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Al Bhed


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Une île de cendres et de souvenirs [Pv: Akemi]

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Classe : Mage blanc

Points de rang : 340



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Akemi

Invokeure

le Sam 2 Juin 2018 - 23:53
Elle était là, silencieuse derrière son ami, suivant ses pas sans trop de peine, tout en faisant attention à ses moindres faits et gestes. Elle ne connaissait pas vraiment cette partie de la forêt et encore moins l’endroit où Seiji semblait vouloir l’emmener. Il avait dans l’idée de donner un dernier hommage à sa mère, le dernier salut avant de quitter l’île pour continuer le pèlerinage de la prêtresse. En tant que son gardien. Intérieurement, Akemi avait l’impression de ne laisser qu’un sillage de remord et de regret derrière elle. Après tout, elle l’avait quelques peu obligé le jeune homme à devenir son protecteur, comme elle n’avait pas laissé le choix à ses parents de la voir ainsi offerte pour sauver Spira de Sin. Elle avait fait ses choix égoïstement, et devait à présent en porter la croix. C’était là, parfois, les maux des invokeurs. Où du moins, son mal à elle. Mais maintenant qu’elle avait empruntée cette voie, elle ne se voyait pas reculer. Pas depuis les récents événement. Elle devait tenir, être forte, et montrer une détermination sans faille. Comme son gardien. Ce fut pour cela que ses pas furent moins hésitants, plus confiant, tout comme sa maladresse qui semblait se dissiper peu à peu. Elle avait fait un choix et face à Ifrit, elle devait se montrer digne de sa confiance et de sa puissance. Gagner en confiance, en noblesse. Plus elle avançait, et plus elle prenait conscience des efforts qu’elle devait fournir. Elle n’était plus une enfant, elle commençait à être une femme. Une femme qui avait pris une décision. Levant la tête, elle regarda quelques instants ce dos qui lui faisait face. Ce dos robuste, qui n’avait eu de cesse de la porter, physiquement comme mentalement. C’était maintenant à son tour de présenter le sien, de soulever tout ce poids sans fléchir, sans s’écrouler.

Fort de ce constat, la jolie brune continua donc son périple dans cette forêt toujours aussi silencieuse, comme pour respecter l’ambiance qui les enveloppait. Il n’y avait pas de tristesse, ou du moins pas aussi intense que le jour de l’annonce de la mort de la défunte, mais il régnait en ce moment même un parfum de renouveau, de changement. Comme un nouveau départ. Face à la vision du bosquet qui se présentait devant elle, Akemi n’avait pus s’empêcher de regarder l’endroit avec émerveillement, avant de reprendre son sérieux quand la voix du gardien transperça l’air. Elle ne s’était pas avancée plus, préférant rester dans l’ombre et laisser l’honneur à Seiji de fouler ses lieux. Lui seul avait le droit d’effleurer ses tendres souvenirs qui lui tenait à cœur. Écoutant d’une oreille attentive la moindre parole qui traverserait ses lèvres, la prêtresse, suivis son ami du regard, sans jamais le lâcher d’une seconde. Son hommage était plus qu’exemplaire. Attachant. Il n’y avait pas meilleur endroit pour représenter le tombeau de sa mère. Quand il planta l’épée dans l’arbre, la demoiselle joignit ses mains pour présenter une prière, une dernière parole à celle qu’elle avait tant admirée petite. « Donnez-moi la force de franchir les obstacles les plus rudes, de prendre les bonnes décisions, mais surtout… Donnez-moi la force de protéger ceux que je chéris, comme vous autrefois. » Sur ce bref murmure, sa voix s’estompa tout comme sa position qui se redressa. Il était maintenant temps de rejoindre la ville pour retrouver la bâtisse de ses parents. Hochant la tête face à la remarque de son meilleur ami, Akemi ouvrit alors le chemin, sans se retourner une seule fois. Il ne devait plus faire de pas en arrière, ni pleurer encore cette âme perdue. Elle devait avancer, pour offrir un monde meilleur, pour enlever cette peine dans le cœur des gens. Elle devait se battre pour la paix, mais aussi pour le bonheur de ceux qu’elle aimait. Elle devait avancer, sans rien regretter. Comme le ferait tout invokeur.

Les minutes s’écoulèrent telle du sable dans un sablier et à mesure qu’il se rapprochait du chemin commun, il restait quelques pas encore pour atteindre sa maison qui était visible depuis le haut de la pente. C’était une maison banale, mais une maison que la demoiselle affectionnait plus que tout. C’était son lieu de naissance, son cocoon de confort. Là où elle a pu rencontrer ses formidables parents. Il y avait de bon moment comme de mauvais, mais dans cette situation, Akemi pouvait se rappeler que des bons. Il y avait eu tellement d’aventure, tellement de souvenir, que se les rappeler devenait peu à peu une déchirure. Plus il s’approchait, plus la demoiselle se sentait acculée par de nombreux sentiments qui tourbillonnaient avec force en elle. Elle avait envie de rester, de continuer à vivre le plus naturellement du monde. Mais cela lui était à présent impossible. Sentant un pincement lui tenailler le cœur, la mère de cette dernière ne tarda pas à se présenter devenant les jeunes adultes. Son sourire était toujours aussi doux, aussi protecteur, comme l’était ceux d’une mère aimante et bienveillante. Un sourire dont Akemi avait l’habitude, mais qui aujourd’hui lui semblait bien amère.

« Bonjour, vous deux. Je suppose qu’aujourd’hui, c’est le départ n’est-ce pas ? »
Sans que la prêtresse ne sâche comment, sa mère arrivait toujours à deviner ses intentions. Comme si elle était capable de lire dans son esprit, analyser le moindre de ses gestes, de ses expressions.
« Oui, il est temps pour moi de reprendre mon pèlerinage. Nous allons voir Ifrit pour que je puisse obtenir sa bénédiction. Puis nous partirons pour ensuite nous rendre dans les plaines de foudroyés. »
« Je vois… » Doucement la mère se rapprocher de son enfant afin de l’étreinte pour ce qui devait être une dernière fois. « Faites à attention à l’un comme à l’autre. Ton parcours risque d’être ardue ma chérie, mais nous serons toujours là pour t’épauler quelques soit ton choix. Ton père se trouve au temple, tu le verras donc là-bas. Est-ce que tu pourrais me laisser parler seul à seul avec Seiji ? »

Relâchant doucement sa mère avec regret, la prêtresse regarda tour à tour, le jeune homme et la femme avant d’hocher légèrement la tête, comme pour donner sa bénédiction. S’éloignant alors, Akemi préféra leur laisser de l’intimider en leur faisant dos, son regard observant alors le temple de Kilika qui s’élevait au-delà de la forêt.

« Je sais que cela n’à pas été facile pour toi et je suppose qu’Akemi t’as parlée de sa maladie n’est-ce pas ? » Rena était une femme pleine de ressource qui semblait deviner la moindre chose compromettante, comme si elle était capable de percevoir rien qu’à regardant une personne. « Je sais que tu prendras soin d’elle et que je peux te faire confiance, mais… Promet-moi de ne pas faire des choix que tu regretteras. Toi comme elle. Le temps… Nous est tellement compté. Parfois, il nous semble facile de ne voir qu’un chemin à notre avenir, mais… Il en existe tellement de différents. Promets-moi que tu ne chercheras pas à te laisser porter comme beaucoup. Promets-moi que tu continueras à le provoquer et l’affronter, comme tu l’as toujours fait. »

Ses mains avaient enveloppée avec douceur les mains du jeune homme qu’elle connaissait depuis tout petit déjà. Il avait tellement grandi, à tel point qu’il était devenu un adulte des plus séduisant à ses yeux. Un homme qui était capable d’affronter le meilleur comme le pire. À ne pas en douter.

« Ta mère était tellement fière de toi. Malgré ton côté garnement, elle était fière de ce que tu étais. Et sache, que je partage cette fierté. »

Comme s’il était son enfant, Rena avait posé sa main sur la joue du gardien, le regard avec tendresse, avant de s’éloigner de lui, gardant cette fois-ci une distance raisonnable avant de lui offrir un sourire des plus chaleureux. « Bien je t’écoute maintenant. Que veux-tu me dire ? Si ce sont des remerciements, sache que tu n’as pas à m’en faire. Tu es comme un fil pour moi. Bien que très sincèrement, j’aurais préféré que tu sois mon beau fil ! » Prenant un air faussement peiné, elle croisa alors les bras, souriant de nouveau, mais cette fois, plus d’amusement qu’autre chose. « Si tu veux me remercier, reviens-nous avec ma fille et si possible avec des petits enfants ! J’aimerais être grand-mère depuis le temps ! » Gardant son sérieux Rena ne cacha pas néanmoins son rire, rire qui interpella aussitôt Akemi qui s’était cette fois retournée, elle ne savait pas ce que sa mère avait dit, mais en entendant son rire, cela lui pressentait rien de bon.

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Classe : Bretteur

Points de rang : 315



Chimères
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Sorts & compétences

Seiji

Gardien

le Mar 12 Juin 2018 - 23:28
Ce bref hommage l’avait soulagé. C’était étrange à dire, et pourtant, ce petit rien avait été comme salutaire pour lui. Il lui avait fallu du temps pour admettre la réalité. Plus encore pour comprendre que cette absence, ce sentiment de vide, ne disparaîtrait sans doute jamais. Et pourtant, en offrant ses derniers adieux à sa mère, en honorant une dernière fois sa mémoire, il s’était comme offert le droit de vivre. Désormais, il découvrait d’un regard neuf ce monde qui, contrairement à lui, n’avait jamais cessé de vivre. Ainsi, ce fut avec un cœur lourd de regret mais fort d’une conviction nouvelle que Seiji quitta la forêt, l’esprit enfin clair et paisible.

Ils avaient rapidement rejoint la maison d’Akemi. Ou plus exactement, des parents d’Akemi. Ce fut sa mère qui se présenta à eux, échangeant brièvement avec sa fille, et la gratifia d’une tendre étreinte. Sans un mot, il les regarda. Puis, dévoilant que le père de la demoiselle était au temple, la mère d’Akemi offrit sa bénédiction à sa fille. La discussion fut brève, mais d’une certaine manière, Seiji savait que ces quelques mots n’étaient que les adieux que la mère et la fille auraient dû échanger quelques semaines plus tôt, quand la jeune Invokeuse avait débuté son voyage. Il s’apprêtait à faire ses remerciements, quand la mère de la jeune femme lui demanda quelques instants. Une pointe de surprise dans le regard, Seiji s’avança, regardant du coin de l’œil Akemi qui s’éloignait, observant le temple à quelques mètres de là. Puis, Rena lui dévoila enfin l’objet de cette discussion. Ce fut avec le regard lourd que Seiji hocha la tête quand elle aborda la maladie de sa fille. Oui. Il savait. Pourtant, les mots qui suivirent n’étaient pas exactement ceux auxquels il s’était attendu. Plutôt que la promesse de prendre soin d’elle, Rena l’avisa de prendre garde au temps qui passait. Que le temps était éphémère, et de ne pas faire des choix qui lui causeraient des regrets. Il n’existait pas un seul chemin, mais des multitudes… Seiji baissa le regard, plus impacté par ces paroles qu’il ne l’aurait imaginé. Puis, elle lui demanda une promesse. Celle de ne pas être porté par l’avenir, mais de continuer à se battre. Comme toujours. Il ferma brièvement les yeux. Quand il les rouvrit, il accorda un bref sourire à Rena. Ce petit sourire confiant qui lui allait si bien. « Je le ferais. »

Puis, elle évoqua sa mère. Sa fierté. Cette fierté qu’elle-même partageait. Il songea un instant à ces paroles. À sa mère. Et aux regards qui l’attendaient, lui, enfant au sang d’Al-bhed. Sans un mot, il décida de garder précieusement ces mots dans sa mémoire. Puis, Rena changea soudain de registre, demandant à Seiji ce qu’il désirait lui dire. Évidement, elle avait deviné ses intentions. Et évidement, elle n’avait pas besoin de ses remerciements. Pourtant, ces quelques mots lui tenaient à cœur. Mais avant que le jeune homme ne puisse prononcer un mot, Rena la gratifia d’une remarque qui le prit de court. S’il voulait la remercier, il devrait lui ramener des petits-enfants. Interdit, décontenancé par une allusion aussi ouverte, Seiji bégaya maladroitement. Son visage avait viré au cramoisie. « Je… Je n’ai pas… » il aurait été incapable de répondre, et le rire de Rena n’arrangea pas les choses. Pas plus que le regard d’Akemi, que Seiji devinait posé sur eux. Il lança un regard vexé en direction de Rena, préférant écouter la conversation. « C’était déplacé. » il grogna, puis soupira. Elle avait toujours été ainsi. Il tenta de reprendre contenance, mais le rouge sur ses joues nuançait clairement le tableau. « Je tenais quand même à vous remercier tous les deux. Pour tout. » il inspira, puis la regarda enfin dans les yeux, sa gêne presque passée. « Merci. » il lui adressa un sourire. Il devrait également remercier le père de la demoiselle, une fois arrivé au temple. Et déjà, le temps du départ était venu. Il lui adressa un bref signe de la main, et s’approcha d’Akemi. « On y va ? » il posa son regard sur elle. Désormais, la prochaine étape était le temple de Kilika. Il s’avança, mais après à peine quelques mètres, sa voix résonna à nouveau. « C’est entre elle et moi. » il faisait allusion à l’éclat de rire de Rena. Qu’importe la curiosité d’Akemi, il était hors de question pour lui d’expliquer ce qui avait causé la soudaine hilarité de sa mère. Ni maintenant, ni jamais.

Il ne fallut pas beaucoup de temps avant de rejoindre le temple. La route était dégagée, le chemin particulièrement calme suite aux derniers événements. Pourtant, arrivé aux grands escaliers du temple, ce ne fut pas les monstres, mais les regards menaçants des habitants, clercs et autres personnes présentes qui se posèrent sur eux. Ou plus exactement, sur Seiji. Il savait très bien ce qui ces regards signifiaient. Et pour cette raison, il ne leur accorda pas la moindre importance. « Ne t’arrête pas. » une simple consigne, glissée à voix basse à l’attention d’Akemi. Ils rejoindraient le temple et continueraient leur route. Le reste importait peu.

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