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Close your Eyes (PV - Cillian)

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Ryme

Invokeure

le Dim 29 Juil 2018 - 11:53
Cela faisait presque trois semaines que Ryme était arrivée sur l'île de Besaid. La première rencontre avec l'île ne s'était pas faite sans sacrifice, ni sans heurts. Dépouillée de sa voix, mais aussi de la sympathie de certains habitants, elle avait dû travailler ardemment pour honorer sa position d'Invokeure. Le matin, la jeune femme occupait son temps à la prière afin que l'harmonisation entre son esprit et celui du Priant soit une chose aisée. Entourée des hommes et femmes d'église, il n'y avait que le chant émanant de l'alcôve sacré qui perturbait le silence. Pourtant, malgré ses capacités, Ryme ne se sentait jamais réellement à sa place dans la salle de prière. Même si le visage familier de Garan lui donnait un peu de baume au cœur, la plupart des autres membres du clergé la regardaient avec un certain mépris. Cependant, bien des prêtres et prêtresses durent reconnaître son intégrité et aussi ses qualités.

Seul mage blanc, réellement compétent de l'île, on confia à Ryme l'infirmerie du temple. Tous les après-midis, elle tenait l'officine avec sérieux. Les blessés n'étaient pas rares sur l'île, qu'ils furent attaqués par un monstre où qu'il se soient blessés au travail, il y avait toujours une personne à soigner. Surtout, depuis que les entraînements de Cillian avaient commencé. Plusieurs adolescents venaient régulièrement au temple en prétextant un bobo quelconque, afin d'amadouer l'ancienne Voix, pour qu'elle demande à son compagnon de rendre les exercices plus faciles. Ils étaient renvoyés avec le sourire.

La vie suivait ainsi son cour, d'une agréable manière à l'exception d'une chose : les deux amants ne se voyaient que très rarement. Ou plutôt, Ryme ne voyait pas souvent Cillian. Partant alors que l'aube n'était pas encore levée, revenant lorsque la nuit était déjà bien entamée. Lorsqu'elle avait l'occasion de rentrer de la clinique un peu plus tôt, la jeune femme s'endormait presque immédiatement sur le lit, sans pouvoir échanger plus que des banalités. Cette situation lui faisait beaucoup de peine, mais elle ne voulait pas le mettre dans une position délicate : il était l'enfant du pays, celui vers qui on se retournerait si elle n'était pas une bonne Invokeure. Alors, Ryme faisait de son mieux pour que tous dise du bien de son travail.
Sa voix avait même commencé à timidement revenir : un peu rauque, elle était encore faible et surtout indisciplinée. Le son n'était guère plus qu'un murmure, mais était suffisant pour abandonner son papier et son crayon. Les marques de son agression commençaient, elles aussi à disparaître. Bien que les cauchemars liés au traumatisme étaient encore présents, Ryme faisait comme si de rien n'était, y comprit lorsqu'elle croisait fugacement Cillian.

Aujourd'hui, n'était pas différent d'un autre jour. Et chaque jour suffisait à sa peine. Ryme était entrain d'examiner consciencieusement la blessure au genoux d'un petit garçon, lorsqu'elle entendit la porte de l'infirmerie grincé. Elle ne tourna pas la tête, se contentant de continuer les soins. Ue bulle de morve, pendant au nez de l'enfant, était prête à explosée. Un sort de soin mineur suffirait amplement à le guérir, mais pour le geste symbolique, l'Invokeure appliqua un pansement. Un petit trésor de guerre qu'il pourrait monter aux autres enfants. Après un baiser sur le crâne, il s'en alla sans demander son reste.
Ryme se retourna enfin vers la porte. C'était un des élèves de Cillian. Elle soupira doucement en positionnant ses poings sur les hanches, prête à lui faire la leçon.

« Ah, je, euh c'est Jienne qui m'envoie !! se défendit-il rapidement.
Je t'écoute, Sacha, répondit Ryme en se détendant.
Elle m'a demandée de vous dire qu'il fallait que vous veniez de toute urgence sur la plage.
A-t-elle dit quelque chose de plus ? S'il y avait des blessés ?
N.. Non, désolé.
Ce n'est rien. Tu peux retourner à l'entraînement. »

Ryme le regarda partir et poussa un soupir. Qu'est-ce que sa belle-soeur avait bien pu trafiquer, encore ? L'Invokeure se saisit de son bâton. Elle n'avait guère besoin de plus, en cas d'urgence, il valait mieux utiliser la magie que des remèdes. Elle ferma à clef la pièce avant de s'en aller. Du coin de l'oeil, elle vit la milice de l'église s'entraîner. Elle distingua la silhouette de Cillian au loin, sans pour autant lui faire signe. Il n'avait pas besoin de distraction. Sans plus tarder, elle se mit en chemin.
La plage n'était pas si loin du village, mais y aller représentait un effort important pour Ryme. Sa démarche maladroite ne lui permettait pas de se déplacer avec aisance sur les routes caillouteuse de l'île. Elle songea à faire appel à Ixion, mais se rappela que l'orage qui accompagnait sa chimère ne ferait qu'angoisser les habitants. Elle soupira. Heureusement qu'elle ne portait pas ses habits officiels. Depuis quelques jours, elle optait pour une tenue plus simple et plus locale. Mais les robes, bien que plus confortable, ne rendait pas la marche plus aisée pour autant.

Au bout d'une demi-heure, elle vit enfin l'orée de la plage. Ryme redoubla alors d'efforts, s'attendant à trouver Jienne dans un état pitoyable. Depuis l'incident avec Marnie, la jeune femme n'avait pas osé remettre les pieds sur une plage. Alors, son cœur se serra un peu lorsqu'elle sentit sous ses pieds, le moelleux du sable.

« RYYYYYMMMMMEEE ! » appela une voix familière un peu plus loin.
L'Invokeure discerna la silhouette massive de Jienne qui lui faisait de grands signes.

« Jienne ! Tu as un problème ? Es-tu blessée ? Questionna Ryme en arrivant à sa hauteur, le souffle court et le front légèrement en sueur.
— Ce n'est pas moi, mais une personne qui s'est enfoncée dans la crique, dans la grotte, là-bas ! On ne peut pas la déplacer, il faudrait que tu y ailles !
Je... Oui, très bien. Je vais faire de mon mieux. »

Malgré on sourire, Ryme n'était pas très rassurée de devoir s'aventurer, seule, là-bas. Mais il fallait qu'elle tienne son rôle au mieux. Alors, elle prit une grande inspiration avant de s'enfoncer plus avant dans le cœur de la roche. La lumière prit une teinte bleutée. Au loin, il lui semblait entendre des cris, mais ce n'était peut-être que le vent. Son cœur se serra. Puis, elle arriva au cœur de la grotte. Un tour au plafond laissait rentrer le soleil et la végétation avait reprit son droit sur une ruine juste au-dessus. Un bras de mer avait réussi à se faufiler jusque-là. Les murs étaient irréguliers, les plus plats étaient recouverts d'inscriptions, mais près de l'eau, la roche brillait comme des diamants.
Il n'y avait personne. Juste un petit panier, à l'ombre. Ryme s'en approcha et regarda à l'intérieur. Il y avait une couverture, de quoi manger. Et un mot.

« Profitez bien. Jienne »

Ryme poussa un juron. Jienne les avait piégés. Sa gorge se serra un peu : cela allait être étrange de passer du temps avec lui. Pour détourner son stress, l'Invokeure observa les parois de la grotte, il y avait des noms, par deux. Et des petits dessins. Une étrange coutume de l'île sans doute. Peut-être pourrait-il lui expliquer ? Puis, elle se demanda si, cet endroit n'était pas celui dont il lui avait tant parlé lorsqu'ils étaient à l'hôpital. La scène lui semblait familière. Mais lui, se souvenait-il ?

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Jeu 2 Aoû 2018 - 15:21
Un tronc, abattu par les vents, me sert de siège alors que notre petit groupe reprends son souffle. Mon regard vagabonde, sautant rapidement d'un visage a l'autre. Tous des gamins. Enfin, ce n'est pas juste. Ça va faire trois semaine que je m'occupe d'eux, et ils ont l'air d'avoir pris quelques années déjà. Même les filles. Un petit peu de fierté remplit mon cœur. Ils sont loin d'être prêts, mais, et j'en suis le premier surpris, ils ont réussi a au moins assimiler le travail d'équipe à une vitesse prodigieuse. Au lieu de tous se reposer en même temps, je peux toujours en voir un alerte, dans une sorte de balais entre surveillance et repos qui se passe presque sans aucun accrochage.

Du coup, je laisse mon esprit vagabonder, et comme souvent, il s'envole doucement vers une jolie rousse. Ça fait un moment que je ne l'ai pas vue. Enfin, non. On se voit. Mais épuisés par nos taches respectives, ça fait un moment que l'on a pas pu vraiment passer un moment l'un avec l'autre. Je crois que ça me manque un peu, mais bon. Peut être qu'il ne me faut pas trop de distractions. Après tout, même si je ne suis pas officiellement son Gardien, je suis que la plupart des gens m'ont rattaché à elle. Si je fais de la merde, c'est sa réputation qui va en prendre un coup. Et ça, je ne le laisserai pas faire.

Un léger soupire passe mes lèvres, ce qui attire l'attention de Battis, un grand dadais qui vient à peine de dépasser la puberté. Contrairement à ce que son air d'armoire à glace pourrait laisser penser, ce ne sont pas ses muscles bien développés pour son age qui sont son point fort, mais son cerveau aiguisé. Et je ne suis pas moqueur. Je dois avouer que je suis toujours surpris quand je le vois mieux connaître la flore ou la faune que les deux ou trois mages que l'on se traîne. Enfin, se traîne. Ce n'est pas gentil pour eux. Mais … C'est vrai que ceux qui ont tendance à mettre des coups d'épée, on les range plutôt en dessous que les mages niveau intellect. Et Battis est de ceux qui font mentir cette tendance, et de la plus belle des façons.

Le grand jeune homme se lève avant de venir s'installer à coté de moi. Il me tapote l'épaule avant de me parler.

« Ca ne va pas, chef ? »

Je tique un peu. Je n'aime pas que l'on appelle comme ça. Et, a son sourrire moqueur, je pense qu'il le sait, et qu'il l'a fait exprès. Je lui adresse un petit regard agressif avant de lui rendre une très légère esquisse de sourire.

« Ca fait un moment que je n'ai pas eu de temps pour moi, c'est tout. Mais ne laisse pas ça te faire croire que je ne suis pas encore le meilleur d'entre vous tous, non mais. »

Il me lance un faux regard blessé. Il sait que je plaisante, en jouant le chef un peu autoritaire. Après tout, je ne suis pas là pour me battre à leurs côtés, mais pour les surveiller et intervenir, si jamais. Il me réponds, ce qui me surprends. Même si on passe beaucoup de temps ensemble, tout ce petit groupe, je crois que c'est la première fois qu'on se parle un peu plus que ce qui est nécessaire pour la mission.

« Pour toi, ou pour ta belle invoqueuse ? »

J'aurai mal pris son ton si je ne savais pas qu'il était en couple avec Gatson, le fils du boulanger. Son regard s'illumine d'un coup, comme si son cerveau venait de s'allumer.

« Rassure moi Cillian, je t'ai bien dit que le patron t'avait demandé de le rejoindre sur la plage a midi, non ? »

Je fronce les sourcils, avant de lever les yeux vers le soleil. C'est qu'il est quasiment midi, putain. Je lui lance un regard noir. Bordel, je vais être en retard. D'un coup d'un seul, je me lève.

« Non, tu ne me l'avais pas dit. Je vous raccompagne jusque la caserne et j'y vais. Et la prochaine fois, penses y ! »

Dont acte. Comme un seul homme, tout le monde se relève avant de se diriger vers le village. Heureusement, nous n'étions pas loin. Une fois arrivés, je salue tout le monde avant de me diriger en trottinant vers la plage.

Tiens ? Le chef n'a pas l'air d'être déjà là. Je soupire. Au moins, je ne suis pas en retard, du coup. C'est … Déjà ça de pris.

« CIIIIIL ! »


Je fronce les sourcils. C'est pas le chef ça. C'est Jienne. Qu'est-ce qu'elle peut bien me vouloir ? Elle m'indique du doigt une grotte. Ah ? Le chef aurait vu un monstre là bas et a besoin de moi ? Je soupire, avant de hocher de la tête. Il est gentil le chef, mais il n'a pas été choisi pour ses capacités de combattant. Le conaissant, il doit être aux prises avec un vieux monstre nul. Rapidement, je parcours le chemin qui me sépare de la grotte. Je le connais bien cet endroit, c'est typiquement le genre d'endroit où, quand j'aurai le temps, j'emenerai bien …

« Ryme ? »


Je fronce les sourcils. Pas que je ne suis pas content de la voir, au contraire. Mais si il y a un monstre dans le coin, ça peut être dangereux, non ? Même si bon, avec Ixion, je pense qu'elle devrait s'en sortir. Je m'approche d'elle.

« Attention, on m'a dit qu'il y avait un monstre dans le coin. Tu n'as pas vu le ch ... »

Je remarque le panier posé par terre. C'est un panier de mes parents ça. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Je me dirige vers le panier. Il y a un mot. L'écriture de ma sœur. Un petit ricanement léger s'échape de mes lèvres. Je me retourne ensuite vers Ryme.

« Laisse moi deviner, toi aussi il y a eu une urgence qui te demandait de venir dans cette grotte au plus vite ? »

Je m'approche d'elle, avant de poser ma main sur son épaule.

« Ca faisait longtemps, non ? »

Je ne sais pas combien de temps libre on a devant nous, mais qu'ils aillent tous au diable. Doucement, je la tire contre moi. Je dois être un peu en sueur, mais tant pis.

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Ryme

Invokeure

le Jeu 9 Aoû 2018 - 10:29
Les lignes tracées à la craie étaient soit assurées, soit timides. Sans doute, avaient-ils écrits ces choses avec les mains tremblantes ? Ou peut-être le cœur palpitant ? En tou cas, celui de Ryme battait joyeusement, malgré la tension qui s'écoulait dans ses veines. Pour la première fois, depuis longtemps, elle et Cillian allait pouvoir un peu de temps, rien que pour eux. Il n'y aurait ni blessé à soigner ni adolescent à former à l'art du combat. Son esprit, craintif, se demandait comment il fallait qu'elle réagisse : devait-elle lui sauter dans les bras ? Etre réservée ? Il avait été tellement naturel d'être avec lui, alors, pourquoi n'arrivait-elle pas à se souvenir de ce temps-là, qui n'était pourtant pas si distant ?
Plus que leurs retrouvailles, c'était ce genre de considérations étranges et peu naturelles, qui la dérangeait. Ryme poussa un soupir avant de prendre trois grandes inspirations.
Mais lorsqu'il apparut, au détour des méandres des parois, l'air lui manqua. Son cœur s'arrêta de battre, pour repartir encore plus fort. Il s'avança, un air inquiet sur le visage, puis, il comprit en voyant le panier. Son rire, un peu grinçant, se répercuta en écho autour d'eux.

Elle ne répondit pas aux questions qu'il posa, se contentant de cacher ses joues rougissantes en baissant légèrement la tête. Mais elle ne put s'empêcher de lever le nez lorsqu'elle sentit sa main s’abattre délicatement sur son épaule. C'était un contact étrange, pour eux. Dans ses souvenirs, il n'y avait pas ce genre de geste, presque amical. Sa phrase, sa question, avait une petite saveur amère. Mais le contact qui s'amorça ensuite, lui, était loin de cette froideur.
Sur sa peau, il y avait l'odeur du soleil, du vent salé, mais aussi un peu de la sueur. Un parfum qu'elle n'avait pas sentit sur lui depuis des années. Ses souvenirs la ramenèrent à Bevelle, à l'hôpital, à cette étrange relation qu'ils avaient entretenus.
Instinctivement, elle l'enlaça tendrement. Ryme avait l'impression que ces semaines passées à l'extérieur avaient dorée un peu sa peau et redonner un peu de muscles et d'épaisseur à sa carcasse. L'image évanouie du Cillian d'avant se superposa à celui-ci. Peut-être n'avait-il pas tant changé que cela, finalement.

« Trop longtemps, tu veux dire... » soupira-t-elle doucement en frottant délicatement sa joue contre sa poitrine.
« On m'a attirée ici en prétextant un blessé. Je ne nous croyais pas si manipulables. » confia-t-elle d'une voix plus légère.

Elle se détacha doucement de lui et l'observa. Comme elle le pensait, ce qu'elle voyait lui faisait faire un charmant bond dans le passé. Mais lui verrait sans doute un pas vers l'avenir. Loin de ses airs fiers d'Invokeur, Ryme était habillée le plus simplement du monde et ses cheveux roux étaient lâchés, tombant dans son dos. Avec une peau un peu plus dorée par le soleil et des cheveux plus foncés, on aurait pu la prendre pour une véritable fille des îles. Mais sa peau blanche, qui n'arrivait pas à bronzée, la trahissait cruellement.

« Tout ce passe bien, pour toi ? Les entraînements, je veux dire. Oh, d'ailleurs, ils n'ont pas besoin de toi ? » demanda-t-elle en réduisant leur contact qu'a leurs mains liées.

« Est-ce que je peux être égoïste et te demander de rester, encore un peu ? » la question semblait bien triste.
Mais, si elle devait être honnête avec elle-même, cette séparation, bien que superficielle et forcée, lui avait fait du mal. Elle avait tout fait pour être un membre exemplaire de la communauté, mais sans lui, sans sa présence, Besaid ne pouvait pas devenir son foyer. Et doucement, mais surement, elle avait commencer à comprendre cette expression, qui disait que, notre demeure était là où notre cœur se trouvait. Et, le sien était prisonnier avec Cillian.

« Tu m'as manqué. » souffla-t-elle sans réellement attendre qu'il réponde quoi que ce soit. Elle s'avança timidement avant d'encercler son cou de ses bras pour lui demander d'une pression de se pencher un peu, afin qu'elle puisse l'embrasser. C'était un baiser lent, doux, amoureux qui fit naître des picotements dans toute son échine. Une sensation dévorante qui agita un peu plus son cœur. Lorsqu'elle se sépara de lui, sur sa langue, roulait le goût cruel du trop peu.

« Tu connais cet endroit ? Pendant que j'étais seule, j'ai regardé un peu les parois. Il y a des noms et des dessins, mais je ne comprends pas tout. Je crois qu'il y en a qui sont dans le dialecte de Besaid. Je ne connais que celui commun, de Bevelle. » avoua-t-elle en l'entrainant vers un des murs.

Elle lui montra avec sérieux, les choses qui l'intriguaient le plus. Les inscriptions en langue commune étaient rares. Mais elles existaient, c'est ainsi qu'elle avait compris qu'il s'agissait de prénoms. Mais les dessins n'avaient guères de sens pour elle.

« Ce sont les gens qui sont venus ici ou quelque chose comme ça ? » demanda-t-elle en se retournant vers lui.
Sa gorge se serra un peu, elle n'aimait pas paraître idiote ou inculte. Pire encore, s'il s'agissait d'une tradition a respectée, comment lui avouer qu'elle ne savait pas écrire ?

« Tu... Je... » commença-t-elle doucement, sans pour autant terminer sa phrase. Sa voix encore balbutiante n'était pas réellement agréable à entendre. Elle se rendit compte à cet instant, qu'elle semblait bien fragile face à lui, mais surtout face à cette partie d'elle-même qu'elle découvrait en sa compagnie, une Ryme égoïste, avide.

« Tu veux manger quelque chose ? Je crois qu'il y a des fruits dans le panier.» Ryme se faufila jusqu'au dit panier et l'ouvrit. Sa nervosité était presque palpable, alors qu'au hasard, elle fouinait à l'intérieur, le cœur battant. Elle se recoiffa plusieurs fois, essayant de domptée en vain, une mèches rebelles qui n’arrêtait de revenir devant ses yeux, dans une boucle souple et massive.

« Jienne a même prévu une, non, deux couvertures si on veut pic-niquer. » commenta-t-elle d'une voix un peu tremblante en terminant sa phrase d'un rire, à la mélopée émotive.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Lun 13 Aoû 2018 - 11:22
Trop longtemps. C'est assez ça, oui. Trop longtemps. Je profite un pue de sa chaleur en restant silencieux comme un petit chien sage. Il y a des moments où les mots sont de trop dans la vie. Je lui rends avec plaisir son étreinte. Je crois qu'elle est même un peu plus douce. Qui aurait cru que l'absence aurait ce genre d'effet ? C'est fou, non ? Elle explique ensuite sa présence. Un blessé. Dans un sens, ce n'est pas forcément faux. Je suis un peu un blessé, non ? Même si je me doute que ce n'est absolument pas ce qu'il faut tirer de la situation. Et puis bon. C'est vrai qu'avec ses cheveux un peu emelés et sa beau qui commence à doucement être dorée par le soleil, elle a l'air un peu sauvage, mais mon amoureuse n'est pas un monstre, non mais ?

Je serre doucement ses mains avant de lui répondre.

« Ca va, ça va. Ils ne sont pas très doués, mais ils y mettent du cœur. C'est le plus important, non ? »

C'est vrai que ce ne sont pas des flèches en combat, même si certains s'en sortent. Mais c'est normal. Aucun d'entre eux n'a le combat comme vocation principale. Tout les gamins que je traîne, ce sont des jeunes qui veulent juste pouvoir défendre leur maison si jamais Sin revient. Dans un sens, c'est presque plus courageux que des banisseurs ou des gardes normaux. Se battre, quand on a la disposition pour, ça reste relativement facile. Quand ce n'est pas notre truc, c'est déjà bien plus compliqué.

Sa remarque suivante me fait sourire un peu, même si je comprends d'où elle vient. Ça fait longtemps qu'on a pas eu un moment rien que pour nous deux. Et moi aussi, ça m'a manqué. Terriblement. Plus que je ne pourrai l'avouer en tout cas. Alors je garde un peu un air d'homme fier. Elle me tire un peu dessus pour m'embrasser, et je me plie volontiers à ses désirs. Je n'ai plus souvenir de la dernière fois où j'ai pu goûter à ses lèvres. Et je n'ai absolument pas envie que ce soit un fait qui dure. Il va falloir que l'on change notre routine, Ryme. Et vite.

Mais là maintenant, je me laisse aller. Ça fait du bien. Je me sens un peu bizarre. Comme si mes bras et mes jambes s'entouraient de coton. Comme si mon cœur avait un peu de mal à garder son rythme. Tu m'as manqué aussi, Ryme.

Après un instant qui me semblera toujours bien trop court, elle me relâche pour me tirer vers un des murs. Bien sur que je connais cet endroit. Je crois que tout le monde a Besaid connait cet endroit. Tout le monde d'assez vieux pour commencer à s’intéresser au sexe opposé. Ou au même sexe, je ne suis pas sectaire. Je la regarde, un air un peu amusé sur le visage. Elle ne peut vraiment pas deviner ce a quoi correspondent ces dessins ? Rapidement, je passe la main dans ses cheveux.

Elle s'éloigne ensuite du mur. Je crois qu'elle n'est pas totalement à l'aise. Est-ce que j'a ifait quelque chose de mal ? Non, je ne pense pas. Je ne sais pas, remarque. Elle se dirige vers le panier. Peut être qu'elle a faim, au final.

« On peut manger un petit bout si tu veux, oui. »

Je la rejoint vers le panier.

« C'est qu'elle pense à tout, Jienne. »

Mon ton est un peu étrange. Je n'aime pas forcément les surprises, mais bon. Je sais qu'elle a du faire des pieds et des mains pour organiser ça. Et qu'elle ne pense pas a mal. Au contraire. Vu comment on s'est quittés la dernière fois, ce genre d'attention est à apprécier. Il y a des fruis. Du pain. De la viande. Oh, il y a même une bouteille de vin. J'aide Ryme à installer le pique nique avant de m'assoir par terre et de l'inviter à me rejoindre. Il n'est pas question qu'on ne soit pas autant collés que possible. Une fois installés, je passe machinalement la main dans ses cheveux avant de lui déposer un baiser derrière l'oreille.

« Alors, cette grotte, c'est une grotte très particulière dans le cœur des gens de Besaid. »

Je parcours rapidement les murs du regard, car je chercher quelque chose. Ah. J'ai trouvé. Je pointe du doigt vers deux inscriptions sur le mur. Je pense qu'elle va comprendre une fois que je lui aurai expliqué ce que je montre.

« Tu vois, là, par exemple, ce sont mes parents. »

Je pose encore une fois mes lèvres derrière son oreille.

« Cette grotte, c'est la grotte des amoureux. La légende raconte que si un couple qui s'aime écrit son nom sur les murs de cette grotte, ils resteront tout le temps ensemble. »

Je commence à préparer un plus le pique nique, car j'ai une boule qui s'installe au fond de mon ventre.

« Si tu veux, on pourra écrire nos noms. »

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Ryme

Invokeure

le Jeu 16 Aoû 2018 - 15:34
L'atmosphère était devenue étrange, une sorte de gêne planait autour de Ryme. Cette dernière se maudissait d'agir de la sorte, elle ne devait pas renvoyer l'image qu'elle souhaitait : une femme amoureuse, heureuse de retrouver son compagnon. Au lieu de ça, elle avait cette impression obséquieuse d'être une adolescente en face d'un flirt. Tandis qu'il commençait à tout installer, elle se retourna à nouveau vers les parois. Tout semblait être calculé, même ce lieu. Mais, elle ignorait encore pourquoi.
Le panier avait été garni de beaucoup de choses et Ryme découvrait avec un léger embrassement, ce que Jienne avait prévu. L'Invokeure estimait ne pas mériter autant d'attention, surtout à cause du déroulement des événements. Cependant, même si la mère de Cillian semblait encore lui en vouloir, sa sœur, elle était toujours joviale, aimable et surtout, amicale.

D'un geste, elle fut invitée à prendre place, tout contre lui. Son cœur, déjà pourtant agité, se découvrit une autre danse, mélange d'appréhension et de bonheur. Petit à petit, Ryme se détendit et se laisser aller. Pourquoi avoir aussi peur ? Cillian était Cillian, il n'avait sûrement pas changé, autrement que physiquement, en trois semaines. Il était toujours le même, perclus d'attentions généreuses et plaisantes, comme les caresses qu'il lui prodiguait dans les cheveux. Si Ryme avait été une chatte, il aurait été sûr qu'elle se serait mise à ronronner. Au lieu de ça, des picotements de bonheur et un immense bien-être lui gonflèrent le cœur. Elle se sentait enfin chez elle.

D'un voix douce, qui s'envola en écho, Cillian lui expliqua le sens de cette grotte. Tout d'abord, il la laissa deviné, évoquant un pan de mur où il y avait les noms de ses parents. Soudainement, la jeune femme comprit de quel genre d'endroit, il s'agissait. Machinalement, elle porta une main vers ses clavicules pour tripoter nerveusement son collier. La légende était belle et la proposition qu'il lui fit, tout autant, malgré son manque de romantisme cuisant : un morceau de viande séchée en main n'était pas l'accessoire le plus propice à ce genre de déclaration. Ryme ne lui répondit pas tout de suite, se contentant de sourire légèrement, jusqu'à ce qu'il relève le visage. Maladroitement, elle se glissa vers lui, avant d'englober son visage de ses mains et de coller leurs fronts.

« J'adorerais ça, que l'on écrive nos noms. Mais faisons ça plus tard, pas aujourd'hui. » dit-elle doucement en se décollant légèrement de lui, juste assez pour venir plonger son regard dans le sien.

« Revenons ici, lorsque l'église n'aura plus de prise sur nos vies. Je ne veux pas te condamner avec moi, tu sais. Pour l'instant, ma vie est encore en suspend, elle ne m'appartient plus vraiment. Si Spira à besoin de ma vie, je la lui donnerais. C'est mon devoir en tant qu'Invokeure. Mais je ne veux pas sacrifier la tienne. » déclara-t-elle d'une voix douce, le regard troublé par ses sentiments. Ses doigts passaient délicatement sur les formes de son visage, ses petits défauts comme ses plus grandes qualités.

« Mais un jour, peut-être prochain, je pourrais me libérer de ce contrat. Et j'espère te trouver ici, pour que l'on écrive nos noms. Qu'en penses-tu ?»
Malgré ses résolutions à échapper à l'église, durant ce temps sur l'île, Ryme avait constaté combien les habitants avaient besoin d'elle, mais aussi de l'avenir radieux qu'elle incarnait. Si sa foi en Yevon était toujours en hiatus, elle ne pouvait nier celle qui avait été placée en elle.

« Tu vas probablement me sermonner, mais je crois qu'être ici m'a fait du bien. J'ai retrouvé un peu de sens à ma mission, mais aussi aux raisons qui m'ont poussé à vouloir devenir Invokeure. » continua-t-elle après avoir déposé un baiser fugace sur son front. Le sel de sa sueur lui colla un peu aux lèvres avant de s'évanouir.

« Il y a des années, je m'étais fait enlever par des Al-Bheds. Je crois qu'il voulait que je sois une sorte de monnaie d'échange, ils n'avaient pas tords, je suis sûre que Vilhatt aurait donné tout l'or du monde pour que je revienne... Mais, alors qu'on était en plein désert à des centaines de kilomètres du continent, un Al-Bhed m'a sauvée. J'ai rencontré ses semblables aussi. Et, j'ai découvert que mon petit monde n'était pas le vrai Spira. Je crois que c'est ça, ces gens, si différents qui n'étaient pas les monstres que l'on m'avait décrit, qui m'ont poussée à faire ce choix. » elle laissa un petit silence s'installer et le regarda en coin, un sourire sur les lèvres.

« Je ne m'étais pas rendu compte à quel point, ma quête avait changé et était devenue plus égoïste. Mais ça, c'est ta faute. Et je suis heureuse que tu l'aies contaminée. Comment est-ce que je peux apporter du bonheur aux autres, si moi-même, je ne le suis pas ? » demanda-t-elle innocemment, en regardant vers l'ouverture zénithale de la grotte.

« Je ferais de mon mieux. Je te le promets. » murmura-t-elle doucement.
« Tout le monde doit être encore fâché de ce qui s'est passé avec Marnie, non ? » La question avait été posée promptement afin de ne pas lui laisser le loisir de répondre à ses premières interrogations.
« Jienne n'a pas l'air de m'en vouloir. J'aime beaucoup ta sœur. Sa présence est un peu brusque, mais elle est plaisante. Est-ce que tu te sens mieux qu'a notre arrivée ? Veux-tu que nous repartions plus tôt que nous l'avions annoncé ? »

Bien qu'elle n'avait pas encore découvert toutes les richesses de l'île, Ryme était prête à repartir si jamais, il le fallait. Elle gardait dans son cœur, l'espoir qu'un jour, cet horizon de pêcheurs deviennent son quotidien. Distraitement, elle se replaça sur la couverture, attrapant au passage un raisin, qu'elle goba délicatement. Le sucre lui explosa délicieusement en bouche. Puis, elle tourna son regard vers lui. Les souvenirs avaient la vie dure au creux de ses rétines.

« Tu te souviens, nous avions souvent discuté d'un lieu comme ça, à l'Hôpital. Et des choses que tu voulais me montrer aussi. J'ai l'impression d'avoir remonté dans le temps et que tout cela se réalise. » un léger rire ponctua sa phrase, chargée de tristesse.
Elle avait fait le deuil de l'homme qu'elle avait rencontré puis aimé, quand bien même il était encore là, à ses côtés. Mais, au fond d'elle-même, Ryme n'avait pas renoncé aux rêves et aux promesses qui avaient été faites. Mais lui, ne s'en souvenait probablement plus.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Sam 18 Aoû 2018 - 10:29
Elle laisse un petit silence, pendant lequel mon cœur gèle un peu. Est-ce que j'ai fait un erreur ? Est-ce que j'ai dit une bêtise ? Normalement, ce genre de questions appelle directement une réponse, non ? Ou alors elle s'est rendu compte pendant notre petit temps de presque séparation que je ne valais pas le coup. Que je suis un déchet. Ça me semble logique. Même le contact de son front contre le mien n'arrive pas à me calmer. Pourquoi est-ce que j'ai demandé ça, en fait ? Pourquoi est-ce que je me suis tiré une balle dans le pieds comme ça ? Je suis vraiment un idiot, quand je le veux. Ce qui est dommage, c'est que je semble le vouloir tout le temps.

Heureusement, elle romps le silence. Oui, mais pas maintenant. Je retiens difficilement un soupir de contentement. Ce n'est pas exactement la réponse a laquelle je m'attendais, mais ça a le mérite de ne pas être celle que je croyais il y a quelques secondes. Elle explique ensuite son choix, et mon cœur saigne un peu. J'ai l'impression que, sans le vouloir, elle joue un peu leur jeu. L'église n'aura de prise sur nos vies que le temps qu'on lui laisse en avoir. Et mourir pour Spira … Je note qu'elle ne s'est pas encore retiré cette idée de la tête.

Spira n'a pas besoin de sa vie. Elle a besoin d'une vie. Enfin, sûrement de deux, au vu qu'aucun gardien n'est revenu de Zanarkand. Mais quand va t'elle comprendre qu'elle a déjà bien assez donné pour ces ingrats ? Depuis qu'elle est petite, elle leur donne sa vie. C'est bon maintenant. Assez. Il y aura bien un autre Invokeur pour faire les basses besognes du clergé. Mon regard se durcît un peu et se détourne. Si c'est pour entendre des âneries pareilles. Je marmonne une réponse a sa question, rien de plus. Elle reprends ensuite la parole. Des Al-Bheds, hein. Même avec le plus grand des efforts, je dois avouer ne pas être totalement capable de me défaire des préjugés qui ont été enracinés en moi. J'en ai connu des bien, je ne dis pas. Mais j'ai aussi connu des prêtres bien, ça ne change pas le fait qu'en général, le clergé est un ramassis d'enculés.

Elle change ensuite encore de sujet. Elle parle des habitants. Hum. Je n'ai pas spécialement ressenti d'animosité. Enfin, si, de la part de certaines personnes, mais bon. Des peine a jouir. Des amis de Marnie, qui ont du gober ses mensonges. Des amis de sa famille aussi. Rien qui ne m'inquiète. Rien qui ne m'embête. Elle commence à manger avant de parler encore. Malheureusement, elle ne réussit pas à me remettre dans l'ambiance Je me passe la main dans le cou avant d'entamer un morceau de viande.

« Non, ça va. Les querelles amoureuses, si on peut appeler ça comme ça, ils ont l'habitude ici. C'est un petit village. Et puis, la plupart des gens savent pour … Elle et moi. Enfin. Qu'elle en pince pour moi. Ils devaient bien se douter qu'en me voyant revenir avec quelqu'un ... »

Je soupire.

« Et puis, tu n'es pas n'importe qui. Peut être que si j'avais ramené …. Je sais pas moi, une fermière d'un coin perdu de Macalania, ça aurait jasé, mais … Tu vois ce que je veux dire, non ? Tu inspires assez de sympathie. Et puis, comme t'as retroussé tes manches ... »

Je mâchonne ma viande.

« Et non, ça va aller. Au final, je ne bosse avec l'église que de nom, donc bon. Je ne vois pas des sales tronches de religieux ailleurs qu'aux repas le matin et le soir. Donc ça va. Enfin, pour l'instant. Et puis comme les parents sont un peu en froid, ils ne m’embêtent pas non plus. »

Je me gratte ensuite l'arrière de l'oreille.

« Je ne vais pas te mentir, je ne m'en souviens pas vraiment. Mais … Je suis pas surpris. Enfin, je présume que c'était quand on s'est enfui, non ? Parce que si je te l'ai proposé avant, c'est que ... »

Je fronce un peu les sourcils, car je triture mon cerveau.

« Parce que bon. Cet endroit là, on y vient que si on est amoureux. C'est .. 'Fin c'est le but de l'endroit quoi. C'est l'endroit où viennent les amoureux. Alors peut être que j'avais des sentiments pour toi avant. »

Je secoue un peu la tête.

« Je suis désolé de ne pas arriver à ma souvenir plus que ça. Mais tout ce que je peux dire, c'est que là maintenant, je suis amoureux de toi. Fort. »

Je dépose un baiser sur sa joue.

« Et je ferai tout pour toi. Tu m'entends ? Tout. Alors pas question de m'éloigner ou quoi que ce soit. D'accord ? »

Il y a presque de la douleur dans mon regard.

« Enfin … J'ai confiance en toi. Je réussirai a te rendre assez égoïste. J'en suis sur. »

Je lui lance un petit regard d'encouragement avant de poser ma nourriture et de la serrer contre moi. J'ai l'impression d'avoir froid d'un coup, et qu'il n'y a qu'elle qui peut me réchauffer. Sûrement le contrecoup de toutes ces pensées négatives.

« Pour être franc avec toi, tu vois … Je nous vois bien nous installer ici. Je me vois bien faire ma vie avec toi sur l'île. »

Je soupire avant de d'enfoncer mon visage dans son cou.

« Tu pourrais continuer à aider l'église, et moi la garde. Je suis sur que personne ne nous en voudrait. On a déjà assez donné, non ? »

Je sais qu'elle va dire non. Je le sais.

« Enfin ,c'est juste une idée comme ça. N'y pense plus va. »

Avec tendresse, je prends ses lèvres entre mes lèvres. Ce que je n'arrive pas à communiquer avec des mots, peut être que j'arriverai à le communiquer avec la tendresse de mes gestes, non ?

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Ryme

Invokeure

le Lun 20 Aoû 2018 - 13:53
L'ambiance avait légèrement changé et Ryme savait très bien ce qui avait provoqué cet état. Cillian désapprouvait son engagement et elle ne pouvait que le comprendre. Si, elle était à sa place et que le monde exigeait qu'il se sacrifie, elle se battrait de toutes ses forces pour le délivrer de sa funeste destinée. Mais, il faisait des efforts et essayait tout de même de répondre poliment aux questions qu'elle avait posé pour détourner son attention.

Visiblement, ils n'avaient pas que des amis sur l'île, mais la grande majorité des habitants étaient acquis à leur cause ; Ryme s'en trouva soulagée. La haine n'était pas un sentiment qu'elle souhaitait inspirer, loin de là. Même en tant que Voix, elle avait toujours eut du mal à supporter ses détracteurs. Mais, si la plupart des Besaidiens étaient avec eux, tout allait bien. L'Invokeure se demandait si ce fait n'était pas également dû à Jienne : malgré ses manières brusques, sa langue trop franche et son manque de timing, Ryme avait rapidement comprit qu'elle était un pilier de la communauté. Sa gentillesse, mais aussi son esprit volontaire la rendait solaire. Et mainte fois, Ryme s'était dit qu'elle ferait une excellente cheffe de village.
Cependant, l’inquiétude revint lorsqu'il parla de sa relation avec ses parents. Elle, qui n'avait pas de famille, n'imaginait pas autre chose que les liens solides entre les membres d'une même maisonnée. Ainsi, silencieusement, elle se jura d'aller voir les parents de son compagnon afin de pouvoir s'excuser, mais aussi donner quelques explications. Après tout, ces gens ne méritaient pas tout le malheur qui leur tombait sur le coin de la figure à cause d'elle.

Après avoir picoter quelques fruits, Ryme arrêta de manger, se contentant d'écouter et de prendre régulièrement des gorgées d'eau. Malgré tout, il ne se souvenait pas des promesses qu'ils avaient échangés. Si son regard ne changea pas, son sourire, lui se voila de cette expression convenue qui lui servait de masque lorsqu'elle était peinée. Le plus douloureux était l'impossibilité de lui en vouloir : ce n'était pas de sa faute si, ses souvenirs avaient été arrachés, salis ou détournés. Ryme inspira grandement en regardant la coquille vide d'un petit crustacé. Elle ramassa la nacre et la passa entre ses doigts.
Puis, il l'embrassa après une déclaration d'amour qui lui embrasa à nouveau les joues. Son amour, si fort, était sans doute la raison pour laquelle, elle ne pouvait abandonné. Mais, ses pensées s'envolèrent alors qu'il l'embrassait avec tendresse. Ryme lui rendit son étreinte, douce et affectueuse. Son cœur tambourina avec force dans sa poitrine, puis s'apaisa, pourtant de nouvelles émotions. La joie, l'amour, l'affection, la tendresse. Le doute, les peurs, les angoisses, les craintes. Tout cela n'avait plus lieu, il n'y avait qu'eux, dans cette endroit si spécial à un moment des plus doux de leurs existences.

« Tu sais, ce n'est pas grave si tu ne t'en souviens pas des choses que l'on s'est dits, des promesses que nous nous sommes fait. Je garderais ses souvenirs pour nous deux. » murmura-t-elle distraitement en relevant le nez vers lui, juste après avoir quitté son étreinte.

« Et j'y songe, à tout ça, tu sais. » continua-t-elle tout en se blottissant contre lui, nichant sa tête juste sous son menton.
« D'oublier le voyage, la menace et de ne jamais repartir. Il serait si facile de me déclarer morte, pour que nous puissions vivre tranquillement, un peu à l'écart du village, pour entretenir le secret.... Mais, tant qu'il y aura des hommes comme Vilhatt, je ne pourrais pas prétendre à cela. » sa gorge se serra et elle retint un sanglot.

« Yevon seul sait ce qu'il ferait pour me retrouver. Je ne veux pas qu'il arrive malheur, ni à toi, ni à ta famille. Ni à notre famille, si nous en fondons une. Il y a Gordias aussi, je lui ai promis d'aller jusqu'à Zanarkand. Que lui arriverait-il s'il échoue à la mission qu'il lui a été confié ? A cause de tout cela... Je vivrais chaque minutes, chaque seconde dans la peur. Et j'ai décidé de faire face. Alors, pour l'instant, je dois garder cette idée dans un coin, loin de mon cœur. Ou je n'avancerais plus jamais. » Sa voix se brisa un peu.
Caressé du bouts des doigts, un rêve était toujours délicat, douloureux. Combien de fois, depuis ses trois semaines, avait-elle rêvé de dire à Garan qu'elle arrêtait sa mission divine afin de mener une existence paisible sur l'île en compagnie de Cillian ? Beaucoup trop. Le choix était déchirant, mais au fond d'elle, Ryme savait qu'elle prenait la bonne décision.

« Et puis... Même si Vilhatt n'était pas là, Sin est revenu. J'ai eu la chance de grandir en temps de paix, mais ce n'est pas le cas de tous. J'aimerais tant que la Félicité puisse durée éternellement. Ou au moins quelques siècles. Mais Sin revient toujours plus vite. Je... Ne veut plus que quelqu'un se sacrifie pour moi, tu comprends ? »
Bien sûr que non, il ne comprendrait pas. Il ne pourrait jamais comprendre. Mais verbalisé ses décisions les rendaient réelles. Qu'elles soient douces ou épineuses à entendre.

« Tu m'as dit, il y a quelques temps déjà, que la seule chose qui était sûre dans ce monde, étaient tes sentiments pour moi. Sache qu'il en va de même pour moi. Je t'aime plus que tout, Cillian. Et c'est pour ça que je dois refuser d'être... Lâche. Je te protégerais. Je protégerais Spira. Et après cela, je serais toute à toi. Je te demande juste encore un peu de patience... » Ses mots murmuré avaient été délivrés après un baiser. Aux creux de leurs lèvres, la parole de Ryme s'était envolée pour ensuite raisonner dans la grotte. Ses bras s'enroulèrent autour de lui, le serrant avec force, pour qu'a son tout, il comprenne que ses résolutions ne pourraient être facilement défaites.

Soudainement, un grognement se fit entendre au fond de la grotte. Ryme rouvrit les yeux, identifiants les yeux luisants d'un monstre. Mais également une silhouette humaine, cachée dans la pénombre.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Jeu 23 Aoû 2018 - 0:25
Je doute avoir réussi a calmer ses peurs. Ses tensions. Mais j'ai fait ce que j'ai pu. Elle m'explique que c'est pas grave. Avoir oublié. Je crois que ça me rends un peu triste. Dans un sens, j'aurai aimé la voir plus en colère. Moins contente. La voir pester contre le monde d'avoir oublié ce genre de choses. Les petits démons me disent que c'est parce qu'au fond, ça ne la dérange pas. Que tout ça c'est du chiqué. Je ferme les yeux en essayant de chasser toutes ces sombres idées de mon crâne. Ce n'est pas facile. C'est fatiguant, même.

Elle explique ensuite les raisons de son refus. Cela ne fait que me motiver encore plus. Une fois mon travail fait, une fois la surface de Spira débarrassée de ces … Individus, elle n'aura plus rien a craindre. Et on pourra vivre en paix. Dans un sens, peut être que je ferai bien de la suivre dans son pèlerinage. Je suis certes déjà un des individus les plus dangereux de Spira, mais je peux encore devenir plus fort. Je le sais. Tu ne peux pas vivre tranquillement tant qu'il y a des hommes comme cette ordure de Vilhatt ? Tes désirs seront des ordres, mon amour.

Je la laisse me caresser et écoute tranquillement, du moins en façade, la suite de ses paroles. Que quelqu'un se sacrifie encore pour elle ? Ryme. Ryme. Tu as déjà tellement donné. Tout le monde pourrait se sacrifier pour toi que leur dette ne serait pas encore payée. Même pas a moitié. Ta vie est un sacrifice. Enfin, non. Tu ne l'a pas choisi, donc est-ce que l'on peut vraiment appeler ça un sacrifice ? Ma mâchoire se serre un peu, comme à chaque fois que l'on parle de ça. Et je suis sur que ça continuera a le faire.Tu es tout sauf lâche, mon amour. Et tu peux faire beaucoup plus de bien pour Spira qu'en allant mourir contre une baleine géante. Des gens capable de faire ça, il y en a plein. Des gens capable d'illuminer le monde comme le fait, il n'y en a … Et bien, il n'y a que toi en fait. Elle m'embrasse, et je perds un peu mon amertume. Embrassons nous. On réglera le destin du monde plus tard. Enfin, elle me demande de la patience. Pour toi Ryme, j'en aurai, et même plus.

Puis je sursaute. Qu'est-ce que ? Je me tourne vers la source du bruit pour voir. Est-ce que c'est un Coeurl ? Comme un seul homme, je me relève d'un coup en poussant doucement Ryme derrière moi. Cependant, l'ambiance est étrange. La bête grogne, mais n'attaque pas, alors qu'elle avait toutes les possibilités de le faire. Un homme, que je n'avais pas remarqué, se racle la gorge. Mon regard quitte rapidement le coeurl pour aller sur la silhouette encapuchonnée.

« Et bien alors, Cillian ? »

Je fronce les sourcils. La voix me dit vaguement quelque chose. Mais c'est très vague. Le coeurl grogne de nouveau et montre les dents. Je recule un peu.

« Kalmia, suffit ! C'est Cillian, tu ne le reconnaît pas ? »

Kalmia. Kalmia. Je crois que ce nom me dit quelque chose. Mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Comme quasiment tout ce qui a trait à mon passé, en fait. Encore une fois, la voix résonne depuis la capuche.

« Ainsi, ce qu'on dit est vrai. Ta mémoire te joue des tours. »

Il y a comme un peu de tristesse dans la voix. Presque instinctivement, je baise un peu ma garde alors que le coeurl semble détendre ses muscles. Peu a peu, la situation se défuse. C'est bien. Ensuite, l'homme passe ses mains dans sa capuche pour la faire tomber. Il nous offre un visage qui semble … Et bien, pour faire simple, qui semble être a peu près dans le même état que la jambe de Ryme. Je fronce un peu les sourcils, parce que ça me rappelle encore quelque chose.

« C'est moi, Halbyon. Tu ne me reconnais vraiment pas ? »

Halbyon. C'est un nom qui me dit quelque chose.

« Je … Comme tu l'as dit, ma mémoire, ce n'est plus tout à fait ça. »

Je peux lire un peu de tristesse dans son regard. J'ai l'impression que cet homme était une personne importante pour moi. Et, surtout, que j'étais une personne importante pour lui.

« Mais si. Souviens toi. Moi et Kalmia. Enfin, pas Kalmia là. Ma femme. Tu venais souvent chez nous. »

J'ai l'impression que des pièces reviennent un peu dans mon esprit. Maintenant qu'il en parle …

« Oui ! Je crois que … Les soufflés aux quetch, c'est ça ? »

Son regard s'illumine un peu. Visiblement, c'est ça.

« Tu es venue pour Kalmia ? Ou bien, non, en fait ... »

Il semblerait qu'il ait enfin remarqué Ryme.

« Je n'y croyais pas vraiment, te connaissant, mais il semblerait que le petit oiseau ait fait son nid. Et un très joli nid, si je puis me permettre. »

Il adresse à Ryme un sourire alors que le cœur s'étale de tout son long sur le sol de la caverne.

« Voici Ryme. Ma fiancée. »

Il glousse un peu.

« Je présume que vous êtes venus écrire votre nom ici alors. »

Mon sourire un peu blessé semble lui indiquer que non. Je ne sais pas si il le remarque, parce qu'il cherche des yeux une inscription. Il la pointe ensuite du doigt.

« Là. Halbyon et Kalmia. »

Il soupire.

« Kalmia, c'était ma femme. Le village ne nous aimait pas trop, alors on vivait à l'écart. Le village, sauf Cillian. Un brave gamin. »

Je sens mon cœur se serrer un peu.

« Un jour, sans le vouloir … Enfin, c'est ce qu'ils disent … Les chasseurs ont rabattu une coeurl enceinte vers notre maison. Effrayée, la bête a attaqué. Kalmia … Ma femme … Elle est … »

Il sanglote presque avant de se reprendre.

« Il ont reussi a tuer la mère avant qu'elle fasse trop de dégats, mais son petit était viable. Ils voulaient le tuer, mais je me suis dit … Que c'était pas juste. Alors … Voila. Kalmia. »

Le cœur ronronne presque comme un chat. Il lance un regard un peu dérangé à Ryme.

« Méfiez vous des gens d'ici. Pas de Cillian, c'est un bon gars. Mais des autres. Ils sont ... »

Il frissonne.

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Ryme

Invokeure

le Sam 25 Aoû 2018 - 10:15
Les yeux dans le noir, se précisèrent. Ceux d'un coeurl. C'était la première fois que Ryme en voyait un. A la fois si inquiétant et majestueux. Mais son esprit ne cessait de lui répéter que c'était une créature malfaisante, née de la rancœur des morts envers ce monde. Sa gorge se serra, elle sentait déjà les crépitements d'Ixion au bout de ses doigts et l'ozone lui monta au nez. Les sensations s'en allèrent lorsque Cillian se plaça devant elle. Cette fois-ci, c'était son cœur qui se serrait. Mais il semblait être prêt à se battre en cas d'attaque. Il n'avait pas perdu ses réflexes de gardien. Il en serait toujours un.
Cependant, en temps normal, la bête aurait déjà dû attaqué. Mais elle restait paisible, grondant légèrement, observant. La silhouette humaine se rapprocha et prit la parole, s’adressant à Cillian. Sa voix était cabossée par le temps, mais aussi autre chose. Le coeurl feula, montrant ses crocs acérés et ses moustaches gorgées d'électricité. Mais la créature se fit rappeler à l'ordre, l'animal était supposé le connaître. Cette histoire semblait bien étrange. Le monstre avait été doté d'un prénom. Et plus sordide encore, ce nom n'était pas inconnu à Ryme, mais elle ne se souvenait plus d'où elle le connaissait.

L'homme s'avança un peu, déclarant que la mémoire de Cillian, n'était en effet plus ce qu'elle était. Ils se connaissaient d'avant, alors, songea Ryme en se détendant un peu. Si l'inconnu avait eut de mauvaises intentions, lui et son monstre domestique auraient déjà attaqué. L'électricité de sa chimère se calma un peu et Ryme se contenta de se rapprocher de son compagnon. La situation se désamorça d'elle-même, l'Invokeure sentit son gardien éphémère se détendre et le monstre en fit de même, prenant une posture assise. L'inconnu enleva sa capuche, dévoilant un visage mutilé, méconnaissable. Que lui était-il arrivé ? Il s'attira ainsi, la sympathie de Ryme. Mais elle n'osa pas prendre la parole, de peur de couper la venue d'un souvenir fugace dans la mémoire de l'homme qu'elle aimait.
Avec son visage, il leur apprit son prénom : Halbyon. Ce nom-là, aussi, lui disait qu'elle chose, sans pour autant être certaine de ce qu'il représentait.

Le fil des souvenirs s'enroula à nouveau et ensemble, ils tissèrent les instants perdus. Des tartes aux prunes. Le visage de l'Invokeure se para d'un sourire de circonstance, n'étant pas tout à fait à l'aise avec la situation et le monstre qui la mirait de son regard perçant et intense. Puis, Halbyon remarqua sa présence et l'accompagna d'une évaluation de la situation. Cillian, était-il vraiment aussi en froid avec les femmes que ça, pour que sa présence semble être presque surnaturelle pour ce vieil homme ? Elle se retint de rire un peu, avant de lui rendre son aimable sourire. Le coeurl comprit alors qu'elle ne représentait pas un danger et se coucha de tout son long sur un rocher frappé par le soleil. Son peluche luisant semblait doux.
Cillian présenta Ryme comme étant sa fiancée et aussitôt, le vieil homme frappa à un endroit qui faisait mal. Non, ils n'écriraient pas leurs noms ici, aujourd'hui. Et elle remarqua son petit rictus blessé. Peut-être aurait-elle dû accepter, mais cela n'aurait pas été juste.

Halbyon raconta alors une tranche de sa vie, après avoir trouver l'endroit où son nom était écrit avec celui de sa femme. Etrange, elle comprenait ce qui était marqué. Ils n'étaient pas des îles ? Trop absorbée par cette observation, Ryme n'écouta qu'à moitié la triste histoire d'Halbyon, bien qu'elle compatissait, son cerveau lui, tournait à plein régime. Trop, pour que son bon cœur prenne le relais.
Il les mit en garde. Cette mise en garde avait quelque chose de surprenant : Cillian était un enfant de l'île, il ne craignait rien. Pourquoi disait-il ça ? Pour elle ? Son cœur se serra un peu tant que le vieux frissonna. La jeune femme attrapa alors une des couvertures pour s'approcher de lui. Kalmia releva le nez, prête à bondir au moindre signe d’agression. Le plus délicatement possible, elle entoura lui entoura les épaules. Il sembla reconnaissant, mais également abasourdit.

« Votre nom me dit quelque chose. Êtes-vous originaire de l'île ? Demanda-t-elle d'une voix douce.
— Non, nous venions du continent. Pour...Pourquoi tu demandes ça ? Dit-il en relevant le visage vers elle.
— J'aimerais savoir pourquoi tout cela est si familier. Pourquoi êtes-vous venus sur Besaid ?
— Ah... Kalmia était ma gardienne. J'étais un Invokeur, aut'fois... Mais nous avons abandonné notre voyage, y a des années. Ces mutilations ont été le prix à payer pour fuir. Mais j'veux pas me souvenir d'ça. Pas du tout.
— Je suis désolée. Puis-je vous poser une dernière question ? Elle est très importante pour moi, Ryme se retourna vers Cillian pour chercher son approbation, puisqu'il devait sans doute savoir ce qu'elle avait envie de demander.
— Oui... ? Sa voix était tinté de méfiance.
— Connaissiez-vous, une Invokeure du nom de Sévi ? Son gardien s'appelait Alastar.
— Sévi... ca me dit quelque chose. Elle venait de Bevelle. J'me souviens qu'ils avaient une petiote aussi rousse qu'elle, qui les suivait partout. Mais, ils avaient l'air de pas trop s'en occuper, personne a jamais sut comment qu'elle s'appelait, la gamine. On savait tous que c'était leur fille, parce que c'était flagrant Mais, on s'est installés ici, avec ma femme bien avant qu'ils ne disparaissent. Mais, les rumeurs disent qu'ils sont morts. Désolé pour toi, petite.
— Non... Merci. Je suis désolée de vous avoir embêter. »

Malgré son sourire de façade, Ryme avait le cœur aussi lourd que du plomb. Elle n'avait toujours pas d'indices sur où ses parents avaient pu aller après cette nuit à Luca, mais, les dires d'Halbyon confirmaient ses maigres souvenirs : elle n'était qu'un poids pour eux.
Elle recula doucement pour se remettre au même niveau que Cillian et lui prendre la main. Sa gorge se serra, elle attendrait d'être seule pour pleurer.

« Je ne t'imaginais pas amateur de tarte aux prunes. » dit-elle doucement en se tournant vers lui, pour changer de sujet.
« Et pourtant, quand il était p'tiot, il en mangeait des tonnes ! Avec ma Kalmia, on savait qu'il fallait au moins qu'on fasse une tarte par jour, sinon, il allait nous manger les réserves ! » dit-il avait que le principal concerné ne puisse répondre.

« Oh, attendez ! J'crois bien qu'j'ai une sphère sur moi ! » le regard du vieil homme s'était illuminé et il commença à fouiner dans un sac que Ryme n'avait pas encore remarqué.
Elle tourna la tête pour voir comment se portait le monstre. La créature était étalée de tout son long, au soleil et montrait son ventre. La scène dessina un léger sourire sur son visage et se reporta sur Halbyon. Sans le vouloir, il était l’instigateur de quelque chose de précieux : il avait sur lui des souvenirs précieux, qui avaient été égarés. Une fois la sphère retrouvée, il s'exclama légèrement avant de s'enfoncer vers un coin plus sombre avant de s’asseoir brusquement en tailleur. Il fit signe à deux jeunes gens de venir le rejoindre, avant d'installer la sphère sur le sol et de l'allumer. La lumière bleuté familière se propagea sur les parois.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Ven 31 Aoû 2018 - 19:18
C'est marrant, comme la vie peut être, parfois. Les rencontres. Les gens. Quelles sont les chances pour que l'on se rencontre comme ça ? Vraiment, la vie fait parfois bien les choses. C'est agréable, comme sensation. J'ai un peu l'impression de retrouver une partie de ce que j'ai pu être. Comme si doucement, ma vie me revenait. Je peux presque sentir l'odeur de ces tartes aux prunes, alors que ça doit faire des années que je n'en ai pas mangé.

Par contre, sa phrase me laisse un goût amer dans la gorge. Me méfier ? Hum. Est-ce qu'il sait des choses que je ne sais pas ? Cependant, il semble ne pas recevoir mon regard. Tant pis, je vais rester avec mes questions. Ryme s'éloigne un peu pour aller poser une couverture sur les épaules d'Halbyon. Du regard, j'essaie tant que je peux de maintenir le Coeurl en respect. Je n'ai pas forcément confiance en l'animal, je ne sais pas pourquoi. Qu'il essaie de faire du mal à Ryme, tiens. Ça fait longtemps que je n'ai pas tué un Coeurl. Ryme se met ensuite a discuter avec lui.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne peux pas m’empêcher d'avoir comme des frissons dans mes entrailles. Un sentiment étrange alors qu'elle pose les questions au vieillard. Bien vite, je comprends où elle veut en venir. Quelles seraient les chances pour que … Uh. Effectivement, elle pose des questions sur des gens. Il ne faut pas avoir fait l'école pour comprendre où elle veut en venir. Ou alors, c'est parce que je la connais. Un couple d'adulte, dont la femme était rousse ? Heh, même moi je comprends. Doucement, je glisse ma main dans celle de Ryme. J'ai l'impression qu'elle lutte pour ne pas montrer ses émotions. Je la prendrai bien dans mes bras, pour lui montrer que je suis là, mais je me dis que ce n'est peut être pas la meilleure des idées. Étaler notre pourtant trop maigre bonheur devant Halbyon n'est sûrement pas la plus sympathique des choses.

Ryme me dit ensuite qu'elle ne m'imaginait pas mangeur de tartes aux prunes. A vrai dire, moi non plus. Peut être que c'est un goût que j'ai perdu avec le temps. Je dois avouer que tout est flou. Je me contente de serrer sa main quand le vieillard réponds pour moi. Il nous dit ensuite qu'il a une sphère a nous montrer. Je fronce un peu les sourcils. Décidément, nous jouons de chance aujourd'hui. Je n'aime pas vraiment ça. Mais je le suis quand même, dans ce coin sombre.

Une fois installés, la diffusion commence.

*Un petit brun, sûrement Cillian avec a peine une dizaine d'années, entre dans ce qui semble être une maison. La voix d'un enfant qui commence à peine à muer retentit dans la pièce.

« Halbyon ! C'est moi ! Tu as de la tarte ? »

Visiblement, c'est effectivement Cillian.

« J'ai ramené une amie ! »

Une gamine pousse timidement la porte de la pièce. Elle est difficilement reconnaissable, mais certains traits rappellent quelque chose. Visiblement, l’enregistrement n'est pas d'une très bonne qualité, car le son saute un peu.

« Elle veut de la tarte aussi ? »

La petite hoche de la tête.

« C'est quoi ton nom, ma petite ? »

Le son craque un peu trop pour comprendre le prénom de la petite. On entends que la dernière sylabe, « nie ».

« Et bien mon garçon, tu commences à t’intéresser aux filles déjà a ton âge ? »

La gamine rougit un peu alors que Cillian secoue la tête.

« Non. C'est pas gentil les filles. Enfin ... »

Il se tourne vers la gamine.

« Toi tu es gentille par contre. Je t'aime bien. »

Le rire d'une femme éclate.

« Allez, venez manger. Elle sort a peine du four. »*

Doucement, la sphère s'éteint alors que le vieil homme essuie une larme.

« Elle n'aimait pas apparaître dans les sphères. Même juste à l'oral, c'était compliqué. Tu sais Cillian, elle ne sait pas que j'ai fait cet enregistrement. »

Mon ventre se serre un peu. Je crois que je peux comprendre la tristesse qui secoue le vieillard. Je lui tapote l'épaule.

« Et tu sais quand tu as pris cet enregistrement ? »

Il semble réfléchir quelques secondes avant de me répondre.

« Je crois que c'était une semaine avant … Avant qu'elle ne nous quitte. Tu étais venu nous dire que ton p'tit frère voulait être Invokeur. Je crois que tu étais le seul du village à le savoir. »

Il soupire avant de reprendre.

« Il ne faut pas dire aux autres ce que tu as vu ici, d'accord ? »

Il regarde ensuite Ryme.

« Vous non plus, très chère. Vous non plus. »

Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens de plus en plus nauséeux. Est-ce que c'est le panier que Jienne a préparé qui était un peu frelaté ? Il est vrai qu'elle n'a jamais été très douée pour choisir les fruits. Je crois que mon teint est un peu cireux, parce que même le vieillard semble le remarquer.

« Et bien alors Cillian ? Ce sont les pawatas qui te rendent malade comme ça ? C'est vrai que t'as jamais su les digérer. »

C'est vrai que j'ai avalé quelques pawatas en tout début de repas. C'est le désavantage d'avoir une mémoire défaillante. On oublie parfois des choses comme ça.

« Tu peux aller t'allonger un peu, si tu veux. Je suis sur que Ryme a encore des questions pour moi. »

Je pose ma main sur mon ventre avant de lancer un regard interrogateur à Ryme. Est-ce que ça lui irait ?

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Ryme

Invokeure

le Dim 2 Sep 2018 - 10:46
Malgré la tristesse qui lui mettait un petit poids sur le cœur, Ryme était heureuse de pouvoir voir Cillian enfant. Souvent, lorsqu'elle était seule dans l'infirmerie, elle songeait à ce qui avait - sans doute, été la vie de son amant sur l'île. Mais son imagination avait toujours des limites. Des failles. Elle disposait de maigres informations, comme le fait qu'il avait longtemps eut les cheveux courts, qu'il avait fait des promesses qu'aujourd'hui, il ne pouvait tenir ou qu'il gardait les bateaux... Mais le tableau était toujours incomplet. Alors, avoir la chance de pouvoir voir tout ça était un beau trésor à ses yeux. Elle se mit à sourire légèrement, sans le vouloir.

Avec prudence, elle s'installa sur la roche plate et froide. Halbyon posa la sphère sur le sol et le petit bruit familier de l'activation de l'objet s'en alla contre les parois de la grotte. Malgré la piètre qualité de l'enregistrement, cette vision avait un goût particulier et Ryme n'en perdait pas une miette. Un petit brun demandait de la tarte, la ressemblance était là. Mais, un détail frappa l'Invokeure : la présence d'une fillette qui lui rappelait cruellement quelqu'un... Son sourire disparut petit à petit. En suivant le file de la vidéo, il n'était pas étonnant que Marnie se soit amourachée de Cillian : ce genre de petites attentions faisait toujours fondre les filles qui étaient amoureuses de l'Amour.

La vidéo s'arrêta sur la voix joyeuse d'une femme. Et dans le regard trouble d'Halbyon, des larmes perçaient. Il en essuya une du revers de la main avant de ranger la sphère. Cillian lui offrit une accolade amicale, lui demandant la date de l'enregistrement. La réponse qu'il fit troubla Ryme : Garan était l'aîné de Cillian et d'après ses souvenirs, ils avaient pris la décision de partir de Besaid à la fin de leur adolescence. Mais, le principal concerné ne pipa mot à ce sujet. Peut-être avait-elle mal compris, à l'époque ?
La promesse de ne rien révéler de ce qu'ils avaient vu, la sortit de ses pensées. Elle hocha timidement la tête avant de concentrer son attention sur Cillian, dont le teint était devenu cireux. La mine inquiète, Ryme posa ses mains sur lui, pour le soutenir. Halbyon reprit alors la parole, demandant s'il avait mangé un certain type de fruit tout en ajoutant que Cillian n'avait jamais réussit à les manger sans être dans un piteux état. Il proposa également qu'il se repose, pour avoir le loisir de discuter un peu avec elle. Ryme rendit son regard à Cillian.

« Ne t'en fais pas, ça ira. Reposes-toi. Viens dans un coin un peu plus confortable. » dit-elle doucement en lui offrant son bras pour qu'il s'y appuie. Elle le guida doucement vers un endroit plus calme, avec un peu de lumière, afin qu'il puisse ressentir les effets bénéfiques du soleil.

« Dis moi... Tu lui fais confiance ? Est-ce sa propre mémoire qui lui fait défaut ? Je ne me souviens pas que tu étais si jeune lorsque vous avez décidé de vous en aller. » demanda-t-elle d'une voix qui était à peine plus forte qu'un murmure.
« C'est sans importance. Ne t'inquiète pas pour moi. Ménage-toi. Si tu te sens plus mal, prends-ceci. C'est un remède que j'ai fabriqué ce matin. Si ça ne ne va pas mieux, dis le, je te guérirais avec un sort d'Esuna. » Une de ses mains se glissa tendrement jusqu'à sa mâchoire, caressant avec précaution les arêtes des os. Sa paume se posa ensuite sur son front. Il était un peu chaud, sans doute à cause de la douleur.
« Ce n'est pas vraiment ce que j'imaginais pour nos retrouvailles. Guéris vite. » elle retira sa main et ses lèvres si substituèrent.

Ryme hésita à l'embrasser quelques secondes, mais jugea que ce n'était peut-être pas une bonne idée. Il devait sans doute se sentir assez mal comme ça, sans que ses exigences lui apportent plus de tourments. Elle se releva lentement. Sa jambe meurtrie avait du mal à accomplir des efforts aujourd'hui. Sa main se resserra autour de son bâton d'Invokeur et d'une démarche maladroite, rejoignit Halbyon. Le vieil homme était toujours assis sur les pierres où ils avaient visionné la sphère.

« Tu ne t'assieds pas ? demanda-t-il d'une voix légèrement tremblante.
— Non, merci. J'ai du mal à me relever avec ma jambe. Un rocher plus haut pourrait m'être plus confortable, répondit-elle doucement.
— Ah ! Très bien, aide moi à me lever. Je ne suis plus tout jeune... Non, plus tout jeune... »

Ryme lui tendit alors la main. Elle découvrit avec surprise qu'il était léger. Halbyon était plutôt maigre, frêle. Mais la peau qui pendait mollement de son bras indiquait que ce n'avait pas toujours été le cas. Le vieillard se releva dans un craquement d'os sinistre et la jeune Invokeure le prit en pitié. Mais une petite nappe de peur nimba son cœur : il était son futur. Sa jambe ne guérirait jamais et pour sortir du giron de l'église, il lui faudrait encore payer un tribu.
En silence, elle se dirigea – Halbyon à son bras, vers un rocher qu'elle avait repéré.

« Je n'ai pas grand chose à demander, vous savez ou que des banalités ennuyeuses.
— Il n'y a rien d'tel ma petite. Dis tout à Halbyon.
— J'aimerais savoir comment était Cillian petit. On m'a dit qu'il était très énergique, aventureux.
— Ah ça oui, il s'entendait bien avec tout le monde ! Surtout la petite Marnie et Olma. On a toujours cru, avec ma femme, qu'un jour, ils se fâcheraient tous les trois pour des histoires de cœurs.
— Je vois, c'est vrai qu'il m'a déjà parler d'eux... » Ryme répondit avec un sourire, mais, à présent, elle savait qu'il mentait. Depuis le moment où il avait parlé du jour où la sphère avait été enregistrée, la jeune femme avait eut des doutes. Mais à présent, ils étaient confirmés.

« Je suis désolée, mais je dois retourner à l'infirmerie du temple... Il se fait tard, déclara-t-elle en regardant sa montre.
— Non.
— Pardon ? »

Ryme n'entendit pas la réponse qu'il lui donna. Elle se retrouva au sol. Aussitôt, l'énergie qu'elle avait dans le cœur crépita sous la forme d'éclair et l'odeur familière de l'ozone circula dans la pièce. Ses doigts se refermèrent sur son bâton.

« Je ne ferais pas ça, si j'étais toi, petite... J'ai beau avoir renoncé, je porte toujours mes chimères dans mon esprit. Et je peux t'assurer que tu perdras à coup sûr.
— Qu'est-ce que vous voulez ?
— Rendre service à une personne importante. Me venger.
— De quoi parlez-vous ?
— La battue qui a tué Kalmia... Ma Kalmia... C'est son père qui la conduisait. Il disait que maintenait que ces fils étaient partis, il fallait qu'il fasse de son mieux pour l'île. Et qu'on ne faisait rien pour Besaid qui nous avait tout donné. Et j'étais là, j'ai vu le coeurl la dévorée, mais je ne pouvais rien faire, j'avais trop peur...Marnie a été la seule à comprendre. C'est elle qui m'a soigné.
— Pourquoi blâmer Cillian ?!
— Je veux qu'ils ressentent ce que j'ai ressentit. Je veux qu'ils payent ! Tous ! TOUS !
— Les fruits... Cil... »

Ryme se retourna rapidement et rampa sur le sable rêche, en espérant qu'il avait but la fiole de remède qu'elle lui avait confié. Son cœur battait à tout rompre sous les effets néfastes de la peur. La silhouette familière d'une jeune femme se dessina dans les ombres de la caverne. Elle portait une robe toute blanche et un petit bouquet de fleurs.



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