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Traducteur Al Bhed

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Al Bhed


Y a de l'orage dans l'air || Soren

 :: Spira - Le continent • :: Plaine foudroyée de Gandof

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Classe : Dragoon du Crépuscule

Points de rang : 60



Sorts & compétences

Kiera

Madame tout le monde

le Mer 4 Juil 2018 - 16:39

La réaction de l’invokeur était celle attendue. De toute façon, Kiera ne s’attendait pas à une autre réaction de sa part. S’il avait été déterminé à partir seul, il était évident qu’il ne voudrait personne pour assurer sa sécurité. Encore moins celle d’une fugitive qu’il avait libérée sur son bon vouloir. Préférant ne rien redire à ses paroles, l’al-bhed haussa juste des épaules, laissant le jeune homme s’avancer le premier sur la plaine avant de le suivre à quelques pas de lui. Elle n’aurait pas été étonnée de le savoir penser à un plan pour se débarrasser d’elle, depuis son annonce, il semblait bien amer, contrarié par cette situation qui s’était retourné contre lui.  Souriant, Kiera pensa fortement que c’était bien fait pour sa trogne. Il n’avait qu’à être honnête et ce n’est pas en agissant comme ses pairs qu’il aurait la paix au contraire. Ce que les Bevellien pouvaient être imbus d’eux-même, orgueilleux et fier. Pourtant il n’y avait pas de quoi l’être. Mais bon, après tout, c’est connu que le pouvoir de la religion rend con.

Marchant avec insouciante sur les terres noircis de la plaine foudroyés, l’orage tonnait de plus belle, comme s’il se voulait impressionnant. Des piliers s’élevaient au loin, retenant la foudre qui menaçait de s’effondrer sur le sol pour le noircir encore plus. Kiera avait déjà entendus parler de cet endroit qui était source d’expérience pour certains, mais aussi de danger pour d’autres. Il faut dire que la foudre pouvait tomber n’importe quand, sans prévenir et se prendre celle-ci en pleine face pouvait s’avérer fatale. Alors qu’elle levait ses yeux au ciel pour mesurer le niveau de dangerosité, ses yeux s’agrandir alors. Il n’y avait pas eu comme un crépitement juste là ? « Attention ! » Sans crier gare, elle se jeta alors sur le pauvre invokeur, les faisant basculer bien plus loin en avant, évitant de justesse un éclair qui venait de foudroyer leur emplacement juste à l’instant. « Au pilier vite. » Sans même attendre son aval, la fugitive attrapa le poignet du blondinet, le traînant avec force tout en essayant d’éviter certains éclairs qui passaient à ras d’eux. Ce fut à bout de souffle, qu’ils arrivèrent enfin sous un pilier, profitant enfin de la sécurité qu’apportait ses créations de l’homme. « Un peu plus, et on finissait grillée à point. Ne me remercie pas surtout, à charge de revanche. » Examinant son corps, elle remarqua que quelques brûlures parsemait sa peau ici est là. Des brûlures superficielles certes, mais qui n’était pas à négliger. « Foutus éclairs. J’avais oublié à quels points ils étaient traîtres les salopards… » Comme une réponse à ses paroles, le tonnerre tonna de plus belle, s’écrasant sur le pilier qui semblait l’encaisser sans réagir. Profitant de cette protection, Kiera observa les environs. Tout semblait calme, pas de garde de Bevelle dans les environs, il n’y avait rien à signaler. « Bon on attend le bon moment et on fonce. Il faudra que t’apprenne à éviter la foudre sur le tas si tu ne veux pas que ton pèlerinage s’arrête là. Tu me diras… Mourir pour mourir hein… » Prenant soin d’attendre le jeune homme pour mieux le laisser passer devant, Kiera ne le laisserait pas exécuter ses plans. Elle avait dit qu’elle ne le lâcherait pas, donc elle n’était pas assez bête pour le laisser en arrière, c’était un coup à ce qu’il l’entourloupe. Traversant donc la plaine, non sans avoir faillit se faire cramer une fois ou deux, les deux aventuriers se rapprochèrent alors d’un petit campement qui semblait abriter des machines. Du made in al-bhed sans aucun doute, qui n’avait rien trouvée de mieux que de se poster sur le chemin menant au temple d’Ixion. « Tiens, je ne pensais pas croiser des confrères aussitôt. » Invitant Soren à s’approcher, deux al-bhed ne tardèrent pas à aller à leur rencontre. Si au début, leurs airs semblaient sévères et antipathiques, ils s’adoucirent aussitôt en voyant que Kiera était l’une des leurs.

« Ar cymid à due sy cuain ! Uù acd-la xia juic ymman lussa çy ? L'acd ih ehjugain yibnèc ta due ?  Juic jahaw ta Pajamma ? »
« D'ah buca tac xiacdeuhc céneaiq... Uiyec l'acd ehjugain xie ca dnuija mà, syec lranlra byc, za ciec byc cy kynteahha. Suhceain acd dnub unkiaemmaiq buin lamy. Biec di da nahtc byc  lusbdac due. Buin ih kync ta Pajamma  yjuen ih kynteah Ym-prat ? L'acd ca vuidna ti suhta. »

Il eut des rires entre les trois Al-Bhed, qui s’évanouirent aussitôt qu’ils étaient sortis. L’un des hommes essuya sa larme à l’œil, avant de reprendre avec sérieux.

« Puh ah duid lyc, técuméa, syec c'em acd byc yjal due, em buinny byc byccan. Uh myeccany byc ih sal ta Pajamma dnyjancan hudna lysbc. L'acd ih luib à la xi'em nyluhda duid à cac caspmypmac. »

Croisant ses bras tout en hochant la tête, Kiera se tourna alors vers Soren pour lui faire la traduction. Les autres hommes n’étaient pas près de se comprendre vu que chacun parlait une langue qu’il ne comprenait pas. « Je ne vais pas passer par quatre chemins. Ils n’ont pas confiance car tes un mec de Bevelle. Donc pour eux tu as interdiction de traverser leur camp. Sauf si bien sûr, tu acceptes que je te suive, dans ce cas, je glisserais que je t’accompagne bel et bien et on pourra continuer l’aventure comme de joyeux lurons. » Posant ses mains sur ses hanches, l’al-bhed toisa le blondinet d’un air satisfait avant d’ajouter pour lui. « Je te déconseille la confrontation. D’une part, parce que je ne t’aiderais pas à taper sur la gueule de mes confrères et de deux… Parce qu’ils ont l’air de travailler sur de sacrer machines. Donc si j’étais toi, je parlementerais sans chercher des noises. » Pour une fois que la situation se retournait ainsi. Généralement c’était plus les Al-bhed qui se retrouvait en mauvaise posture face à des hommes d’église est non le contraire. Ce qui rendait tout ceci amusant.

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Classe : Dragoon de l'Aube

Points de rang : 80



Chimères
Chimères possédées:

Sorts & compétences

Soren

Apprenti Invokeur

le Sam 14 Juil 2018 - 21:43
Qu’importe où son regard se posait, seul ce ciel d’encre s’étendait à perte de vu. Comme une prison obscure, dont la paroi se zébrait parfois de longs éclairs blancs. Un grondement sans nom résonnait dans toute la plaine, comme une créature endormie sous les roches sombres. Puis, la foudre tomba à quelques mètres de là, vrillant son tympan. Son pèlerinage commencerait donc ici, à l’orée de cette plaine déchirée par la foudre. Si Kiera n’avait pas encore posé d’objection à la décision du jeune homme, Soren n’était pas naïf au point de croire que la jeune femme, plus têtue que polie, se conforterait gentiment à ses exigences. Mais ce problème attendrait. Pour le moment, sa priorité allait à cette plaine, et aux éclairs qui le grilleraient sur place s’il ne faisait pas attention. Soren inspira, jaugeant cette plaine qui se dressait face à lui. Il devait mettre de la distance entre lui et Bevelle, se soustraire à l’attention de ce prêtre imbu de vengeance. Et quand bien même cette plaine jouxtait Bevelle, Soren avait la conviction que les soldats rechigneraient à le suivre au-delà des éclairs.

Il s’avançait sur le sol carbonisé de la plaine, quand la voix de Kiera attira son attention. Il se retournait à peine, quand il sentit le corps de Kiera s’abattre sur lui de tout son poids. Ils basculèrent, l’épaule de Soren percutant douloureusement le sol, quand une véritable déflagration sonore résonna tout près. Il se releva rapidement, jetant un bref regard en arrière. Une trace noire marquait le sol, à l’endroit où ils se tenaient quelques instants plus tôt. Il n’attendit pas davantage, et sentant Kiera prendre son poignet, il s’élança à la suite de la demoiselle. Quand l’ombre du paratonnerre se dessina au-dessus de leurs têtes, Soren avait le souffle court. Il haleta péniblement, la respiration difficile, les paumes contre ses genoux, son corps encore épuisé par les récents événements. Malgré tout, il jeta un œil à Kiera, se fendant d’un sourire en coin quand celle-ci commenta son absence de remerciements. Néanmoins, il décida de la prendre au mot et économisa son souffle. Il se redressa finalement, observant les alentours. Un profond sentiment de solitude enveloppa son esprit, alors que de son regard émeraude, Soren découvrait cette terre désolée. Il ne restait aucune forme de vie sur cette plaine, excepté peut-être les monstres qui se tapissaient certainement dans les ombres, loin des éclats de la foudre. Seul le vacarme du tonnerre rythmait cette région sans verdure, comme si les éclairs s’acharnaient à faire taire toute forme de vie. Près de lui, Kiera observait les alentours. Puis, elle lui proposa — en quelque sorte — une ébauche de plan. Et quand la demoiselle commenta d’un sous-entendu cynique son pèlerinage, Soren se contenta d’un haussement d’épaule, lança un regard en coin à la jeune femme. « Évitons de précipiter les choses. » il n’attendit pas davantage, s’avança vers la prochaine direction : le paratonnerre suivant, à quelques mètres de là. Pendant une poignée de secondes, il songea à sa décision : prendre la route, faire ce pèlerinage… S’il avait seulement hésité un seul instant, peut-être serait-il encore dans son lit à Bevelle, au lieu d’être coincé dans cette fichue plaine. Il expira longuement, ravala ses soupirs, et retrouvant son sérieux, il reprit la route.

Ils avaient déjà bravé la moitié de la plaine, quand Soren devina les lumières qui se dessinait sous un paratonnerre. Il devinait déjà les silhouettes dans l’ombre : des formes humaines, et des créatures plus étranges. Sous les lueurs de la foudre, leurs corps luisants lançaient des reflets. Leurs mouvements étaient saccadés, suivant un rythme précis. Il se souvenait que, loin des regards, Bevelle regorgeait de ce genre de créatures. Une Makina. Ou plus exactement, des Makinas. Car depuis sa position, il devinait déjà les mouvements de plusieurs de ces automates. Pourtant, ceux-là n’avaient rien de comparable à ceux de Bevelle : plus récents, mais également moins peaufinés. Il hésita. Mais Kiera ne lui laissa pas ce luxe, l’invitant à la suivre tout en ouvrant la marche. Pressé par la demoiselle qui ne l’attendrait pas, Soren décida que rester en arrière serait pire que de la suivre, et s’avança à sa suite.

Il sentit immédiatement les regards qui se posèrent sur lui, mais ne releva pas. Même s’il ne s’était jamais dressé contre les Al-Bheds, il était le visage même de Yevon : un jeune Invokeur de Bevelle, bercé par les principes de Yevon, débutant docilement son pèlerinage à peine Sin revenu de ses cendres. Toutefois, il apprécia moins les rires qui éclatèrent, tandis que Kiera et les deux Al-Bheds parlaient dans une langue qui lui était inconnue. Il réprima pourtant toute expression qui aurait déformé son visage, restant aussi calme que d’ordinaire. Cette petite discussion terminée, Kiera se tourna enfin vers Soren. Quand elle lui expliqua la situation, son visage se referma légèrement. Il ne prononça pas un mot, posant son regard dans celui de l’homme qui avait parlé, et visiblement, qui lui interdisait le passage. Il écouta les conseils de Kiera d’une oreille, jetant un bref regard aux alentours. Ils étaient plus nombreux, et comme la jeune femme l’avait signalé, leurs machines ne semblaient pas particulièrement sympathiques. Et à dire vrai, Soren n’avait aucune intention de se battre. Pourtant, une partie de lui était inquiète à l’idée de ce camp de machines jouxtant la ville. Si les Al-Bheds restaient dans les alentours, un affrontement avec Bevelle n’était pas à exclure.

Il fixait l’homme qui avait parlé, tandis que son esprit explorait les possibilités qui se présentaient à lui. Quand ses lèvres s’ouvrirent enfin, Soren s’exprima d’une voix claire et maîtrisée, dénuée d’hostilité. « Dis-lui que ni lui, ni moi n’avons d’intérêt à ce que je retourne à Bevelle. » il prenait un risque. Si sa mise en garde était perçue comme une menace, il n’était pas impossible que les Al-Bheds s’en prenne à lui pour l’empêcher de rejoindre Bevelle. Toutefois, sa phrase était tout sauf une provocation : plutôt une réalité. « Maintenant que Sin est revenu, de nombreux Invokeurs traverseront bientôt la plaine. Et même si vous les repoussez, Bevelle enverra ses soldats. » il s’avança, son regard ne quittant pas celui de l’Al-Bhed. « Je ne préviendrais pas Bevelle. Je veux simplement rejoindre l’autre côté de la plaine. Mais suivez mon conseil : quittez cette plaine. Installez vous ailleurs. Un autre combat entre Yevon et les Al-Bheds ne profitera à personne. » il s’arrêta là, ne détournant pas le regard. Il avait parlé avec franchise, et malgré les risques, il n’éprouvait désormais plus aucun regret. Il avait été honnête, sincère, et plutôt que des menaces, il avait exprimé une réalité. Pourtant, il ignorait encore tout de l’homme face à lui, et de la façon dont ses paroles seraient perçues. Mais plus pour longtemps.

Lentement, un homme s’écarta de la foule. Il semblait âgé d’une bonne trentaine d’années, et pourtant, l’épuisement sur son visage lui en faisait paraître cinquante. Ses cheveux blonds en bataille et son regard en spiral fixèrent Soren. « Qu’est-ce que tu crois ? Comme on est des Al-Bheds, on adore être là, le cul sous les éclairs, à attendre que Bevelle nous tombe dessus ? » cette fois-ci, Soren peina à faire disparaître la surprise de son visage. Il avait été pris de court. « Crois-moi, j’ai mieux à faire que d’être là à me faire vriller les tympans par ces foutus élmyenc. » il toisa Soren. Pourtant, le jeune homme n’avait pas l’intention de se soustraire à la discussion. « Dans ce cas, que faites-vous ici ? » cette fois-ci, l’homme hésita. Il croisa les bras, détournant son regard de Soren, l’œil soucieux. Quelque chose le travaillait, une pointe d’inquiétude transparaissant dans son regard. Il pesta entre ses dents, et leva finalement son regard sur Soren. « C’est cette foutue créature. Elle dort dans le fond de la plaine. On traversait, quand elle nous est tombée dessus. Et avec ce machin qui nous guettait, impossible de rejoindre l’autre côté de la plaine… » il soupira, réprimant une colère sourde qui dormait dans l’ombre de ses paroles. « On a trouvé sa tanière, et on a décidé de la déloger. Mais quand on est entré… Cette cymubanea nous est tombé dessus. On a utilisé des explosifs pour la distraire le temps de fuir, mais la grotte s’est effondrée… et les autres sont restés coincés là-dedans. » Soren sentit le frisson qui glaça son échine. « Est-ce que… » mais immédiatement, l’Al-Bhed repoussa cette idée d’un geste de la main. « Non. Ils sont coincés dans un cul de sac, au milieu de la galerie. Mais avec la bestiole qui rôde… C’est pour ça qu’on a besoin de ça. » il désigna les machines derrière lui. « On a besoin de machines pour combattre, et d’une foreuse pour les dégager. Mais avec cette vuidia pacdeuma xie suhda my kynta… » quand il réalisa ce dont les deux hommes parlaient, l’un des autres Al-Bheds intervint. « Pucc ! L'acd ih… » mais aussitôt, l’homme se retourna vers lui. « My vansa ! Çy vyed dnuec zuinc, ce uh yddaht ahluna, emc suinnuhd mà-pyc ! » un silence de mort s’abattit dans le petit camp. Soren ne détacha pas son regard du chef Al-Bhed, et hocha la tête. « Je vais y aller. » ils échangèrent un regard. Puis, l’Al-Bhed posa son regard sur Kiera. « Buinxiue di m'yllusbykhac ? » Soren jeta un bref regard à Kiera. Même s’il ne parlait pas un mot d’Al-Bhed, il avait sa petite idée sur la question qui venait d’être posée. Avant de prendre une décision, il devait savoir s’il pouvait lui faire confiance.

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