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Al Bhed


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Fisherman's Horizon - Ryme

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Classe : Mage blanc

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Ryme

Invokeure

le Dim 22 Oct 2017 - 10:07
L’odeur de la cheminée et du feu entrain de brûler lui était plus plaisante que celle des épices. Ryme n’était pas vraiment habituée à en trouver dans sa nourriture. À vrai dire, elle ne savait plus ce a quoi elle était familière, gustativement parlant. Depuis le début de son voyage, elle avait découvert beaucoup de choses. Certaines l’auraient sans doute faite frémir des années plus tôt, comme le lézard grillé. Mais, maintenant que sa vie était sur la route, elle savait faire beaucoup plus de concessions. Mais, l’odeur piquante ne lui convenait pas, elle préférait les fragrances plus douces. D’une voix douce, il lui avait expliqué que c’était avant tout une question pratique. Il lui proposa de goûter. Ryme considéra la chose, avant de s’abstenir. Non pas parce qu’elle n’en avait pas envie, mais parce qu’il ne restait déjà plus grand chose dans l’assiette et que, il avait la priorité sur la nourriture. Elle n’avait jamais connu la faim, le froid, alors, elle n’allait tout de même pas le priver.
Il s’excusa du fait que Ryme lui vienne en aide. La jeune femme eut une expression un peu désolée. Cela ne la dérangeait pas. Et puis, elle comprenait parfaitement les soucis qu’il pouvait éprouver. Après tout, il avait suffisamment fait la nounou avec elle à l’hôpital pour qu’elle se rende compte que ce n’était pas pour le plaisir qu’il agissait de la sorte. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu’il l’invita à prendre place près de lui. Le thé qu’elle avait commandé était encore entrain d’infuser, tant pis. Ce genre d’offre, elle ne pouvait jamais les refuser.

« Ne t’en fais pas. À l’hôpital, tu faisais bien plus pour moi. C’est normal que je prenne soin de ce que j’ai de plus précieux. Et ça me fait plaisir. Enfin… » commença-t-elle en rougissant un peu.
« Je suis contente de pouvoir être avec toi et t’être utile. » conclut-t-elle en prenant un des coussins du lit pour le mettre contre son ventre.

Il lui demanda ce qu’elle souhaitait faire à présent. Ils échangèrent un regard, en silence. Chacun détaillait l’autre. Cillian était comme un paysage qu’elle chérissait, qu’elle redécouvrait avec plaisir a chaque fois. Elle aimait la manière dont ses cheveux tombaient négligemment autour de son visage, la forme de son nez, la courbe de ses lèvres. Et puis, malgré la blessure, elle aimait ses yeux. Leurs formes, leurs couleurs.

« Je ne sais pas trop. Tu bailles à t’en faire décrocher la mâchoire. Peut-être que l’on devrait juste… Discuter un peu et laisser Morphée venir nous chercher ? » proposa-t-elle alors qu’il commençait à passer ses doigts dans sa chevelure.
Il murmura qu’il les adorait. Aussitôt, ses rouges se rosirent. Ryme n’était pas du genre à chercher les compliments, mais lorsqu’ils venaient de lui, elle adorait les recevoir. Les mots qu’il lui offrait lui réchauffaient toujours le cœur et l’esprit. Elle se sentait aimée.
En guise de réponse au sourire penaud qu’il lui adressait, elle se saisit d’une de ses mains et l’embrassa délicatement avant de la plaquer sur sa joue.

« Et moi j’adore tes mains. » répondit-elle pour qu’il ne se sente plus seul dans cette ambiance délicieusement mièvre.

Il demanda quand Gordias devait la rejoindre. À vrai dire, dans le courrier qu’elle avait confié aux mogs de ce matin, elle avait juste évoquer le fait qu’elle irait à Besaid pour obtenir Valefor avant d’aller rendre visite à Ifrit. Elle n’avait pas parlé de date, ni de délais. Ryme avait juste eut la gracieuse idée de préciser qu’elle était entre de bonnes-mains, et qu’il ne devait pas s’inquiéter, qu’elle lui enverrait des nouvelles de Besaid lorsqu’elle y arriverait et qu’il pourrait la rejoindre à ce moment-là.

« À vrai dire… Je crois que nous avons du temps. J’ai demandé à Gordias de me rejoindre une fois que je serais à Besaid. Je voulais d’abord obtenir la bénédiction de Valefor et… Te parler un peu. Mais puisque tu es là, je suppose que je ferais l’inverse : te parler, pour ensuite rendre visite mes hommages au temple de Besaid. » avoua-t-elle en prenant un air légèrement plus soucieux.

« Je me dois d’être honnête, je n’ai pas très envie d’aller tout de suite au Temple de Kilika après… Après, l’attaque. » sa gorge se serra un peu. Les souvenirs des corps sur la plage lui revinrent. Elle n’avait rien pu faire pour une grande majorité de ces gens et cela lui causait bien du tort.

« On pourra visiter un peu l’île en toute tranquillité. Et peut-être même que j’arriverais à manger épicé dans quelques jours ! » Elle essayait de rester positive pour lui, pour ne pas qu’il voit son trouble. Plus que jamais, Ryme n’avait pas le droit à la faiblesse.

Cillian soupira doucement, l’avait-elle lassé avec son bavardage ennuyeux ? Il devait être épuisé après tout. Et puis, il la regarde, avec un regard d’une tristesse infinie. Le coeur de la jeune Invokeure se mit un peu en sourdine, alors qu’elle écoutait la requête prétendument égoïste de son compagnon. Il voulait qu’elle le prenne dans ses bras. Il lui avait fait peur, avec toute cette tension et l’affliction dans son regard ! Les lèvres de la jeune femme s’étirèrent dans un grand sourire et elle ouvrit les bras.
Avec douceur, elle attrapa son visage, qu’elle plaqua contre sa poitrine, avant de glisser lentement en position allongée dans le lit. Ryme déposa un baiser presque timide sur le front de Cillian, avant de caresser doucement son dos.

« Un jour… Quand tu seras prêt, j’aimerais qu’on se raconte ce qu’on a vécu. » soupira-t-elle doucement contre sa peau.
Il sentait bon. L’orage avait donné à son parfum naturel, un brin de fraîcheur. Ryme adorait cette odeur, la sienne. L’enlacer ainsi était un véritable plaisir, son coeur battait joyeusement dans sa poitrine.

« Je veux tout connaître de toi. Les bonnes choses, mais également les mauvaises. Parce qu’elles ont fait que tu es l’homme que tu es. L’homme que j’aime. »
Sa gorge se serra un peu. Elle avait du mal à lui dire qu’elle l’aimait tout court. Peut-être que le mieux était de laisser faire ce qui gisait sous la barrière de ses côtes.
Le souffle régulier de Cillian sur sa peau lui donnait d’agréables frissons. Son coeur n’en battait que plus fort. Ryme avait envie de chanter un peu, pour l’aider à s’endormir, mais elle avait décidé qu’aucun son ne sortirait de sa gorge sans qu’il ne lui demande.

« Cillian… Je voulais… » Sa voix s’étrangla légèrement. Il n’y avait pas de mots pour décrire ce qu’elle ressentait. Enfin, peut-être un seul, mais comprendrait-il vraiment ?

« Merci » susurra-t-elle doucement, en resserrant un peu son étreinte.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Dim 22 Oct 2017 - 14:33
Je n'ai pas envie qu'elle se sente comme ça. Est-ce qu'elle est uniquement gentille parce que j'ai été gentil avec elle ? Si c'est ça, je préférerai encore qu'elle soit méchante avec moi. Je n'aime pas ce genre de façons de penser. C'est … Insultant je trouve. Elle a beau essayer de couvrir ça d'or et de paillettes, mon instinct me hurle qu'elle ne m'aide que parce que je l'ai aidée à l'époque. Je sens une aigreur me monter dans le ventre, et ce n'est pas du aux épices du repas.

Ah, il semblerait qu'elle n'ait pas compris ma question. Enfin, il est vrai qu'elle laissait un peu à désirer, niveau sens. C'est vrai qu'on aurait pu croire que je demandais ce à quoi elle répondrait. Et son plan me plaît pas mal. Je suis content qu'elle ne veuille pas spécialement faire des câlins, voir plus. Je ne me sens pas prêt pour le moment. Et j'apprécie qu'elle me laisse tranquille là dessus. Elle réponds à mon compliment par un autre compliment. Elle aime mes mains. Instinctivement, je les regarde. Elles sont presque vieilles. Cornées. Rapeuses. Malheureusement, la Via Purifico ne laisse que peu de temps pour les soins manucures. Je ne comprends pas vraiment comment on peut aimer des mains. Encore plus les miennes. Mais je laisse passer. Après tout, l'amour, c'est étrange.

Visiblement, ifrit n'était pas une priorité. Bien. J'avais peur de me sentir un peu forcé à entrer dans le temple, si elle voulait absolument récupérer Ifrit maintenant. Attendre Besaid et Valefor, ça me laisse deux possibilités. Soit laisser son Gardien s'en occuper, et donc ne pas avoir à approcher du temple, soit me laisser le temps de me préparer mentalement à l'aider. Et je pense que je peux le faire. J'espère. Elle explique un peu plus ses raisons. C'est vrai que le temple à été le lieu du dernier combat. Je dois avouer que je n'ai plus beaucoup de souvenirs de ce moment. J'étais un peu trop … Pris par le combat, si je peux dire. Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé, mais j'imagine que ça a du être traumatisant. Elle retourne ensuite dans des bavardages qui, je doit avouer, ne m’intéressent plus trop.

Mais elle réponds à me demande. Doucement, je me laisse attirer contre elle, et une partie de mon aigreur disparaît. C'est presque magique. La douceur de sa peau, son odeur, le battement de son cœur était comme un bon baume sur mon âme. Je respire doucement et je frissonne en sentant sa main se glisser dans mon dos. Elle me fait ensuite une vraie demande. Serieuse.

Elle veut savoir ce que j'ai vécu. Et que je sache ce qu'elle a vécu. Effectivement, ce serait bien. Même si je sais que mon esprit malmené ne pourra pas être rassuré aussi facilement, je présume qu'elle a besoin d'entendre ce que j'ai vécu.

Elle veut tout savoir de moi. Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée ça, par contre. Enfin, pas forcément tout de suite. Et pour une bonne et simple raison. Même moi, je ne sais plus ce que je suis vraiment. Qui je suis vraiment. Qu'est-ce qui fait partie des pensées de moi, Cillian, et qu'est ce qui fait partie de ce qu'on a essayé de m'imposer ? Mais peut être que ce serait une bonne thérapie. Peut être qu'elle pourrait m'aider à y voir plus clair. Je la regarde, l'oeil plein d'étoiles. J'ai un peu envie de croire en elle.

Elle semble avoir du mal à finir sa phrase. Hum. Est ce que j'ai eu une mauvaise réaction ? Je me recroqueville un peu alors qu'elle me remercie et renforce un peu son étreinte. Je lève la tête vers elle.

« Merci ? Mais de quoi ? »

C'est vrai que c'est une bonne question. Au final, je n'ai rien fait pour elle. Elle s'est enfuie toute seule. C'est sa propre force qui l'a menée à la liberté. Moi, au final, je n'ai servi à rien, si ce n'est qu' a lui donner encore plus de douleur. Je soupire doucement. Je ne la mérite pas, en fait. Tout ça, je ne le mérite pas. Elle devrait êre avec quelqu'un de mieux. Quelqu'un de plus beau. De plus intelligent. De plus gentil. De moins cassé. Des larmes montent, mais je fais ce que je peux pour les retenir.

« On … On pourra en parler si tu veux. Mais je ne pense pas être prêt tout de suite. J'ai ... »

Je soupire. Rien que parler de parler de ça n'est pas facile. Je remonte mes bras pour lui rendre son calin. Je remonte ma tête pour la glisser dans le creux de son cou. Je plonge mon visage dans sa chevelure de feu. Mon cœur se calme un peu, mais j'ai le sentiment qu'il ne faut pas que je m'y habitue. Il faut que je sois capable de gerer mes crises seul, comme avant.

Mais, dans un sens, mes crises sont plus fortes a cause d'elle. A cause de sa présence. C'est normal de l'utiliser pour les calmer alors ? Non ? C'est trop philosophique pour moi ce soir je pense. Je baille encore une fois.

« J'ai encore un peu de mal à faire sens de tout ça moi même. Et je ne veux pas que tu me racontes tant que je ne suis pas capable de te rendre la pareille. »

Je baille encore une fois.

« Tu sais quoi Ryme ? »

Je plonge mon regard un peu troublé dans le sien.

« Ca fait si longtemps que je rêve de m'endormir dans tes bras. »

Je remet mon visage dans son cou alors que mon cœur bat la chamade.

« Au début, c'est ça qui m'aidait à tenir. A ne pas devenir fou. »

Doucement, je pose mes lèvres dans son cou dans un petit baiser tout doux.

« Merci. »

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Ryme

Invokeure

le Lun 23 Oct 2017 - 8:43
La tête confortablement nichée de Cillian, sortit de son refuge. Il avait l’air perdu devant les remerciements de Ryme. Et cela lui brisa un peu le cœur. La fatigue le faisait considérablement régresser vers un personnage plus sombre. Est-ce qu’une bonne nuit de sommeil suffirait à balayer toutes les émotions négatives ? Qu’avaient-ils bien pu lui faire ? Si elle se souvenait de tout le reste de la journée, au plus profond de ses tourments, il craignait Vilhatt, qu’il pensait être le mari de Ryme. Pourtant, le prêtre ne pouvait plus faire de mal à une mouche. Il ne pouvait même plus rien faire du tout, sexuellement parlant, grâce a la correction qu’il avait reçu de la part de son ancien Gardien. Il avait dû se venger. Sa gorge se serra et pour la première fois depuis longtemps, la jeune femme avait de nouvelles envies de vengeance.
Cillian semblait aussi être dérangé par le fait qu’elle chante. Son cerveau malade devait sans doute lui envoyer des signaux allant dans le sens de la première hypothèse encore une fois : Ryme était encore une Voix qu’il souillait de part sa présence. Et puis, il semblait douté de lui-même. Mais pouvait-elle le blâmer ? Personne ne ressortait intact de la purification. Elle le remerciait pour cela. Pour avoir fait partit de sa vie. Pour faire des efforts pour y rester. Pour l’aimer malgré tout. Mais ces choses-là étaient difficiles à dire. Il faudrait qu’elle abandonne son masque fier, sa carapace sereine. Et il n’avait probablement pas besoin de ça.

« D’être là, tout simplement. » lui répondit-elle avec un sourire affectueux.

Il y trouverait peut-être une réponse qui le satisferait, ou apaiserait les tourments que son cœur abritai. Rien de ce qu’elle pouvait dire semblait pouvoir faire ce chemin dans son esprit. Elle aussi, parfois, ne savait pas ce qui était vrai ou faux, alors lui… Il devait tout le temps, tout remettre en question. Cillian l’avoua de lui-même. Se raconter des choses n’était pas encore au programme. Mais Ryme n’attendait pas une réponse immédiate. ‘Un jour’ pouvait très bien être demain, comme dans une cinquantaine d’années. Bon, elle ne vivrait sûrement pas aussi longtemps, mais son fantôme écouterait avec plaisir les histoires qu’il lui raconterait s’il la visitait dans l’au-delà.
La présence de Cillian à ses côtés la rendait égoïste. Et petit à petit, elle commençait à mieux comprendre ses parents. Pas totalement, puisqu’ils l’avaient abandonnée cruellement, mais… L’idée de fuir pour construire quelque chose, lui paraissait tout aussi attrayante que de faire traîner en longueur son parcours.

« J’attendrais. Ce n’est pas un problème, tu sais. Je ne m’en irai nulle part. » Cette fois, songea-t-elle un peu amère.

Entre eux, les promesses semblaient avoir du mal à se tenir. Ou plutôt, le monde semblait mettre un point d’honneur à les séparer. Peut-être que cette nuit, cette journée, étaient une parenthèse gracieusement accordée. Demain… Demain, en ouvrant les yeux, peut-être qu’il serait loin. L’idée de se réveiller seule lui tordit subitement le ventre. Il l’interpella gentiment, après un bâillement. La jeune femme lui sourit, malgré les choses qui rampaient dans ses entrailles.
Son coeur manque un battement pour repartir plus fort alors qu’il lui avoue avoir rêvé pendant longtemps de pouvoir s’endormir dans ses bras. Il pouvait être terriblement attachant. Et à la grande surprise de Ryme, il semblait être aussi tactile qu’elle, si ce n’était plus.
Il déposa ses lèvres au creux de sa gorge et, la légère chair de poule causée par son souffle se transforma en un délicieux frisson lorsqu’il l’embrassa.

« Merci ? mais de quoi ? » demanda-t-elle un peu taquine, avant de passer ses doigts dans les cheveux de Cillian. Il faudrait peut-être les couper un peu, ses mèches folles avaient bien poussé depuis la date de leur première séparation.

« Moi aussi… J’ai souvent imaginé que l’on était ensemble, comme ça. Ca le semble presque... Irréel. » Répondit-elle finalement, en poussant un soupir de bien-être. Elle bâilla à son tour.

Le souvenir des nuits solitaires dans les chambres de confinements des Voix, lui revint en mémoire. Les pièces étaient entièrement rouges. C’était là que les prêtres jouaient du fouet. Lorsque les punitions tombaient et gravaient son épiderme de son péché, elle serrait ses petits morceaux de rêves contre son cœur. Jusqu’à ce qu’on lui mente. Une partie d’elle n’arrivait pas vraiment à pardonner à Cillian. Elle savait que ce n’était pas de sa faute. Qu’elle n’avait pas le droit de lui en vouloir. Mais, ruminer les idées noires n’aidait pas vraiment à l’objectivité. Demain matin, tout irait mieux. C’était la fatigue qui parlait.

« Veux-tu que je dorme avec toi ? » lui demanda-t-elle un peu timidement.

Après tout, elle ne savait pas vraiment de quoi était fait les cycles de son sommeil. Dormir avec quelqu’un n’était pas une chose facile. Ryme s’en accommodait parfaitement, à cause d’une malheureuse habitude. Mais lui ? Pourrait-il supporter qu’elle soit à ses côtés ?

« Non pas que je n’en ai pas envie, mais… Je ne voudrais pas que ma présence te dérange. »

La fatigue commençait à la gagner elle aussi. Les émotions de la journée se déchargeaient enfin. De la colère, de la surprise, de la joie, de la tristesse… Son cœur était passé par bien des étapes. Et, son petit doigt lui disait qu’elle n’avait pas fini de savourer toutes la palette des émotions humaines aux côtés de Cillian.

« Pour la première fois depuis, longtemps, j’ai hâte d’être à demain. » murmura-t-elle en se calant plus confortablement contre les oreillers.

Ryme ferma les yeux. Malgré la fatigue, son corps était encore en parfait éveil. Elle ressentait chaque respiration, chaque battement de cœur, chaque soupir de Cillian. La jeune femme ne savait pas très bien s’il dormait ou non. Le temps ou elle se glissait dans son lit d’hôpital, pour être rassurée, était loin. La situation était curieusement et cruellement inversée à présent.

Elle inspira profondément, pour que son expiration sereine la plonge dans le sommeil. Les battements de son coeur se firent une nouvelle fois, un peu plus fort tandis qu’elle articulait un « je t’aime » silencieux, qu’elle ne parvenait pas à formuler à haute voix.

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