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Al Bhed


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Y a de l'orage dans l'air || Soren

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Classe : Dragoon de l'Aube

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Soren

Apprenti Invokeur

le Sam 22 Sep 2018 - 23:48
« Ouais t’es pas mal aussi pour un p’tit religieux finalement. » dans la bouche de Kiera, ce simple commentaire était un vrai compliment. Soren se fendit d’un sourire, ne répondant rien, patientant simplement quelques instants au sol, reprenant des forces. Mais après quelques minutes à peine, Soren s’était relevé. Sans un mot, il s’était approché du corps sans vie de la créature. Sa carcasse ne disparaissait pas, synonyme des tourments qui agitaient les âmes qui composaient la créature. Combien étaient morts dans cette grotte, laissant comme seule trace remords et regrets ? S’il ne purifiait pas cette créature, d’autres renaîtraient de ces mêmes sentiments, et d’autres mourraient dans cette grotte. Aussi, Soren enfonça son épée dans le sol, entonnant l’hymne des priants.

Quelques instants plus tard, la cérémonie de l’accompagnement terminée, l’Invokeur décida de reprendre la route. Kiera n’exprima aucune objection, s’interrompant néanmoins dans sa phrase. Soren lui lança un regard intrigué, qui ne trouva pas de réponse. Kiera termina d’une courte phrase, soulignant que désormais, faire preuve d’hésitation serait une perte de temps. Elle avait raison sur ce point, et après un hochement de tête, Soren s’engagea dans les galeries obscures.

Il ne réalisa pas immédiatement que l’allure de Kiera avait changé. Ce fut en entendant un bruit sourd que Soren se retourna, découvrant que Kiera s’était adossé à une paroi. Malgré la pénombre, il devina les tremblements qui agitaient son corps. Kiera prononça son diagnostic à l’instant où Soren réalisait ce qui lui arrivait. Elle avait été empoisonnée. Lentement, le venin se distillait dans ses veines. Quand elle découvrit la trace bleue sur sa jambe, la jeune femme pesta. Même s’il ne maîtrisait pas l’Al-Bhed, Soren devina de la colère, et même s’il n’en était pas certain, peut-être une pointe d’inquiétude. Soren était en train de la rejoindre quand elle tomba au sol. Il pesta entre ses dents, gardant son calme du mieux que possible. Sa cheville était paralysée. Mais déjà, la jeune femme se redressait, tentant de reprendre la route. Quand elle énonça à voix haute sa décision de rejoindre rapidement la créature, Soren s’interposa, posant sa main sur l’épaule de la jeune femme pour la contraindre à s’asseoir. « Comme si tu étais en état de te battre. » son regard semblait plus sérieux que d’ordinaire. Il était responsable de ce qui arrivait. Sa voix, elle, était plus autoritaire. « Laisse-toi faire. » il s’agenouilla près d’elle, et se pencha sur sa jambe. Contrairement à une morsure, le venin n’avait pas été instillé en un seul point d’entrée, mais bien diffusé tout autour de sa cheville. Malgré la gravité de la situation, Soren restait calme, se concentrant sur ses gestes. Il positionna sa main au-dessus de la marque violacée, un halo lumineux s’échappant du creux de sa paume. Lentement, la magie blanche se diffusa dans le corps de la jeune femme. « Ça ne te soignera pas, mais ça devrait ralentir la diffusion du poison. » après quelques instants, Soren retira sa main. Ce n’était que du rafistolage, une solution temporaire. Il mordilla le coin de sa lèvre. « On ne sait pas quelle dose il t’a injecté. Ça pourrait être grave. » il regarda brièvement les deux accès du tunnel. S’ils rebroussaient chemin, ils feraient dos à la créature. Mais Kiera n’était pas en mesure de se battre. Il inspira profondément, sentant l’inquiétude qui se distillait dans ses veines. Ils avaient dégagé l’entrée du tunnel. Si Kiera rebroussait chemin, elle ne rencontrerait pas de monstres. Et, si tout se déroulait comme prévu, elle retrouverait les Al-Bheds non-loin de là, près de la zone d’excavation. Même s’il n’aimait pas l’idée que Kiera reste seule, c’était la solution la plus rationnelle. Il ferma les paupières le temps d’une seconde. C’était la seule chose à faire. Mais le plus difficile restait à faire. « Je m’en occupe. Retourne à l’entrée, et débrouille toi pour que les autres te trouvent un antidote, ou n’importe quoi qui fera l’affaire. » il était convaincu que Kiera refuserait son offre, alors, il décida de la prendre de court, jouant le tout pour le tout. « Tu n’es pas en état de te défendre. Si tu m’accompagnes dans ton état, tu seras un fardeau. » une honnêteté franche et incisive, réaction plutôt rare chez Soren. Il guetta la réaction de Kiera, espérant simplement que pour une fois, rien que pour cette fois, elle se montrerait raisonnable.

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Kiera

Madame tout le monde

le Dim 23 Sep 2018 - 11:46

Le diagnostic était sans appel et au vus des réactions de son corps, la jeune femme avait été bel et bien empoissonné. Malgré cela, elle était déterminée à continuer, elle ne pouvait s’arrêter en si bon chemin, surtout que de son point de vue, retourner sur leur pas serait carrément du suicide. Essayant de marcher avec sa cheville paralysée, la rousse se fit aussitôt stopper par l’invokeur qui apposa sa main sur son épaule décidée à la retenir dans sa démarche, chose qui commençait fortement à l’agacer. Elle n’était pas une chose fragile et elle avait vue pire, bien qu’il fût vrai que cet empoissonnement l’inquiétait grandement. Fronçant les sourcils, elle n’avait même pas l’envie de répliquer et quand le jeune homme lui indiqua de se laisser faire, elle le fit étonnement, non sans observer le moindre de ses faits et gestes. Elle ne sentait même pas la main de Soren sur sa peau, alors que celle-ci y était bien apposée, ce qui n’était guère rassurant, mais ce garda de le dire, pour ne pas monter cette anxiété qui commençait à torturer son estomac. Quand la lumière émergea de ses mains, elle sentit comme des picotements, avant d’attendre le verdict de son partenaire. Son sort ne faisait que ralentir le poison hein ? Dans ce cas, ça lui laissait plus de temps que prévue, du moins elle l’espérait. « Formidable, maintenant on fonce. » Mais à peine eut-elle le temps de s’avancer que les paroles du jeune homme la transpercèrent alors, l’obligeant à le regarder droit dans les yeux. Il lui donnait vraiment des ordres là ? Non mais elle n’était pas son larbin non plus et même s’il était légitime qu’il s’inquiet il n’avait pas à la traiter comme une pestiférée. Néanmoins, même si elle avait envie de l’envoyer grandement chier, la jeune femme croisa les bras tout en réfléchissant. Elle ne faisait pas vraiment confiance à ses confrères et très sincèrement, elle avait l’impression que quelques choses clochaient dans cette histoire. Elle voulait découvrir le fin mot de tout cela, savoir ce qu’il se passait réellement dans cet endroit.

Pesant le pour et le contre de sa décision, l’al-bhed se figea soudainement quand elle entendit le discours de Soren qui s’était montré cette fois franc et … Un peu trop incisive à son goût. Pas en état de se défendre ? Elle serait un fardeau ? Alors certes, dans un sens il n’avait pas tort, mais dans l’autre… Poussant le jeune homme, elle laissa à nouveau sa rage s’exprimer. « Di da bnahtc buin xie cyma luh ? Za d'ehdantec ta sa... » Elle s’arrêta alors, son regard froncé se détendant soudainement. L’énervement et le poison l’empêchait de s’exprimer calmement et quand la colère et l’angoisse la submergeait un peu trop, elle ne pouvait s’empêcher de s’exprimer inconsciemment dans sa langue maternelle. Chose qui ne choquait pas quand elle s’adressait à l’un des siens, mais face à un humain classique c’était autre chose. « Je vais perdre plus de temps à essayer de rejoindre l’entrée qu’à t’accompagner et si jamais je fais une mauvaise chute entre temps, je n’ai que mes yeux pour pleurer, donc ton idée à la con tu te la carre où je pense ! » Ça c’était dit et tout comme lui, elle décida de ne pas lui laisser le temps de répondre, déposant ses arguments à la chaîne. « D’une tu n’es pas plus en état que moi, de deux, je n’ai pas confiance en ces crevards qui nous laisse gentiment faire la sale besogne sans nous en dire plus et de trois… Y a quelques choses de pas nette ici et je veux savoir pourquoi. » Peu à peu sa voix semblait se calmer et étonnement, elle devint bien plus sérieuse qu’elle ne pouvait le montrer en temps normal, ses bras croisés accentuant encore plus son sérieux. « Les troufions coincés sous la roche, la créature qui s’évade au plus loin, le xylomid qui nous attaque et empoisonne. Je ne sais pas, j’ai l’impression que c’est lié tout ça… Traite-moi de folle si tu veux, mais ce n’est pas anodin comme coïncidence. » Elle ne savait pas si le jeune homme partageait son avis, mais qui ne tentait rien à rien pas vrai ? « J’te gênerais pas va, je ne suis pas assez tarée pour me jeter dans la gueule du loup dans mon état. » Elle tenait à la vie tout de même, bien qu’elle dût plus passer pour une inconsciente au vu du poison qui coagulait dans ses veines en ce moment même.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Dim 23 Sep 2018 - 14:01
Il pesta intérieurement en constatant la réaction de Kiera. Évidemment, elle ne l’avait pas écouté. Il réprima un grognement, agacé, mais son attitude changeant en entendant les paroles de la jeune femme. Si elle partait seule, il suffirait d’une mauvaise chute pour que les choses se compliquent. Il allait répondre, mais Kiera le prit de court, reprenant la parole. Si l’argument de Kiera concernant son propre état le laissa indifférent, il en fut autrement quand la jeune femme aborda son mauvais présentiment vis-à-vis des Al-Bheds. Elle n’avait pas confiance. Soren, qui était prêt à répondre, referma lentement ses lèvres. Infime, l’idée que Kiera puisse avoir raison caressa néanmoins son esprit. Et si c’était bien le cas ? Et si tout était lié, d’une manière ou d’une autre ? Il croisa les bras, le regard sombre, pensif. S’il existait une infime chance que Kiera soit dans le vrai, elle ne serait peut-être pas plus en sécurité auprès de leurs collaborateurs. Soren mordilla machinalement sa lèvre inférieure. Ce n’était que pure spéculation, peut-être même de la paranoïa. Mais… Était-il en mesure de prendre ce risque ? Quand Kiera affirma qu’elle ne le gênerait pas, Soren leva son regard sur elle. « Tu penses qu’ils nous cachent quelque chose ? » il scruta la jeune femme, une expression soucieuse sur le visage. Son esprit fourmillait de questions sans réponses. « Très bien. On reste ensemble. »

Soren n’avait pas tardé à reprendre la route, bien décidé à ne pas perdre plus de temps que nécessaire. Les récentes hypothèses de Kiera ne changeaient rien au poison qui courrait dans ses veines, et il n’était pas question pour le jeune homme de perdre plus de temps que nécessaire dans les profondeurs de la grotte. « Préviens-moi si ton état se dégrade. » ce n’était pas comme s’il était en mesure de faire davantage, mais ils devaient suivre attentivement l’évolution de ses symptômes. Intérieurement, Soren pestait. Il avait entraîné Kiera dans ses histoires, et désormais, ils allaient au-devant de gros risques. Mâchoire serrée, il s’avança dans le dédale rocheux, moins attentif que ne l’exigeait la situation. Toutefois, son regard changea quand, au loin, il devina de faibles lueurs. Son instinct lui criait que l’antre de la bête était proche, et retrouvant soudain son calme, Soren avança prudemment. Il posa un bref regard sur Kiera, scrutant brièvement sa jambe. Il devrait faire vite. Il hésita une fraction de seconde, avant de prendre sa décision. Sans un mot, il s’avança au-devant de l’antre de la bête. Il était à quelques mètres, quand il distingua la surface limpide d’un lac souterrain. Lentement, les parois de la grotte s’écartaient, formant une vaste caverne rocheuse. Les lueurs vacillantes de la plaine s’engouffraient au travers des lézardes qui serpentaient le sommet de la caverne. Puis, il devina la large silhouette qui passa au bord de l’eau. La créature s’avança, éclairée par les lueurs de la caverne. Un loup. Un immense loup, dont le pelage épais et sombre avait quelque chose de surnaturel. Ce n’était pas un monstre ordinaire. Mais rapidement, un autre détail attira son attention. Quelques furolucioles dansaient à l’emplacement des blessures infligées à la bête lors de la brève escarmouche qui les avaient opposés dans les galeries. Soren fit immédiatement le lien avec cette étrange sensation qu’il avait éprouvé près de la créature. « Cette chose est un errant… » une créature qui s’était soustraite à la mort, retenue dans ce monde par de puissantes émotions. Pourtant, il n’avait jamais entendu d’histoire au sujet d’une bête devenue un errant. Mais quand il vit la bête se pencher, il comprit avec douleur l’origine de cette malédiction. Du bout du museau, ce loup géant, déformé par le ressentiment, effleura une petite silhouette recouverte de poils. Le corps inanimé d’un louveteau. La louve et ses petits étaient morts dans cette grotte. Une fin à laquelle la mère avait été incapable de se résoudre. « … Elle ne me laissera pas faire. » elle ne se laisserait pas accompagner dans l’au-delà. Il n’avait aucun doute. « Reste en arrière. Je vais invoquer Bahamut. » il échangea un regard avec Kiera. C’était la seule solution. Il s’avança, prêt à mettre son plan à exécution.

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Kiera

Madame tout le monde

le Mar 25 Sep 2018 - 23:35

Il y avait quelques choses de pas nette dans cette histoire et même si le jeune homme serait contre, Kiera comptait bien connaître le fin mot de cette histoire. Elle avait l’impression que le chef al-bhed n’avait pas tout dit, qu’il cachait quelques choses sous ses airs de patriarche qui voulait à tout prix sauver ses membres. Et visiblement, elle avait visé juste pour convaincre Soren qui semblait réfléchir à ses paroles. Face à ses interrogations, la jeune femme haussa tout bonnement les épaules. Elle ne savait pas vraiment si elle était dans le vrai, mais il fallait avouer que tout cela, c’était louche. « C’est bien possible. Je te signale qu’ils ne nous ont pas tout dit, puis… Ils t’ont laissé l’occuper de la tâche bien trop facilement. Généralement on est plus du genre à se démerder entre nous. On n’aime pas trop que des étrangers se mêlent de nos affaires. » Si elle avait remarqué que certains membres avaient grimacés en voyant Soren rejoindre leur rang, le chef lui, ne semblait pas vraiment gêné par cette opportunité, semblant presque ravie que quelqu’un d’autres se dévoue pour s’occuper de la sale besogne. Ce qui n’était généralement pas un bon présage. « En fait je n’attendais pas ton aval… Juste que tu arrêtes de me les briser. » Elle avait déjà bien assez de problèmes comme ça avec sa cheville paralysée et le poison qui coulait dans ses veines et autant dire qu’elle préférait continuer d’avancer plutôt que de perdre du temps en bavasserie. Ce n’était pas comme si sa vie était en jeu à présent n’est-il pas ? « Ne t’en fais pas va, tu seras le premier au courant après moi. » Elle n’était pas vraiment pressée de voir son état empirer, mais si elle ne se dépêchait pas, elle risquerait de le sentir malgré elle.

Suivant donc Soren d’un pas lent et chancelant — ce qui ralentissait considérablement sa cadence — les deux partenaires arrivèrent dans une espèce de grotte qui en somme semblait magnifique à première vue, mais lugubre quand on savait ce qu’il s’était passée dans cet endroit. À la vue de la créature, Kiera s’était armée avec discrétion de son arme, écoutant alors les paroles du blond qui semblait voir en cette créature un errant. « Ce n’est pas le cas de tous les monstres ? M’enfin t’es plus apte à le savoir que moi… » Préférant taire son interrogation, la rousse observa avec soin le moindre fait et geste du loup géant, remarquant à son tour le cadavre d’un petit louveteau au bout du long museau. « Pas tant qu’elle se sera vengée visiblement… » Et quelques parts c’était compréhensible. Qu’avait-il bien pu se passer ici ? Était-ce ses confrères qui avaient fait un tel carnage dans cet endroit ? Et si oui, pour quelle raison ? Était-ce parce que la louve les avait attaqués en premier ? Ou bien le contraire ? Plus elle réfléchissait aux nombreux scénarios, plus la jeune femme sentait sa tête se faire de plus en plus lourde. Était-ce un des effets du poison ? Secouant sa tête pour essayer de se remettre de l’ordre dans les idées, l’al-bhed se tourna aussitôt vers Soren quand celui-ci évoqua l’idée d’invoquer sa chimère fraîchement acquise. N’était-ce pas risquer de faire cela alors qu’il venait à peine de se remettre de son pacte avec elle ? Regardant longuement le jeune homme, la jeune femme haussa alors les épaules, préférant le laisser faire à sa guise. S’il savait ce qu’il faisait après tout… Qui était-elle pour juger ? Laissant le jeune homme s’avancer, Kiera sentait soudainement ses sens se mettre en alerte. Dirigeant son attention sur le loup errant, l’animal avait déjà entrepris de s’élancer sur les deux partenaires de combat, son corps se dirigeant à vive allure sur ses deux ennemis se fondant parfois dans les ombres qu’offrait la grotte pour mieux se dissimuler. « Merde elle peut se fondre dans le décor, grouille toi d’invoquer ! » Si la jeune femme avait eu le temps de lancer ses indications, la créature elle, profita de l’effet de surprise pour se jeter sur le jeune blond, sa gueule béante claquant dans le vide, comme se préparant à l’offensive pour mieux attaquer l’invokeur.

Appuyant sur le manche de son marteau pour l’agrandir, Kiera voulus à son tour se lancer sur le monstre pour aider son partenaire, mais oubliant son handicap, elle chuta alors, constatant que le poison avait fait des siennes sans prévenir. Si au début la paralysie avait juste atteint sa cheville, elle s’était étendue pour cette fois monter jusqu’au genou, empêchant tout mouvement de jambe. « Rah ! Ce n’est pas le moment. » Attrapant son sac, pour fouiller aussitôt dans celui-ci, la jeune femme extirpa alors une sphère ou se trouvait un petit bouton creux à sa surface. « Ferme les yeux ! » Lançant cette directive à son partenaire, la sphère lancée avait atterrit près de l’animal et du blond. Libérant une lumière vive qui pouvait aveugler pendant quelques minutes les plus audacieux. Si Kiera et Soren s’étaient bel et bien couvert la vue, ce ne fut pas le cas du loup qui grogna alors de fureur, secouant sa tête dans tous les sens comme si ce geste pouvait lui permettre de recouvrer la vue. Profitant de la zizanie pour essayer de se remettre sur ses pieds, Kiera espérait que cette initiative avait permis à Soren de se dégager, sans savoir que ce geste ne ferait qu’accentuer la rage de la bête qui se tourna alors vers elle quand sa vue fut revenue. « Ne t’occupe pas de moi et profite pour invoquer ta bestiole ! » Incapable de fuir, la demoiselle n’eut d’autres choix que de se confronter à son tour, à l’assaut de la bête, usant alors de son arme pour faire barrière entre la gueule béante de l’animal et elle de façon à ne pas se faire dévorer par celle-ci. « Pouah ! C’est qu’elle bave cette saloperie ! » Sentant ses forces s’amoindrir, devenant de moins en moins enclin à repousser la bête par la force de ses bras, la rousse relâcha alors l’une de ses mains du manche de son marteau, usant du peu de mana qu’il lui restait pour lancer une mini boule de feu dans la gueule de la créature, lui faisant aussitôt refermer celle-ci dans un râle lugubre. La rage se lisant dans les yeux de la créature, l’animal choppa alors l’arme que la jeune femme continuait à maintenir pour se protéger, sa gueule effectuant un élan pour balancer alors l’al-bhed vers le lac, celle-ci brisant la surface cristalline pour s’enfoncer dans l’eau froide de ce petit lac souterrain.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Mer 26 Sep 2018 - 18:43
Ils mèneraient donc le combat ensemble, en dépit de l’état de santé déplorable de Kiera. Si Soren n’aimait pas cette idée, il n’avait plus vraiment le choix : Kiera avait raison, et quand bien même il aurait tenté de la convaincre, elle ne se préoccupait pas le moins du monde de son avis.

Ils arrivèrent finalement dans les profondeurs, là où la bête s’était terrée. Étrangement, l’endroit dégageait une réelle beauté, et cela en dépit de l’ambiance sordide qui régnait en ces lieux. Découvrant les furolucioles qui s’échappaient du corps de la créature, Soren avait rapidement réalisé la véritable nature de la bête : un errant. Quand il partagea sa découverte, Kiera s’étonna, habituée à ce que chaque créature de Spira soit un errant. Il secoua légèrement la tête, sans quitter la bête du regard. « Pas exactement. Les monstres naissent des sentiments des défunts. Un errant éprouvait quelque chose d’assez fort pour garder son corps, même après sa mort. » son regard suivait méticuleusement les mouvements du monstre, toute son attention fixée sur ce nouvel adversaire. « … Même si ça ne change pas grand-chose pour nous. » rien, excepté peut-être que cette créature ne pourrait chassée que par le biais d’une cérémonie d’accompagnement. Mais avant cela… Soren s’avança finalement, annonçant à Kiera sa décision. Il ferait appel à Bahamut. Elle lui répondit d’un haussement d’épaule, arrachant un sourire amusé au jeune homme. Kiera et son fichu caractère. Il était prêt, la magie affluant doucement dans ses veines, quand le regard de la bête se tourna soudain dans sa direction. Il pesta intérieurement. Kiera lui ordonna de faire vite. Il se fia à la voix de la jeune femme.

Son épée dans la main, il accumula la magie rituelle dans sa lame. Près de lui, la bête claqua des mâchoires. Derrière lui, Kiera chuta, pestant dans le vide. Elle n’arriverait pas à temps. Brusquement, la magie accumulée dans son corps se dissipa. Son poignet décrivit un arc-de-cercle, et dans un fracas sans nom, sa lame percuta de pleins fouets la gueule de la créature. Une entaille profonde se dessina dans la fourrure de la bête, qui jeta un regard assassin à l’Invokeur. Il l’avait à peine blessé. Il allait se remettre en garde, quand il réalisa enfin l’intensité de la douleur qui traversait son corps. Il ne s’était pas suffisamment ménagé. Le choc l’avait secoué, ralentissant considérablement la réactivité de ses muscles. Quand la bête s’élança sur lui, ouvrant un gouffre de crocs et de bave pour tenter de l’engloutir, il trouva à peine le temps d’interposer sa lame. Un frisson glacé dévala son échine. Si l’ivresse de l’adrénaline l’avait animé lors du précédent combat, il ne trouva cette fois-ci que le murmure d’une mort certaine qui chuchotait à son oreille. Une fois morts, il devrait de sérieuses excuses à Kiera. Sauf si le mauvais caractère de la jeune femme était une émotion suffisamment forte pour faire d’elle un errant ? Sur ce trait d’ironie, il sentit le muscle de son bras qui faiblissait dangereusement, écrasé par la pression que la gueule de la créature exerçait sur lui. Mais alors que l’issue semblait inévitable, Kiera lui ordonna de fermer les yeux. Rien que ça. Ses paupières se refermèrent. Un instant plus tard, une explosion de lumière blanche irradia la grotte, arrachant un râle à la bête. Soren se dégagea tant bien que mal, profitant de la confusion de la créature.

Quand elle retrouva ses esprits, son attention se porta sur Kiera. Soren grimaça, mais déjà, Kiera lui hurlait d’en profiter pour invoquer. Il se figea. Il ne la laisserait pas. Et pourtant, au moment de s’élancer contre la créature, il sentit que son bras ne lui suivrait pas. Son sang se glaça. Mais déjà, la bête s’élançait sur Kiera. Il n’avait plus d’autre option. Il ferma les paupières, se concentrant sur la magie qui sommeillait au plus profond de lui.

Il sentait cette force qui dormait au plus profond de lui. Cette puissance incomparable qui était à portée de main, et pourtant, comme séparée de lui par une barrière invisible. Il sentait la magie qui affluait en lui, faisant écho à cette énergie hors d’atteinte. Plus vite… Il entendait au loin les éclats du combat. Il sentait la puissance qui irradiait hors de la créature, menaçant de les engloutir. Viens… Montre toi… Juste quelques secondes de plus… Quand il entendit le bruit d’un corps perçant la surface du lac, tout son corps se glaça. Et à cet instant précis, il le sentit. Un râle profond qui secoua tout son être. Une énergie inouïe qui le traversa. Brusquement, ses paupières s’ouvrir. Quand Soren planta son épée dans le sol, un immense sceau se dessina à ses pieds.

Comme surgissant des entrailles de la terre, Bahamut s’extirpa du sceau. Ses griffes s’enfoncèrent dans le sol de la grotte, la Chimère se hissant hors des ténèbres. Quand il se dressa dans la grotte, le roi dragon poussa un râle glaçant. Confrontée à ce nouvel adversaire, la louve s’était figée. Puis, elle s’élança. Bahamut la chassa d’un puissant coup de griffe, projetant la bête contre la paroi la plus proche. Sonné, le loup se redressa péniblement. Mais déjà, le roi dragon ramenait ses bras à lui, accumulant son énergie. Plusieurs sphères d’énergies se formèrent autour de lui, et avant que le monstre ne se remette sur pieds, la Chimère lança son attaque. Quand l’énergie se dissipa, la créature gisait au sol, échappant un couinement plaintif. Derrière la Chimère, Soren était tombé à genoux, le souffle court. Seule son épée l’empêcher de tomber. Il leva son regard vers Bahamut, hochant la tête. « Merci. » une gratitude sincère dans la voix, le mage révoqua la créature qui lui avait prêté main forte, laissant l’entité disparaître dans une nuée de furolucioles. Comme si rien n’était arrivé. Il se releva péniblement, et d’une voix usée, l’Invokeur chanta un hymne court à l’attention de l’errant. Lentement, les furolucioles s’agitèrent. Incapable de se débattre, la louve fut incapable de se défendre. Échappant un glapissement, la bête se tourna vers les cadavres de ses petits. Soren ferma les yeux. Quand la dernière note tomba, la créature avait complètement disparue.

Son épée tomba lourdement sur le sol. Il chercha à reprendre son souffle, encore sous le coup de son invocation. Mais déjà, son esprit filait vers un nouveau problème. « Kiera ! » il se tourna en direction du lac souterrain, s’avançant vers l’étendu d’eau. Scrutant la surface, il espérait que la jeune femme était indemne. Chassant la vision de son corps inanimé au fond des l’eaux.

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Kiera

Madame tout le monde

le Ven 28 Sep 2018 - 1:56

Son dos fut le premier membre de son corps à avoir transpercé la surface aqueuse, laissant alors tout son être s’enfoncer dans un bain froid et électrisant. Elle sentait les frissons déformer sa peau, la douleur se déverser de sa colonne jusqu’à sa jambe paralysée. Ses cheveux se mélangeait dans la solution liquide, tandis qu’elle semblait s’enfoncer comme une pierre. La chute avait été brusque, mais pas assez pour lui faire perdre connaissance et ouvrant les yeux, la jeune femme exerça une pression avec ses mains lui permettant de remettre son corps droit dans cette eau limpide. Regardant la surface qui semblait éloignée, l’al-bhed se tourna alors vers les côtés et le fond qui semblait l’attirer dans ses griffes. Loin de la noirceur de certaines parties du lac, brillait des objets qui semblaient étincelants, certains étaient couverts par les algues, tandis que d’autres, semblaient encore en bon état, comme si l’eau n’avait eu aucune emprise sur eux, ne laissant entrevoir pas même l’ombre d’une parcelle de rouille. Des machines. Le fond était tapissé de vieille machine qui devait dater d’une certaine époque. De véritable vestige de ses ancêtres, mais aussi sûrement la raison qui avait provoqué la mort de la louve et de ses petits. Son regard se fronçant alors face à cette déduction, la jeune femme hésitait entre plonger plus profondément pour constater plus en détail ses vestiges d’une autre époque, ou remonter pour rejoindre Soren et l’aider à combattre la menace que constituait l’errant. Bien qu’elle fût tentée par cette trouvaille, elle opta pour la deuxième option, ne pouvant se résoudre à garder la mort du jeune homme sur la conscience, aussi horripilant soit-il.

Agitant ses bras et ses jambes pour remonter son corps entier, Kiera constata que son avancée était bien plus lente que d’ordinaire, oubliant que jusqu’ici, son pied paralysé n’arrivait plus à lui répondre. Rageant contre ce handicap, elle dû s’armer de force et de patience pour enfin réussir à percer la surface limpide du lac, sa respiration se reprenant alors brutalement, sa tête tournant légèrement. Si sa tribu était connue pour être des experts en apnée, il fallait bien admettre que dans son cas, l’effort supplémentaire qu’elle devait fournir usait bien plus ses poumons qu’en temps normal. Voyant le visage du blond, Kiera déduisit que tout danger était maintenant écarté. Visiblement, son intervention contre le monstre lui avait permis d’invoquer sa chimère, ce qui était réconfortant. S’approchant avec difficulté du bord, la jeune femme tenta tant bien que de mal à se hisser sur la terre ferme, la fatigue se faisant grandement sentir dans tous ses membres. Quelle poisse ce poison. « Le fond du lac grouille de machine. Et pas des machines de merde ! C’est des belles bécanes ! Je suppose que la louve devait empêcher les autres d’atteindre cet endroit et que du coup, ils ont employé la manière forte… » Est-ce que cela était prémédité ou non, ça Kiera n’en savait rien, mais c’était une théorie comme une autre. Seuls les al-bheds avaient la réponse. « On fait quoi des cadavres du coup ? M’est d’avis que tu préférerais les enterrer pas vrai ? » Posant son regard sur le blond, la rousse afficha un sourire qui se voulait sarcastique, avant d’hausser les épaules en signe d’abandon. « J’vais te filer un coup de main va, mais avant ça… » Elle tendit la main, avant d’indiquer sa jambe paralysée d’un signe de tête. « Ça s’est étendue jusqu’au genou, peut-être même la cuisse maintenant. Donc aide-moi à me relever. » Attendant que l’invokeur vienne lui donner un coup de main, la jeune se redressa alors sur ses deux jambes. Profitant d’être enfin debout, Kiera essora alors ses cheveux et le reste de ses vêtements, de façon à être un peu moins lourde, puis, elle s’avança alors vers le corps défunt d’un des louveteaux, regardant quelques instants l’animal avant de s’exclamer dans sa langue, les yeux fermés. « Técuméa, z'acbèna xia di h'yc byc cuivvand… » Puis rouvrant les yeux, la jeune femme chercha des yeux quelques choses qui pourraient lui permettre de creuser un trou. Juste assez pour offrir des funérailles à ses pauvres louveteau et éviter de voir leur corps pourrir dans cet endroit qui ne méritait un tel traitement.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Ven 28 Sep 2018 - 21:00
Il arrivait près du lac souterrain, quand le corps de Kiera creva la surface. Soren soupira de soulagement. Ralentissant son allure, le jeune homme s’approcha jusqu’à atteindre le bord du lac, observant brièvement Kiera. Toutefois, avant même de s’extirper de l’eau, la jeune femme partagea avec lui sa récente découverte : le fond du lac regorgeait de machines. Soren fronça les sourcils. C’était donc ça ? Ils avaient abattu les loups pour atteindre le butin dissimulé au fond de la grotte ? Inconsciemment, le jeune homme s’assombrit. Cette louve et ses petits n’étaient pas des monstres, et même s’il comprenait la menace que représentaient des bêtes sauvages… les récents événements lui laissaient néanmoins une désagréable amertume dans la bouche. Il fut arraché de ses pensées par Kiera, qui souleva le point des cadavres. Immédiatement, l’expression de Soren changea. Mais davantage que la tristesse, ce fut l’étonnement qui se dessina sur ses traits, étonné par cette soudaine délicatesse. Il garda toutefois sa surprise pour lui, conscient que le moindre commentaire entrainerait irrémédiablement une réponse cinglante de la part de Kiera. Et d’un haussement d’épaules, Kiera lui proposa son aide. Soren ne répondit rien, lui adressant un sourire redevable. Mais avant cela… Elle avait besoin de son aide. Le poison… Il l’avait presque oublié. Soren ne perdit pas davantage de temps en discussion, se penchant pour aider la jeune femme à sortir de l’eau.

Pendant que Kiera séchait sommairement ses cheveux, Soren s’était approché des deux cadavres. Sa main passa délicatement dans la fourrure froide de l’un des louveteaux. Rapidement, il découvrit les blessures qui avaient causé la mort de la jeune créature. Entailles. Impacts. Son visage s’assombrit, son regard se chargeant d’une colère sourde. Aucun monstre n’était capable de causer ce genre de plaie. Et s’il se fiait à la récence des blessures… une seule explication était plausible. Il se redressa sans un mot, observant brièvement les alentours. Mais il ne trouva que la grotte froide qui composait la paroi, et l’eau fraîche du lac. Ils ne trouveraient rien pour creuser. Et… Ils étaient pressés par le temps. « On ne trouvera rien… » une profonde culpabilité s’empara de lui. Et soudain animé d’une violente colère, Soren s’approcha du lac. Il scruta les profondeurs, conscient des trésors qui recelaient les profondeurs. « Ils ne devraient pas obtenir ce qu’ils veulent… » il scruta soudain la paroi, cherchant une faille dans la roche, une faiblesse dans la pierre, une fragilité qui pourrait lui permettre de briser la paroi. Sans succès. Son épée éraflerait à peine la pierre. Il ne pouvait rien faire. Absolument rien. Un horrible sentiment d’impuissance l’envahit. Il pesta entre ses dents. En dernier recourt, il se tourna finalement vers Kiera. « La grenade que tu avais tout à l’heure… Tu en aurais une capable de faire s’effondrer la paroi ? » c’était une idée complètement folle. Et il n’était même pas certain que Kiera dispose de ce genre… d’outil. Mais une partie de lui éprouvait une injustice, une frustration amère à l’idée que les auteurs de toute cette mascarade repartent avec ce qu’ils étaient venus chercher.

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Kiera

Madame tout le monde

le Mar 2 Oct 2018 - 22:15

Elle avait beau chercher, réfléchir à comment creuser un trou sans s’abîmer les mains, mais rien ne vint, comme rien ne semblait pouvoir les aider dans cette manœuvre. Il fallait se faire à l’idée, il était impossible d’enterrer les deux petits loups sans le matériel adéquate. Sauf s’il refaisait l’aller et retour pour cela, mais… Est-ce qu’elle ou Soren aurait l’envie de revenir ? Surtout au vus de leur état de fatigue ? Pas vraiment, ou du moins pour Kiera, si elle sortait d’ici, elle souhaiterait laisser cela derrière elle. Levant alors sa main jusqu’à sa tête pour gratter juste au-dessus de l’oreille, la jeune femme lâcha un soupire embêter sans vraiment se tourner vers Soren. « Soit on les laisse comme cela, soit il faudra les brûler, et pour tout te dire je serais d’avis de les brûler. » Ne serait-ce que par respect pour leur âme, pour leur donner un enterrement digne, même si les mettre sous terre aurait été moins violent pour le coup. Constatant que Soren s’était mis à bouger, Kiera se tourna alors vers lui, sa main se posant alors contre sa hanche tandis que ses yeux le suivaient sans rien dire, ni ajouter quoique ce soit aux paroles du jeune homme. Ils ne devraient pas obtenir ce qu’ils veulent. En entendant cela, l’al-bhed n’avait pus s’empêcher d’hausser les épaules. Malheureusement, c’était comme cela, la vie était ainsi, et elle était bien placée pour le savoir. Certes, ses confrères avaient tué pour obtenir ce véritable trésor, mais… Étaient-ils vraiment pires que certains truands ou certains hommes qui se vendaient comme pieux ? Si Kiera avait la réalité des choses, elle avait l’impression que celle-ci n’était pas présente chez le jeune homme. Il semblait hurler à l’injustice au plus profond de lui, prêt à donner son verdict et son jugement pour punir ses hommes et leur vanité. Soupirant alors, la rousse s’avança alors de l’invokeur, de façon à enlever cette distance qui s’était installé entre eux. Son regard était franc, et sincère, et pour une fois, elle ne semblait pas le juger. « J’te signale que tout m’a été confisquer par l’église. Il me reste que mes grenades aveuglantes qui ont l’avantage de ne pas ressembler à des bombes. Mais pour tout t’avouer, même si j’en avais eu… Je ne t’en aurais pas donné. »

Croisant les bras, elle savait que ses paroles risqueraient d’énerver le jeune homme, qu’il risquerait de s’énerver contre elle pour l’inciter à comprendre son sentiment de rage et de culpabilité. Et au fond, elle le comprenait bien son sentiment, mais fort était de lui remettre en face la terrible réalité qu’il ne semblait pas prêt à accepter. « Tu auras beau vouloir faire ta propre justice, à vouloir les priver de ce qu’ils convoitent, cela ne ramènera pas ses loups. Ils ne renaîtront pas pour autant et à part faire du tort à cet endroit. Tu ne feras rien de plus. » Ses yeux continuaient de le fixer intensément. Elle n’était pas agressive, ni encore dédaigneuse. Non, pour une fois, elle semblait parfaitement calme, ce qui était plutôt étonnant quand on connaissait son tempérament de feu. « Ils auraient tôt ou tard finis par mourir, que cela soit par des al-bhed, comme par des monstres, tout comme par des bannisseurs, ou bien même par cette eau qui aurait finis par devenir toxique à cause des machines qui rouillent au fond. » À ses maux elle lui avait indiqué le fond de l’eau, regardant un instant celle-ci, avant de reporter son regard sur lui. « Tout détruire ne ferait que t’attirer des ennuis. Et je pense que tu en as déjà bien assez avec l’église pour ne pas te permettre de te mettre des al-bhed en plus sur le dos. Tout ce que tu peux faire, c’est serrer les dents, rendre hommage à ses corps et faire comme si de rien n’était. C’est injuste, mais c’est comme ça. »

Décroisant les bras, Kiera, resta ainsi quelques instants, le temps de laisser les informations grimper jusqu’au cerveau de Soren pour lui faire prendre conscience de la réalité. Cette réalité même qui faisait fonctionner leur propre existence. « Amène-toi. On a des corps à faire brûler. Ce n’est pas les pierres qui manquent. » C’était là, le seul hommage qu’ils pouvaient leur offrir et cela serait sûrement mieux que de laisser les corps ainsi, à moisir à l’air libre pour mieux se faire ronger par les vers.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Jeu 4 Oct 2018 - 0:48
Ils arrivèrent rapidement à la même conclusion : dans l’état actuel des choses, ils ne pourraient pas mettre en terre les deux cadavres. Si Kiera s’était contentée des soupirs, proposant une alternative viable à l’enterrement, Soren s’était pour sa part éloigné des deux corps qui gisaient là. Il était là, debout face au lac, son regard scrutant les reflets des machines qui dormaient dans les profondeurs. Qu’importe si la destruction de ces machines était le fruit d’un acte creux et dénué de sens : son esprit, lui, réclamait une justice. Quand il demanda à Kiera si elle possédait des explosifs, sa voix trahissait la colère froide qui l’habitait. Elle ne répondit pas aussitôt, s’approchant d’abord de lui. Quand leurs regards se croisèrent, Soren devina que la suite n’allait pas lui plaire.

Elle n’en avait pas. Et même si l’Église avait daigné lui rendre son matériel, elle ne lui en aurait pas donné. Si le regard de Soren s’assombrit légèrement, il ne prononça pourtant pas un mot. Si son esprit caressait déjà les éventuels motifs d’une telle réponse, Soren se ravisa néanmoins. S’il éprouvait une profonde colère à cet instant, il savait néanmoins le rôle qui Kiera avait joué dans cette expédition, et à plus forte raison, dans sa survie. Il lui devait, a minima, le bénéfice du doute. Il ravala donc sa colère un bref instant, écoutant la réponse de la jeune femme. Quand les paroles de l’Al-Bhed tombèrent, froides et inflexibles, Soren serra les dents. Son geste ne changerait rien. Et mettre à exécution sa petite justice personnelle n’apporterait rien, excepté peut-être faire naître plus de désolation dans cette grotte déjà ternie. Il pesta entre ses dents, tournant le dos à Kiera. Qu’importe ses beaux idéaux, ces créatures seraient mortes d’une façon ou d’une autre. Et quoi ? Était-ce une raison suffisante pour que les choses restent ainsi ? S’il n’avait pas prononcé un traitre mot, elle ne tarda pourtant pas à lui répondre. C’était injuste. Toutefois, que cela soit injuste ou non ne changeait rien à la situation. Durant une fraction de seconde, Soren manqua d’exploser d’une colère noire. Pourtant, sa bouche resta entrouverte sans qu’aucun mot n’en sorte. Il se ravisa lentement, ses lèvres se refermant, son regard se posant dans le creux de sa main. C’était la seule chose à faire. Se taire. Prendre sur lui. Continuer comme si de rien n’était. Un rire silencieux étira le coin de ses lèvres. Il ferma brièvement ses paupières, inspirant doucement. Quand ses épaules se détendirent enfin, il se tourna vers Kiera. Elle avait raison. Ils avaient encore des corps à faire brûler. Et sans un mot, Soren s’attela à la tâche, cherchant des pierres qui serviraient de garde-feu.

Quand il posa la dernière pierre, Soren poussa un soupir. Il était à bout de force, et imaginait à peine l’état dans lequel Kiera devait être. Il se tourna dans sa direction, lâchant enfin quelques mots. Sa voix était étrangement calme. Mesurée. Contrôlée. « J’ai ce qu’il faut dans mon sac. » et offrant un répit à Kiera, Soren se pencha sur ses affaires, abandonnées au seuil de la grande salle. Il en tira un vêtement prévu à l’occasion de son pèlerinage, ainsi que le nécessaire pour faire un feu : un couteau, accompagné d’une barre de ferrocérium. Il s’avança en direction des corps, et les recouvrit du tissu. Quand la lame de son couteau gratta la surface de la barre métallique, une gerbe d’étincelle tomba à la surface du drap de tissu. Lentement, le textile s’enflamma. « Bien… Partons d’ici. » Il se releva et se dirigea vers la sortie. Il jeta nonchalamment son sac sur son épaule, et se tourna vers Kiera. « Tu veux un coup de main ? » il avait conscience de son état, et savait parfaitement que le chemin du retour serait un moment particulièrement long et éprouvant pour elle. Un soutien, ou n’importe quelle épaule la soulagerait certainement d’une partie de son handicap. Il ignorait toutefois si elle accepterait son aide, ou préférerait se débrouiller seule.

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Kiera

Madame tout le monde

le Jeu 4 Oct 2018 - 18:19

Il n’était que silence, les mots ne défiant aucunement cette barrière de muqueuse qui semblait rester fermés, comme lier par la plus fixante des colles. Pourtant, elle sentait sa colère, elle la voyait tournoyer dans ses yeux Emeraude, telle une furie qui ne demandait qu’à se déverser en puissance, pour cracher un venin piquant, incisive, pour crier sa haine sa rage, à l’égard de ses gens, et de ce monde vil et injuste. Elle s’était attendue à un torrent de violence verbale, à une moralité qui confronterait réalité et idéale. Mais au lieu de ça… Elle ne reçue que le silence et la gestuelle de son corps et de son visage, qui parlait pour lui. Comme s’il cherchait à étouffer cette bouffée de ressentiment, sans lui laisser la moindre chance d’exister. Les bras croisés, Kiera restait là, inflexible, à observer le jeune homme sans se détacher de lui. Qu’est-ce qu’il ne tournait pas rond chez lui ? Elle en avait vu des cas dans son genre, mais à ce point, c’était bien la première fois. Généralement, elle arrivait à délier les langues, elle et son tact légendaire, mais avec Soren… Les discussions étaient parfois l’équivalence d’un monologue insipide pour combler le vide. Qu’est-ce qui le poussait à ne pas s’exprimer de la sorte ? Était-ce l’église qui lui avait appris à se la fermer pour forger du mystère ? Quand le jeune homme se tourna vers elle pour s’atteler à la tâche de brûler les corps, Kiera ne put s’empêcher de laisser un soupir s’échapper de ses lèvres, sa main se posant alors sur son front. Il était… D’un irritable… Aussi agaçant qu’un insecte qui bourdonne près de votre oreille. Mais ce qui énervait le plus Kiera, ce n’était pas son silence, ni son comportement. Non, c’était surtout cette hypocrisie dont il faisait preuve. Il croyait quoi ? Qu’en restant ainsi de marbre il arriverait à maintenir une ambiance des plus saines ?

Elle avait envie de lui rentrer dans le lard, de le pousser au conflit pour qu’il exprime enfin ce qu’il avait à dire, ce qu’il ressentait, mais au lieu de cela, la jeune femme se tut à son tour, abordant un air nonchalant, tout en essayant d’aider au mieux l’invokeur à créer le garde feu. Elle devait garder son calme, ne serait-ce que le temps d’en finir une bonne fois pour toute avec cet endroit. Bien que cette histoire elle, n’aura pas disparus après tout cela, non loin de là. Fatiguée par le combat et par le poison qui devenait de plus en plus virulent dans son corps, l’al-bhed ne se sentait plus capable d’allumer la moindre parcelle de braise avec son pouvoir et alors qu’elle voulut communiquer l’infos à Soren, celui-ci pris les devants, non sans utiliser une voix mesurée et contrôlée qui énervait de plus en plus la rousse. Était-il toujours aussi horripilant ? Si la question lui démangeait les lèvres, elle s’en abstenue, préférant observer le feu qui commençait à embrasser le tissu pour mieux envelopper le corps de ses deux petits louveteaux. Après cela, il ne restera plus rien d’eux, à part le souvenir d’un sacrifice malheureux et malhonnête. Acquiesçant face à la recommandation de Soren, Kiera s’arma à son tour de son sac, ses yeux se levant alors sur la silhouette de blondie juste devant elle. « J’ai juste une jambe paralysée, je ne suis pas handicapée. Je peux me débrouiller. » La jeune femme est son fichu caractère. Rien d’étonnant à cela en réalité. Fierté oblige, surtout quand on veut paraître indépendante alors qu’on à toutes les peines du monde à marcher. Sa jambe s’étant entièrement retrouvée paralyser, la jeune femme avait l’impression de posséder une jambe en bois. Elle était incapable de la plier, ressentant aucune sensation à part peut-être des picotements dans tous ses nerfs. Elle ne savait vraiment quand elle touchait le sol et encore moins quand elle bougeait machinalement celle-ci. Le chemin risquerait d’être long, mais il était hors de question qu’elle demande de l’aide. Elle n’avait pas envie d’être un boulet et surtout, elle ne voulait pas être portée par Soren.

Alors qu’elle semblait maintenir un bon rythme son regard interchangeant entre sa jambe et l’horizon, son corps se mit soudainement à flancher, sa main attrapant alors le dos du jeune homme comme pour essayer de se rattraper à lui pour ne pas chuter. Se fut sa jambe encore valide qui la rattrapa le reste de son corps et tandis qu’elle essaya de se relever, se fit en pestant qu’elle s’exprima alors, rageant contre les caprices de son cœur. « Putain de… Tu ne pouvais pas attendre d’être arrivée avant de t’étendre jusqu’au bassin, poison de merde ? » Alors qu’elle commença à lâcher Soren pour reprendre une posture plus décente, une violente douleur la submergea lui donnant l’impression de brûler de l’intérieur, comme si de l’acide coulait dans ses veines, rongeant la moindre parcelle de globule rouge présente. « ynkr, puntam, çy vyed sym ladda luhhanea... Ynkr ! » Les nausées revinrent avec une violence inouïe, tandis que sa tête lui donnait l’impression de tourner inlassablement, comme si elle se trouvait dans un incessant tourniquet. Sa vue se fut plus flou, marquait par des points noirs qui devenaient de plus en plus envahissant. Sa bouche devenait de plus en plus sèche, ses membres tremblaient de façon incontrôlable, comme si un froid persistant glaçait tout son corps. Elle se sentait faible, comme sur le point de flancher. Chaque respiration devenait douloureuse comme annonciateur d’une mort virulente. « Si je crève ici, je te jure que l’errant de tout à l’heure donnera vraiment l’impression d’une promenade de santé, comparée à moi et à ma colère ! » Bien que l’heure ne fût pas à l’ironie, Kiera tenta malgré la douleur de se relever, mais cela semblait se solder par des échecs. Était-ce réellement ainsi qu’elle allait finir ? Dans une putain de grotte sombre, avec un hypocrite comme dernier souvenir ? Si elle aurait su… Elle n’aurait pas accepté d’aider ses salopards de confrère. Mais bon, c’est comme ça qu’est la vie. Impitoyable et sans scrupule.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Ven 5 Oct 2018 - 16:54
Ils avaient œuvré en silence, n’échangeant pas un mot quand les flammes s’élevèrent, dévorant lentement les deux corps inertes. Il était temps. Soren prit la tête de la marche, proposant son aide à Kiera. Il ne s’étonna pas quand Kiera rejeta son offre, désormais habitué au caractère de la demoiselle. Elle était fière. Orgueilleuse. Toutefois, Soren était mal placé pour lui faire des reproches. Il hocha donc la tête et s’avança, abandonnant l’idée de raisonner la jeune femme.

Ils marchaient depuis quelques minutes, quand la main de Kiera tomba contre son dos. Il avait esquissé un geste pour la rattraper, mais elle était parvenue à reprendre son équilibre. Soren soupira, soulagé, mais une inquiétude nouvelle s’instillait en lui. Si le poison faisait encore effet, la dose administrée devait être plus importante que Soren ne l’avait envisagé. Et même s’il refusait de l’admettre, il savait que ses états d’âme avait fait perdre un temps précieux à Kiera. Il pesta intérieurement. Sa colère à l’encontre de la jeune femme retomba en une fraction de seconde. Mais à l’instant où Kiera allait se remettre debout, sa main se referma brusquement sur l’épaule de Soren. Il était inutile de comprendre l’Al-Bhed pour entendre la souffrance qui déformait la voix de la jeune femme. Elle allait bientôt perdre pied face au poison. S’il se contenait, Soren sentait la panique le submergeait. Il fallait pourtant qu’il garde la tête froide. Et le cynisme de la demoiselle l’aida à reprendre ses esprits, lui arrachant un sourire malgré lui. « Je n’attendrais pas que tu te réveilles pour te renvoyer dans l’Au-Delà. » il lui adressa un regard. Même s’il doutait que Kiera parvienne à se détendre, la panique ne diffuserait que plus rapidement le poison dans son organisme. Quand la jeune femme s’agita, cherchant à se remettre debout, Soren, l’arrêta d’une voix aussi calme que possible. « Arrête. Tu vas aggraver ton état. » il n’attendit pas de réponse. Sans un mot, Soren passa les bras de Kiera autour de ses épaules, se positionnant devant elle. Il passa ses propres bras sous ses jambes avant que la jeune femme ne puisse lui faire de reproches. « Accroche toi. » il la hissa aussitôt, maintenant ses jambes inertes. Kiera sur son dos, il ne lui accorda pas le temps de protester. « Soit ça, soit je te porte dans mes bras. » il n’évoqua pas la troisième option, sa solution de secours : la charger sur son épaule comme n’importe quel sac de marchandise, et la ramener ainsi jusqu’à l’autre bout de la grotte. « Essaie de rester consciente jusqu’à la sortie. » il savait que cela ne dépendait pas d’elle, mais il avait besoin qu’elle fasse de son mieux. Même s’il détestait l’idée que Kiera le suive contre son gré ou qu’elle lui fasse la leçon sur son incapacité à changer les choses, il ne voulait pas la perdre.

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