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Une île de cendres et de souvenirs [Pv: Akemi]

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Seiji

Gardien

le Dim 23 Sep 2018 - 0:13
Quelque chose avait changé. Il en avait conscience. Était-ce lui ? Était-ce elle ? Il l’ignorait. Et s’il regardait la réalité en face, aurait-il seulement été possible que rien ne change entre eux, au vu des récents événements ? Le pèlerinage. La maladie. Le décès de sa mère. Désormais, toutes ces choses faisaient parties de leurs vies, quand bien même ils ne les désiraient pas. Après tant de choses, auraient-ils été capable de se regarder comme si rien n’avait changé ? Comme si tout était intacte ? Seiji expira profondément, croisant finalement le regard d’Akemi. Parfois, il avait l’impression que quelque chose avait changé dans le regard qu’elle posait sur lui. Ils échangèrent à peine quelques mots, Seiji annonçant que l’heure du départ était venue. Pourtant, il sentait cette tension, ce sentiment désagréable qui s’était instauré entre eux. Akemi lui répondit vaguement, et prêt à retourner au salon, Seiji soupira entre ses dents. Néanmoins, la demoiselle l’interpella avant qu’il ne quitte la chambre. Il se retourna, face à elle, attendant qu’elle prenne la parole. Quand elle s’adressa à lui, Seiji ne grimaça pas. Pas cette fois. À la place, il accueillit les paroles d’Akemi avec une impassibilité bien à lui. Si cela était trop dur, elle le libérerait de ses fonctions. Elle n’avait pas l’intention de lui infliger d’autres souffrances. Pas l’intention de le condamner à voir un autre être cher mourir sous ses yeux. Quand elle cessa de parler, Seiji passa une main dans ses cheveux. Sous ses paupières closes, son visage s’était déformé en une moue agacée si familière sur son visage. « On a déjà eu cette conversation. » c’était sa réponse. Et pourtant, ce n’était pas tout.

Il sentait, sous ses airs doux, cette colère qui bouillonnait doucement. Qui réclamait de sortir. Et finalement, ses lèvres cédèrent. « Tu ne peux pas continuer à me regarder comme une petite chose fragile. » soudain, il posa sur elle un regard différent. Plus vivant, mais peut-être aussi plus sincère que les regards qu’ils s’étaient échangés depuis… longtemps déjà. « Je sais pour ton pèlerinage. Je sais pour ta maladie. Et je sais que ma mère est morte. Mais… » il se renfrogna, maladroit quand il était question d’exprimer ses sentiments. « Tu ne peux pas continuer à me traiter comme si tu voulais me ménager. Comme si tu voulais m’éviter tout ça. » à nouveau, son regard se planta sur elle. « C’est ma vie. Et personne ne devrait décider de ce que je dois faire, ou des souffrances que je dois endurer… Tu ne crois pas ? » sa voix s’était radoucie sur ses derrières paroles. Quand il posa son regard dans le sien, il ne cherchait ni la jeune femme, ni l’Invokeuse, mais bien son amie. Celle qui le comprenait. Celle qui le connaissait. Celle qu’il avait envie de revoir, sous ces masques d’Invokeurs et de Gardiens qui lui semblaient si encombrants désormais.

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Akemi

Invokeure

le Dim 23 Sep 2018 - 0:55
Elle lui permettait à nouveau de reculer, de prendre un nouveau tournant dans sa vie qui serait sûrement moins fataliste, moins douloureux. Au fond, elle se doutait que le sujet serait épineux, que le jeune homme n’apprécierait pas cette proposition, et comme elle se l’était prédit, sa réaction fut celle deviné. Elle pouvait lire l’agacement sur son visage, la dureté de son ton et inconsciemment face à cette réaction, les poings de la demoiselle s’étaient resserrés à nouveau, son regard continuant de se plonger dans les yeux de son gardien. Elle était fatiguée, fatiguée de trop réfléchir, de trop s’inquiéter, de ne jamais savoir comment réagir, d’étouffer ses sentiments, ses pensées. De rester cette petite chose fragile, fébrile. Il lui reprochait de le regarder ainsi, mais lui ? N’était-ce pas ce genre de regard qu’il avait à son égard depuis qu’il avait apprit pour sa durée de vie indéterminée ? Ses ongles s’enfonçaient de plus en plus dans sa peau tandis que son regard semblait s’affaiblir pour se fermer. Oui, quelques parts elle le comprenait, mais n’est-ce pas humain de s’inquiéter pour la personne que l’on chérit le plus au monde ? N’était-il pas normal de vouloir le préserver ? De vouloir lui épargner un destin tragique ? « Si… Tu as raison. » Doucement, son regard s’était ouvert, laissant entrevoir à nouveau ses yeux noisette. Si en temps normal, elle aurait affiché un regard empli de remord, il n’en était rien à présent. Pour la première fois, son regard semblait dur, froid, tout comme ses quelques mots qu’elle avait osée sortir pour lui répondre. « Mais ne me reproche pas un regard que toi-même tu affiches me concernant. » C’était le sentiment qu’elle avait, elle sentait cet espoir qui étincelait ses pupilles, suivit parfois par cette crainte de rien trouver, un fragment de désespoir qui le tortillait de l’intérieur.

« Je sais que tu espères ardemment trouver un remède, que tu prie pour qu’il existe, mais Seiji… Que fera-tu s’il s’avère qu’il n’y a rien ? Si tu ne le sais pas, moi je le devine. » Elle marqua une pause, pour mieux reprendre d’une voix un peu plus sérieuse. « Tu as peur, tu crains justement cette possibilité et cela t’inquiète déjà. Peut-être n’aurais-je pas du te confier cela… » Ses mots étaient durs, mais ils étaient là, le résultat de ses propres pensées. Elle ne pouvait plus reculer à présent, il était bien trop tard pour faire marche arrière. « Je ne comprends pas pourquoi tu me suis, alors que tu es contre ma décision. Pourquoi veux tu t’infliger cela ? Pourquoi réprime-tu toute ta rancœur à l’égard de mes choix alors que tu n’en penses pas moins ? Pourquoi veux tu m’accompagner dans ce périple Seiji ? Pourquoi ? » Sa voix se fit plus cassante sans le vouloir, ses yeux commencèrent à s’embuer. Elle ne comprenait pas, elle ne savait plus quoi penser de tout cela. Pourquoi rien n’était aussi simple ? Pourquoi avait-il fallu qu’il sache pour son départ de Kilika ? Qu’il décide de l’accompagner. Lui… Qui à l’époque était partit sans elle.

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Seiji

Gardien

le Dim 23 Sep 2018 - 2:27
Cette fois-ci, il n’était plus question de remords, d’excuses ou de faux semblants. Pour la première fois depuis longtemps, trop longtemps, ils avaient enfin une discussion à cœur ouvert. Il n’était plus questions de mensonges, de silences ou de d’émotions muselées. Seiji ne bougea pas quand elle posa sur lui un regard froid, dur, affrontant les émotions qui dansaient au fond de ses pupilles. Quand elle parla enfin, elle l’accusa. Il n’avait pas le droit de lui reprocher des regards que lui-même posait sur elle. Seiji ne broncha pas. « Je ne te regarde pas comme une chose fragile et incapable de décider de la voie qu’elle veut suivre. » sa voix, incisive, avait éclaté avec une force rare. « Quand j’ignorais que tu étais malade, je te regardais comme n’importe qui regardait une personne qu’il aime alors qu’elle marche délibérément vers la mort. Aujourd’hui, je te regarde comme quelqu’un que je veux sauver, même si j’ignore comment. » une colère froide bouillonnait au plus profond de son regard. « Mais je n’ai jamais décidé à ta place de ce qui était bon pour toi. » ces paroles tombèrent d’une voix tranchante. Blessée. Honnête.

Mais ce n’était pas tout, et ils le savaient aussi bien l’un que l’autre. Quand Akemi lui demanda quelle serait sa réaction s’il ne trouvait aucun remède, Seiji se figea. À chaque fois que son esprit caressait cette pensait, il éprouvait toujours la même sensation. Un froid glaçant. Un vertige dénué de sens qui lui glaçait le sang. Oui, il redoutait cette issue. Et pourtant, un affreux sentiment d’injustice l’enveloppa quand Akemi suggéra que, peut-être, elle n’aurait pas dû lui faire part de sa situation. « Et continuer de me mentir ? » les mots avaient jailli malgré lui, quoique injustes à l’égard de la jeune femme. Il le savait, mais le mal était déjà fait. « Tu vas vraiment me reprocher d’avoir peur que tu meures ? » contrairement à ce que suggérais ses paroles, ce n’était pas de la colère, mais un profond sentiment d’injustice qui vibrait dans la voix du jeune homme. Toutefois, cela n’empêcha pas les questions de la jeune femme qui jaillirent les unes après les autres. Pourquoi s’acharnait-il ? Pourquoi s’infligeait-il cela ? Pourquoi taisait-il ce qu’il éprouvait à l’égard de ces choix ? Pourquoi était-il là ? Pourquoi ? Chaque question le frappa avec une violence inouïe. Avait-elle besoin de poser la question ? Ne le savait-elle pas ? Un insoutenable sentiment d’oppression le saisit, et les mots rugirent dans un élan de colère que lui-même ne se connaissait pas. « Parce que c’est toi ! »

Pour la première fois, il effleura cette douce tristesse qui lui nouait depuis si longtemps le cœur. Ces émotions, trop longtemps refoulées, dont il avait presque oublié la saveur. Une tristesse vive et lancinante. Sa voix s’était brutalement radoucie, vibrant pourtant de trop nombreux sentiments. « Ça a toujours été la seule raison. C’est pour toi que je suis parti. C’est pour toi que je suis revenu. Et c’est pour toi que je suis là. Ça a toujours été pour toi. » une partie de lui souhaitait s’approcher d’elle, et pourtant, il en était incapable. Il détourna le regard, impuissant face à ces émotions qui le rongeaient, prenant le dessus sur son tempérament d’ordinaire si calme. Ces émotions qu’il était incapable de gérer.

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Akemi

Invokeure

le Dim 23 Sep 2018 - 12:39
Les masques étaient tombés, les langues se déliaient. Les sentiments qui avaient été mis en suspens étaient en train d’éclater de s’exprimer. Il y avait de la colère, il y avait de la douleur, des paroles blessantes. Jamais les deux amis ne s’étaient exprimés de la sorte, leur dispute ne se faisant jamais réellement. Mais maintenant, ils étaient adultes. Ils n’étaient plus des enfants insouciants. Ils devaient à présents affronter la vie, ses épreuves, ses difficultés. Ils devaient de confronter, se parler, et malheureusement, se blesser. « Alors pourquoi tu ne veux pas le croire que moi aussi, je suis inquiète pour toi ! Que je ne te considère pas comme une chose faible et fragile ! Tu sembles oublier que c’est toujours toi qui m’as protégé, alors pourquoi ne pourrais-je pas en faire de même hein ? Il n’y a pas que toi qui désire protéger les personnes qu’il aiment ! Arrête de toujours tout vouloir porter sur tes épaules me concernant ! » Il était rare de voir la jeune femme dans cet état, dans un mélange de colère et de tristesse. Elle n’avait pus se retenir, faisant face maintenant à son gardien qui était dans le même état qu’elle. Depuis petite, elle s’était toujours rabaissée, n’osant affronter les gens avec de la colère et de la rébellion, mais aujourd’hui, elle ne voulait plus agir ainsi. Elle voulait devenir forte et affronter ses problèmes avec cette même vigueur, cette même rage que n’importe qui d’autres.

Elle n’arrivait à contrôler ses paroles, elle n’arrivait à les rendre plus douce, il tendre, mais au fond, le voulait-elle vraiment ? La froideur avait envahi ses traits, comme il avait envahi son cœur et ce fut alors avec ce même ton qu’elle s’exprima, exposant enfin ce que son cœur ressentait depuis tout ce temps. Elle savait que cela ferait réagir le jeune homme, qu’il ne se laisserait pas faire et se montrerait plus incisive qu’elle, mais elle ne lâcha pas prise. À présent, elle ne baisserait plus les yeux, elle l’affronterait jusqu’à ce que les choses se règle entre eux. Jusqu’à ce que cette ambiance qui s’était installé disparaisse enfin. « Tu… Tu es injuste ! » Non il ne l’était pas, mais face à ses mots, Akemi n’avait rien trouvée d’autres à répliquer. Si elle avait menti depuis tout ce temps, c’était pour lui, pour le préserver, pour ne pas l’accabler. Il n’avait pas le droit de cracher sur son sentiment, sur son envie de le protéger de son propre destin. « Et toi ? Vas-tu vraiment vouloir me reprocher de tenir à toi ? » Elle était incapable de répondre à sa question, tant la peine avait meurtrie son cœur, à la place, elle préféra lui poser à son tour une question pour une autre. Elle ne savait pas s’il serait capable d’y répondre, mais sûrement qu’il serait comme elle, à préférer le silence pour ne pas se blesser plus que nécessaire. Elle n’arrivait plus à comprendre son gardien, elle ne comprenait pas pourquoi il continuait de la suivre, de l’accompagner vers cette destination vers la mort s’il s’y opposait farouchement. Pourquoi faisait-il tout cela, si son cœur lui criait non ? À bout, fatiguée par ses non-dits, la demoiselle exposa alors une à une ses questions, non sans retenir une voix qui se fit de plus en plus cassante dans sa gorge. Elle était submergée par l’émotion, l’incompréhension lui tenaillant le ventre. Elle voulait savoir, elle devait l’entendre, quitte à ce que la conversation s’envenime, elle s’en moquait, tant qu’elle avait sa réponse, le reste n’avait plus d’importance.

Ce fut dans un excès de colère que la jeune femme ne connaissait pas à son ami, que la réponse tomba, comme un coup de massue auquel elle ne s’attendait pas. Parce que c’est toi. Il… Il avait vraiment dit ses mots ? Se sentant déstabilisée, l’invokeuse n’avait pus s’empêcher de regarder son ami avec un de surprise, sa colère et sa peine semblaient s’être soudainement volatilisé. Il… Il parlait avec son sentiment d’amitié n’est-ce pas ? Il ne pouvait en être autrement pas vrai ? Incapable de s’exprimer, la jeune femme entendit un à un les mots du jeune homme qui semblait raisonner dans son cerveau en boucle. Parce qu’elle était sa seule raison, parce que c’était pour elle, qu’il faisait tout ça, depuis toujours. Quand son regard de l’épéiste se détourna de sa personne après cet aveu, la jeune femme se paralysa, incapable de bouger, incapable de réfléchir. Était-ce… Vrai ? Elle n’arrivait à le croire. Ses sentiments qu’elle avait toujours crus à sens unique… Semblait être partagés. Est-ce qu’elle ne se faisait pas des idées ? Est-ce que c’était réellement de l’amour ? Elle voulait y croire, mais… Si elle pensait que ses sentiments lui feraient plaisir, elle sentit à la place une profonde tristesse.  Si c’était vraiment le cas, s’il l’aimait réellement, quel avenir pouvait-elle lui offrir ? Elle qui ne savait quand la mort viendrait la cueillir. « Tu… C’est… Impossible… Je… Je ne suis qu’une morte en sursis… Je… » Elle n’avait pas conscience de s’être exprimée à voix haute, elle n’avait pas conscience de ses larmes qui commençaient à doucement couler hors de ses yeux. Mais surtout, elle n'arrivait à contrôler ce rire nerveux qui la possédait à présent. « Quelle ironie n’est-ce pas ? Moi qui ai toujours voulus… Qui espérait entendre ses paroles… J’avais fini par décider que je devais garder mes sentiments parce que je n’avais rien à t’offrir comme avenir… Comme présent… » Son rire s’arrêta, son cerveau prenant maintenant enfin conscience de la situation. C’était pathétique. Elle était pathétique. Son corps se secoua alors, ses mains s’apposant contre son visage, comme pour masquer ses larmes qui étaient devenues des cascades incontrôlables. « C’est… Pas… Juste… Je… Pourquoi ne puis-je pas… » Les hoquets qui la submergaient l’empêchaient de parler convenablement. À ce moment précis, elle se détestait. Elle, ses décisions, sa maladie, ses choix. Elle avait enfin ce qu’elle désirait le plus au monde, mais elle avait l’impression qu’elle ne le méritait pas, qu’elle ne pouvait pas même l’effleurer. Cet amour qu’elle désirait tant, pourrait-elle lui offrir un quelconque bonheur ?  

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Seiji

Gardien

le Dim 23 Sep 2018 - 15:27
Ils parlaient à cœurs ouverts, s’échangeant ces phrases qui, si longtemps retenues, éclataient enfin à voix haute. Ce n’était pas seulement de la colère, mais bien une myriade de sentiments qui s’entremêlaient, agitant Seiji. Il n’avait rien trouvé à redire quand Akemi lui avait demandé s’il allait lui reprocherait son lien avec lui. Lentement, la discussion s’était envenimée, jusqu’à ce que la jeune femme lui demande pour quelle raison il restait auprès d’elle, lui qui désapprouvait sa décision. Pourquoi la suivait-il, lui qui ne trouvait que de la souffrance dans ce pèlerinage ? Sa réponse avait éclaté sans que Seiji ne puisse la réprimer. Il était ici pour elle. C’était la seule raison.

Un long silence succéda à ses paroles. Akemi resta interdite, comme soudain privée de toute cette colère qui bouillonnait encore quelques instants plus tôt. Seiji ne bougea pas. Il en aurait été incapable. Son cœur battait brutalement dans sa poitrine, contrit entre l’envie de disparaître, et l’angoisse d’entendre la réponse de la jeune femme. Il ne trouva dans le regard d’Akemi que le reflet d’une profonde surprise. Confronté à cette réaction, Seiji éprouva soudain le besoin maladif de dire quelque chose, de mettre un terme à cette situation, ce malaise qui s’instillait en lui. Mais sa gorge resta sèche. Il ne trouva pas un traitre mot. Et il ne le souhaitait pas. Malgré cette sensation que son corps était déchiré entre de trop nombreux sentiments, il avait conscience que, tout au fond de lui, il voulait entendre la réponse d’Akemi. Il en avait besoin. Lentement, les lèvres de la jeune femme s’entrouvrirent. Juste quelques paroles douloureuses, qui s’échappèrent comme un murmure de sa bouche. Pourtant, pour la première fois, Seiji avait l’impression d’entendre ce que son amie pensait réellement. Doucement, les larmes roulèrent sur le visage d’Akemi. Un rire nerveux la secoua. Seiji ne bougea pas, l’écoutant, ses airs calme dissimulant l’angoisse et la crainte qui lui nouaient l’estomac. Quand elle s’exprima enfin, ses paroles frappèrent douloureusement le jeune homme. Il réalisa alors ce que la jeune femme ressentait, effleurant les choix qu’elle avait fait en conséquence de son état, de sa maladie, de son pèlerinage. Il ne trouva rien à redire, se trouvant soudain stupide. Il avait sous-estimé la dureté des décisions que Akemi avait prit en suivant cette voix. Quand elle cessa de rire, Akemi porta ses mains à son visage, dissimulant ses larmes. Pourtant, elle articula une dernière fois. Pourquoi ne puis-je pas… Un sentiment nouveau l’enveloppa. Sans un mot, Seiji s’avança à sa rencontre. Il attrapa son poignet avec une délicatesse tendre. « Tu n’es pas seule. C’est aussi ma décision. » il attira doucement le poignet d’Akemi vers lui, dévoilant son visage strié de larme. Il la relâcha, déposant sa paume contre sa joue. Son regard dans le sien. « Si tout doit s’arrêter dans une semaine… Un mois… Un an… » il caressa sa joue. « Offre moi ce qu’il te reste. » il la regarda, quelque chose de changé dans ses pupilles. Il ne la regardait ni avec calme, ni avec colère. Pour la première fois depuis longtemps, il la regardait vraiment : avec toute l’honnêteté de ses sentiments à son égard.  

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Akemi

Invokeure

le Dim 23 Sep 2018 - 17:16
C’était injuste. Tellement injuste. Ses sentiments étaient partagés, il l’aimait, tout comme elle l’aimait si fort depuis sa plus tendre jeunesse. Il lui avait adressé des paroles qu’elle avait toujours rêvée d’entendre, lui donnant des sentiments qu’elle espérait tant voir mutuelle. Mais elle était incapable de trouver cette joie qu’elle avait tant imaginée dans une telle situation, incapable de n’agir autrement qu’en pleurant sous l’effet de la tristesse qui lui comprimait le cœur. Elle ne pouvait rien lui offrir, à par peut-être un présent sombre ou le temps serait comme une denrée précieuse. En cet instant… Elle aurait tellement souhaité être normale, que la maladie n’est jamais jetée son dévolue sur sa personne. Qu’elle puisse chérir comme toute autre femme cet amour qui lui était offert. Bien sûr sûrement qu’on lui dirait qu’elle le pouvait, bien évidemment, mais… Comment vivre avec insouciance ce doux amour, quand on sait que l’on peut disparaître du jour au lendemain en ne laissant que le sillage de douloureux souvenir ? Elle voulait exprimer tout cela, elle voulait avouer à Seiji combien tout cela la pesait, qu’elle ne voulait pas qu’il s’engage sur un tel chemin tortueux, mais… En cet instant, elle en était incapable, les larmes avaient pris un totale contrôle sur son corps, paralysant sa voix.

Elle n’avait même pas entendu le jeune homme qui s’était rapproché d’elle, laissant échapper un léger hoquet de surprise quand celui-ci attrapa son poignet avec douceur. Tu n’es pas seule. C’est aussi ma décision. À ses mots, les larmes de la jeune femme commencèrent à se calmer, comme si, le simple fait d’avoir entendus le son de la voix de l’épéiste, avait suffis à soulager les maux de son cœur. Si au début, elle s’était légèrement débattue pour ne pas montrer son visage, elle renonça au bout de quelques secondes à se débattre, son regard se levant lentement sur le visage de cet ami qu’elle aimait tellement. Quand il déposa sa main sur son visage, elle ressentit comme une chaleur, comme s’il l’irradia de sa bienveillance et de son amour qui semblait se dessiner dans son regard. Avec douceur, elle essuya les larmes de son autre joue, fermant doucement ses yeux noisette pour mieux les plonger dans ceux de son bien aimé. Quand il s’exprima alors, rompant le silence qui s’était installée, Akemi lui adressa un regard hésitant, qui se changea aussitôt en entendant sa dernière phrase. Offre-moi ce qu’il te reste. Pendant un instant, la demoiselle laissa une certaine surprise briller dans son regard, avant de doucement détourner celui-ci, son visage s’empourprant alors, tandis que sa lèvre inférieure se fit légèrement mordre. Ses mots avaient eu raison de son cœur qui s’était mis à battre à cent à l’heure, sa tête tournant légèrement. Elle n’avait pas rêvé. Il voulait quand même de sa personne, malgré ce qui les attendaient, malgré le sombre dessein qui les enveloppaient. Reprenant sa contenance, l’invokeuse releva de nouveau ses yeux noisette sur ceux de Seiji, son propre regard décrivant à son tour les sentiments qui la submergeaient.

Doucement, un fin sourire étira ses lèvres, tandis que l’une de ses mains se leva pour se poser sur celle du jeune homme. « Tu… Tu es sûre de toi ? Que c’est bien ce que tu veux ? » Elle n’arrivait à savoir si elle voulait une véritable réponse, car quelques parts, elle la connaissait. Car dans son cas, si elle aurait été à la place du jeune homme, elle n’aurait eu aucune hésitation. Offre-moi ce qu’il te reste. Ses mots, raisonnait comme un espoir dans son esprit, même si ses paroles possédaient une part de tristesse dû à leur situation. Pourtant, étrangement, elle voulait maintenant y croire, se raccrocher à ce petit fragment, aussi minuscule soit-il. « J’aimerais tellement t’offrir, plus… T’offrir un avenir plus radieux… » Ses yeux s’étaient de nouveau fermés, sa main retirant alors celle du jeune homme de sa joue pour mieux la sceller à la sienne, joignant alors les doigts pour mieux les entremêler. « Mais je te promets de te donner tout ce que j’ai à t’offrir à la place… Sans concession. » Puis, rougissant alors face à ses propres paroles, la jeune femme souleva lentement ses paupières, son regard se découvrant alors. Avec douceur, elle se rapprocha de cet homme qu’elle aimait plus que tout, effaçant la distance qui semblait les séparer au fur et à mesure de son avancée. Avec une tendresse qui lui correspondait bien, elle laissa la paume de sa main se poser avec délicatesse contre son torse, se posant à l’endroit exacte où se trouvait l’emplacement du cœur. Puis se soulevant légèrement sur la pointe de ses pieds, elle laissa alors sa tête se relever légèrement pour enfin sceller ses fines lèvres à celle de son tendre gardien. Lui offrant alors un baiser doux et aimant. Si d’ordinaire, Akemi était une jeune femme timide et maladroite, elle n’était pas pour autant dénuée de courage et de caractère, et même si au début, l’idée d’embrasser le jeune homme l’avait intimidé elle ne s’était pas découragée, jugeant que des actes étaient parfois plus parlant que des mots.

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Seiji

Gardien

le Dim 23 Sep 2018 - 21:10
Elle ne repoussa pas sa main. Chassant péniblement les larmes sur ses joues, Akemi le regarda, l’écouta, détournant finalement le regard quand Seiji lui demanda ni plus ni moins que le reste de son existence. Il devina le pourpre qui colorait ses joues, scruta la façon dont elle se mordit la lèvre. Il ne reviendrait pas sur ses paroles. Et au même titre, il ne la quitterait pas du regard. Quand elle leva son regard sur lui, un doux sourire étira ses lèvres. Seiji ne prononça pas un mot, lui rendant simplement son sourire. Il sentit sa main contre la sienne. Écouta sa voix, hésitante, qui s’élevait doucement. « Oui. » il n’avait pas besoin d’en dire davantage. Il était décidé depuis bien longtemps déjà. Puis du bout des lèvres, elle lui avoua qu’elle aurait aimé lui donner plus. Un avenir. Un futur. Seiji entrouvrit les lèvres, mais se ravisa quand Akemi reprit la parole, glissant sa main dans la sienne. À la place, elle lui offrirait tout ce qu’elle avait. Sans concession. Seiji la regarda longuement, un doux sentiment de tendresse l’enveloppant. Puis, elle s’approcha de lui. Sa paume contre son torse. Son regard dans le sien. Lentement, elle se redressa à sa hauteur. Doucement, elle posa ses lèvres sur les siennes. Ses paupières se refermèrent, et petit à petit, Seiji s’abandonna à l’instant présent. La sensation des lèvres d’Akemi contre les siennes. Son corps, qui irradiait d’une douce chaleur. C’était la seule chose qui lui importait. Quand leurs lèvres se séparèrent, Seiji posa un sur elle un regard dans lequel brûlaient d’innombrables sentiments. Il l’aimait. C’était aussi simple que ça. Il posa doucement ses paumes contre ses joues, et sans un mot, se pencha sur elle. Ses lèvres se lièrent à nouveau aux siennes, lui offrant à son tour un long et tendre baiser. Il prolongea ce moment quelques instants encore, puis décolla ses lèvres des siennes. Ses paupières closes, Seiji posa son front contre celui d’Akemi. « Je t’aime. »

Il resta ainsi quelques instants, se désintéressant du temps qui filait. Après quelques minutes, Seiji se recula finalement. Son regard dans celui d’Akemi. Sa main dans la sienne. « Allons-y. Le bateau ne va pas tarder. Je n’ai pas envie de rester sur cette île. » une seule chose lui importait désormais : quitter cette île. Ensemble. Qu’importe ce pèlerinage, cette maladie et tout le reste. Il avait envie de disparaître d’ici, de partir loin, et d’emmener Akemi avec lui.

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Invokeure

le Mer 26 Sep 2018 - 16:17
Scellant cette promesse d’un baiser tendre et aimant, la jeune demoiselle se recula légèrement de son amour de jeunesse, ses joues se colorant d’une jolie couleur pourpre, rajoutant un côté adorable à son teint déjà poupelin. Ses yeux dans les siennes, l’ancienne prêtresse pouvait entrevoir ce regard plein de tendresse qui brillait dans les pupilles de son gardien. Un regard qui en disait long, sur la sincérité de ses sentiments et de son ressentis actuel. Leur amour était partagé, aimant et sincère. Il n’y avait pas besoin de plus pour faire naître cette joie immense qui s’était installée dans l’esprit de l’invokeuse. Elle était heureuse, tout simplement, oubliant tout de ses tracas qui la rongeaient. La dispute, la fatigue, sa maladie, tout cela semblait être passée en second plan, comme si tout n’avait été que fiction. Oubliant le reste, oubliant le temps, elle ne pensait qu’à une seule chose. À Seiji et à ses lèvres qui avaient retrouvées les siennes à nouveau. Elle se sentait envoutée par ce contact, désirant presque que celui-ci ne s’arrête jamais. Elle qui avait tant rêvée, tant souhaitait vivre ce moment, le vivait enfin, ressentant enfin ses émotions qu’elle espérait revivre un jour. Quand le baiser pris fin, la jeune femme profita alors de cette pause, pour poser avec tendresse ses mains sur celle de son amour, laissant ses mieux fermée pour profiter de ce contact qu’il lui offrait. Son front contre le sien dégageait une chaleur agréable tout comme sa déclaration, qui lui réchauffait le cœur, emplissant d’un bonheur encore plus grand encore. « Je t’aime aussi. » Son pèlerinage, sa quête, tout lui semblait à présent si superficiel, si peu important. C’était comme si elle perdait conscience, comme si tout était devenue soudain plus facile, plus viable. Comme envahie d’une force nouvelle qui lui donnait soudaine les forces nécessaires pour aller de la vie, pour oser vivre, malgré les enjeux de son sombre destin. Il voulait croire, espérer, se battre. C’était une sensation étrange, mais tellement vivifiante.

Quand Seiji se recula, Akemi lui offrir un doux sourire lumineux, sa main se joignant dans la sienne sans broncher, comme attirer par ce doux geste d’amour. D’un hochement de tête, elle acquiesça les dires de son gardien, souhaitant la même chose que lui. Elle voulait aussi partir de cette île, s’éloigner de cette intolérance, de ses jugements injustes et méprisant. Tout ce qu’elle voulait, c’était se retrouver seul avec Seiji, comme si le temps n’avait plus d’influence sur eux, comme si rien ne pourrait les atteindre. Alors, sans attendre, elle ouvrit la marche pour sortir hors de sa chambre, s’avançant jusqu’aux escaliers pour s’introduire dans le salon ou ses parents les attendaient. Elle ne savait si leurs disputes avaient fait échos, mais qu’importe à présent, plus rien n’avait d’incidence à partir de maintenant. « Papa, maman… Nous allons y aller. Nous devons reprendre la route jusqu’à Lucas. Je… Je sais que ce n’est pas facile pour vous, mais… Quoiqu’il arrive, sachez que je vous aime. » Si les deux parents s’étaient regardés sans rien dire pendant quelques secondes, Rena fut la première à s’approcher de sa fille, serrant celle-ci dans ses bras comme le ferait une mère aimante. « Nous t’aimons aussi ma chérie. Prenez soin l’un de l’autre et ne faites pas trop de folie. » À ses mots, la mère lança un regard à l’épéiste, lui adressant un clin d’œil comme pour confirmer qu’elle savait pour les aveux du jeune couple. Face à l’incompréhension de sa fille, la mère de famille apposa sur sa main sur la chevelure de l’invokeuse, caressant ses cheveux avant de se tournant vers son mari. « Accompagnons-les jusqu’au seuil de la porte. »

Si la mère semblait ravie, le père lui ne pouvait s’empêcher de regarder le jeune homme avec un air moins aimable, plus sous-entendant les reproches qu’autre chose. Profitant que les deux femmes soient plus en avant, Akira s’approcha alors de Seiji ses bras croisés indiquant sa contrariété. « Quand je te disais de prendre soin d’elle, ce n’était pas pour te pousser à te déclarer… » De part ses paroles, le père confirmait que lui et sa femme était au courant de ce qu’il s’était passée dans cette chambre et ce fut avec un soupir que celui-ci s’inclina, non sans donner une dernière recommandation au petit ami de sa fille. « Je te la confie, mais n’en profite pas pour faire je ne sais quoi ! Interdiction de dormir ensemble, d’avoir un rapprochement à moins d’un mètre et surtout… Interdiction d’avoir des pensées obscènes ! Me suis-je bien fait comprendre jeune homme ? » La mine sévère est sérieuse, Akira espérait que ses paroles seraient respectées à défaut de pouvoir surveiller le petit couple. Seiji était un homme d’honneur non ? Et vu, le temps qu’il avait mis pour se déclarer, il ne pouvait que lui faire confiance pour la suite. Rejoignant Rena pour adresser un dernier au revoir aux deux voyageurs, la mère de famille ne tarda pas à mettre ses mains en porte-voix, de façon à se faire entendre du duo, mais surtout du jeune al-bhed. « Et n’oublie pas Seiji ! J’en veux deux ! » Si Akemi ne savait pas de quoi sa mère parlait, le jeune homme lui, savait bien évidement ce que Rena sous-entendait et ce fut avec un sourire que la mère salua une dernière fois ses chères enfants, les laissant disparaître à l’horizon pour enfin rejoindre le navire qui n’attendait plus qu’eux. « Dis-moi… De quoi ma mère parlait en disant qu’elle en voulait deux ? » Remettant les pieds dans le plat, l’invokeuse avait attendue de monter à bord du bateau pour enfin poser la question à son gardien, espérant qu’il lui donnerait la réponse.

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Gardien

le Ven 28 Sep 2018 - 12:52
Je t’aime. Tandis que ces mots franchissaient la barrière de ces lèvres, Seiji réalisait que pas une seule fois il n’avait réellement songé à les dire. Durant toutes ces années, il avait éprouvé ses sentiments pour Akemi, sans jamais mettre de mots dessus. Les choses auraient-elles été différentes, s’il avait prononcé ces mots plus tôt ? Il réalisait désormais que cela n’avait plus de réelle importance. Il avait encore le goût des lèvres d’Akemi sur les siennes. Il sentait encore la douceur de son corps contre le sien. Et s’il ne pouvait réécrire le passé, il savait désormais une chose : aussi longtemps que le destin le lui permettrait, il savourerait encore et encore ces petits gestes, ces instants dérobés lors desquels le reste du monde n’avait plus la moindre importance. Je t’aime aussi. La voix d’Akemi s’éleva doucement, insufflant dans la poitrine du jeune homme une agréable passion. Juste un instant, ses paupières s’ouvrirent. Si proche, il sentait son parfum. Il caressa sa joue du regard, s’égarant sur le sourire qui étirait ses lèvres. Quand Seiji se recula finalement, ce fut en réprimant une irrésistible envie de l’embrasser de nouveau.

Ils trouvèrent les parents d’Akemi au salon, un silence étrange envahissant la pièce. Quand Akemi annonça son départ, ils échangèrent un regard. Seiji ne prononça pas un mot, respectant les adieux d’une fille à ses parents. Lentement, Rena enlaça sa fille, demandant à l’Invokeuse et son Gardien de prendre soin l’un de l’autre. Toutefois, la fin de sa phrase arracha une grimaça à Seiji. Et ne faites pas trop de folie. Ils avaient tout entendu. Quand il réalisa ce que cela impliquait, Seiji se renferma légèrement, évitant soigneusement le regard d’Akira. Mais cette manœuvre désespérée n’empêcha pas le concerné de s’approcher du jeune homme, profitant d’être assez éloignée de la mère et de sa fille pour lui adresser une voix lourde de reproches. Seiji ne trouva rien à répondre, et Akira soupira, résigné. Toutefois, si le père-poule de la jeune femme était contrait d’admettre cette relation, il n’en avait pas moins l’intention de mettre Seiji en garde. Et ce fut avec une mine sévère que l’ancien prêtre exposa ses règles au jeune homme. Seiji l’écouta, réprimant ses commentaires. Ils avaient dormi ensemble des dizaines de fois quand ils étaient enfants, et encore récemment suite au décès de sa mère. Ils s’étaient déjà rapprochés à moins d’un mètre, et cela encore quelques minutes plus tôt. Et pour ce qui était des pensées obscènes… À l’instant même où Seiji tenta de chasser cette idée, son visage s’empourpra. Le mot obscène lui sembla soudain bien faible, considérant l’image qui venait de traverser son esprit. Ravalant sa gêne et les pensées qui l’accompagnait, Seiji se tourna finalement vers Akira. Il ouvrit la bouche, prêt à répondre, mais aucun mot ne sortit. Et soudain, il se ravisa. Incapable de faire une promesse qu’il ne tiendrait pas. Et sans aucune autre forme de cérémonie, Seiji se détourna d’Akira, rejoignant Akemi et sa mère sur le seuil.

Il imaginait parfaitement la colère de l’ancien prêtre, et savait pertinemment que seule la présence de sa femme le dissuaderait de toute… réaction disproportionnée. Puis arriva l’heure des aurevoirs. Ils s’éloignèrent donc de la demeure des parents d’Akemi, reprenant la route du pèlerinage. Et pourtant, à distance raisonnable, Rena lança une dernière phrase à l’attention du jeune homme. J’en veux deux. Seiji s’empourpra en une fraction de seconde, ramenant le col de sa chemise devant son visage, grommelant quelques mots inaudibles. Quand Akemi l’interrogea sur le sens de cette dernière phrase, Seiji détourna le regard. « … des souvenirs. » il n’arrivait pas à se défaire du rouge qui lui montait aux joues. Même lui brise marine ne lui semblait pas assez fraîche pour faire disparaître la gêne qu’il éprouvait à cet instant.

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Akemi

Invokeure

le Mar 2 Oct 2018 - 22:14
Face à la réaction du jeune effronté qui n’avait su lui répondre, Akira se sentit pendant quelque seconde déstabilisée avant de laisser sa colère s’exposer. Hurlant à tort et à travers qu’il ne laisserait pas le petit couple partirent seuls, et qu’il deviendrait dés à présent le gardien de sa fille, ce fut sa femme qui le calma aussitôt, répondant à ses remarques de son ton amusé, mais stricte. Il était hors de question qu’il s’immisce dans ce petit couple fraîchement déclaré et sur cela Rena était catégorique dessus. Rongeant son frein, se fut une fois le calme retrouvé que les parents offrirent un dernier au revoir aux deux jeunes adultes, non sans placer un commentaire douteux à l’égard du jeune homme. La gêne présente sur son visage de son gardien, Akemi elle cherchait à comprendre ce que sa mère avait bien voulus sous-entendre par-là, et ce fut le plus simplement du monde qu’elle demanda alors à Seiji de quoi il en retournait. Quand le jeune homme lui répondit enfin sans même lui adresser un regard, l’invokeuse resta un moment songeuse, ses bras croisés lui donnant alors un air de réflexion. « Hum pour des souvenirs ? » Cette réponse ne trouvait pas vraiment grâce à ses yeux, surtout que la réaction de Seiji était plus que douteuse. Il était rouge, se dérobant de son regard, n’osant même la garder. Est-ce qu’au final. « … J’en veux deux… Est-ce que… Oh… » Soudainement, tout en repensant à la situation, à la réaction de sa mère et à l’ambiance qui les enveloppaient depuis, Akemi venait enfin de comprendre. Deux, elle parlait bien évidement de petit-enfant. Quoi d’autres ? « Ah… Euh… Elle… Elle est incorrigible. Désolée pour ça… » Depuis qu’elle était jeune, Akemi n’avait eu de cesse de voir sa mère la pousser à se déclarer au jeune homme, alors il n’aurait pas été étonnant qu’elle fasse de même à son gardien. Rougissant de honte face au comportement de sa figure maternelle, la jeune femme décida de quand même prendre son courage à deux mains, pour effacer cette petite histoire de leur mémoire, de façon à enfin profiter d’être enfin seuls tous les deux. Approchant sa main de celle de Seiji, l’invokeuse lui offrit son plus beau sourire, avant d’indiquer le ponton d’un signe de tête. « Le bateau va bientôt partir. » Puis ouvrant la marche, elle se rapprocha alors des barrières attendant que le bateau se mette en mouvement pour regarder petit à petit, le navire s’éloigner de son île qui commençait à doucement s’éloigner. « Quand on est parti une première fois, je m’étais sentie triste… Mais maintenant… C’est étrange, je me sens comme soulagée. » Au fond, elle savait pourquoi elle ressentait cette émotion, mais elle n’avait aucunement envie de se rappeler du temple et des prêtres qui les avaient traités comme des pestiférés. Profitant plutôt de la beauté du paysage, la jeune femme laissa alors sa tête se poser contre l’épaule de son aimé, gardant cette main dans la sienne, la serrant légèrement, comme pour témoigner de son affection et de son amour à son égard. Même si ce départ signifiait la suite de son pèlerinage, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir bien auprès de celui qu’elle aimait autant.

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Seiji

Gardien

le Mer 3 Oct 2018 - 22:41
Il avait préféré mettre de côté le commentaire de Rena, oubliant temporairement la mère d’Akemi, et ses trop nombreux commentaires intrusifs au sujet de sa fille et lui. Il avait toujours gardé cette image d’elle : cherchant à ce que sa fille se retrouve auprès de lui. Et s’il éprouvait une certaine gratitude à son égard, il n’en gardait pas moins une profonde contrarié à son encontre quand elle se permettait ce genre de commentaires. Kilika s’éloignait, l’ombre de l’île devenant une tâche sombre dans l’océan. Quand ils avaient quitté l’île, Akemi lui avait confié être soulagée. Il avait simplement hoché la tête, partageant son sentiment. Puis, elle s’était installée contre lui, sa tête contre son épaule. À ce moment-là, Seiji l’avait regardée du coin de l’œil, son esprit vagabondant vers les souvenirs de leurs précédents baisers. Quand son regard s’était égaré sur ses lèvres, l’idée de réitérer l’expérience lui avait caressé l’esprit. Toutefois, cette perspective l’intimida. Il ne trouva aucune raison rationnelle à ce soudain effarouchement qui allait à l’encontre même de ses principes. Il se fichait des regards. Il se désintéressait de l’avis du reste du monde, excepté peut-être celui d’Akemi. Et malgré cela… Il ignorait s’il craignait que son statut d’Al-Bhed porte préjudice à la jeune femme, ou s’il redoutait simplement que quelqu’un trouve quelque chose à redire. En définitive, le jeune homme enveloppa la main d’Akemi dans la sienne, et échangeant avec elle, il l’entraîna à sa suite.

Il ne relâcha la main de la jeune femme que lorsque la porte de la cabine se referma derrière eux. Et, incapable de faire preuve d’une once de sens commun, Seiji se tourna vers Akemi et l’embrassa doucement. Quand il se recula, il rougissait légèrement. Il détourna le regard, soudain sujet à une timidité bien rare chez lui. « Je sais, c’est bizarre. » il grognait presque, trouvant affreusement désagréable cette bienséance pudibonde qui s’était emparée de lui sur le pont. « … je voulais être dans un endroit plus tranquille. » il osa un regard vers elle, son visage déformé d’une moue contrariée. Il n’assumerait jamais la simple vérité : gêné, inexpérimenté, il n’avait pas la moindre expérience en la matière.
Un état de fait que sa petite fierté lui interdisait d’admettre.

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