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Al Bhed


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Feeling of dread - Ryme

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Classe : Chevalier Noir

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Mer 4 Avr 2018 - 10:19
Goût de fer dans la bouche. Je tousse. Ma mâchoire fait mal. Si seulement j'avais pu rester dans les bras de morphée pendant quelques heures de plus. Je remue. Des points éparses renvoient des signaux douloureux. Mais qu'est-ce qui se passe ? Avec difficulté, j'ouvre l'oeil. La lumière m'aveugle.

Je cligne. Je cligne de nouveau.

Où est-ce que je suis ? Le reconnais ce plafond. Je reconnais cette odeur. Je suis chez mes parents. C'est sur. Mon cœur s’accélère. Qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi est-ce que je suis ici ?

Ryme !

Où est elle ? Doucement, j'essaie de me relever, mais des mains froides me plaquent contre le lit. Pas la force de luter. Je tourne la tête. Jienne. Sa voix parvient jusque mes oreilles.

« Du calme Cil. Du calme. Ca va. Tout va bien. »

Je tousse. Tout va bien ? Pas tant que je ne suis pas sur d'une chose. J'ouvre la bouche, mais ma gorge est trop serrée pour parler. Si il lui était arrivé quelque chose, Jienne n'oserait pas me dire que tout va bien, non ?

« Ryme est dans ma chambre. Elle se repose aussi. Garan est avec elle. Ils parlent de choses de l'église, je présume. »

Je soupire et décoche un regard de remerciement à ma sœur. Je me redresse un peu en m'appuyant contre le mur et elle ne m’arrête pas. Bien. Je tousse de nouveau avant d'enfin trouver la force de parler.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Je crois que j'ai pris un coup de trop sur la tête. Je n'ai plus vraiment de souvenir d'hier après que Marnie ait commencé à me parler. J'espère qu'elle va bien elle aussi.

« On ne sait pas trop, pour être francs. D'habitude les monstres ne s'approchent pas autant de la ville. Papa et les banisseurs sont partis faire une battue. »

Je sens comme une pointe d'inquiétude dans sa voix. Dans les banisseurs, je présume qu'il y a Holma. Même si je ne suis pas d'accord, je respecte le fait qu'elle l'ait choisi lui. Et qu'il mette sa vie en danger. Même si cette histoire me laisse comme un goût étrange dans la bouche. Jienne reprends la parole.

« C'est Marnie qui est venue nous chercher. Des monstres ont attaqué alors que vous étiez en train de discuter, et tu lui a demandé d'aller chercher de l'aide. Ryme et toi avez combattu, visiblement. Par contre, tu te fais vieux, parce que vous n'avez pas réussi a en tuer un seul. Ou alors, il est allé mourir en mer. »

J'ai le sentiment qu'elle ne croit qu'a moitié ce qu'elle dit. Et mon instinct me dit qu'elle n'a pas forcément tort. Je ne saurai pas l'expliquer, mais j'ai le sentiment que quelque chose ne va pas avec cette histoire. D'une voix blanche, je prends la parole.

« Je veux voir Ryme. »

Elle fait non de la tête.

« Tu as pas été blessé gravement, mais le docteur à ordonné que tu restes allongé. La magie blanche, c'est bien, mais le repos, c'est important aussi. »

Je feule. Il faut que je voie Ryme. Il faut que je m'assure qu'elle va bien. Il faut que je la touche. Que je la serre contre moi. Je ne sais pas pourquoi, mais il faut que je m'excuse auprès d'elle. Avec difficulté, je déplie mon bras pour retirer la couverture. Hey mais. Où sont mes vêtements.

« J'ai pas envie de voir ça frérot, remet la couverture ! »

Dont acte.

« Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais tes vêtements étaient en partie déchirés. »

Je … Je crois me souvenir de ça. D'une chose qui arrache mes vêtements. D'un contact étrange sur ma peau. Yevon maudisse ma mémoire. Vraiment.

« Passe moi de quoi m'habiller. »

Elle me regarde.

« Pas besoin de vêtements tant que tu restes au lit, frangin. »

Je la regarde.

« Je vais voir Ryme. »

Elle fait de nouveau non de la tête.

« Je vais voir Ryme. Si tu veux que j'y aille tout nu, c'est votre problème, pas le mien. »

Elle hésite, avant de soupirer et de se lever pour aller me chercher de quoi m'habiller.

« De toute façon, quand tu es comme ça, on peut pas t’empêcher, alors ... »

Exactement. J'attends qu'elle sorte pour enfiler les frusques et me dirige doucement vers la porte. J'espère qu'elle va bien. A peine la porte ouverte, maman me saute dessus en pleurant.

« Oh mon fils, j'ai cru que j'allais te perdre a peine après t'avoir retrouvé. Oh Yevon, merci de l'avoir sauvé. »

Surpris, je lui tapote le dos.

« Le médecin a dit qu'il fallait que tu restes allongé, non ? »

C'est Jienne qui réponds.

« Je lui ai dit, mais il veut absolument voir Ryme. Et tu le connais. »

Elle me lâche et me montre une porte du doigt. Celle de la chambre de Jienne. Doucement, je m'y dirige. Ça va, en fait. Je sais ce que c'est, être à l'article de la mort, et je n'y suis largement pas. J'ai plus l'impression de m'être fait tabasser que de m'être fait attaquer par un monstre. Doucement, je toque contre la porte, puis l'ouvre. Ryme est allongée sur le lit et Garan est assis sur une chaise de l'autre coté de la pièce. Visiblement, j’interromps une discussion. Tant pis. Le soulagement infini dans mon cœur en voyant ma bien aimée saine et sauve écrase toute culpabilité que je peux avoir dans mon cœur. Avec une vitesse que je ne soupçonnais pas, je me dirige à son chevet, avant de la serrer contre moi.

« Oh mon amour, je t'aime tellement. Tellement. Tellement. »

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Ryme

Invokeure

le Ven 6 Avr 2018 - 10:38
Au loin, il y avait le bruit de la mer. Régulier, implacable, infini à l'mage du temps qui s'écoulait. Ryme avait les yeux clos ; son corps perclus de contusion, était douloureux. Surtout à un endroit bien précis. Une partie de son corps qui comptait pour elle ; peut-être la seule qui avait vraiment de l'importance, si elle y réfléchissait bien. Alors, elle essayait de rester dans cet état d'incertitude ou le rêve et la réalité se confondaient un peu. Sa mémoire lui renvoyait des images désagréables, des choses qui lui crevaient le cœur. Cillian, allongé. Marnie, sur lui. Les coups, aussi, un peu. Que c'était-il passé ? Son assaillante avait dû lui porter un coup qui l'avait assommer... Soudain, son cœur se serra : est-ce que Cil allait bien ? A cette pensée, elle ouvrit les yeux en grands et la lumière de la pièce – bien que tamisée, l'aveugla. Les formes, les couleurs et les choses n'étaient plus que de grossières taches.

Petit à petit, sa vision s'adapta et ses autres sens, qui eux aussi étaient endormis, s'éveillèrent petit à petit. Premier constat : elle n'était plus dans la crique, mais dans une chambre inconnue. Le parfum qui y régnait lui était pourtant familier ; un mobile en verre volcanique coloré dansait au-dessus de sa tête. Les bruits de la mer étaient moins forts, mais toujours présents. Ryme se racla un peu la gorge : elle était sèche, douloureuse et surtout, elle avait soif. Lentement, elle se redressa. Divers endroits de son corps se réveillèrent alors : son torse, mais également son bas-ventre. Étrange. D'ordinaire, les cicatrices ne faisaient pas vraiment ce genre de douleurs.
La couverture se retira doucement : elle n'avait plus la jolie robe que le temple lui avait prêté, une combinaison de nuit toute simple et un peu trop grande. Dans un coin, elle reconnut des affaires appartenant à Jienne. Elle devait être dans la maison familiale de Cillian. Ryme poussa un léger soupir rauque avant de sursauter en remarquant, que, dans un coin de la pièce, Garan attendait, les bras croisés sur la poitrine. La jeune femme commença à ouvrir la bouche, mais le prêtre lui indiqua d'un geste de rester silencieuse.

« Bonjour Ryme. Économisez votre voix. Laissez moi parler. » Murmura-t-il doucement en approchant un peu sa chaise du lit, tout en restant tout de même à bonne distance.
« On m'a dit que vous et Cillian, avez été attaqués par des monstres, sur la crique. Je suis heureux de vous voir en vie. Ne vous inquiétez pas, mon frère n'a rien à part quelques bleus et des contusions légères. Les créatures semblent avoir néanmoins pris le dessus et se sont attaquées à vous. » Il s'arrêta de parler devant le regard rond de Ryme. Des monstres ? Non, elle savait très bien ce que ça faisait de se faire attaquer par un monstre ; ce n'était pas ça. Dans sa rétine, elle avait encore le visage haineux de Marnie imprimé.
« Je ne crois pas cette histoire, pas le moins du monde. »
Ryme soupira de soulagement. Elle ouvrit de nouveau la bouche, pour raconter la soirée d'hier. Mais, au lieu de sa voix, un gargouillis sinistre s'envola de sa gorge, juste avant qu'une vive douleur ne vienne la saisir à cet endroit précis. Instinctivement, elle porta une main à son cou : il était recouvert d'épais bandages. Elle leva les yeux vers Garan, inquiète. Il ne lui répondit qu'avec un sourire triste.

On toqua à la porte. Ryme se retourna vers celle-ci, le regard perdu. Cillian entra. Il semblait soulagé et à renfort de grandes enjambées il dévora la distance qui les séparait. Avec la brutalité du désespoir qui s'envole, il la serra contre lui, un peu trop fort ; mais ce n'était pas grave. Ryme était heureuse de le voir. Il allait bien. Mais, elle resta silencieuse face à ses déclarations : elle articulait sans qu'un mot ne sorte, juste un geignement rugueux se fit entendre. Peut-être que cela le surprit ; peut-être était-il mal à l'aise qu'elle ne répondit pas, alors, il se détacha d'elle ; ou peut-être était-ce elle qui l'avait doucement repousser. Ryme lui jeta un regard suppliant avant de se tourner légèrement vers Garan, pour qu'il soit la voix qu'elle n'avait plus.

« Je suppose que Jienne t'a déjà parlé de la situation, mon frère. De l'attaque. » Il attendit que Cillian lui fasse un signe, un geste. Une fois que ce fût fait, Garan quitta Ryme du regard pour ne plus que converser avec son cadet.
« Si tu n'as pas été gravement blessé, il n'en va pas de même pour Ryme. Elle a de multiples contusions, des coupures. On a remarqué qu'un monstre avait dû lui arracher une boucle d'oreille emportant un petit peu de son lobe... »
Ryme porta sa main jusqu'à une de ses oreilles. Un bandage avait été fait, mais elle pouvait sentir l'absence du petit morceau de chair à l'endroit où il était supposé être. Son cœur se serra un peu plus. Des monstres ne se seraient pas contenté de ça ; bien au contraire. Une aigreur délétère remonta le long de son estomac. Et si... Et si cette... Et si Marnie avait réussi à obtenir ce qu'elle voulait ? Etait-ce elle qui l'avait rouée de coups ?

« Mais... Le plus grave et ce qui a pousser le village à se mobiliser pour une battue, en dehors de la sécurité... » Il marqua une pause et se frotta légèrement les sourcils avant de les froncer.
« Quelque chose... A écraser la gorge de Ryme. Les cordes vocales ont été touchées. Elle ne pourra plus chanter. Elle ne pourra peut-être plus jamais reparler. »

Bien qu'au fond d'elle-même, Ryme le savait, la nouvelle lui fit l'effet d'un coup de poignard dans le dos. Sa voix avait toujours été une de ses raisons de vivre, un refuge, une échappatoire. Mais aussi un puissant moyen d'expression. Elle serra la couverture dans ses poings, tout en détournant le regard pour trouver celui de Cillian. Elle avait besoin de l'entendre dire quelque chose, de sentir que cela ne changerait rien. S'il avait aimé le rossignol, peut-être aimerait-il aussi un peu, le corbeau qu'elle était devenue.

« Et plus important encore... Ryme, pouvez-vous défaire votre bandage ? »

La concernée releva légèrement les sourcils de surprise, mais elle s’exécuta. Les longues bandes de tissus se déroulèrent sur le lit. Elle constata avec une légère amertume que ses doigts aussi, souffraient de légères blessures qui la rendait maladroite. Un léger vent frais s’engouffra et lui caressa la peau. Y comprit celle du cou, qui s'agita doucement en se parant d'une légère chair de poule. Garan l'invita à se rallonger. D'un geste délicat et respectueux, il écarta légèrement les mèches de cheveux de Ryme et invita son frère à regarder

« Ces marques n'ont pas pu être faites par un monstre. Ces blessures ont été infligées par un humain. Les marques dessinent clairement des paumes. As-tu quelque chose d'important à me dire ? Quelque chose qui pourrait nous éclairer sur les événements de la soirée ? »

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Dim 8 Avr 2018 - 17:29
Elle ne me réponds pas. J'ai le sentiment qu'elle essaie, mais rien n'arrive. Rien ne sort. Hum. Je la serre encore un peu avant de la lâcher et de rester non loin d'elle. Doucement, je pose ma main sur son épaule. J'espère ne pas lui faire mal. C'est Garan qui prends la parole. Quoi qu'il se passe, je présume que c'est lui qui a le plus d'informations. Il me pose d'abord une question. Oui, elle m'a vaguement parlé de ça. Il ne continue pas. Est-ce qu'il attends une confirmation de ma part ? Je lui fait signe de la tête. Il reprends alors la parole. On a été attaqués, et visiblement je m'en suis mieux sorti. Cette idée me vrille douloureusement le ventre. Encore une fois, elle souffre a cause de moi. Je m'en veux terriblement, et je n'arrive pas à me retirer cette sensation étrange que c'est un peu de ma faute. Est-ce que je n'ai pas attaqué le monstre ? Est-ce qu'on a été distrait par ma faute ? Il parle ensuite de la battue. Il y a une raison en plus. Quoi ? Comment ? Qu'est-ce que ? Je fronce les sourcils. J'ai envie de répondre, mais je pense que je ne pourrai pas rester calme. Alors je laisse la lave en fusion couler doucement dans mes veines. Il y a quelque chose de plus important visiblement.

Ryme retire ses bandages et je retient un hoquet. Seigneur Yevon, qu'est-ce qui a bien pu faire ça ? Je n'en ai aucune idée. Pas un monstre que je connais en tout cas. Un squame ? Non, il n'y en aurait pas eu qu'un, et il ne nous aurait pas laissé en vie. Je fronce les sourcils. L'avis de Garan est le plus logique. C'est un humain qui aurait fait ça. Mais qui ? Instinctivement, je pense aux Voix. Ils ont le mal en eux. Assez pour nous attaquer comme ça. Et quoi de plus cruel, à leurs yeux du moins, que de priver Ryme de sa voix ? De ce qui, pour eux, fait toute sa valeur ? Ça me semble le plus logique. Mais, dans ce cas là, pourquoi nous laisser en vie ? Pourquoi me laisser en vie ? Et surtout, pourquoi est-ce que Marnie aurait accusé des monstres ? Avaient ils dressé des monstres ? Je dois avouer que je ne serai pas surpris si ces ordures avaient créées d'étranges créatures en utilisant des méthodes qui feraient honte à Yevon lui même. Je me passe la main dans les cheveux, un air peiné sur le visage.

« Tu sais, depuis … ce qui m'est arrivé, ma mémoire, c'est plus ça. Il y a des trucs qui s'impriment. D'autres noms. Des trucs qui restent, d'autres, non. »

Les joies du langage. Pour ma mère et ma sœur, je parle de l'attaque que j'ai subie et qui m'a fait perdre mon œil. Ryme et Garan, eux, savent que je parle de la Via Purifico et de ses plaisirs coupables. Le regard de Garan se fixe pour moi, comme pour jauger de ma probité. Ca me dérange un peu. Pourquoi est-ce que je mentirai ? Je suis surement la personne ici … Voir même dans le monde entier qui a le plus envie de retrouver qui nous a fait ça pour le détruire. Ryme est trop gentille pour souhaiter ça.

« Je vois. Je comprends. »

Je ne sais pas si j'arrive à le croire ou pas. Je me retourne vers Jienne et maman.

« Est-ce que vous pouvez sortir, s'il vous plaît ? Il faut que je discute un peu en tête à tête avec Garan. »

Elles protestent, mais mon frère les fait terre d'un geste. Oula. Visiblement, il a plus de poids dans la maison que ce que j'imaginais. Avant de fermer la porte derrière elle, Jienne nous fait savoir qu'elle est là si on a besoin. Si on a faim, ou quelque chose comme ça. Une fois sorties, Garan se lève et se dirige vers la porte pour l'ouvrir et la refermer.

« J'adore notre sœur, mais elle à tendance à laisser traîner ses oreilles où il ne faut pas parfois. Bon. De quoi voulais tu parler ? Tu as des idées ? »

Visiblement, il ne me croit peut être pas tant que ça. Mais peu importe. Ma colère remonte un petit peu.

« Comment ça, elle ne parlera peut être plus jamais ? J'ai déjà du mal à croire qu'ils n'aient pas pu guérir sa jambe ou mon œil, mais là ... »

Je serre un peu le poing.

« Ça c'est passé hier. Il n'y a pas pu y avoir plus d'une heure entre l'attaque et l'arrivée du médecins. J'ai vu des mecs quasiment éventrés être remis sur pieds avec des sorts de magie blanche. Vous n'allez pas me faire croire que ça ne peut pas être guéri. »

Il pousse un soupir. Je crois qu'il ne s'attendait pas à ce que je tique sur ça.

« Si elle ne peut plus chanter, les Voix n'auront aucune raison de la récupérer. »

Son ton certain me donne presque la nausée. Si ce n'était pas mon frère et si je n'étais pas aussi faible, je pense que je serai allé lui casser la figure.

« Je prie devant Yevon que ça peut encore être reparé, Garan. Sinon, il y aura des conséquences. Je te prie de le croire. »

Je passe ma main devant mon œil.

« Il est hors de question que les Voix décident encore, d'une façon ou d'une autre, de sa vie. Elle est libre. Elle est plus leur jouet. Et je te prie de croire que si il faut que je les tue tous pour qu'on soit tranquilles, autant qu'ils commencent tout de suite à prier Yevon pour qu'il leur montre de la pitié, parce que moi, je n'en aurai absolument aucune. »

Avec la colère qui bout dans mes veines, je n'avais pas senti la petite main douce qui tire sur mon bras. C'est Garan qui me fait m'en rendre compte.

« Et si on la laissait s'exprimer sur ça ? »

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Ryme

Invokeure

le Lun 9 Avr 2018 - 9:42
Cillian pouvait être le plus doux et le plus tendre des hommes ; mais lorsque la colère s'emparait de lui, c'était autre chose. La rage le rendait beaucoup plus... Bestial. Son regard rapide, son souffle incertain et son attitude défensive ne semblaient pas appartenir à un être civilisé. Non. La soif de sang coulait bien trop dans sa gorge pour qu'il soit encore... Ryme n'arrêtait pas de songer à ça ; plus que sa voix perdue, plus que cette vision de Marnie dans sa rétine. Cillian était comme ça à cause d'elle. Et petit à petit, l'idée qu'il ne trouverait jamais la paix en sa compagnie, faisant son chemin dans son esprit. Son cœur se serra, puis elle essaya à de maintes reprises d'attirer son attention, en vain.
La noirceur de sa rage était plus forte que toute la lumière qu'elle pouvait lui apporter. Et soudainement, un sentiment de tristesse mâtiné de solitude lui brûla les veines.

Ryme essaya une dernière fois et posa sa main sur l'avant-bras de Cillian, essayant de le tirer un peu vers elle, pour attirer son attention. Mais il ne sembla pas être réceptif, encore une fois. Cependant, Garan, lui, avait remarqué la situation et après une déclaration à glacer les sangs de la part de son frère, il détourna l'attention de ce dernier vers sa compagne. ''Et si on la laissait s'exprimer sur ça '' déclara-t-il, presque impérial. Cillian ne répondit rien : peut-être réalisait-il la virulence de ces paroles passées ? Sa colère avait sans doute été détournée par la vision de sa compagne. Il fallait avouer que Ryme avait une apparence assez pitoyable : les blessures bleutées qui serpentaient sur son corps la rendait encore plus frêle, visuellement parlant ; et ses grands yeux bleus semblaient sur le point d'exploser dans un torrent de larmes.

« Arrrgl... » le son désastreux de sa gorge s'éleva dans la pièce, tandis qu'une vive douleur la saisissait de nouveau. Ryme se recroquevilla un peu dans le lit. Garan émit un sourire triste avant de se retourner vers la commode qui était derrière lui : il sortit de l'ombre un petit cahier et de quoi écrire. Il s'avança lentement vers le lit, comme s'il savait que son frère pouvait le mordre à tout instant.
Une fois en main, Ryme considéra le carnet en silence. Elle observa un peu Cillian, puis pinça les lèvres et se mit à écrire.

« La magie blanche ne peut pas tout guérir, malheureusement. Je crois que l'on a déjà remis en place les os de ma gorge grâce à elle. Je suppose qu'il faut que le reste guérisse naturellement. » Ryme arracha la page et la donna d'abord à Ciliian, d'un coup de tête elle lui indiqua qu'il faudra la donner à Garan ensuite ou la lire à haute voix.

« Et si ça peut calmer un peu les Voix et les émissaires... Tant pis si je ne peux plus chanter. Je préfère sacrifier ça, plutôt que de te perdre, toi. » écrivit-elle presque nerveusement avant de tendre à nouveau la page barbouillée de son écriture fine. Elle avait rayé le début d'un ''encore une fois'' à la fin de sa phrase, mais l'encre rendait la chose pratiquement illisible.

Elle s'arrêta alors d'écrire et plongea son regard dans celui de Cillian. Ryme était déterminée ; peut-être n'avait-elle encore jamais été aussi sûre d'elle. Même si dans le fond de son iris, il y avait un sentiment de tristesse qui ne saurait un jour s'en aller. L'ancienne Voix esquissa un sourire avant de recentrer son attention sur le carnet. Ryme se souvenait clairement de qui l'avait attaquée, mais...

«[b] C'est Marnie qui... [/b]» Ryme fit une pause, un peu longue. Après réflexion, elle tendit la feuille en l'état à Garan. Ce dernier haussa un sourcil avant de la tendre à Cillian.

« Ryme, vos accusations sont très graves. Marnie est la petite fille du Maire. Et même si Besaid est un peu petit village... De pareilles allégations peuvent causer un mal terrible dans ce petit microcosme. Êtes vous certaine de ça ? » Il semblait embarrassé de devoir lui dire qu'elle pouvait se tromper. Mais non, Ryme avait au fond de la rétine, l'image de Marnie sur sa gorge, Marnie qui lui donnait des coups dans le bas-ventre, Marnie... qui embrassait Cillian. Son cœur se serra un peu ; de triste, de colère, mais également de jalousie.

« Marnie est... Certes, très peinée de la situation, puisque mon frère lui avait promis de l'épouser à son retour sur l'île, mais... Je veux dire, elle a toujours été très amoureuse de toi, Cil'... Et puis, elle est petite, je l'imagine pas réussir à te clouer au sol. Mais, il est vrai que je me questionne sur son implication dans tous ça : peut-être l'a-t-on menacée pour qu'elle dise que vous avez été attaqués par des monstres ? »

Les paroles de Garan firent à Ryme l'effet d'un coup de couteau dans le dos. Pourquoi est-ce qu'il ne la croyait pas ? Etait-ce pour maintenir la paix sur l'île ? L'Invokeure se retourna vers Cillian : lui, au moins, il la croirait, n'est-ce pas ?
Soudain on toqua à la porte. Jienne passa le bout de son nez par la porte ; un peu trop heureuse de pouvoir avoir, sans doute, épier les derniers mots de leur conversation.

« Vous avez de la visite, déclara-t-elle en ouvrant la porte, Marnie est venue vous voir. »

Les mains de Ryme se serrèrent un peu plus sur la couverture, qu'elle rabattit ensuite sur elle en s'allongeant de nouveau. Son cœur battait à tout rompre. La nouvelle venue s'avança dans la pièce, les joues un peu roses. Elle avait un étrange sourire sur les lèvres. Elle salua Garan de la tête, puis, elle n'eut d'yeux que pour Cillian, ne prenant pas la peine de faire le moindre geste à l'encontre de Ryme.

« J'ai appris que tu étais réveillé, alors je suis venue tout de suite à ton chevet. Je... Je suis désolée de ne pas avoir pu vous aider. J'ai eu si peur... minauda-t-elle un peu en se rapprochant de Cillian.
Marnie a eut la gentillesse de nous apporter un panier de fruit frais ! Il n'y a que tes préférés, frérot, ajouta Jienne en attirant l'attention sur l'imposante corbeille que la nouvelle venue portait à bout de bras.
C'est normal... Il faut qu'il reprenne des forces. Mais je suis sûre que tout ira bien... »

Marnie plissa ses yeux violets alors qu'un charmant sourire venait se plaquer sur ses lèvres. Ryme serra les dents, tandis que Garan lui adressait un regard qui en disait long sur son opinion quant à la théorie de sa belle-soeur.

« Il faut sans doute laisser un peu de tranquillité à Ryme, non ? Déjà qu'a deux on étouffe dans ma chambre, alors a 5... » Demanda Jienne en jetant un coup d'œil à la concerner qui lui répondit d'un maigre sourire.

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Cillian

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le Mer 11 Avr 2018 - 16:57
Si seulement je pouvais poser la main sur ceux qui ont osé faire ça. Je pense que je leur ferait regretté d'avoir eu la mauvaise idée de naître. L'état de Ryme ne fait qu'augmenter, amplifier ma rage. Je pourrai les briser à mains nues. Comme du bois sec. Et ce bruit qui sort de sa gorge. Comme un raclement d'ongles sur un tableau. Je lance un autre regard assassin à Garan, qui détourne le regard avant d'aller chercher un petit carnet et un crayon. Il s'approche de moi doucement, comme on s'approcherait d'un chien blessé et acculé. Ce que je suis. Je prends le carnet et le tends avec gentillesse auprès de Ryme.

Elle écrit rapidement quelques phrases avant de me tendre le morceau de papier. Je fronce les sourcils. J'ai vu des choses bien plus graves que ça se faire soigner. Que la magie blanche ne sache pas recréer des morceaux qui ont été perdus, oui, d'accord. Mais a moins qu'on lui ait arraché la gorge, je ne vois pas trop. Je me demande si … Je me demande si en fait, on ne leur apprends pas des bêtises, dans les Voix. Comme si on leur cachait le vrai potentiel de la magie réparatrice. CA ferait sens. Quoi de mieux pour créer de toute pièce des miracles que de faire croire que c'est l'impulsion divine, et non la magie, qui a soigné une personne ? Je soupire avant de transmettre le papier à mon frère. Elle me tends aussi un autre papier, qui ne continue pas à me mettre en joie. C'est idiot comme façon de penser. C'est même la mettre encore plus en danger qu'autre chose. Quoi de mieux que maintenant la récupérer ? Non seulement, elle est moins en état de ce défendre, mais en plus, ça leur fait un miracle déposé presque devant leur porte.

De plus, c'est leur donner tout simplement un raison. Après tout, difficile d'être invokeur quand on ne peut plus parler. Et ils peuvent tout à fait dire que c'est trop dangereux pour elle. Il faut se méfier des choses comme ça. Et puis, elle comme moi, nous savons très bien que ce n'est pas vraiment sa voix qui intéresse certains pontes de cette organisation maléfique. Mais pour l'instant, je garde tout ça pour moi. Ryme n'a pas fini de parler. Enfin. D'écrire. Cette fois çi, le papier ne passe pas par moi. Je fronce les sourcils, mais je peux plus ou moins comprendre ce qu'il y a d'écrit dessus. Elle accuse Marnie.

Hum. Je dois avouer que je n'ai absolument pas les même réticences que mon frère. Même si je ne sais plus vraiment qui est cette Marnie, à part le fait qu'elle soit la petite fille du maire, j'ai comme un sentiment de dégoût en pensant à elle. Quelque chose de primaire. D'instinctif. Des vagues bribes qui remontent. Comme des cors aux pieds. Quelque chose dont on voudrait se débarrasser, sans vraiment jamais réussir. Je peux comprendre un peu la réaction de Garan. C'est vrai qu'accuser une notable, ce n'est jamais une bonne idée sans preuves, mais …

C'est de Ryme dont on parle. Pourquoi est-ce qu'elle accuserait quelqu'un comme ça ? Je lance un regard noir à mon frère. Qu'il puisse penser que Ryme mente, cela me dérange. Je prends cela presque comme une attaque personnelle. Si Ryme dit que c'est elle, et bien … La question n'est plus de se demander qui, mais pourquoi. J'ai bien des idées, personnellement. Si, comme le dit Garan, elle est folle amoureuse de moi, n'est elle pas la personne parfaite pour devenir le sbire des Voix ? N'est elle pas la personne qui aurait le plus a gagner de nous voir séparés ? J'allais parler quand on toque à la porte. Hum. Pas envie qu'on entende ce que j'ai a dire.

Et j'ai eu l'inspiration divine, parce que ouais ? Jienne et Marnie rentrent dans la pièce. Je lance un sale regard à l'intrus, avant de me reculer un peu et de m'approcher de Ryme. J'ai cet instinct qui me demande de la protéger. C'est quasiment sur. Elle est liée à ce qui nous est arrivé. Si les souvenirs ne sont pas là, les sentiments restent. Elle minaude. Me donne presque la nausée. Je ne sais plus trop l'histoire entre nous, mais je sais tout à fait pourquoi je n'ai pas fini avec elle. Seigneur Yevon, ce qu'elle peut m’exaspérer. Je crache presque mon remerciement pour le panier, avant de hocher de la tête quand Jienne parle de partir.

« Garan, tu resterai bien un peu encore quelques minutes ? J'ai deux trois trucs à voir avec toi. Par rapport au boulot. »

Tout le monde me regarde. Jienne à l'air un peu en colère. Je pense qu'elle tient vraiment à ce que l'on laisse Ryme tranquille. Marnie à l'air triste. Comme si un panier de fruits me ferait tomber amoureux. Garan à l'air un peu inquiet. Préoccupé. Je pense qu'il se demande ce que je vais dire, mais surtout qu'il s’attend à ce que ce ne soit pas forcément des choses agréables.

« J'en ai vraiment pour pas longtemps. Et puis je n'ai pas envie de laisser l'amour de ma vie seule. »

Honnêtement, il y a dans mes mots un peu de piques vers Marnie. Les femmes sortent. Une fois que je suis sur que l'on ne nous entends pas, je reprends la parole.

« Je suis sur qu'elle n'est pas blanche dans cette histoire. C'est certain. Je … Je n'arrive pas à me souvenir de ce qui s'est passé, mais j'en suis certain. »

Je passe ma main devant mon œil.

« La taille, on s'en fout. Tu sais très bien que quelqu'un de plus petit peut totalement battre quelqu'un de plus grand. Surtout si c'est par surprise. Si je ne me méfiais pas, elle à totalement pu me mettre à terre. Et 'fin … Est-ce que j'aurai eu des raisons de me méfier ? »

Garan semble pondérer la situation.

« Quoi qu'il en soit, sans preuves, on ne peut rien faire. Je ne dis pas que je ne vous croit pas. Je n'ai pas vraiment d'avis sur le sujet. »

Je fronce le sourcil. Ce n'est pas ce que j'avais envie d'entendre.

« Donc pour l'instant, je vous demanderai de ne pas trop répandre de rumeurs. »

Sans un mot de plus, il sort. Je pousse un long soupir. Je glisse ensuite ma main le long du visage de ma rousse. Toute colère est partie de mon visage, remplacée par une tristesse et une fatigue marquante.

« Je … Je suis désolé. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. »

J'ai envie de dire que je l'avais bien dit, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

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Invokeure

le Mer 11 Avr 2018 - 20:06
« L'amour de ma vie » ; ces simples mots réussirent à décrocher un sourire tendre ainsi qu'un rougissement de la part de Ryme ; il fallait bien avouer que la concernée était ravie de pouvoir se cacher un peu derrière Cillian et les draps. Bien que l'Invokeure savait que cette dénomination était plus pour déstabilisé Marnie que lui faire plaisir, elle ne boudait pas la douce sensation qui lui remontait dans le cœur, au contraire. Depuis qu'il était dans la chambre, elle avait eut l'impression d'être un poids, un fardeau pour Cillian, alors, sentir que, malgré tout, il était de son côté à elle, lui faisait diablement plaisir.
Sur les déclarations précédentes, Jienne et Marnie s'en allèrent de la chambre ; soudainement, Ryme sentit que son cœur devenait plus léger. La présence de l'ancienne fiancée de Cillian la mettait mal à l'aise. Il y avait dans son regard la même lueur que celle qui animait celui de Vilhatt : la convoitise, la jalousie et l'égoïsme. A présent, elle en était sûre : Marnie était définitivement responsable de son état. Mais comment le prouver ? Son esprit s'enferma dans cette boucle de réflexion : comment faire pour que la vérité soit dévoilée, comment éviter de mettre en péril le fragile équilibre de l'île également.

Cillian semblait pensé à la même chose, du moins, en partie. Il exprima qu'il était tout à fait possible que Marnie ait pu le mettre KO : par surprise, avec un bon coup, rien n'était impossible, même pour une femme. Ryme resta muette, mais, elle savait bien qu'il avait raison : pour quelle autre raison se serait-il laissé embrasser autrement ? Ils avaient passés suffisamment de temps ensemble, pour qu'elle sut qu'il n'eut pas un jumeau maléfique qui ne se dévoilait qu'à la nuit tombée. Bien qu'elle avait envie d'étayer cette théorie, mais son petit doigt lui disait que son fiancé n'avait probablement envie qu'elle évoqua ce qu'elle avait vu en face de son frère : il restait un homme et avait sans doute, par conséquent, sa petite fierté sur certains sujets. Tout du moins, elle l'imaginait.
Garan sembla prendre en compte la remarque, mais il resta sur ses positions et Ryme ne pouvait guère lui en vouloir : en tant que prêtre, il se devait de rester impartial. Semer la zizanie dans une si petite île pouvait avoir de grave conséquences, aussi bien pour les habitants que pour Ryme et Cillian. Car, si, en effet, ce n'était pas tant sa voix que son corps que Vilhatt réclamait, l'archidiacre enverrait sans doute espions et hommes de main sur l'île à l'instant même où il saurait où Ryme était.

Lorsque le frère de Cillian s'en alla, ils poussèrent un soupir à l'unisson. Ryme essaya de rire, mais ce n'est qu'un croassement rauque qui sortit de sa gorge et non pas son usuel rire fluté. Cela l'aurait rendu triste, si les doigts de Cilian ne vinrent pas caresser l'arrondie de sa joue. Sans vergogne, elle s'y blottit. Elle ne le penserait jamais assez, mais elle adorait ces mains. A la fois calleuse, accidentée mais chaude et rassurante. Il était fatigué et sur son visage, Ryme ne pouvait voir que de la tristesse. Elle ouvrit la bouche, pour dire quelque chose, mais se rappela qu'elle n'arrivera pas à former le moindre mot si ce n'était d'horribles gargouillis. Alors, doucement, elle l'attira contre lui et lui donna un petit coup de tête, doux, comme si elle avait été un chat ; puis elle lui sourit chaleureusement, juste avant de venir déposer rapidement ses lèvres sur son nez. Ils étaient en vie, et c'était là le plus important.

« Je n'aurais pas imaginé que ça se passerait ainsi... » écrivit-elle d'une manière un peu rapide, avant de lui tendre la feuille.
« Mais ça ira, puisqu'on est ensemble. » griffona-t-elle sur une autre page.

Il y eut un moment de silence et le regard de Ryme se perdit un peu dans le paysage. La plage ne semblait pas si loin et le bleu de l'océan rencontrait celui du ciel. Puis, une idée germa dans l'esprit de l'Invokeure et le fait qu'il ne soit que tous les deux était plus que parfait. Elle tira doucement sur son bras pour attirer l'attention de son compagnon, avant de se remettre à écrire sur le cahier, cette fois-ci, un message plus long.

« Cil, je crois qu'il n'y a qu'un seul moyen de tirer cette histoire au clair : séparons-nous. Ne fronce pas les sourcils, ne râle pas. Et lis jusqu'au bout, vieux bougon. Ne roule pas des yeux.
Séparons-nous, mais faisons-le pour de faux. Si ces actions sont les faits des Voix, je suis presque sûre que Vilhatt me contactera dans les jours à suivre... Même si ça ne me plaît pas, pendant ce temps, rapproche-toi de Marnie : elle finira peut-être par avouer... Et puis... »
fin de la page, elle lui tendit celle-ci avant d'en reprendre une autre.

« J'ai le souvenir distinct qu'on m'a arraché ma boucle d'oreille. Peut-être l'a-t-elle gardé ? Cela ferait une bonne preuve. Et puis, peut-être que les souvenirs te reviendront... Je... Quand je suis arrivé sur la plage » elle fit une pause, sentant le feu des larmes venir lui piquer les yeux « J'étais furieuse, parce qu'elle était sur toi. Ses lèvres sur les tiennes. Alors, je m'étais dit que peut-être... Tu avais retrouvé la mémoire et que... »

Et que quoi au juste. Qu'elle n'était plus celle dont il voulait ? Qu'elle n'était plus rien ? La sensation amère et bileuse de la jalousie lui revint dans la bouche. Elle se souvenait encore de la sensation froide qui lui avait glacé le ventre avec cruauté. De la colère qui avait en même temps, embrasé son sang et ses veines. De la furie qui l'avait animée pendant quelques secondes, avant de découvrir que tout cela n'était probablement voulu.

« Que tu ne voulais plus de moi. » écrivit-elle péniblement en faisant une petite moue, en sachant très bien qu'il la réprimanderait pour avoir ce genre de pensées. Après tout... Malgré tout ce qu'elle se disait, au fond de son cœur, Ryme se demandait toujours sur l'amour qu'il lui portait n'était pas le fruit d'une manipulation mentale aussi cruelle que diabolique.

« Tu ne te souviens de rien ? » écrivit-elle, un air inquiet sur le visage.
« Je peux te raconter ce que j'ai vu... Mais, la fin de cette histoire, je ne la connais pas. » elle déglutit un peu douloureusement, avant de lui tendre la feuille et d'attendre un geste, un regard qui l'autorisait à tout raconter. Mais, le besoin de s'exprimer et d'essayer de retrouver ces souvenirs étaient plus fort. Ryme avait le besoin morbide de savoir. L'idée sinistre que Marnie puisse porter l'enfant de Cillian la terrorisait, lorsqu'elle réalisa qu'elle-même n'avait pas été capable de prendre son contraceptif. La gorge nouée, elle posa la pointe du crayon sur le papier et se mit à écrire.

« Lorsque je suis arrivée, vous vous embrassiez. En vue de la posture qu'elle arborait et de sa robe... Presque défaite, j'ai cru que la chose était consentante, mutuelle. Mais... J'ai vite réalisé que ce n'était pas le cas. Marnie était ivre, elle n'avait pas réussi à défaire tes ceintures, mais elle avait relever ton haut. J'ai réalisé que ce n'était pas... de ton fait, lorsqu'elle m'a traité de tous les noms sans que tu ne dises rien. » elle arracha la feuille, la tendit distraitement et continue.
« Nous nous sommes disputées. Je l'ai accusée de te forcer. C'est à ce moment-là qu'elle s'est ruée sur moi, le reste est flou, malheureusement. Je ne me souviens que de cette douleur vive et sourde à l'oreille. Est-ce que ces choses te disent quelques choses ? »

Ryme avait une lueur étrange dans le regard ; elle avait les yeux d'une biche blessée, acculée, qui ne demandait qu'une chose : qu'on l'achève.

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Cillian

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le Dim 15 Avr 2018 - 20:11
Ses lèvres sur mon nez calment un peu l'ouragan en moi. D'accord, ça ne s'est pas du tout passé comme on l’espérait. Je pense même que ce qui s'est passé est sûrement pire que tout ce a quoi l'on a pu rêver, ou cauchemarder. Mais on est vivants. Et j'ai bon espoir qu'on lui guérira sa gorge. Rapidement, elle griffonne des mots sur le papier. Visiblement, on pense un peu pareil. Mais elle à raison. On est ensembles. Je soupire un peu. Je n'ai qu'une seule envie, c'est de repartir. De forcer un quelconque mage blanc à la soigner, et de repartir. Mais je pense qu'on ne nous laisserait pas arriver au port, de toute façon ? Je me prends a me demander qui nous arrêterait en premier. Ma famille ? Son gardien ? L'église ? Cette idée me rends un peu amer, pour être franc. Je soupire de nouveau alors qu'elle tire sur mon bras. Mon regard la rejoint donc.

Ça m'énerve un peu, qu'elle doive écrire pour s'exprimer, mais il semblerait que pour l'instant, ça soit comme ça. Je me demande si elle peut continuer son pèlerinage même muette ? Est-ce que parler n'est pas nécessaire pour communiquer avec les priants ? Pour invoquer ? Je ne sais pas. Je maudit un peu mon manque d'attention pour toutes ces questions, mais c'est la vie. Elle me tends son papier et se met à écrire de nouveau. Je ne sais pas quoi faire. Est-ce que j'attends qu'elle ait fini d'écrire avant de lire ? Est-ce je lis directement chaque page ? Je ne sais pas. Surtout qu'a ses moues, elle n'a pas l'air d'être spécialement ravie d'écrire ce qu'elle écrit. Alors je décide d'attendre. Elle me tends des feuilles, et elle semble d’arrêter à un moment. J'hésite. Est-ce qu'elle a fini ? Non. Elle continue à écrire. Okay, très bien. Je commence un peu à avoir peur. Peur de ce qui peut l'amener à écrire tant que ça. Qu’est-ce qui a bien pu se passer ?

Enfin, après un temps qui me semble beaucoup, beaucoup trop long, elle me tends ce qui semble être le dernier papier avant de me lancer un regard qui me tords presque littéralement le cœur. Avant de lire, je me penche sur elle pour poser chastement mes lèvres sur les siennes. Je ne sais pas ce qu'il y a dans son cœur, dans ses mots, mais d'ici, je ne perçois que de la douleur. Que de la tristesse. Doucement, je glisse ma main dans la sienne alors que je lis à voix haute ce qu'elle a bien pu écrire.

Je pense que mon visage doit passer à peu près par toutes les émotions. Comme elle l'a si bien deviné, je fronce les sourcils. Bon, je lis jusqu'au bout, mais c'est presque a mon corps défendant. Et il semblerait que mon corps défendant soit un peu le thème de la lecture. Visiblement, elle me raconte ce qui s'est passé.

Je sens comme une aigreur me monter dans le ventre. Le retour d'une vieille amie, en quelques sortes. Marnie. Quelle ordure. Quelle morue. Faire ça. Ce n'est même pas le fait qu'elle m'ait … fait faire des choses qui me dérange. Je ne compte pas. Mais c'est elle qui a refait le portrait de Ryme. Et ça, c'est impardonnable. Je me met à trembler. Le papier se froisse un peu, parce que je n'arrive plus vraiment à contrôler mes mains. Seigneur Yevon, je n'ai qu'une envier à cet instant, c'est de tuer cette garce. De la tuer. De la putain de tuer. Je soupire en essayant de retrouver mon calme.

« Que l'on soit bien d'accord Ryme. Je suis en train de lutter contre moi même pour ne pas descendre et aller lui briser la nuque. »

Mon regard est un véritable brasier. Un sombre brasier. Qui ne dit rien qui vaille. J'évite le regard de Ryme. Car je n'ai pas envie qu'elle me voit comme ça.

« Je suis désolé de ce qui t'es arrivée Ryme. Vraiment … Désolé. »

Ma voix craque un peu, sous l'effet combiné de la colère et de la tristesse. Je lâche un soupire qui ressemble un peu trop à un sanglot.

« Je ne me souviens de rien. Vraiment. Elle a du me frapper à la tête aussi. Ou alors, mon cerveau de merde a bloqué les souvenirs. Il y a des trucs comme ça. »

C'est extrêmement frustrant, pense-je alors que mon regard se perds un peu dans le vague. C'est, pour expliquer, comme la différence entre le monstre sous le lit et le monstre dans la foret. Tout les deux sont potentiellement aussi mortels l'un que l'autre. Mais personne n'a peur du monstre dans la foret, car tout le monde peut le combattre. Le monstre sous le lit, l'inconnu, lui, terrifie. Et c'est la même chose avec les souvenirs.

« Je t'aime Ryme. C'est toi que j'aime. C'est une des seules choses dont je suis sur dans la vie. Que je t'aime. Je ne sais pas ce qui s'est passé dans … Et bien dans le passé avec Marnie, mais ce dont je suis sur, c'est que là maintenant, je t'aime. Et je veux de toi. Je voudrai toujours de toi. Même si on me menace de mort. Même si on me menace de pire. »

Je tends ma main vers elle. Qu'elle l'attrape.

« Quoi qu'il en soit, je refuse. Je refuse de faire semblant de me séparer de toi. Je refuse de me rapprocher de cette sale pute. C'est définitif. J'ai besoin de toi Ryme. J'ai besoin de te savoir près de moi. Et je suis sur qu'une séparation, même factice, c'est le but des Voix. Alors non. Et de toute façon, ils ne me font pas peur. Même si ils veulent me renvoyer dans la Via, je m'en moque. »

J'entends le bruit de la porcelaine qui se brise, et d'une porte qui se ferme d'un coup. Surpris, je me retourne. C'est Jienne. Je ne pense pas qu'on l'a entendue rentrer. Putain.

« Je … Je veux des explications, là. Ryme ? S'il te plait ? »

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Ryme

Invokeure

le Mar 17 Avr 2018 - 11:33
Il y avait dans la voix de Cillian, une triste sincérité. Il pensait chacun de ses mots ; chacun de ses gestes. Et si, quelques minutes avant la lecture, Ryme avait accueillit avec plaisir le léger baiser qu'il lui avait offert, à présent sa voix lui faisait presque froid dans le dos. À tort, elle oubliait souvent que la colère de son compagnon était plus dévastatrice qu'une tempête. Et malgré les regards qu'elle lui lançait, rien n'arrivait à éteindre l'incendie qui circulait dans ses veines. L'Invokeure était triste de ce constat. C'était de sa faute et uniquement de sa faute, si la situation prenait d'aussi funeste augures. Elle ravala tristement les mots qui ne sortiraient pas de sa gorge et laissa la fureur de Cillian se calmer d'elle-même.
Il ne se souvenait de rien et c'était peut-être pire ; Ryme avait eut l'espoir un peu morbide, qu'il se rappela de quelque chose en lisant ce qui s'était passé. Mais, non, rien ne lui venait. Quelque part, c'était peut-être mieux pour lui. La Via avait sans douter fait son chemin en profondeur dans sa psyché, installant sans son consentement une soupape de sécurité lorsque les événements devenaient trop... Difficile. C'était peut-être ça, qui l'avait sauvé. Ryme baissa un peu le regard. Cette situation avait quelque chose d'étrange, d'un peu sinistre. Parfois, elle venait même à ce demander s'il n'aurait pas été préférable qu'il trouva la mort dans les chemins sombres et sinueux de la Via. Elle ne valait pas toute cette souffrance. Personne ne valait cette peine.

Sa gorge se serra un peu, mais les mots qu'il lui offrit la dénouèrent. Une des seules certitudes de son existence était l'amour qu'il lui portait. Cette déclaration lui fit du bien, au corps, au cœur et à l'âme. Il aurait très bien pu refuser de prendre le chemin de la Via : on lui avait proposé d'autres options... Mais il avait été là-bas, et était revenu... Pour elle ? Elle n'osait pas vraiment y croire. Alors, lorsqu'il tendit la main, Ryme l'attrapa, comme si le contact physique rendait leur relation tangible. Sous ses doigts, la peau de Cillian était chaude, son sang pulsait : il était vivant, il était là. Ryme se sentit soudainement reconnaissante envers Yevon et de sa miséricorde.
Le fait qu'il refuse ensuite son plan, lui fit autant plaisir que cela la contraria : Ryme n'aimait pas les injustices et son cœur lui dictait que Marnie devait être punie, mais sans preuves cela n'était pas possible. Mais, même pour de faux, il ne voulait pas être séparé d'elle, alors, tout le reste faisait pâle figure. L'ancienne Voix étira sa silhouette hors du lit, pour le prendre dans ses bras, lorsqu'elle entendit le funeste bruit de la vaisselle cassée. Puis d'une porte claquant. Jienne était là.

Ryme resta tout d'abord muette face à ses demandes d'explications : qu'avait-elle entendu ? Jusqu'où pouvait-elle dévoiler le triste passé qui les liait, elle et Cillian ? Ses lèvres se pincèrent un peu tandis que ses doigts se refermèrent un peu plus sur le stylo qu'on lui avait prêté. Peut-être que la vérité était la meilleure des choses à dévoiler. Doucement, elle écrivit quelque chose sur une feuille avant de la tendre à Cillian, pour qu'il approuve son contenu - « Que veux-tu savoir ? », avant de la faire passer à sa sœur. Celle-ci arracha presque la feuille des mains de son frère, avant de prendre une teinte un peu rouge de colère, puis de redevenir plus pâle. Elle s'approcha du lit et s'installa dessus.

« Qu'est-ce que c'est que cette histoire de Via ? Vous ne parliez pas de la Via Purifico j'espère... demanda-t-elle, la voix un peu tremblante.
J'aimerais qu'il en soit autrement, écrivit Ryme, mais malheureusement...
Je ne comprends pas. Cillian t'a rencontré à l'hôpital, puis a été au service de l'église... Comment aurait-il pu être envoyé dans la Via ? Sa voix était un peu enraillée ; même si elle n'avait pas l'air très pieuse, Jienne connaissait, au moins de nom, les horreurs de cette prison.
Nous nous sommes bien rencontrés à l'hôpital mais, la vérité s'arrête là sur la suite de notre histoire » griffonna rapidement l'Invokeur.

Aussitôt, Jienne se retourna vers son frère, le regard plein de colère et de tristesse. Elle se mordit la lèvre, puis se releva avant de le frapper au niveau du torse. La pauvre était boulversée.

« Et Garan est au courant, je présume ?! Pourquoi tu ne m'as rien dit hein ? Encore papa et maman, je comprends, mais moi... Pourquoi tu ne m'as rien dit à moi ?! » Les larmes qu'elle retenait coulèrent enfin sur ses joues, alors qu'elle le frappait de plus belle, sans pour autant y mettre de force. Ryme ne subissait pas les coups, mais chaque impact lui faisait un peu mal au cœur. Finalement, elle tira doucement sur la manche de Jienne, après avoir écrit quelque chose.

« Pardonne nous. Nous ne voulions pas te faire de mal. La vérité est que, la mémoire de Cillian n'est plus très bonne depuis... Il n'avait pas envie de vous mettre en danger. Ou que vous me détestiez... Je suis désolée.
Je veux tout savoir. Racontez-moi tout. Plus de mensonges. »

yme inclina la tête en signe d'accord, puis elle se mit à écrire. Le temps de la rédaction, une ambiance à la fois froide et embrasés gagna la pièce : la colère, mais aussi la tristesse de la sœur de Cillian était palpable. L'Ancienne Voix ne savait pas vraiment par où commencer son explication ; peut-être par le début. Elle raconta brièvement qu'elle avait été recueillie par les Voix lors du début de son adolescence, parce qu'elle se démarquait du reste des jeunes apprentis et orphelins du temple de Bevelle. Au début, tout lui avait paru fantastique : elle pouvait chanter, manger à sa faim, avoir sa propre chambre. Mais en grandissant ces choses devinrent sujettes à du chantage, instaurer par les responsables des Voix ; rapidement, comme beaucoup d'autres filles et garçons, Ryme était devenue une chose, un objet. Malheureusement pour elle, monseigneur Vilhatt avait jeté son dévolu sur elle. Elle ne raconta pas tout ce qui s'était passé, ni toutes les choses qu'on l'avait forcé à dire ou faire. Même Cillian ignorait la plupart de ces choses et elle n'avait pas envie qu'il l'apprenne par l'intermédiaire de petits papiers échangés en secret. Cependant, elle évoqua son enlèvement par des Al-Bheds, la découverte de ce peuple, mais aussi de la résolution qui était née de ce cheminement : devenir Invokeure. Sa demande avait été refusée ; sa liberté ne lui serait jamais rendue. Alors, elle s'était enfuit à plusieurs reprises, la dernière s'étant soldé par la blessure qui lui avait valut un long séjour à l'hôpital, là où elle avait rencontré Cillian.

« Tout d'abord camarades de chambre, je suis tombée amoureuse de lui, petit à petit. Lui, pas vraiment... Mais il m'appréciait assez pour bien vouloir... M'aider à m'échapper. Nous avons fui, un soir. Mais... l'église nous a rattrapés. Cillian a tout fait pour que j'arrive au temple. Malheureusement, nous n'avons jamais réussi à franchir les portes... C'est là qu'il a été envoyé dans la Via. » La gorge se Ryme était sèche, aride et si serrée qu'elle en avait le goût du sang dans la bouche. La culpabilité liée à ces événements ne s’envolerait jamais.

«Jrrrlle s'...uis dé'o...lée... » Articula-t-elle péniblement, d'une voix rauque et courte.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Sam 28 Avr 2018 - 11:44
De mieux en mieux.

De putain de mieux en putain de mieux.

C'est tout ce que j'arrive à penser là maintenant. Merde. Merde merde merde. Je sens une main glacée courir le long de mes intestins, les prenant prisonniers dans sa poigne délétère. Je ne vois que très peu de choses qui auraient pu être pires que ce qui vient de se passer, si ce n'est que l'on m'annonce qu'il y a tout le reste de la famille derrière. Je regarde Jienne sans réagir, en attendant que le couperet tombe. Les larmes de maman. Un petit aboiement rauque de papa peut être. Garan qui se frappe le visage devant tant de stupidité. Je savais qu'il ne fallait pas me faire confiance pour garder un secret. Je le savais putain.

Et je ne vais pas mentir, mais le fait qu'elle se défère à Ryme me soulage un peu. Je sais que c'est lui passer la patate chaude, mais j'ai le sentiment que Jienne sera plus gentille avec elle que moi. Après tout, elle est handicapée. Bon, moi aussi, mais je ne pense pas que ce soit le genre de choses qui serait capable de la stopper à cet instant précis. Mes bras pendent mollement le long de mon corps alors que Jienne nous rejoint et prends de mes mains la feuille que Ryme m'a tendu. Son visage passe par près de mille couleurs, avant de revenir sur un pâle un peu mortuaire. Elle discutent. Enfin, du moins autant qu'une personne à la voix coupée peut discuter. Machinalement, je regarde la pièce. Comme si je cherchais un endroit où disparaître. Comme si je cherchais un endroit où mourir. Mais bon. Il faut que je sois là. Et puis, même si Jienne n'est pas la religieuse de la famille, elle sait ce que ça veut dire, la Via. Tout le monde le sait, même les Al'Behd.

Je sens un regard furieux sur moi et n'ai qu'a peine le temps de me préparer avant de prendre le poing de ma sœur sur la poitrine. J’étouffe tout son. Pas question d'alerter qui que ce soit qu'il se passe quelque chose dans la chambre. Et puis, au fond, c'est plus un coup de colère que de violence. Je le sens à peine. Elle pleure. Mais je ne détourne pas le regard. Je ne peux pas lui faire ça. Il faut que j'accepte sa tristesse. C'est vrai que je ne m'étais jamais vraiment posé la question de comment ils auraient pu prendre ça. Pas le fait que je sois allé dans la Via. Ça, après tout, on a plus ou moins tout fait pour qu'ils ne soient jamais au courant. Mais j'aurai du me douter que le mensonge ne tiendrait pas a vie. Forcément, à un moment où un autre, ils auraient été mis au courant. Soit par une erreur comme ici, soit par méchanceté par un membre des Voix par exemple. Et ça, j'y ai pas pensé. Je me sens un peu triste et la laisse me frapper. Qu'elle se défoule comme ça. Je l'ai mérité.

Ryme commence à rédiger un petit roman. C'est là que je détourne le regard. Cette histoire, je la connais. Et je n'ai pas envie de la relire. Mes émotions sont déjà sans dessus dessous. Si jamais j'en venais à m'énerver encore plus, Yevon seul sait quel genre de catastrophe je pourrai créer. Mais au moins, elle a cessé de me taper dessus, ma sœur. C'est qu'elle se calme. Du moins un peu. Je présume que les horreurs qu'elle peut lire lui laissent comprendre un peu plus. Accepter, je ne sais pas. Mais comprendre. Elle connaît son frère après tout. Elle sait comment je suis. Elle sait que devant ça, je n'aurai pas pu ne rien faire. C'est tout ce que je peux espérer, au fond. Qu'elle comprenne ça.

La voix déchirée de Ryme me laisse entendre qu'elle a finit d'écrire. Jienne pousse un long soupir. Je connais cette réaction. Elle ne sait pas comment réagir. Elle ne sait pas si elle doit être en colère. Fière. Les deux. Aucun. Horrifiée. Elle se tourne vers moi et me lance un regard noir.

« C'est vrai tout ça ? Sur ? »

Elle ne croit pas Ryme ? Je plante mon œil dans le sien. Ou bien, elle a envie de ne pas y croire. Ce serait plus facile, se dire que tout ceci est faux. Que le monde n'est pas aussi pourri. Malheureusement …

« Oui. Je n'ai pas lu, mais je ne pense pas qu'elle t'ait menti. Et je préfère te le dire tout de suite. Si je devais le refaire, je le referai. »

Je n'ai que le temps de serrer la mâchoire avant de me prendre son poing dedans. Ça pique, mais j'accompagne le coup. Si elle a besoin de ça, de me cogner, qu'elle le fasse.

« Et je présume que tu as une bonne raison pour ne pas me l'avoir dit ? »

Je réponds du tac au tac avant de me masser la mâchoire.

« Oui. »

Elle me regarde, estomaquée. Je crois qu'elle ne s'attendait pas à ça. Pas à ce que j'ai une réponse toute faite. Et a vrai dire, je viens de la trouver aussi. Je n'avais pas du tout pensé à ça. Mais bon, ça fera l'affaire.

« Je … Je t'écoute ? »

J'ai le sentiment qu'elle a envie que je lui dise que non. Que je n'avais pas de raisons. Mais …

« Tu habites avec les parents. C'était il y a plus d'un an. Tu te serais vue passer un an à mentir aux parents ? Tout les jours ? A avoir un secret dont ils ne peuvent absolument pas être mis au courant ? Je ne parle pas d'un petit truc, genre fricoter avec un garçon où quelque chose comme ça. Mais un vrai truc qui pourrait tuer maman si elle était mise au courant. Tu te serais vue vivre comme ça ? »

Elle ne réponds pas. Sa bouche s'ouvre quelques fois sans qu'un son ne sorte, avant de venir me frapper de nouveau au torse. Visiblement, j'ai réussi à lui fermer son clapet.

« Et maintenant, on compte sur toi pour que ça reste comme ça. Je sais que c'est beaucoup, mais … »

Je me tourne vers Ryme. Je dois avouer qu'un peu de soutien me ferait du bien là. Mais on tape à la porte. La voix de Garan retentit.

« Tout va bien ici ? »

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Ryme

Invokeure

le Mer 2 Mai 2018 - 10:45
Tout l'échine de Ryme se mit à trembler alors que Jienne demandait à Cillian si, ce qu'elle avait lu était vrai. Silencieusement, l'Invokeure baissa la tête vers les couvertures. Quelque part, elle s'attendait à ce qu'elle ne remette pas en cause son histoire, leur histoire. Mais, si son compagnon l'avait aidé à déjouer son destin, toute sa famille ne pouvait être d'accord ; et elle le comprenait. Personne n'avait envie de savoir un de ses proches s'offrir pour une tierce personne. Surtout, lorsque l'on n'aime même pas la dite personne. Dans sa gorge, un léger goût de sang commençait à poindre. L'angoisse, la peur, tout ces sentiments lui agrippaient le cœur sans que Ryme ne puisse s'en libérer. Pourtant, elle avait bien essayé de se faire pardonner en priant Yevon, mais le dieu était resté muet face à ses suppliques comme il l'avait été face à ces tourments.

C'est le bruit d'un coup, plus furieux et ombrageux qui la tira de ses sombres pensées. Cillian avait la joue légèrement rougie par l'impacte. D'une voix sûre, il répondit à sa sœur, juste un mot, une confirmation. Sa main vint légèrement masser sa mâchoire. Ryme se redressa un peu dans le lit, inquiète. Elle savait qu'il avait la tête dure, et que Jienne n'avait sans doute pas voulu lui faire mal, mais elle ne pouvait réprimer ses craintes. Le regard de la jeune femme glissa vers la sœur de Cillian ; celle-ci semblait surprise de sa réponse, il y avait dans son regard, la lueur d'une lutte. Elle n'avait sans doute pas envie de croire tout ce qu'elle avait lu. Et pourtant.
Cillian étoffa sa précédente réponse ; ils n'avaient rien dit, car il n'avait pas envie de lui mettre le poids d'un mensonge sur les épaules. D'un terrible mensonge. Ryme n'y avait jamais pensé, car elle ne connaissait guère la famille de son compagnon, mais peut-être que les parents de ce dernier étaient pieux. La nouvelle de leur fils dans la Via... Bien que lavé de tout les péchés qu'il eut commis, Cillian serait à leurs yeux, un hérétique, un criminel.

Jienne resta sans voix. Toutes sortes d'émotions passaient sur son visage : la stupéfaction, la colère, la tristesse, de la compassion aussi. Les mots qu'elle cherchait ne lui venaient pas à l'esprit et Ryme ne pouvait que compatir à cette situation. Les regrets et les remords qu’éprouvait déjà l'Invokeure se décuplèrent. Discrètement, elle détourna à nouveau le regard. Que dire, que faire ? Plus que jamais, elle était rongée par la culpabilité. Elle ne cessait de revoir les possibilités qui auraient pu s'offrir à lui, si elle avait simplement choisi de l'ignorer, lui aussi. Rien ne serait arrivé. Il serait rentré sur son île, aurait eut une belle vie, banale à en mourir.
Soudain, la voix de Garan se fit entendre de l'autre côté de la porte. Il demandait si tout allait bien ; ironiquement, Ryme songea qu'en effet, tout était parfait. Leur mensonge n'avait pas tenu plus de deux jours. Ils avaient été victimes d'une attaque et il y avait de forte chance pour que l'auteure de l’agression soit la petite-fille du notable le plus important de l'île. Ils étaient en vie, mais prisonnier de leur réalité qu'il ne pouvait dévoiler au grand jour.

Après un léger silence, Jienne se racla la gorge et ouvrit la porte. Sur son visage, on pouvait lire tout le trouble que la situation avait fait naître. Son aîné la regarda et son expression changea également ; sans un mot, il entra dans la pièce.

« Tu es au courant, je suppose ? demanda-t-il d'une manière douce.
Oh oui. Et je suis furieuse. Que Cillian m'ait mentit, d'accord. Mais toi... Et en plus, tu les couvres. Tu as perdu la raison ?!
Je lui dois bien ça...
Pourquoi ?! Pour son œil ?! Il était bien content de nous laisser et de partir faire le tour du monde avec toi ! elle serra les poings, les larmes commençaient à lui monter aux yeux.
Je te trouves bien injuste, Jienne... »

Ces mots finirent par souffler sur les braises de la colère qu'elle gardait en elle. Ryme s'attendait à ce qu'elle frappât l'un des deux frères, mais elle se contenta de sortir de la chambre, d'un pas lourd et nerveux. Quelques secondes plus tard, la porte de la petite cabane claquait. L'Invokeure adressa un sourire triste à Cillian puis Garan, avant de griffonner sur un papier qu'elle irait voir si elle allait bien un peu plus tard, une fois qu'elle se serait calmé – une sage décision car déjà on entendait des bûches de bois être fendue avec rage dans l'arrière-cour de la maison.

« Je pense que ça lui fera du bien que tu la réconfortes un peu, Ryme. Avant, elle t'admirait déjà. Je pense qu'elle a juste besoin d'un peu de temps pour se faire à l'idée. Jienne n'a jamais quitté Besaid, elle a beau être une adulte, elle voit parfois le monde avec des yeux d'enfants. » soupira Garan en lui rendant son sourire.
« Marnie est partie, Jienne et maman ont trouvé une raison de la faire partir. » déclara-t-il en se tournant vers son frère.
« Cependant... Vous avez encore de la visite, je crois que la Gardien de Ryme souhaite te voir, mon frère. »

Ryme fronça légèrement les sourcils. Elle savait que Gordias était là, mais elle ne l'avait pas aperçu depuis son arrivée. Elle aurait pensé le croiser lors de la fête, mais il n'aimait guère ce genre d’événements – elle se souvenait encore du banquet au temple de Djose qu'ils avaient tous les deux fuis. Cela faisait plusieurs semaines qu'ils avaient été séparés : Ryme s'était rendu à Kilika pour la fête de l'éclosion, mais lui était resté sur le continent. La jeune femme ressentait une certaine forme de peur au sujet de cette rencontre ; c'était sans doute comme ça que devait se sentir les femmes ''normales'' lorsqu'elles présentaient leur fiancé à leur père. Elle tira distraitement sur la manche de Cillian, un peu inquiète.

« Descends quand tu veux, Cil' » souffla Garan en passant la porte.

Ryme se redressa un peu, jusqu'à être à genoux sur le lit. Doucement, elle étendit ses bras jusqu'à venir les passer autour de lui. La robe de nuit légère laissait apparaître les diverses contusions, coupures et bleues que son incartade avec Marnie avait causé, mais aussi des plaies plus anciennes qui dataient du début de son pèlerinage. Elle avait envie de le remercier de l'avoir protégé tout ce temps, de tous les efforts qu'il avait fait. Délicatement, elle poussa un peu plus sur ses jambes pour pouvoir attraper ses lèvres.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Lun 7 Mai 2018 - 11:50
Et ça continue. Il n'y a pas de repos pour les braves, c'est ça l'expression ? Je dois être bien brave, en fait. Voila qu'arrive Garan. Je soupire alors qu'il rentre dans la pièce. J'ai l'impression d'avoir déjà dépassé mon quota de personnes pour la journée. Je dirai même plus, j'ai l'impression d'avoir dépassé le quota, puis fait le tour du terrain de jeu pour repasser de nouveau la ligne blanche. Je ne regarde personne. Ni Ryme, ni Jienne, ni Garan. Mon regard se perds par la fenêtre. J'en ai marre, de cette situation. Je crois que je n'ai jamais remarqué a quel point ce mensonge pouvait me peser. Est-ce que c'est si honteux que ça, être allé dans la Via ? Je suis sur que si j'expliquais pourquoi, les gens comprendraient. Ou pas, en fait. Qui est-ce que l'on croirait ? Un repris de justice, ou bien l'église ? Je crois que l'on connaît tous la réponse, en fait.

Je sens l’adrénaline remonter d'un coup quand Jienne fait se remarque. Un tour du monde ? Un putain de tour du monde ? Mais merde a la fin. Pourquoi est-ce que personne ne porte attention au destin des Gardiens ? On pourrait penser que maintenant, les gens se seraient rendus compte que le nombre de Gardiens qui sont revenus de Zanarkand est étrangement le même que celui d'Invokeurs qui en sont revenus, c'est a dire un magnifique petit zéro. Je lance un regard à Ryme. Voila ce dont je voulais parler. Personne ne se rends compte des sacrifices qu'être Gardien sous entends. Tout le monde s'en fout, en fait. Il n'y a que les Invokeurs qui sont célébrés. Personne d'autre. Je passe ma main dans mes cheveux pour me calmer. Doucement, je marmonne une comptine dans ma tête. Concentre toi sur ça, Cillian. Ne laisse pas la colère l'emporter. Pas maintenant. Pas ici. On m'adresse ensuite la parole. Le gardien de Ryme ? Me voir ? Il ne devrait pas être plus inquiet pour sa protégée ? Je n'ai cependant pas le temps de dire à Garan de le faire monter qu'il est déjà parti. Je soupire, puis souris un peu en sentant les bras de Ryme lézarder contre moi. Avec douceur, elle vient poser ses lèvres contre les miennes et je ne peux que retenir un soupir de contentement. Le premier baiser de la journée. Doucement, je la serre contre moi. Je crois que j'avais besoin de ça, en fait.

« Merci Ryme. »

Je glisse doucement ma main dans ses cheveux.

« Je suis désolé que ça se soit passé comme ça. »

Doucement, je la repousse et me relève avant de caresser doucement son visage.

« Je vais dire a ton gardien de monter, si ça ne te dérange pas. Quoi qu'on se dise, de toute façon, tu as le droit de l'entendre. »

Je me penche sur elle pour l'embrasser de nouveau. J'ai le sentiment de sentir de l'énergie pure rentrer dans mes veines, comme si elle me rechargeait. Je laisser traîner le baiser puis me sépare d'elle avant d'aller vers la porte et de crier qu'il monte. Une voix grave réponds du bas de l'escalier.

« Parfait, j'allais justement monter. »

Mon ventre se tords un peu. Je me demande quel genre d'homme il est. Mon a priori est partagé. Mon maître m'en a dit du bien. Qu'il pourrait être un allié. Mais c'est un membre du clergé, et je dois avouer avoir, avec le temps, développé une sorte de désamour de ces gens là. Avec une vigueur certaine, on frappe contre la porte, et je dis à la personne de rentrer. Il pousse la porte avant de la fermer et de nous regarder, un air grave sur le visage.

« On m'avait dit que vous aviez été salement amochée, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit si grave. Ils n'ont pas de mages blancs par ici ? »

Il reste au niveau de la porte. Visiblement, il n'a pas l'air pressé de venir nous saluer. Son air un peu contrit me laisser à penser qu'il n'est pas content de ce développement. Il me fixe ensuite.

« Et vous devez être le … gardien d'appoint. Visiblement, un rôle qui ne vous va pas très bien. »

Je grince un peu des dents, mais il a raison. C'était mon rôle de la protéger, et j'ai lamentablement échoué. Je ne peux pas lui en vouloir. J'aimerai, mais …

« Je m'attendais à mieux de la part d'un élève de Rigerodant. Mais ce qui est fait est fait. »

Décidément, je vais finir par ne pas l'aimer ce bonhomme. Je soupire. Allez, je vais mettre ça sur le compte de l'inquiétude. Après tout, elle est sensée être sous sa protection. Son regard se tourne ensuite de nouveau vers Ryme.

« Si j'avais su, je ne vous aurai pas laissée partir seule, mademoiselle. Est-ce que je pourrai avoir des explications ? »

Je soupire et regarde Ryme. Je vais m'en occuper.

« On a été attaqués. Malheureusement, je n'ai plus aucun souvenir de ce qui s'est passé. Votre petite prison personnelle m'a malheureusement laissé des … Traces. »


Il me lance un regard sombre. Visiblement, il n'a pas aimé cette remarque. C'est vrai que si il est du coté réformateur de l'église, il ne doit pas trop aimer ce genre de pratiques, et donc, par extension, de remarques. Mais je n'aime pas non plu celles qu'il a pu me faire, donc bon.

« De ce que Ryme m'a expliqué, c'est la petite fille du maire qui nous a attaqués. Je crois qu'elle est … Amoureuse de moi. Et que ça l'a un peu rendue … Instable. »

Il ne réponds pas de suite, préférant me regarder avec insistance. Je n'arrive pas à percer ce qu'il pense. Au bout de quelques secondes, il réponds.

« Je … Vois. Je ne vais pas dire que je comprends, mais je vois. Et du coup, que pensez vous faire en représailles ? »

Hum.

« Je ne sais pas trop. C'est la petite fille du maire. Sans preuves, on ne peut pas vraiment faire grand chose. »

Je regarde Ryme. Il réponds.

« Vrai. Cependant, cela ne pourra pas rester impuni. Mais peu importe. Ce n'est pas le plus pressant. J'ai cru comprendre que vous comptez rester quelques mois ici Ryme. C'est vrai ? »

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