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Al Bhed


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Y a de l'orage dans l'air || Soren

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Classe : Dragoon du Crépuscule

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Kiera

Madame tout le monde

le Dim 7 Oct 2018 - 18:19

La situation étant ce qu’elle était, Kiera préféra user d’ironie pour se calmer, préférant penser à autre chose que de se faire submerger par la panique qui commençait à l’habiter. Le poison se faisait plus virulent dans son organisme, des douleurs indescriptibles envahissant chacun de ses membres. Quand Soren répondit à sa remarque concernant une possible transformation en errant, l’al-bhed n’avait pus s’empêcher d’afficher un sourire amusé, son regard se levant sur le jeune homme, soulignant la douleur qui la rongeait de l’intérieur. « T’es pas drôle ! Même pas tu me laisserais faire régner le chaos. Rabat-joie va ! » Et tout en essayant de se relever pour continuer à marcher, Kiera sentait ses sens se faire perturber. Le sol lui semblait en perpétuelle mouvement comme si elle se trouvait sur un bateau agité par une mer déchainée. Elle avait l’impression que tout son corps devenait mou, que son sang était semblable à de la lave en fusion et soudain, elle serra les dents, retenant un râle de douleur. Quand le jeune homme lui intima d’arrêter de s’agiter, la jeune femme ne lui répondit rien, tout comme elle se sentait incapable de se débattre quand Soren commença à se positionner pour la coller contre son dos. Bon sang, mais qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Ça faisait ce genre d’effet un poison paralysant ? Sentant sa respiration se faire douloureuse, son corps commençant à dégager beaucoup trop de chaleur, la jeune femme essaya tant bien que de mal de s’accrocher à Soren, qu’elle commençait maintenant à entendre de loin. Ce n’était pas bon tous ses symptômes, pas bon du tout même, mais ce n’était pas le moment de flancher, elle devait continuer de lutter, survivre le temps d’arriver enfin au campement, en espérant qu’ils avaient un anti-venin à disposition. « Ouais… On va essayer. » Pour la première fois, elle n’était plus très sûre de rien. En général, elle arrivait toujours à se sortir des situations des plus compliqués, mais pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait totalement en danger.

Face à quelqu’un d’armé, elle pouvait toujours se défendre ou trouver une échappatoire, pareil pour une prison, ou même là via purifico. Mais contre une maladie grave ou un poison… Que pouvait-elle faire ? Surtout quand elle ne possédait pas de quoi se soigner rapidement. Elle avait été bête de s’être agitée autant, d’avoir traînée, mais elle était comme ça. Parfois, elle ne prenait pas toujours les meilleures décisions et c’est vrai que pour le coup, elle aurait peut-être dû écouter Soren et partir vers ses confrères. Mais au final si elle l’avait fait, elle aurait sûrement eu la mort du jeune homme sur la conscience. « Cdibeta luhcleahla. » Murmurant ses paroles à mi-voix pour elle-même, Kiera colla un peu plus sa tête contre celle du jeune homme. Elle se sentait fatiguée, exténuée, la douleur la rendant moins apte à s’énerver ou à se montrer fière. Et pourtant, elle ressentait cette petite pointe de colère au plus profond d’elle. À moins que ça ne soit qu’un état d’âme de ce qu’elle pensait de cette situation, ou plutôt de la décision du jeune homme. « D'yinyec seaiq vyed... Ta sa myeccan tyhc my Jey... » Elle s’en serait sûrement évadée, après tout, elle avait déjà entendu des histoires comme quoi ceux qui avaient atterrit dans la Via s’en étaient sortis. Ce n’était que des rumeurs, mais qui dit rumeur… Dit histoire fondée en général. Alors que son regard semblait se poser sur son environnement, Kiera était incapable de voir plus loin que le bout de son nez. Où étaient-ils ? Est-ce qu’ils avaient avancée ? Pourquoi il faisait de plus en plus chaud ? De plus en plus noir ? Et surtout, pourquoi elle se mettait à réfléchir ? À voir des images surgir de son passé comme si sa vie défilait devant ses yeux ? Elle n’aimait pas cette sensation, déjà qu’elle ne se rendait pas compte qu’elle parlait dans sa langue maternelle, elle se rendait encore moins compte qu’elle avait resserrer ses bras autour des épaules de Soren, comme si elle cherchait un réconfort, ou un pilier auquel se raccrocher. « Z'ye byc ahjea ta my nazuehtna... » Peu à peu elle sentait son corps s’affaisser, sa respiration se faire de plus en plus lente. Intérieurement, la jeune s’ordonnait de résister, de ne pas céder à la douleur, ni à son état de délire qui commençait à la submergeait. Mais elle n’y arrivait pas, c’était comme si le poison lui volait jusqu’à sa propre volonté. Alors que ses forces s’amenuisait petit à petit, Kiera sentait ses paupières se fermer, sa tête se faire de plus en plus lourd. Ses bras se relâcha contre l’invokeur, sa tête tomba contre son épaule. Elle n’était plus capable de se tenir, de lutter. Son corps s’était enfermé dans le sommeil, un sommeil qui déformait ses traits, montrant à quel point le poison la faisait souffrir. Elle avait sûrement encore un peu de temps devant elle, mais peut-être pas assez pour passer la prochaine heure.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Lun 8 Oct 2018 - 0:13
Elle n’avait pas tenté de se débattre. Il aurait dû être soulagé que Kiera se montre raisonnable, et pourtant, ce constat ne l’inquiéta que davantage. Il garda néanmoins ses craintes pour lui, et s’assurant que la jeune femme ne tomberait pas, il avait entamé sa marche vers la sortie. Installée contre son dos, s’agrippant du mieux que possible à ses épaules, Kiera lui répondit d’une voix sans conviction qu’elle essaierait de ne pas perdre conscience. Soren hocha la tête. Il devrait s’en contenter.

Il ne pensait à rien. Ou tout du moins, il faisait de son mieux. Un pied devant l’autre. Ne pas tomber. Ne pas perdre de temps. C’était aussi simple que cela. Soren savait pertinemment que seul la crainte et l’adrénaline gardaient ses sens en alerte. S’il paniquait, il n’arriverait peut-être pas à temps. Cette seule perspective le terrifiait, et pourtant, elle le forçait précisément à faire preuve de sang-froid. Il devina les murmures inaudibles de Kiera. Il sentit sa tête qui tombait doucement contre la sienne, ses forces s’amoindrissant. Il accéléra. Il ne comprit pas les paroles que Kiera prononça, incapable de comprendre sa langue. Incapable d’entendre ce qui seraient peut-être ses derniers mots. Il chassa aussitôt cette pensée, mais fut incapable de faire disparaître l’horrible amertume que cette idée lui laissa en bouche. Et si… Merde. C’était de sa faute. S’il ne l’avait pas entraîné là-dedans. S’il ne s’était pas entêté. S’il l’avait chassé. S’il ne l’avait pas libérée… Il fut arraché à cette idée quand les bras de Kiera qui se resserrèrent autour de lui. Son récent affolement retomba aussitôt. Reprends-toi. Elle s’accrochait. C’était la seule chose qui avait encore de l’importance. Elle s’accrochait… Il inspira profondément, et se hâta. Il ne l’abandonnerait pas.

Il était presque arrivé. Les éclairs de la Plaine illuminaient régulièrement l’entrée de la grotte, dans laquelle se découpaient plusieurs silhouettes. Il éprouva une pointe de soulagement. Pourtant, sa joie se dissipa quand les bras de Kiera le relâchèrent. Elle reposait contre son dos, silencieuse. Inerte. « Kiera ? » la panique l’étrangla. « Kiera ! » il allait la perdre… Il savait que sans accroche, Kiera ne tiendrait pas éternellement sur son dos. Il posa son épaule contre la paroi la plus proche, et la bascula aussi délicatement que possible. Quand il découvrit son visage déformé par la souffrance, son sang se glaça. Il ne perdit pas un instant de plus, et la prit dans ses bras. Il la souleva, et sans attendre une seconde de plus, Soren s’élança à corps perdu en direction de la sortie.

Il sentit son souffle, faible, mais présent. Il n’était pas encore trop tard. Quand il arriva enfin près de l’un des Al-Bheds, celui-ci le regarda d’un œil étonné. Il s’assombrit en découvrant le corps inerte de Kiera, mais ne broncha pas. « Trouvez-moi un antidote ! » mais face à lui, l’Al-Bhed leva juste un œil dédaigneux. « Xiue ? » Soren pesta, et le dépassa sans perdre de temps. Quand il traversa l’entrée de la grotte, les lueurs de la foudre agressèrent ses pupilles. Il plissa les paupières, découvrant la troupe d’Al-Bhed qui s’était tournée dans sa direction. « Un antidote ! Maintenant ! » il devina le visage du chef du groupe parmi la foule. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Soren lui jeta un regard noir, et hurla à nouveau. « Maintenant ! » le chef Al-Bhed leva les bras en l’air en signe, obtempérant, et se tourna vers l’un de ses hommes. Soren déposa Kiera au sol et chercha son pouls. « Allez… » il savait que la panique altérait son jugement, mais il n’arrivait plus à être calme. Puis, un battement. Il s’empara du pistolet à injection que lui tendit l’un des Al-Bheds. « La dose est dedans. Il suffit de… » Soren ne l’écoutait déjà plus. Sa main contre le cou de Kiera, le pistolet dans l’autre, il retira le capuchon de l’aiguille avec les dents, et pressa le canon du pistolet contre sa jugulaire. Quand il enfonça la gâchette, l’ampoule d’antidote se déversa dans le système sanguin de Kiera. Il respira enfin, une expression à la fois soulagée et horrifiée sur le visage. Il fallait attendre. Il tomba à genoux, à bout de force, retenant Kiera contre lui. « On peut la prendre avec nous. » le chef s’était approché, n’ajoutant rien à sa proposition. « Non. » Soren lui jeta un regard en coin. Son opposant haussa les épaules et n’insista pas. « Ymman ! Uh o jy ! » il accompagna ses paroles d’un grand geste du bras, et le groupe d’Al-Bhed reprit la route. Soren ne bougea pas, reprenant péniblement sa respiration. Sa tête tournait. Son souffle était lourd. Il ne se redressa que quelques minutes plus tard, alors que la silhouette des derniers Al-Bheds se profilait au loin. Ils reviendraient. Mais pour l’instant… Soren prit Kiera dans ses bras, et s’avança jusqu’à l’entrée de la grotte. Il adossa la jeune femme contre la paroi, et déposa sa veste sur elle. Puis, il s’installa à côté d’elle. Il laissa sa tête contre la paroi glacée, inspirant profondément. Dévoré par l’inquiétude, il savait qu’il ne trouverait pas le sommeil. Il soupira, ses paupières se refermant doucement. Il fallait attendre. Et tandis que les secondes s’étiraient, interminable, Soren retraça ses dernières décisions. Et s’il ne s’était pas mêlé des affaires des Al-Bheds ? Et s’il l’avait simplement prise comme gardienne ? Plus il envisageait la réponse, et plus son poing se resserrait.

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Kiera

Madame tout le monde

le Mar 9 Oct 2018 - 1:19

Plongée dans un monde onirique, Kiera avait l’impression d’arpenter un chemin beaucoup trop calme à son goût. Elle entendait par moment la résonance de son prénom, des murmures comme des échos lointains qu’elle était incapable de comprendre tant le son lui semblait étouffée. Parfois, elle se retrouvait face à certaines scènes de ses souvenirs de jeunesse, se revoyant parfois petite, parfois adolescente, mais malgré cela, elle continuait à avancer, mais pas vers la lumière qui brillait aveuglement dans son dos. Elle suivait un autre chemin, une autre trajectoire qui semblait ne pas approuver cette décision. La température de son corps semblait en hausse à chacun de ses pas, comme si la fièvre la monopolisait. Et pourtant, elle continuait, se refusant de s’arrêter ne serait-ce qu’un seul instant. Ce ne fut que quand elle vit une silhouette au loin qu’elle semblait légèrement ralentir, son regard se fronçant quand elle distingua enfin les traits de l’inconnue. Elle était là, avec son sourire hypocrite, sa fausse douceur qui l’avait toujours fait frissonner d’horreur et sa soi-disant bienveillance qui était autant de mensonge que de vérité. Elle était là, à lui tendre la main comme le ferait une mère aimante et méritante. Une image erronée de ce qu’elle avait voulus lui faire croire dans son adolescence. Et qui bien sûr s’était soldée par un cuisant échec. « Jena ta mà ! » La voix de Kiera était menaçante et forte, tout comme ses pas qui était de plus en plus décidée. Elle ne lui prendrait pas sa main, son moment n’était pas encore venu et elle le savait. Alors, pourquoi se tenait-elle là, devant elle ? Voulait-elle l’attirer dans ses filets ? Pour rattraper le temps perdu ? Foutaise ! Il n’y avait rien n’à rattraper, il n’y avait jamais rien eu. Jamais. Attrapant son marteau pour le tenir de ses mains, la jeune al-bhed affichait une expression de plus en plus haineuse, comme si elle était prête à se débarrasser de ses propres mains de cette illusion. « Tékyka za da tec ! Za da nazuehtnyec byc ! Di ahdahtc ! » S’élançant à toute allure, son cri de colère s’échappant de sa gorge, l’illusion de sa mère se transforma alors en un monstre. Elle n’était plus face à sa mère, mais face au xylomid qui l’avala aussitôt, la plongeant dans une mare de venin qui l’engloutissait petit à petit, pour mieux la faire disparaître.

« ZA HA DA NAZUEHTNYEC BYC ! » Soudain, ses paupières s’ouvrirent avec force, son corps se relevant sous l’impulsion de son rêve. Sa respiration se fit vive, haletante. De la sueur perlait de son front et de son corps et sa gorge, la brûlait fortement, lui rappelant alors que son cri s’était étendu jusqu’à la réalité. Posant une main sur son front, la jeune femme soupira alors, essayant de reprendre peu à peu ses esprits. Sa vision était trouble, mais elle arrivait à distinguer petit à petit le décor qui l’entourait. Elle était revenue dans la réalité, et en voyant la grotte, puis l’invokeur à ses côtés, elle en fut, plus que convaincue. Ce qui la soulagea fortement. Remarquant la veste sur son corps, la rousse se frotta soudainement les yeux, s’étonnant soudainement d’être revenus d’entre les morts. « Merde… Je suis un errant ou je suis bel et bien vivante ? » Sa question pouvait paraître con, mais à l’état actuelle des choses, elle n’était pas en mesure de réfléchir convenablement. Se redressant alors, Kiera regarda l’entrée de la grotte, ses yeux se faisant aussitôt éblouir quand elle croisa la vivacité d’un éclair. Son regard tourné vers la pénombre de la grotte, elle se tourna alors vers Soren, le regardant avec un air décontenancé. « On est où là ? Ils sont passés où ses blaireaux d’al-bhed ? » Est-ce qu’ils s’étaient barrés comme des connards en laissant les deux aventuriers ici ? Au fond, si c’était le cas, cela ne l’étonnerait pas plus que cela. Pour eux, ses deux étrangers n’étaient que de la chair à canon. Cela avait du leur trouer le cul, de les voir encore en vie. « Bordel… J’te conseille de pas te faire empoissonner… Ce n’est pas fun, et j’ai l’impression d’avoir le cerveau en compote… » Bien qu’elle plaisantât, elle en restait quand même sérieuse. Elle avait un mal de crâne à s’en cogner la tête contre les murs et sa fatigue n’arrangeait pas vraiment les choses. Mais au moins… Elle était vivante et c’était le plus important à ses yeux.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Mar 16 Oct 2018 - 22:31
Les murmures de Kiera le sortirent de sa léthargie sordide, hantée de cauchemars, dans laquelle il sombrait depuis déjà plusieurs minutes. Il pensa d’abord que son imagination lui jouait des tours. Mais quand un grognement caractéristique s’éleva, Soren bondit sur ses pieds. Il ignorait combien de temps s’était écoulé depuis qu’il avait administré l’antidote à sa compagne d’infortune, mais d’une manière où d’une autre, le sérum faisait son effet. Il attrapa machinalement le bras de la jeune femme, et pressa son index contre son poignet. Il attendit, ignorant les grognements plaintifs qui faisaient écho dans la grotte. Quand il sentit enfin les battements de son rythme cardiaque, Soren soupira de soulagement. Ce n’était pas terminé, et pourtant, il se sentait comme déchargé d’un terrible poids. Une lueur d’espoir. Il venait de retrouver une petite, infime, ridicule lueur d’espoir. C’était suffisant.

Quand il relâcha son bras, Kiera s’agita. C’était bon signe. Il avait décidé que c’était un bon signe. « Réveille-toi… » il posa sa paume contre son front. Elle n’avait pas de fièvre. « Allez… » il ne fit pas attention aux mots qui sortaient de sa bouche, réalisant à peine que ses lèvres s’agitaient. Il mourrait d’envie de lui mettre une gifle, de la secouer jusqu’à ce qu’elle ouvre enfin les paupières. Il inspira, expira, fit le cent pas sur le seuil de la grotte. Il fallut quelques minutes avant que la fatigue ne le rattrape, et que Soren reprenne sa place auprès de Kiera. Il attendit, ses doigts s’agitant contre sa cuisse, tendant l’oreille à la moindre fluctuation dans la respiration de Kiera.

Quand Kiera hurla, s’arrachant brutalement à son funeste sommeil, Soren la regarda simplement. Il était assis près d’elle, étonnamment calme, alerté du réveille de Kiera par l’agitation soudaine qui avait précédé son cri. Il ne dissimula pas le soulagement qui se peignait sur son visage. Elle n’était pas morte. Il soupira, soudain acculé par un écrasant sentiment d’épuisement. Elle n’était pas morte… Il posa son regard dans le sien, écoutant sa succession de question sans dire un mot, lui laissant quelques instants pour reprendre ses esprits. « Vivante. Enfin… J’espère. » pendant un instant, le doute caressa son esprit. Mais s’il était trop épuisé pour faire preuve de logique, il était également trop soulagé pour se soucier de savoir si Kiera était un monstre, un errant ou un vivant. « Content de te revoir. » les mots lui échappèrent malgré lui, mais il ne les regretta pas. Il jeta un regard vers l’entrée de la grotte, avant de lui répondre. « On est toujours dans la caverne. Les autres sont retournés à leur camp… Mais pas pour longtemps. » il reporta son attention sur Kiera. Il n’aurait jamais imaginé être aussi heureux, aussi soulagé de l’entendre, elle et son mauvais caractère. Il sentait que son corps s’affaiblissait, à bout de forces. Il se laissa doucement tomber contre la paroi glacée. « Tu avais raison. Je n’aurais pas dû m’en mêler. » il avait lancé ces mots en refermant ses paupières, la bouche pâteuse. Il ne tenait plus. Un bref sourire traversa son visage. Ses paupières refusèrent de s’ouvrir. « Je crois que j’ai besoin d’une pause. Ça te dérange si… ? » il ne termina pas sa phrase, sans savoir s’il jugeait que Kiera comprenait, ou s’il n’arrivait simplement pas à trouver ses mots. Soren sombra doucement, luttant en vain pour que son esprit reste éveillé encore quelques minutes. Quand le sommeil s’empara de lui, un sourire étirait ses lèvres. Soulagé. Heureux. Il se demanda à quand remontait la dernière fois où il s’était endormi sur une pensée paisible, avant de rejoindre les bras de morphée.

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Kiera

Madame tout le monde

le Sam 20 Oct 2018 - 0:50

Son réveil avait été des plus tumultueux. Son esprit reprenait peu à peu contenance, reprenant doucement de sa vivacité bien qu’encore embrumé à cause des effets du poison et de l’anti-venin. Peu à peu, elle semblait se calmer, ses souvenirs revenant peu à peu à la surface. Ils étaient encore dans la grotte, seuls, sans la moindre trace des al-bhed autour, ce qui n’était pas plus mal au final. Ça évitait de voir des têtes de cul dés le réveil. Ayant énoncer une multitude de question, le jeune homme sembla enfin reprendre contenance pour enfin répondre à la demoiselle, celle-ci ne pouvant s’empêcher d’esquisser un fin sourire à l’entente de son état. La situation était trop sérieuse et bien que sa tête la fît souffrir de martyre, elle avait ce besoin, de la rendre moins pompeuse. « Bah je suppose que tu te serais fait un plaisir de m’envoyer dans l’au-delà si ça n’avait pas été le cas ! » Quelques parts, cela la rassurait de se savoir en vie. Elle en avait vécu des aventures, avait frôlée plus d’une fois la mort, mais pas d’aussi près il fallait bien l’avouer. Reposant sa tête contre la roche, un soupir éreinté s’échappa de ses lèvres, mais aussitôt, à l’annonce d’un aveu de Soren, la rousse se tourna aussitôt vers celui-ci, son regard exprimant alors une surprise non dissimulée. Il était sérieux ? Il était vraiment content de la revoir ? Pourtant il était bien en colère un peu plus tôt non ? Restant un moment silencieuce à le regarder comme deux ronds de flan, Kiera ne su comment réagir. Elle devait l’avouer, pour une fois elle avait été soufflée, mais pour ne rien cacher, son état n’arrangeait rien à ses réflexions. Car après mure réflexion, elle afficha aussitôt un sourire moqueur, sa tête reprenant contact avec la roche. « Tu finiras par regretter tes paroles. » Car au fond, elle restait invivable. Parce qu’elle était comme cela, parce que son caractère était tel, qu’elle finissait toujours par énerver les gens autour d’elle.

Alors qu’elle profitait enfin de pouvoir respirer sans souffrir le martyr, Kiera écouta les explications de blondie concernant les al-bhed non sans serrer les dents. Ils allaient donc revenir. Quel dommage qu’elle n’ait pus exprimer sa façon de penser à ce peuple ingrat. Mais bon, elle ne s’amuserait sûrement pas à aller les retrouver dans leur camp, préférant laisser cela derrière elle. Fermant doucement les yeux, Kiera se sentait encore un peu vaseuse, encore un peu fatiguée à cause de son combat contre le poison. Ses forces lui semblaient bien plus fébriles, marquant qu’elle avait encore besoin de repos, mais bizarrement, elle avait l’impression que Soren aussi avait besoin de repos. « Le problème c’est que je suis sûre que t’aurais culpabilisé à mort si tu ne l’aurais pas fait. Pas v… » Quand elle se tourna vers le jeune homme, l’al-bhed remarqua alors l’état de son compagnon à ses côtés. Ses paupières étaient closes, sa tête reposait lourdement contre la paroi rocheuse. Il semblait au bout de sa vie et quand il entrouvrir à nouveau ses lèvres, ce ne fut que pour plonger petit à petit dans le sommeil, sa phrase restant en suspense, son débit de parole devenant de plus en plus incompréhensibles. Il en avait trop fait et ce constat ne fut plus qu’évident. « Quelle idée d’en faire autant quand on sort d’une sauterie avec une chimère… » attrapant alors la veste que l’invokeur avait déposé sur elle, Kiera recouvrir le corps du jeune homme avec, s’étonnant de son sourire qui semblait se dessiner sur son visage. Qu’est-ce qui le rendait aussi paisible ? Ce n’était quand même pas l’état de la jeune femme si ? Haussant les épaules, l’al-bhed préféra ne pas se questionner. Parfois, il valait mieux laisser le mystère là ou il était, et ne pas chercher à le comprendre. Croisant les bras, ses yeux se fermant alors, il était temps qu’elle se repose elle aussi et qu’elle se laisse bercer dans un sommeil réparateur. Ce ne serait que le temps de quelques minutes, juste de quoi la ressourcer pour repartir du bon pied.

Ce ne fut qu’au bout de quelques heures que la dragoon de feu se réveilla enfin sa tête quittant l’épaule de son partenaire, son regard s’ouvrant enfin au monde qui l’entourait. Si son corps éprouvait le besoin de s’étirer, ce ne fut que pour lui faire constater les courbatures qu’elle avait choppée à dormir ainsi, à même le sol sans le moindre confort pour celui-ci. Elle ne savait pas qu’elle heure il était, ni depuis combien de temps elle avait dormi, mais elle avait conscience d’une chose. C’est qu’ils devaient à présent, partir de cet endroit. Tournant sa tête vers l’entrée de la grotte, la jeune femme se fit de nouveau éblouir par un éclair. Apparemment ses yeux avaient encore du mal à se faire à la luminosité. Sûrement un contre coup de l’empoissonnement. Fouillant donc son sac pour attraper une paire de lunette de soleil. La jeune femme se releva alors, avant de s’accroupir face à Soren, sa main secouant son épaule, cherchant à le réveiller pour le sortir de sa torpeur. « Eh oh Blondie. Bouge ton cul, il est temps qu’on s’en aille. Je ne sais pas toi, mais moi je n’ai pas envie de revoir ses sales cons, de plus, t’as un pèlerinage à continuer. » Puis se relevant alors, elle s’approcha de l’entrée de la grotte, regardant en détaille l’horizon de ses lunettes noircis avant de se trouver vers Blondie. « Si on s’y met maintenant on arrivera peut-être à Guadosalam avant la nuit. Je sais que t’en peux plus, mais va falloir qu’on se presse. Tiens, avale ça. » Lançant un sachet en direction de l’invokeur, celui-ci pourra découvrir des tranches de viandes séchés à l’intérieur. Ce n’était pas le repas le plus réjouissant, mais peut-être que celui-ci pourra lui donner la force nécessaire pour continuer ce périple dans lequel ils s’étaient lancés.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Lun 22 Oct 2018 - 0:45
Une main l’arracha à un sommeil sans rêve, secouant vigoureusement son épaule. Son esprit s’éveilla doucement, et en guise de réponse, Soren poussa un grognement d’une inélégance sans nom. Il se recroquevilla sur lui-même, mais dès que sa peau toucha la paroi glacée de la grotte, un désagréable frisson remonta le long de son échine. Il entrouvrit péniblement les paupières, découvrant la silhouette de Kiera qui se découpait dans l’obscurité de la caverne. Il fronça les sourcils, rassemblant ses esprits. Dehors, la foudre qui zébrait le ciel, assourdissante, lui remémora bientôt l’endroit où ils se trouvaient. Il reconstitua à grand peine les derniers événements : la grotte, le poison, et la fatigue qui l’avait finalement terrassé. Il pesta entre ses dents. Il ignorait combien de temps il avait dormi, mais s’il se fiait à l’impatience de Kiera, certainement trop longtemps. Il se redressa péniblement, une main sur le front, sa tête comme écrasée dans un étau. Il respira lentement, cherchant à reprendre contenance, et jeta finalement un œil en direction de Kiera. Il releva la paire de lunettes assombries juchée sur son nez, mais ne trouva pas la force de faire une quelconque remarque.

Il écouta Kiera d’une oreille, se relevant en s’aidant de la paroi. S’ils partaient maintenant, ils arriveraient peut-être avant la nuit. Soren grimaça, son esprit reformulant immédiatement les mots de Kiera. S’ils partaient maintenant, ils marcheraient au moins jusqu’au crépuscule. Même s’il en mourrait d’envie, il ne soupira pas. Il savait que sa mauvaise volonté ne ferait que rendre les choses plus difficiles, et ravala finalement son pessimisme. Il était sur le point de suivre la jeune femme, quand celle-ci lança un objet dans sa direction. Soren rattrapa maladroitement le petit sac et l’ouvrit, découvrant quelques tranches de viande séchée. Un petit sourire s’inscrivit sur ses lèvres, mais il préféra se taire. Il prit une lamelle de viande et la porte à ses lèvres, pinçant le morceau de nourriture entre ses dents. Un goût de sel se diffusa dans son palais. Il s’avéra que ce repas de fortune était étonnamment bon, même s’il soupçonnait que sa faim grandissante ne soit pas étrangère à cette impression. Sitôt sa première tranche avalée, Soren lança un regard en direction de Kiera. « Merci. » il s’avança, piochant deux autres tranches qu’il dévora avec appétit. Il rendit finalement son sac à Kiera, une pointe de reconnaissance dans le regard. Ils quittèrent finalement la grotte, s’aventurant dans le chaos de roche et d’éclairs dont était façonnée la Plaine Foudroyée.

Son corps marchait tout seul. Chaque coup de tonnerre accentuait la migraine qui lui vrillait le crâne, lui arrachant de temps à autres des gémissements plaintifs. Il n’entendit pas tout de suite les piaillements guillerets qui s’élevaient dans leurs dos, trop occupé à faire taire l’écho que les rugissements de la foudre laissaient dans son crâne. Pourtant, un pépiement plus haut que les autres perça dans le vacarme qui lui servait d’esprit. Quand il jeta un œil en arrière, Soren découvrit avec étonnement la silhouette harnachée d’un chocobo, dont la mine joyeuse jurait avec l’obscurité de la plaine. Il tirait derrière lui une caravane marchande, à l’avant de laquelle il distingua la silhouette d’un homme. « Eh. Arrête-toi au prochain paratonnerre. » il avait reporté son attention sur Kiera, un soudain regain d’énergie dans la voix. Si l’épisode des Al-Bheds était encore récent, Soren avait conscience que la traversée serait trop éprouvante pour lui. Il avait une porte de sortie, et il comptait bien en faire bon usage. Quand ils arrivèrent sous le paratonnerre, la petite cariole les avait rattrapés.

Soren s’avança, levant une main à l’attention de l’homme qui menait le petit convoi. Celui-ci lui rendit son geste, attendant que le jeune homme s’approche. Soren parla entre deux éclairs. « Nous allons vers Guadosalam. Vous auriez de la place pour deux voyageurs ? » le marchand posa sur les compères un œil méfiant. Soren ne broncha pas, attendant une réponse. « On dirait que vous étiez pas prêts pour ce genre de voyage. Qu’est-ce que vous allez faire chez les Guados au juste ? » Soren afficha un sourire humble, inclinant légèrement la tête. Une seule chose le préoccupait : ne pas perdre davantage de temps. « Il se trouve que je débute mon pèlerinage. Nous faisons route vers le prochain temple, mais nous avons rencontré quelques imprévus. » aussitôt, le visage de l’homme s’illumina. « Ah ! Un Invokeur ! ‘fallait le dire de suite ; avez le retour de Sin, c’est une bonne chose que les gens comme vous reprenne du service. » Soren hocha la tête, et posa son regard sur lui. Comme satisfait de cette découverte, le marchand continua de sourire quelques instants, avant de se remémorer la requête exprimée par Soren. « Oh, bien sûr, montez ! Vous avez de la chance : les gars de Bevelle étaient en panique. Le temps qu’ils fouillent mon chariot, j’aurais bien pu partir que demain. » Soren marmonna un remerciement, et sur l’invitation du marchand, se dirigea vers l’arrière de la cariole. « Allez-y, grimpez. Vous aussi m’dame la gardienne, faites vous une place là derrière. » à l’abri des regards, Soren grimaça. Il se hissa néanmoins dans le chariot, se trouvant une place entre les marchandises. Il jeta un œil en direction de Kiera, puis remercia à nouveau le marchand. Celui-ci reprit aussitôt la parole, non sans une certaine fierté à l’idée de contribuer au pèlerinage d’un Invokeur. Soren lui lança un sourire creux, tentant tant bien que mal de faire la conversation. Toutefois, il sentait le sommeil qui l’enveloppait. Il hochait la tête sans conviction, quand ses paupières se refermèrent.

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Classe : Dragoon du Crépuscule

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Kiera

Madame tout le monde

le Mar 20 Nov 2018 - 15:56

Sa pitance avalée, son sac de viande séchée retrouvant les affaires de l’al-bhed, il était maintenant tant de reprendre la route pour rejoindre la tant désirée ville de Guadosalam. Si la route ne semblait pas de tout repos, Kiera était bien décidé de marcher jusqu’à épuisement à destination. Elle ne voulait pas perdre plus de temps que nécessaire et l’envie de rejoindre un bon lit douillé lui faisait bien plus envie que de dormir sur un sol dur et sous des éclairs menaçants. Ouvrant donc la voie, ses lunettes de soleil avaient été une véritable bénédiction pour affronter la lumière aveuglante de ses flèches électriques. Ses yeux n’auraient sûrement pas supporté le choc sans cette protection. Alors qu’ils commençaient à se rapprocher d’un paratonnerre, Kiera fut attirer par des piaillements qui semblaient faire écho derrière elle. Se retournant alors pour apercevoir le convoi du marchant, elle hocha la tête face aux directives du jeune homme qui semblait vouloir profiter de cette aubaine pour accélérer leur voyage. C’était à croire que la chance revenait enfin vers eux. Ce qui n’était pas plus mal. Parce qu’au fond, si le jeune homme avait du mal à suivre, Kiera n’était pas mieux lotie, bien qu’elle ne le montrât pas. Bien que le poison fût parti, ses membres continuaient à lui provoquer des douleurs lancinantes, bien pire que les courbatures que l’on peut avoir après un effort intense. Alors oui, ce marchand était vraiment le bienvenu et bien qu’elle ne crût pas en Yevon, elle aurait été capable de le remercier en cet instant.

Quand ils furent enfin sous le paratonnerre, Kiera laissa Soren prendre les choses en mains, préférant suivre la conversation plutôt que s’en mêlée. Les bras croisés, elle écoutait donc chacun des protagonistes, non sans parfois grimacer face à l’hypocrisie du marchand. Il n’était pas chaud pour emmener deux étrangers, mais dés qu’il s’agissait d’un invokeur, les mentalités changeaient apparemment. Sa méfiance avait aussitôt disparu, laissant place à une certaine forme d’altruisme. Ce qui dégoûtait l’al-bhed qui se mit à ronchonner entre ses dents. « Hypocrite. » Bien évidement ses paroles étaient trop basses pour être entendus et quand vint la fameuse phrase du : c’est une bonne chose que les gens comme vous reprenne du service. Kiera ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel, l’exaspération passant sur son visage avant d’aussitôt s’estomper. En quoi c’était une bonne chose que des gens se sacrifier pour dix années de tranquillité ? Non franchement, elle n’arrivait à comprendre la mentalité des gens sur cet avènement. Bref, là n’était pas la question, le plus important était de rejoindre Guadosalam en entier, et cet homme avait le pouvoir de le faire, donc autant se montrer le plus neutre possible. Apprenant que le vendeur s’était fait fouiller son convoi, Kiera n’avait pus retenir un petit sourire qui pouvait paraître compatissant. Alors comme ça, ils en étaient à fouiller le moindre charriot pour retrouver sa personne ? C’était presque trop flatteur pour sûre. Alors que l’inconnu invita Soren à monter à l’arrière, il en fit de même avec Kiera ne tardant pas à la traiter en tant que gardienne du fameux invokeur à ses côtés. « Gardienne ? » articula-t-elle faiblement.  Elle eut un moment de surprise, son sourcil s’arquant légèrement, mais reprenant ses esprits, elle offrit juste un sourire enjôleur à son bienfaiteur. « Merci à vous mon brave. Vous nous rendez un fier service. Que votre altruisme soit loué. » Jouant le jeu, il était toutefois hors de question qu’elle entame la salutation de Yevon. Elle n’était pas assez hypocrite pour jouer le jeu jusqu’au bout.

Montant donc à l’arrière face à blondie, la jeune femme soupira alors d’aise, profitant d’être enfin assise pour masser ses jambes douloureuses. Au final elle avait bien fait de garder ses lunettes, car avec ses origines exposées au grand jour, sûrement que l’homme n’aurait pas été aussi coopérant. Croisant les bras, elle laissa donc le revendeur s’élancer dans des discussions avec l’invokeur, celui-ci semblait de plus en plus absent au fil des discussions. Bien que ses lunettes empêchent de voir ses yeux, Kiera fixait le jeune homme sans la moindre parcelle d’expression, constatant peu à peu son état de somnolence qui fini par l’emporter. Il devait vraiment être épuisé pour ne même plus avoir la force de résister. « Non mais, ça ne sert plus à rien de lui parler… Il s’est endormit. Vous savez, la fatigue, tout ça, tout ça. » Se tournant vers l’al-bhed, le marchand observa silencieusement l’invokeur qui semblait parti dans les bras de morphées, un sourire se dessinant sur les lèvres du cocher.

« Eh beh, cela ne semble pas de tout repos ! Heureusement qu’il y a des gens comme lui pour nous offrir la félicité. »
« La félicité hein ? »

Cette vaste mascarade morbide qui ne sert strictement à rien ? Ouais heureusement qu’il y a des débiles assez stupides pour permettre à ce truc de se perpétuer à travers les âges. Voilà ce que la jeune femme voulait énoncer. Après tout, ce n’était là que ce qu’elle pensait de la chose, mais elle préféra se taire. Discuter de cela avec un tel homme n’apporterait rien de plus qu’une tension palpable qu’elle ne pouvait se permettre de créer.

« Oui. Ils sont nos héros pour un futur meilleur. Ce dévouement dont ils font preuve. Ce sacrifice… Vous deviez être fière d’être la gardienne de l’un d’eux ! »
« Vous ne pouvez pas savoir à quel point… »

Si le jeune homme pouvait entendre, sûrement qu’il grimacerait face à ses paroles, ce qui faisait sourire Kiera rien qu’à l’idée de l’imaginer avec cette bouille de dégout. Lui qui semblait vouloir tout faire pour se débarrasser d’elle, n’aurait sûrement pas aimée la tournure que prenait la chose à l’heure actuelle. Continuant de piailler avec une joie alourdissant, la jeune femme usa de ruse, pour faire croire à un sommeil réparateur à son tour, profitant enfin du silence pour se tourner discrètement vers le paysage qui se découpait sous ses yeux. Le destin était vraiment capricieux quand elle y pensait. Elle qui s’était attendue à sauver sa peau dans la Via, se retrouvait à arpenter les routes pour aider un invokeur à accéder à la félicité. Du moins, c’est ce qui était convenu, mais quelques parts, elle se doutait que le jeune homme avait une autre idée en tête. Il était mystérieux, mais pas indéchiffrable et son regard laissait à penser qu’il ne faisait pas tout ça dans l’unique but de faire comme tout le monde. « Je finirais bien par savoir ce que tu mijotes. » Murmurant faiblement ses mots, Kiera avait observé le jeune homme endormis, avant de se tourner à nouveau vers le paysage. Guadosalam ne devait plus être très loin à présent.

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