dû danser pour faire bonne figure.

« Bien sûr, je pense que les aubergistes seront heureux de voir que tu fais honneur à leur table. Je n’ai pas vraiment faim pour ma part. Mais, une boisson chaude me ferait un peu de bien. Veux-tu que j’aille demander que l’on nous prépare cela ? Tu dois être fatigué. Je suis désolée de t'avoir demandé autant alors que tu viens à peine de te remettre... »
Elle s’était assise sur le rebord du lit, parce que sa jambe était douloureuse. Elle savait qu’il n’aimait pas qu’on le traite en enfant, qu’il pouvait se débrouiller seul… Mais, il y avait quelque chose d’étrange dans son attitude, qui la poussait à être un peu maternelle. Ryme avait peur qu’il se sente mal, que ses pensées obscures éclipsent les bonnes choses de la vie, mais également celles qui étaient en lui.
Elle s’avança vers lui et caressa légèrement ses cheveux.

« Je reviens vite. » dit-elle en déposant un rapide baiser sur sa joue.

La jeune femme quitta la pièce, la boule au ventre. Et maintenant qu’allait-il se passer ? Elle descendit d’un pas lent pour éviter de chuter dans l’obscurité. L’aubergiste attendait encore à son comptoir, il accueillit la jeune Invokeure avec un sourire franc. Ryme le remercia pour les vêtements ainsi que les serviettes, avant de lui demander s’il était possible d’avoir un repas et un thé. Le visage du petit bonhomme s’illumina et il partit s’affairer en cuisine.
Quelques minutes plus tard, il remontait avec elle pour l’aider à porter les plateaux. Cependant, peut-être, à cause de la rencontre de sa femme avec le torse de Cillian, il n’osa pas entrer, se contentant de laisser sa charge sur un petit guéridon.

Ryme entra de nouveau dans la chambre. Les odeurs de nourritures envahirent encore la pièce et, avec espoir, elle se rappela que manger avait bien requinquer Cillian auparavant.

« Je ne sais pas trop ce que c’est. Mais visiblement, c’est un plat typique de l’île. Ca m’a l’air terriblement épicé, rien que l’odeur me picote les narines ! » dit-elle en plaisantant un peu tout en déposant le plateau près de lui.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Sam 21 Oct 2017 - 14:31
Ce genre de réactions ? Elle est partie en courant. Ça me semble être une réaction assez okay pour un fantôme, non ? Peu importe. Elle propose de faire sécher les vêtements. Je résiste à l'envie de lui proposer de les mettre au feu. Mais ça, c'est mon coté iconoclaste qui parle. Peut être que je ne devrai pas avoir ce genre de discours devant une Voix … Enfin, une ancienne Voix. Et puis, ce ne serait embêter, au final, que les pauvres gens qui travaillent pour le temple. Mais elle parle de lui rendre visite. J'avais oublié ce détail. C'est vrai que si on veut aller récupérer Ifrit, il faudra bien entrer dans le temple. Je tremble doucement. L'idée d'y rentrer me retourne un peu le ventre. Cependant, la vision de Ryme dans sa jolie robe bleue me calme un peu. Sur ce sujet là du moins.

Elle se propose d'aller me chercher à manger. Ça me dérange un peu. Je suis un adulte. J'ai vécu des choses. Vu des choses. Fait des choses qui font qu'aller chercher à manger, je devrai pouvoir gérer. Pouvoir le faire. Mais j'ai mal partout. Je me sens faible. Et j'ai un peu peur. JE sais que si je suis réellement sorti de la Via Purifico, je suis libre. Encore plus libre que libre même, techniquement. En passant la porte de sortie, tout les péchés que j'ai pu avoir commis de ma vie on été absous, non ? Mis a part celui de désirer une Voix, mais ça, je pense que seul la mort m'en séparera, de ce désir. Bref, tout ça pour dire que je n'aime pas trop me faire servir.

De vieux relents de culpabilité remontent alors qu'elle sort de la chambre. Surtout dans ce petit baiser. J'aurai aimé quelque chose de plus consistant, pour survivre jusque son retour. Doucement, je replie mes jambes jusqu'à les avoir en dessous de mon menton. LA pièce est sombre et les bougies projettent des ombres qui dansent au rythme des petits courants d'air. Ça me fait un peu peur, je dois avouer. Les ombres me font peur. C'est ridicule. Mais en enfer, les ombres pouvaient être tout. Un prêtre qui viens vous faire du mal. Un monstre affamé qui veut vous manger. Je ferme les yeux et calme ma respiration le plus possible. Il faut qu'on ne puisse pas me reperer. En plus, j'entends des bruits dans le couloir. Cette fois çi, c'est pour moi. Adieu, mon am ….

La porte s'ouvre et l'odeur de la nourriture attaque directement mes narines. Je lève mon regard vers Ryme. Je suis sur qu'il y a plus de gratitude et de soulagement dans mon unique œil que ce que l'on peut voir chez la plupart des gens pendant toute la vie. Je vais survivre, une fois de plus. Une journée de plus. Je lui adresse un grand sourire fatigué et pose le plateau sue mes jambes après les avoir tendues de nouveau. Il fait faim. Je picore doucement avant de répondre.

« Tu sais, les épices, ça conserve bien les aliments. Alors quand on part en mer longtemps pour pécher, on en utilise beaucoup. Et puis, les îles ont un climat propice pour ça. Tu veux gouter ? »

Je me doute qu'elle va dire non. Si àa lui fait déjà mal au nez, je ne pense pas qu'elle va tenter la bouche. Doucement, je profite de mon repas, l'agrémentant de gorges d'eau fraîche quand le besoin s'en fait sentir.

« Je suis désolé de te faire me servir comme ça. Mais je suis tellement fatigué. »

Je soupire et reprends mon repas. Je pense qu'elle peut le comprendre. J'en suis même sur. Une fois mon assiette finie, je repousse doucement mon plateau. Ça fait du bien. J'ai repris un peu du poil de la bête. Il ne me manque plus qu'une bonne nuit de sommeil, et ça devrait aller un peu mieux. En espérant que je réussisse à dormir. J'ai du mal à me souvenir de la dernière fois où j'ai réussi à m'endormir comme ça. D'habitude, il faut que je me fatigue avant. Remarque … Je baille à pleine bouche. Doucement, je tapotte le lit à coté de moi pour qu'elle vienne s'installer.

« Alors, qu'est ce qu'on fait ? »

Je la regarde. Elle est si … Je ne sais pas comment la décrire en fait. J'ai l'impression de la redécouvrir à chaque fois. Là, elle est au naturel, mais en pleine forme. Je ne sais pas si je l'ai déjà vu comme ça. Instinctivement, je passe ma main dans ses cheveux.

« J'adore tes cheveux. »

C'est sorti tout bas, presque naturellement. J'en ai un peu honte. Presque. Je lui offre un sourire tout penaud.

« Il doit arriver quand ton gardien ? Que je sache combien de temps on à devant nous. »

Je soupire. C'est sûrement pas assez. Je n'aime pas avoir une limite de temps.

« Si il faut beau et qu'on a le temps, j'aimerai bien retourner où on est allé tout à l'heure. C'était joli. »

Je soupire de nouveau.

« Je vais être égoiste, mais ... »

Je lui lance un air de chien battu. Je ne sais pas pourquoi, mais mon cœur à encore une fois envie d'être rassuré. J'ai peur que tout ceci ne soit que mensonge. J'ai peut que tout ceci ne soit que mon cerveau qui me joue des tours. Et les voix sont de retour. J'ai peur qu'elle me mente. Mais je connais une chose chez elle qui ne peut pas mentir. Du moins, je l'espère.

« Ca te dérangerait de me prendre dans tes bras ? »

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