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Une île de cendres et de souvenirs [Pv: Akemi]

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Seiji

Gardien

le Mar 13 Fév 2018 - 14:57
Quand Akemi revint avec un nécessaire de bandages et de compresses, Seiji ôtait distraitement sa chemise. Toutefois, avant que le jeune homme n’accepte l’aide de son amie, il avait imposé une condition. Elle n’utiliserait pas sa magie. Quelques secondes passèrent, durant lesquelles Akemi accueillit les paroles de Seiji. Néanmoins, elle céda à sa demande sans discuter. Puis, dans un silence paisible, la jeune femme s’attela à soigner le corps de Seiji. D’abord le baume, puis la compresse. Et finalement, le bandage. Une opération que la jeune femme répéta autant que nécessaire, jusqu’à ce que ne vienne le moment de soigner ses côtes blessées. Il n’eut pas besoin de la regarder : le simple fait qu’Akemi s’arrête suffisait à Seiji pour comprendre. Doucement, elle le remercia de l’avoir sauvée. Seiji hocha silencieusement la tête, fermant brièvement ses paupières. Il la connaissait suffisamment pour savoir que ses remerciements masquaient d’autres sentiments. Pourtant, il se contenta de l’écouter. Il l’écouta le remercier encore une fois. Il l’écouta lui dire combien elle était contente de l’avoir comme gardien. Il savait. Il savait que tout cela n’était que le reflet déformé de ce que Akemi voulait bien lui dire, et non pas la réalité de ses sentiments actuels. Mais… il n’avait pas la force de faire face à ce mensonge. Alors, il acquiesça doucement, sans pour autant trouver la force de prononcer un traitre mot. Quand elle s’installa dans son dos, Seiji baissa lentement son regard sur ses mains. Ses pensées vagabondaient, moroses, et avec elles l’épuisant sentiment que tout ce qui avait jusqu’alors composé sa vie lui glissait entre les doigts.

Puis, un rire. Durant un instant, Seiji se demanda s’il n’avait pas rêvé. Pourtant, un second éclat de rire résonna, et en se retournant, il se retrouva nez à nez avec une Akemi qui riait, en larmes. Elle était à bout. Quand elle s’excusa, Seiji s’apprêta à lui répondre de ne pas s’inquiéter, que cette journée avait été éprouvante. Mais dans son regard, il sentit que, contrairement à ce qu’il avait cru, il n’avait pas conscience de toute la situation. Alors il se tût, acceptant les larmes de la jeune femme, quand bien même elles lui étaient douloureuses. Et finalement, le verdict tomba. Secouée par le chagrin, la peine et la culpabilité, Akemi lui avoua ce qu’elle ressentait réellement. Sa peine. Sa douleur. Ses mensonges. Sa crainte que ses aveux ne le blessent. Puis, ses paroles se déversèrent à grands flots, comme des aveux contenus pendant bien trop longtemps par une digue fragile, dont les nombreuses fissures auraient finalement cédé. Elle avoua la culpabilité qui la dévorait. Si elle avait pris d’autres décisions, il aurait été présent auprès de sa mère ce soir-là, quand Sin avait pris sa vie. Si elle avait été raisonnable, si elle avait été plus résistante, il n’aurait pas été blessé. Si elle n’avait pas dirigé les habitants vers le temple, peut-être que certains auraient survécu. Après quelques instants, ses dernières paroles s’évanouirent dans le silence. Elle avait relevé la tête, adressant à Seiji un faible sourire. Et dans un dernier effort, elle s’excusa pour sa réaction, affirmant que cela ne se reproduirait plus. À ces mots, Seiji la regarda quelques instants. Puis, il posa doucement sa main sur sa tête. Le genre de geste affectueux qu’il n’avait pas eu depuis longtemps. « Exprime-toi. » il marqua une brève pause en réalisant que sa voix était plus cassée qu’il ne l’aurait voulu. Il déglutit, et reprit d’une voix plus douce. « La prochaine fois que tu auras besoin de t’exprimer, fais-le. » il échangea un regard avec elle. Elle n’avait pas besoin de taire ses émotions de la sorte. Pas avec lui. Il n’avait pas besoin qu’elle lui mente, ni même qu’elle s’assure que ce genre de crise ne se reproduise plus. Si leurs vies devaient s’entrelacer comme elles l’avaient toujours fait, ces secrets, ces mensonges et ces faux-semblants étaient inutiles. Gardant le silence pendant quelques instants encore, Seiji regarda les paumes de ses mains. Puis, ses lèvres s’entrouvrirent dans un murmure. « On ne pourra pas changer ce qui s’est passé. Juste… » il inspira profondément. Il pensa à sa mère. À ses décisions. Et au nombre de fois où elle lui avait répété, toujours avec cette même conviction, de ne jamais regretter ses choix. « … ne pas refaire les mêmes erreurs. » il resta immobile quelques secondes, puis attrapa doucement la bande de tissu qui avait roulé sur le sol. Précautionneusement, il entreprit de la dérouler et commença à la nouer autour de son torse. Comme si, sans un mot, il avait décidé de reprendre lentement le chemin de la vie. Quand il arriva à hauteur de son dos, il se tourna sur le côté, et leva son regard vers Akemi. « Tu veux bien m’aider ? » ensemble. C’était ce mot qui raisonnait dans son esprit à cet instant. Puis, attendant que la demoiselle lui offre son aide, Seiji leva son regard vers la fenêtre. « On devrait manger et aller se reposer. Tu peux prendre ma chambre. Je vais dormir ici. » le canapé du salon lui suffirait. Et il n’avait aucune envie de dormir dans le lit de sa mère. Ni lui, ni Akemi. Il regarda brièvement le plat apporté par les parents de la jeune femme, se résignant enfin à manger. À reprendre des forces. À avancer, même s’il avait encore du mal à accepter.

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Akemi

Invokeure

le Mar 13 Fév 2018 - 17:45





Après coup, la demoiselle se sentait honteuse d’avoir exposé ainsi sa détresse. Elle aurait dû faire preuve de plus d’humilité, garder ses larmes et se montrer moins désespérée dans ses aveux. Moins triste, incarnant presque l’espérance que les choses allaint changer. Mais elle n’avait pus. Son cœur était si douloureux qu’elle n’avait pus se montrer comme elle l’aurait espérée. Elle était bien trop émotive pour cela. Décidant de reprendre ses soins sans plus tarder, elle se stoppa alors quand elle sentit soudainement la main de Seiji sur le haut de son crâne. Un geste qu’il n’avait pas effectué depuis longtemps. Depuis leur enfance même. Face à ce geste, Akemi sentit ses yeux s’embuer de nouveau, mais cette fois elle réprima fortement ses larmes. Exprime-toi. La voix de son gardien était cassé et pourtant, elle sentait sa sincérité, son honnêteté dans celle-ci. Doucement, elle se pinça les lèvres, écoutant sans rien dire la suite de ses paroles. Allait-elle y arriver ? Allait-elle toujours lui exprimer ce qu’elle avait sur le cœur ? S’il savait… Elle renfermait tant de sentiment, tant d’émotion à son égard. Des choses qu’elle n’avait jamais avoués à qui que ce soit, des choses qu’elle préférait taire dans l’oubli. Elle était comme un cadenas fissuré. S’accrochant de toutes ses forces sur la fermeture pour ne pas laisser échapper ne serait-ce qu’une bribe de confession. Elle voulait lui dire combien elle l’admirait, combien elle le jalousait parfois. Lui dire qu’elle aimerait être plus proche de lui encore, qu’il lui dise tous ses états d’âme, qu’il se confesse sans rien lui cacher. Qu’il la regarde. Comme une amie, comme une femme, comme… Une âme sœur. Doucement, ses mains se serrèrent sur ses vêtements. Elle voulait lui dire combien elle était désolée qu’il ait croisée sa route. De lui avoir rendu la vie impossible. De l’avoir inquiété depuis tout ce temps. Mais surtout, qu’elle était désolée de ne pas pouvoir lui offrir un meilleur futur. Elle se sentait tellement coupable, tellement fautive. S’il ne l’avait pas connu, jamais il ne se serait éloigné de sa mère. Elle avait beau dire que les choses étaient ainsi, qu’on ne pouvait retourner en arrière, elle ne pouvait s’empêcher de le penser fortement. Assumer. Ce mot lui paraissait bien cruel à l’instant présent. Assumer ses choix, ses erreurs et comme le disait si bien son ami dans un murmure. Ne pas refaire les mêmes erreurs.

Depuis que l’épéiste avait repris la parole, elle s’était tut. N’osant s’exprimer de nouveau, ni le couper dans ses pieux discours. Ne pas refaire les mêmes erreurs… Cette phrase tournait en boucle dans son esprit. Se répétant comme un écho qui semblait ne jamais s’éloigner. Devait-elle revoir ses choix ? Ses décisions ? La venue de Sin avait chamboulé ses convictions et sa détermination. Il avait tout balayée, comme il avait balayé l’île de sa menace sanguinaire. Devait-elle reprendre la route seule, sans Seiji ? Devait-elle affronter son destin par elle-même ? Avec une aide extérieure à son histoire ? Cette idée, lui caressait l’esprit, mais elle n’osait l’exprimer. Pas maintenant. Ce n’était pas le moment. Vraiment pas. Ses yeux se refermèrent doucement la plongeant dans une sombre obscurité. Il ne voudra jamais la laisser tomber. Elle en avait la conviction. Elle le connaissait et savait combien il pouvait être têtu. Il n’entendra pas raison, jamais. Ouvrant de nouveau ses yeux, l’invokeuse se sentit soudainement écrasée par le poids de sa conscience. Elle ne savait que faire, quoi décider. Si elle avait été encore là… Peut-être que la mère du concerné aurait pus l’aider ? Fermant de nouveau ses yeux, elle sentit la tristesse l’envahir encore. Pourquoi était-elle aussi vaillante, aussi courageuse ? Elle qui était mal vue à cause de sa relation avec un al-behd, pourquoi avait-elle pris ce risque ? La réponse lui apparut aussitôt. Et soudain, un faible sourire se dessina sur ses douces lèvres. C’était évident, la question ne se posait même pas… Continuant de garder son sourire mélancolique, la prêtresse leva alors son regard vers Seiji quand elle l’entendit lui demander son aide. Il n’était pas son fils pour rien et elle savait que si ça avait été lui qui aurait été à la place de sa mère, il aurait fait de même. Parce que, même si certaines personnes ne les avaient acceptés. Ils aimaient cette île. Par ce constat, Akemi hocha alors la tête et attrapa alors le bandage d’une main douce, s’exécutant sans perdre une minute. Elle ne mit pas longtemps à fixer le bandage et tout en fixant le dos de son ami, elle ne sut quoi dire face à son offre. Elle n’avait pas vraiment envie de le laisser dormir sur le canapé, mais savait qu’il ne voudrait rien entendre, aussi, elle n’insista pas, pour ne pas le fatiguer plus que nécessaire. « D’accord. Merci. Je vais nous servir, installe toi.» Entendant cette fois la théière qui sifflait sur le feu, la jeune femme se leva alors pour aller chercher celle-ci. Dans une tasse, elle laissa l’eau chaude s’y écouler, laissant les herbes infuser pour préparer la décoction de son père. Quand la tasse fut prête, elle porta celle-ci jusqu’à son ami, déposant en même temps, la vaisselle et la nourriture sur la table.

« Mon père ma donné ceci. Il dit que ça te fera du bien et te permettra de dormir. »  Tout en espérant que le jeune homme éluderait pas la boisson, la jeune femme goûta au plat préparer avec soin par son père. Même si celui-ci était bon, elle n’arrivait à trouver l’appétit. Chaque bouchée lui donnait la nausée et chaque déglutition lui semblait interminable comme si son corps refusait d’avaler quoique ce soit. Pourtant, elle se força un peu, mangeant certes avec un appétit d’oiseau, mais sûrement assez pour ne pas avoir de retombé. Quand le repas fut terminé, elle se permit de faire aussitôt la vaisselle, rangeant au fur et à mesure celle-ci, avant de se tenir sur le pas de l’entrée du couloir. « Il se fait tard. Je te dis donc bonne nuit. Essaye de dormir. »  Un sourire doux se dessina alors, tandis que sa présence s’effaçait au fur et à mesure qu’elle montait l’étage, son regard se posa alors sur la chambre de la défunte. Elle avait une sensation désagréable, comme si elle ne devait pas être là, comme si sa présence était inutile face à la peine que cette maison entretenait. Respirant fortement, il était hors de question qu’elle se laisse aller de la sorte. Elle resterait, quoiqu’il advienne, elle resterait ici. Se changeant dans la chambre pour vêtir son vêtement de nuit, la jeune femme regarda un long moment le lit avant d’enfin oser pénétrer dans les couvertures. Elles avaient gardées l’odeur de son ami, une odeur familière qui semblait l’apaiser comme l’attrister. Cette journée avait été si intense. Tellement qu’elle ne savait si elle trouverait le sommeil. Elle aurait peut-être du boire de cette tisane elle aussi finalement. Se tournant sur le lit, elle regarda silencieusement le décor qui se dressait face à elle. La lune éclairait paresseusement la pièce, faisait découvrir de sa lumière blafarde tout l’univers de son ami d’enfance. Combien de fois, avait-elle pénétrer dans cette salle ? Combien de fois avait-il passée des moments ici, à rire et parler. Elle avait l’impression que cela faisait une éternité et qu’à présent, tous ses vieux souvenirs ne sauraient plus que de lointain songe. Mélancolique, la demoiselle se redressa alors hors du lit. Elle ne pouvait pas se trouver ici. Pas sans lui. Pas sans sa présence. C’était peut-être stupide, mais… Elle ne pouvait prendre pareille aisance. D’un pas léger, elle descendit alors les escaliers espérant que l’heure n’était pas trop tardive pour déranger le jeune homme.

Petit à petit, elle pénétra alors dans le grand salon, s’approchant doucement du jeune homme, elle attendit quelques secondes, son visage rougissant doucement pour marquer cette petite pointe de timidité. Mais pas assez pour la décontenancer totalement. « Je… Cela me gêne de prendre ta chambre et de savoir que tu ne dors pas dans un lit approprié… Est-ce que tu veux bien… Dormir avec moi ? »  Ses mots avaient eu un mal fou de sortir avec aisance et soudainement, elle sentit son cœur s’affoler. Elle ne voulait pas qu’il pense à une méprise ou quelques choses du genre, alors aussitôt, elle répliqua vivement. « Je… Ne te fais pas d’idée… C’est juste que je repensais à quand ont était enfant… Quand j’étais malade, tu dormais parfois avec moi pour m’apaiser et… Cela marchait alors… Je me suis dit que tu ne voulais peut-être pas dormir seul et que… Cela te ferait peut-être du bien d’avoir un peu de compagnie. »  Elle sentit le rouge lui monter un peu plus, mais comme pour le faire partir, elle reprit un visage plus sérieux, tendant doucement sa main, comme pour inviter le jeune homme à le suivre. « Je veux t’apaiser, je ne veux pas te laisser seul… Je veux être là pour toi. Alors, accède à ma requête s’il te plait.» Elle attendit alors, ne bougeant pas d’un pouce. Dans son regard on pouvait lire la supplication. Elle n’accepterait aucun refus et s’il fallait qu’elle dorme avec lui dans le canapé, et bien elle le ferait. C’était à son tour d’être là pour son ami et elle comptait bien remplir son rôle.

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Seiji

Gardien

le Mer 28 Fév 2018 - 19:33
Il avait décidé d’être raisonnable. Il n’avait pas de belles paroles pour faire disparaître la peine. Pas de beau discours pour faire taire le chagrin qui l’accablait. Mais à sa manière, il faisait face à cette réalité. Comme si son corps léthargique s’extirpait de ces trop longues heures de torpeurs, posant un regard sur le chemin qui semblait encore lointain de ceux qui continuent à vivre. Ils étaient en vie. Cette phrase se répétait en boucle dans son esprit, et sans réelle raison, il s’accrochait fermement à cette idée fragile. Quand Akemi lui proposa le remède offert par son père, Seiji fronça légèrement les sourcils. Il n’avait jamais aimé ce genre de décoction, ces remèdes qui n’offraient que le pâle reflet d’un véritable sommeil. Mais malgré tout, il accepta de le prendre, fidèle à sa décision de s’en remettre à Akemi. Puis il mangea, péniblement, avalant à grand peine la moindre bouchée. Sa gorge était encore nouée, et plusieurs fois, il fut pris de haut-le-cœur. Une fois le repas terminé, Akemi s’occupa de la vaisselle. Pendant ce temps, silencieusement installé dans le salon, Seiji observa l’obscurité à travers la fenêtre. Puis, ils décidèrent finalement d’aller dormir. Chacun regagna son lit : Akemi grimpa à l’étage, tandis que Seiji s’installait sans un mot dans le canapé du salon.

Il sentait les effets de la décoction sur son corps. Ses membres étaient lourds, comme si son corps était pris d’engourdissement. Pourtant, son esprit était encore suffisamment clair pour que ses pensées défilent, sans aucun barrage pour apaiser ces flots d’idées qui le submergeaient. Cette simple maison mettait son esprit à rude épreuve : il avait vécu ici, avec sa mère, sans jamais imaginer cette demeure sans elle. Il sentait le silence accablant, cette absence, ce vide dans cette grande maison. Il manquait quelque chose. C’était évident. Indéniable. Et le sentiment de solitude qui lui écrasait la gorge n’en était que plus oppressant. Il sentit ses paupières humides, et soupira longuement. Il savait que le temps effacerait les larmes. Son regard s’égara dans le vide, redécouvrant les ombres de la nuit qui dansaient dans la pièce, dirigées par le clair de lune silencieux. Il ne savait pas combien de temps s’était écoulé, quand un bruit attira son attention. Puis, une silhouette. Quand Akemi s’avança près de lui, immobile, il se redressa lentement sur le canapé. Il ne prononça pas un mot. Puis, elle lui avoua la raison de sa présence. Elle souhaitait dormir avec lui. Trop soucieux pour que son cœur s’affole, Seiji ne réagit pas réellement à l’éventuel sous-entendu de cette offre. Il l’écouta simplement, évoquant leur enfance côte-à-côte. Combien de fois était-il venu auprès d’elle ? Il baissa le regard, inspirant doucement. Il songea à la froide solitude qu’il éprouvait, seul dans ce grand salon. À la chaleur que lui évoquait la présence d’Akemi. Quand elle reprit la parole, il leva finalement son regard sur elle. Après quelques instants, il accepta sa main tendue. « D’accord. » sa voix exprima plus de résignation que Seiji ne l’aurait voulu, mais cela n’avait plus vraiment d’importance. Il se leva, et suivit la jeune femme à l’étage. Il éprouva un sentiment étrange en redécouvrant sa chambre, drapée des couleurs de la nuit. Puis, sans un mot, il se glissa sous les draps. Près de lui, il sentit la chaleur du corps d’Akemi. Et pendant une seconde coupable, il songea à l’idée de noyer sa peine dans une morbide pulsion de vie ; à oublier, juste une seconde, ce qui s’était passé en s’abandonnant à la tendresse de ses bras et à la chaleur de son corps. Et il se détesta aussitôt pour avoir embrassé cette idée. Il ne voulait pas que les choses se déroulent ainsi ; et pareille fuite n’aurait apporté que davantage de malheurs. Alors, il noya cet instant de faiblesse au plus profond de lui, et ferma les yeux. Il laisserait le temps faire son œuvre. Et même si le sommeil se refusait à lui, ses paupières se refermèrent doucement. Apaisé par la proximité de son amie, Seiji s’allongea dans le lit, son corps réclamant un repos plus que mérité. Et même sans trouver le sommeil, il sentit son esprit s’apaiser doucement, trouvant un semblant de réconfort dans ce petit moment de paix. Il songeait au futur incertain qui l’attendait, flou et dépourvu de certitudes, quand après de longues heures, Seiji trouva enfin le sommeil.

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Akemi

Invokeure

le Jeu 1 Mar 2018 - 17:07
Il avait accepté sa proposition sans vraiment débattre, suivant la demoiselle dans les couloirs de l’étage pour finir à deux, dans ce lit tantôt réchauffé, tantôt froid. Bien que l’idée fût de l’apaiser, Akemi se trouva soudainement mal à l’aise. Devait-elle dormir face à lui ? Lui tourner le dos ? Ne prenait-elle pas trop de place ? Devait-elle se rapprocher ou s’éloigner ? Petite, ses questions n’avaient jamais percuté son esprit, mais aujourd’hui, maintenant qu’ils étaient en âge ne plus avoir de sentiment insouciant, la situation lui paraissait insoutenable. Essayant de régulariser sa respiration, la prêtresse ferma alors les yeux, pour essayer de penser à autre chose qu’à son ami qui se tenait à ses côtés. Elle n’arrivait à trouver le sommeil et pour tout dire, elle était plus concentrée à écouter le souffle de son gardien qu’autre chose. Elle espérait qu’il puisse trouver le sommeil, qu’il puisse enfin se reposer après ses deux jours intenses en émotion. Les minutes s’écoulèrent et elle put entendre le souffle endormis de Seiji qui semblait avoir enfin rejoins les bras de Morphée. Doucement, elle s’était tournée vers lui, le regardant de ses grands yeux noisettes. La chambre était légèrement éclairée par les rayons lunaires, ce qui lui permettait de voir le visage assoupi de l’épéiste. Il était si beau quand il dormait, même quand ses traits semblaient tirés par le chagrin et la fatigue. Tout doucement, elle leva sa main vers le visage de celui-ci, mais prenant conscience de son geste, elle s’arrêta à quelques centimètres de son épiderme. Elle ne voulait pas le réveiller, ni lui adresser ce geste tendre dans ses circonstances. Ses lèvres se pinçant fortement, sa main revenant vers elle, elle soupira silencieusement, avant de se lever avec discrétion hors de son lit. Elle n’allait pas s’éloigner, elle voulait juste regarder le paysage nocturne que pouvait lui offrir cette petite chambre avant de s’assoupir à son tour. Regardant la lumière argentée qui se déversait sur les maisons et la forêt environnantes, Akemi resta là quelques minutes, le visage neutre. Soudain, sa main vint se plaquer contre la fenêtre froide, comme pour y découvrir un contraste entre sa chaleur et la fraîcheur de la nuit. Il faudra du temps avant que l’île et ses habitants retrouvent leur sourire et leur joie de vivre. Du temps pour que Seiji fasse son deuil, mais elle sera là, pour lui, pour les habitants. Elle remplirait son rôle d’invokeure, mais aussi de meilleure amie. Elle apportera cette joie perdue, apaisera les cœurs les plus meurtries, exactement comme elle voulait le faire avant tout cela. Avant l’arrivée de Sin. Doucement sa main se referma et s’approcha vers sa poitrine, à l’emplacement de son cœur. Son temps était compté, aussi elle devait l’utiliser à bon escient, sans remords, sans regret. Sur cette pensée, elle se glissa de nouveau dans les draps ou Seiji y dormait déjà et sans attendre, elle ferma ses yeux pour goûter à son tour d’un repos bien mérité.

Les jours passaient doucement, devenant bientôt une longue période. L’île était doucement en train de se reconstruire, le visage triste des habitants commençaient à reprendre doucement vie. Même si certains étaient morts beaucoup trop tôt, le temps lui ne l’était pas. Et tout doucement, chacun essaya de se reconstruire tant bien que de mal, bien que pour beaucoup, les blessures de cette soirée étaient encore trop douloureuses pour vivre dans cette insouciance d’antan. Chaque jour, Akemi se tenait présente pour ses personnes, apportant beaucoup de sa personne et de son temps. Tout en continuant de s’occuper de son ami et de ses parents, elle continuait à maintenir son rôle. Parfois elle se sentait fatiguée, éprouvée par le poids des aveux et de la tristesse de ses compatriotes, mais elle continuait malgré tout à garder son radieux sourire, sa douceur devenant un traitement rafraîchissant pour beaucoup. Plus le temps passait, moins on quémandait sa présence, parfois on venait la saluer, on lui parlait pour prendre de ses nouvelles, et cela s’arrêtait là. Il n’y avait pas plus, ou alors très peu. Kilika commençait à reprendre peu à peu le cours de sa vie et même si certains avaient encore des réticences, ils ne se stoppèrent pas pour autant. Alors qu’elle revenait du marché avec quelques condiments dans son sac afin de préparer le repas, la demoiselle remonta à son rythme la route qui menait à son nouveau chez elle. Depuis tout ce temps, elle n’avait pas quitté Seiji et revenait chez ses parents que pour prendre des nouvelles et passer un peu de temps avec eux. Petit à petit, elle s’était habituée à cohabiter avec le jeune homme, tellement que parfois, elle avait l’impression d’être une véritable jeune mariée. Rougissant à cette idée, la prêtresse secoua vigoureusement la tête, avant de continuer d’entreprendre sa route. Avant de rentrer, elle voulait faire un crochet chez ses parents. Depuis tout ce temps, elle n’avait trouvé le bon moment pour parler avec eux plus sérieusement, pour leur annoncer qu’elle connaissait les enjeux de son état de santé et de sa maladie. Plus elle repoussait et plus elle culpabilisée de s’être tut. De ne pas avoir abordée le sujet. Le moment était peut-être enfin venu de le faire ? Sentant la peur lui tenailler le ventre, Akemi inspira profondément avant de lever à nouveau son regard noisette vers l’horizon. Elle devait le faire, elle ne pouvait se laisser guider par la peur. Avec une détermination nouvelle, elle s’élança alors à l’ascension de cette route marchant avec une force qu’elle ne se connaissait pas. Quand elle fut à la hauteur de la bâtisse de ses parents, elle remarqua alors son père qui semblait être en pleine conversation avec quelques prêtres. Leur visage semblait sérieux et sombre, surtout celui de son père qui semblait bien plus autoritaire que d’ordinaire. En s’approchant, elle tendit doucement l’oreille, essayant d’écouter des bribes de conversation.

« Nous ne pouvons laisser les choses ainsi, sans rien faire ! Le retour de Sin était un avertissement et ses actions notre punition. Il va bien falloir qu’il s’en aille, sinon la colère de Yevon ne sera que plus grande encore. »
« Nous ne sommes pas surs que Sin soit revenue de son sommeil pour ça. Pour nous punir de sa présence. Ce n’est qu’une pure coïncidence et je ne dois pas être le seul à le penser. »
« Ne nous en veux pas Akira, notre décision est prise, tout comme la vôtre je suppose. Il faudra d’ailleurs que vous parlez à votre fille : Lady Akemi. Il serait temps qu’elle reprenne son pèlerinage. Bien que nous ne nous fassions pas trop d’espoir quant à sa réussite. »

Les voix se turent et les prêtres tournèrent le dos au père de la jeune femme qui semblait serrer fortement les poings. Bien que les mots étaient durs à entendre, Akemi préféra faire comme si de rien n’était, de façon à ne pas énerver encore plus son père. Avec lenteur, elle se rapprocha alors de lui, regardant quelques secondes les prêtres s’éloigner avant de porter son attention sur son paternel.

« Tout va bien papa ? Qu’est-ce qu’il te voulait ? »
« Rien… Rien dont tu dois te soucier pour le moment. »

Comme à son habitude, Akira gardait sa rancœur pour lui sans oser en parler aux autres. En constatant cela, la jeune femme compris alors, de qui elle tenait ce caractère renfermé. Elle était comme lui, gardant ses émotions enterrées au fond de son cœur, sans les partager, pour ne pas blesser autrui. Alors qu’il s’était mis à soupirer fortement, Akira se tourna alors vers sa fille, un sourire ne tarda pas à apparaître sur ses lèvres comme s’il essayait de se changer les idées. Doucement, il regarda le panier de victuailles que tenait la demoiselle, avant d’apposer sa main sur la tête de sa propre fille. « C’est bientôt l’heure du repas hein ? Tu salueras Seiji de ma part d’accord ? Je dois te laisser, je dois malheureusement retourner à mes occupations. » Déposant un baiser sur la tête de sa fille, le prêtre pris à son tour la direction du temple avant de s’évanouir à son tour au-delà de la forêt. Tout en le regardant partir, Akemi s’était mise à soupirer. Ce n’était pas aujourd’hui encore qu’elle allait pouvoir discuter avec ses parents et comme c’était fait là, sa mère était aussi de sortie au vu du silence qui se dégageait de la maison. Approchant de la demeure où elle séjournée avec Seiji, la jeune femme rentra alors, déposant ses sacs avant de s’exclamer. « Je suis rentrée. » Et sans attendre de réponse, ou de mouvement de la part de son ami, elle s’habilla d’un tablier, décidant de s’atteler à ce repas bien mérité non sans réfléchir à ce qu’elle avait entendue un peu plus tôt. De quoi parlait les autres prêtres à son père ? Qu’est-ce qui pouvait attiser la colère de Yevon ? Tout en coupant les aliments, elle se posait de nombreuses questions, espérant qu’elle trouverait le fin mot de cette histoire dans ses réflexions.

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Seiji

Gardien

le Lun 2 Avr 2018 - 18:02
Il abaissa son sabre de bois, le sifflement du métal comme seul bruit troublant le silence de la pièce. Plusieurs jours avaient passé, et malgré la peine, le temps avait fait son œuvre. Sans un mot, le regard fixe, Seiji recula sa jambe gauche, s’ancra légèrement sur sa position, et répéta le même mouvement de sabre. Il était seul dans la pièce, bercé par le calme des lieux. Une lumière tamisée se glissait au travers des fenêtres opaques, illuminant le dojo précaire aménagé par sa mère bien des années auparavant. Ce n’était rien de plus qu’une modeste salle d’entraînement, et pourtant, elle avait toujours inspiré à Seiji un sentiment de sérénité. Il ramena lentement sa jambe, travaillant davantage l’exactitude de ses gestes que la rapidité de ses mouvements. Durant les premiers jours, il avait à peine quitté cette léthargie monotone que lui inspirait le deuil. Et quand les symptômes avaient semblé disparaître, une culpabilité farouche l’avait saisi, une partie de lui refusant catégoriquement d’admettre si facilement que sa mère était morte, s’interdisant de vivre après pareille tragédie. Mais il s’était armé d’une patience douloureuse, reprenant lentement sa vie en main. Et désormais, seul dans cette salle d’entraînement, il travaillait à vivre autrement que dans le deuil ; envisageant un avenir qui quelques jours plus tôt lui semblait encore étranger.

Quelques gouttes de sueur perlaient sur son front, alors que son souffle lent et maîtrisé s’échappait de ses lèvres. Habillé d’un débardeur noir, il sentait les muscles de son bras se tendre à chacun de ses mouvements. Quand la pointe de son sabre s’arrêta, Seiji inspira profondément. Puis, il ramena lentement son sabre à lui, et scella la lame dans son fourreau. Sans un mot, il déposa son arme sur un support posé près du mur, et s’inclina légèrement.

Il était dans la salle de bain, s’aspergeant le visage d’eau entre deux entraînements, quand la voix d’Akemi s’éleva dans la petite maison. Depuis cette fameuse nuit, elle ne l’avait pas quitté. S’il lui était reconnaissant, il s’en voulait également que par sa faute, elle ne profite pas davantage du temps dont elle bénéficiait auprès de ses parents. Il n’avait pas oublié les aveux d’Akemi : son état de santé, les risques inhérents à son pèlerinage. Il soupira, et jeta un regard à son reflet. Il allait mieux. Même s’il avait encore une petite mine, son regard avait retrouvé cette petite étincelle qui lui allait si bien. Considérant l’image que lui renvoyait son reflet, Seiji inspira profondément, et se dirigea vers le salon. Quand il arriva dans la pièce, Akemi était déjà occupée à préparer le repas. Il s’approcha sans un mot, découvrant le visage de la jeune femme. Elle semblait préoccupée. Son expression était sérieuse, pensive, absorbée par quelque chose. Il l’observa un instant, puis vint la rejoindre dans la cuisine. « Qu’est-ce qui te préoccupe ? » il posa sa question sans la regarder, attrapant un couteau et une planche à découper. Puis, il piocha dans les ingrédients ramenés par Akemi, s’attelant à éplucher et découper les légumes qui leurs serviraient de repas. Et tout en s’attelant à la tâche, il remarqua que ses doigts s’étaient habitués à cette tâche, ses gestes bien plus rapides et naturels qu’ils ne l’étaient quelques jours plus tôt. Comme si, petit à petit, il s’était habitué à cette petit vie paisible et éphémère, où Akemi et lui vivaient paisiblement sous le même toit.

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Akemi

Invokeure

le Ven 6 Avr 2018 - 19:33
Les paroles des prêtres ne cessaient de se répéter en boucle dans son esprit. Elle cherchait à comprendre le sens de leur mot, de leurs paroles dures et cruelles. Plus elle semblait réfléchir, plus son visage commençait à s’affaisser, à devenir plus sérieux. Elle avait peur de comprendre, mais en même temps, elle avait peur de mal interpréter ce qu’il s’était dit. N’avait-elle pas fait assez d’effort ? N’avait-elle pas fait ses preuves ? Tandis que son couteau continuait de couper avec habitude les aliments qui se présentaient, la présence de Seiji ne tardas pas à taire ses pensées. Était-elle si transparente que cela ? Sûrement que oui, après tout, elle avait toujours eu un mal fou à cacher son ressentie, surtout auprès de ses proches à qui elle avait dû mal à mentir. Pendant un instant, elle le regarda sans rien dire. Elle hésitait. Elle ne savait si elle devait s’exprimer ou non. Devait-elle le faire ? Et si elle le faisait, cela ne mettrait-il pas le jeune homme en colère ? Elle s’arrêta aussitôt de penser, comme pour taire ses appréhensions. Elle avait promis de lui parler, d’exprimer le moindre doute, la moindre inquiétude. De ne plus lui faire de cachoterie. Elle avait donné sa parole.

Inspirant profondément, la prêtresse attrapa un nouvel aliment qu’elle découpa avant d’entrouvrir doucement ses lèvres. Elle ne pourrait lui cacher plus longtemps, surtout qu’il risquerait peut-être d’insister si jamais elle ne s’exprimait pas.  « C’est… Disons qu’en revenant du marché, j’ai croisé mon père et des prêtres du temple. Ils étaient en train de discuter… » Elle s’arrêta quelques instants, comme si elle cherchait à peser ses mots, à s’exprimer d’une façon claire, mais douce. « Les prêtres semblaient mécontents. Ils semblaient dire que Sin était venu pour nous punir, et que sa colère risque d’être plus grande encore si quelque chose ne part pas de l’île. Ensuite… » Elle s’était de nouveau tût. Les prochaines paroles la concernaient elle et son rôle. « Ils ont dit qu’il était temps que je reprenne mon pèlerinage. Et… qu’il ne se faisait pas trop d’espoir quant à ma réussite. » En les dictant de son propre chef, la jeune femme remarqua alors que ses paroles étaient bien plus difficiles à encaisser qu’elle ne l’aurait cru. Sa confiance commençait doucement à s’effriter. Mais bizarrement, bien qu’elle en fût affectée, c’était à Seiji qu’elle pensait. Elle savait ce que le jeune homme pensait des prêtres et de leur discours, aussi, comme pour ne pas que celui-ci s’énerve, elle lui adressa un sourire amusé, avant de reporter son attention sur l’aliment qu’elle coupait. « Je peux les comprendre après tout. Il faut dire qu’avec ma condition, je suis très désavantagée. Tu te souviens avec Valefor ? J’ai mis plusieurs jours à me remettre de sa bénédiction. Chose que d’autres ne font qu’en quelques heures. » Elle s’était mise à rire doucement. Elle devait être forte, ne pas flancher, surtout pas face à des paroles qui n’étaient que synonymes de vérité après tout. « Peut-être ont-ils raison. Je devrais rependre au plus vite mon pèlerinage. Maintenant que Sin est là… Je ne peux encore moins reculer… » Son visage s’était doucement durci, reprenant tout son sérieux. Elle n’avait pu protéger la mère de Seiji. Ce constat ne cessait de la torturer. Elle avait acquis une force nouvelle, mais malgré tout, cela n’avait pus être suffisant. Elle n’avait pus la protéger. Et elle en était morte. Comme beaucoup de gens sur l’île.

Resserrant sa prise sur son couteau, Akemi soupira doucement avant de relever la tête. Qu’il fût dure de paraître forte quand tout vous rappelle votre incapacité. « Je dois faire de mon mieux, pour vous offrir le meilleur. C’est bien là tout ce que je peux faire. » Murmurant ses paroles pour elle-même, la prêtresse reprit alors son tendre sourire, avant de s’atteler à nouveau à sa tâche. Depuis qu’elle en avait parlé de sa maladie avec Seiji, le sujet n’était pas revenu sur le tapis. Jusqu’à aujourd’hui. Elle avait préféré laisser le temps au jeune homme de se reconstruire, de retrouver des forces. Mais elle savait qu’elle ne pourrait éviter le sujet plus longtemps, surtout si elle avait pour objectifs de reprendre sa tortueuse route.

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