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Al Bhed


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Close your Eyes (PV - Cillian)

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Classe : Chevalier Noir

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Sam 8 Sep 2018 - 18:06
Urgh. Est-ce que je suis allergique ? Je crois bien. J'ai le sentiment que ça gonfle un peu partout en moi alors que mon teint commence à vraiment virer. Pourquoi est-ce que Jienne a été foutre des trucs dont je suis allergique dans le panier ? Il va falloir que je lui en touche un ou deux mots. Voir même plusieurs. Enfin, quand le monde aura arrêté de tourner. J'ai l'impression que tout mes sens sont en overdrive. Que tout brille trop fort. Sonne trop fort. Touche trop fort. Goûte trop fort. Je dois vraiment faire un effort conscient pour ne pas repeindre les souliers de mon amour avec le contenu de mon estomac. Doucement, je m'appuie sur elle alors qu'elle me conduit jusqu'un endroit plus tranquille. Une fois par terre, le monde me semble être un peu moins pire.

Elle me demande si je lui fait confiance. Ryme, mon amour. Tu dois être la seule personne a qui je fais confiance, et encore. Alors, non, effectivement, on a pas décidé de ça quand on était petits, mais … je ne sais pas. J'ai du mal a me concentrer, c'est un peu comme si tout mes organes internes avaient envie de se faire la belle là. Elle pose un je ne sais quoi dans ma main et j'ai du mal à entendre ses explications. Je sens la force quitter mes bras. Je crois que je vais tomber dans les pommes. Elle s'éloigne de moi sans m'embrasser. Je peux la comprendre. Je dois plus ressembler à un cadavre qu'a autre chose.

D'un œil torve, je la regarde s'éloigner. Je pense que je prendrai ce qu'elle m'a donné quand ça ira un peu mieux. De toute façon, je ne sais pas si j'ai la force de bouger là maintenant. Je n'entends presque aps ce qu'ils se racontent. De toute façon, je ne sais pas si ça m’intéresserait vraiment. Enfin, là maintenant, en tout cas.

Après quelques minutes, la sensation un peu trop habituelle de l'invocation se fait sentir dans la caverne. Qu'est-ce qu'il se passe ? Est-ce qu'ils se montrent leurs pokémons ? Je ne sais pas. Mais je n'aime pas ça. Allez Cillian. C'est l'heure de bouger ton bras. D'utiliser ce que Ryme t'as donné. Allez le bras. C'est maintenant. Allez. Alleeeeeez.

Et non. Visiblement, non. Je n'ai pas assez de force. Mon sens d’araignée me fait sentir qu'on a besoin de moi. Allez. Allez. Je ferme les yeux. Je peux le faire. Je … Je crois que je sais. Doucement, je visualise le dessous de mon bras. Puis je puise en moi une forme de rage primordiale. Une petite explosion d'énergie noire bouge mon bras. Allez. Ca va le faire. Le remède va … Atterrir a coté de moi. Ugh. Merde. Merde merde merde. Allez. Encore. Quitte a ce que ça m'arrache un bras. Il faut que j'aille la sauver. Il faut que j'aille l'aider.

Rempli de colère, je concentre mon énergie. Allez. Allez. Encore plus. Et cette petite voix dans ma tête qui me hurle d'abandonner. De laisser la vie suivre son cours. Non. Je refuse. Je …

Mon énergie explose.

Je sens une silhouette se pencher sur moi. Un visage caquetant. Halbyon ? Jienne ? Doucement, la silhouette bouge son bras. Je crois que je vois ce que Ryme m'a donné dans sa main. Et la voix d'Halbyon qui retentit derrière moi.

« Bon dieu, qui es-te vous ? Qu'est-ce que c'est que ce ... »

Et une voix féminine.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? Vilhatt ne m'avait pas parlé de ça ! »

Marnie ?

Un caquètement retentit alors qu'une sorte de fumée noire se repends dans la grotte. Puis je sens le contenu du remède me tomber dessus. Doucement, mais sûrement, mes forces reviennent. Assez pour que je me relève. Maintenant, je vois un peu mieux mon sauveteur. Qui est grand. Et … Squelettique ? Uh ? Visiblement, mon air perdu lui arrache un rire qui ressemble plus au bruit que peuvent faire deux os qui se frottent.

CELA FAIT LONGTEMPS, JEUNE MAITRE. HEUREUX DE VOIR QUE VOUS AVEZ ENFIN ACCEPTE DE ME REVOIR.

Sa voix résonne dans mon crâne. J'ai mal. J'entends le cri d'un coeurl, et la silhouette se retourne. Puis la bête pousse un petit cri aigu avant de s'effondrer au sol. La voix de Halbyon retentit en un cri de tristesse alors que celle de Marnie sonne comme du dégoût. Alors que ma vision redevient vraiment correcte, je vois une masse noire sur le sol, puis une petite rousse qui essaie tant bien que mal de ramper vers je ne sais quoi. L'attention de la forme humaine se porte sur l'ancien Invokeur, qu'elle enroule d'une fumée noire.

Encore une fois, la voix de la silouhette résonne dans ma tête.

DOIS JE LE TUER, MAITRE ? NON. PUIS-JE LE TUER ?

Je ne peux que hurler que non. Même si il semblerait qu'il ait fait du mal à Ryme, il faut qu'il nous explique. Qu'il parle. Marnie, elle, ne demande pas son reste et fuit vers la sortie de la grotte alors que la silouette disparaît dans une crissement d'air. Comme un sac de patates, Halbyon tombe au sol. Il me regarde avec un air révulsé, mais aussi surpris.

« Tu as tué Kalmia. Salaud. Tu es bien comme ton père. »

Je fronce les sourcils. De quoi est-ce qu'il parle ? Je me retourne vers l'endroit où le cœurl était tombé pour ne vois plus qu'un peu de furolucioles. La nausée s'empare encore de moi. Sans plus réfléchir, je me rue auprès de Ryme. Sans ménagement, je la soulève pour la serrer contre moi.

« C … C'était toi çà ? »

J'ai envie qu'elle me dise oui. J'ai peur. Très peur.

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Ryme

Invokeure

le Lun 10 Sep 2018 - 10:12
Progressivement, l'atmosphère qui régnait dans la grotte changea. Plus que les pulsations du tonnerre qui ne cessait de battre dans les veines de Ryme, un autre changement était entrain de s'opérer. Alors qu'elle se retournait pour s'assurer que Cillian était en sécurité, elle observa une nappe sombre l'entourer, le bercer, l'épouser. Il semblait lutter contre quelque chose, mais quoi ? Soudainement, la lueur familière d'un sceau d'invocation se matérialisa et des ténèbres, jaillit un être.
La silhouette se déplia, méthodiquement, entourée d'une fumée opaque. Les plis de ses vêtements empêchaient encore pleinement son visage de poindre. Mais, Ryme était sûre d'une chose, cette apparition n'était pas de bonne augure. La chaleur du lieu se dispersa, remplacé par une fraîcheur morbide. Et enfin, le visage de la chose se dévoila.

L'Invokeure se figea. La peur lui léchait les entrailles. Crispée sur son bâton, elle ne contrôlait plus son corps. Chaque tremblement lui semblait douloureux. La chimère posa son regard vide sur elle, avant de de porter son attention sur Halbyon. Il semble à Ryme, que la créature se mit à rire, dans un frottement lugubre. Son regard dépassa la silhouette cachectique pour se poser sur Cillian. Le remède qu'elle lui avait donné était brisé, par terre. Mais l'odeur des plantes ne lui parvenait pas encore, signe qu'il venait tout juste d'être administré.
Soudainement, comme si le temps reprenait sa course, Halbyon prit la parole. La voix de Marnie s'éleva à son tour, confirmant une des pires théories que Ryme avait imaginée : cette personne était affiliée à Vilhatt. Tout ce qu'il leur était arrivé, était de la faute de Vilhatt. Toute sa vie serait toujours régie par Vilhatt.

Le goût de la bile lui remonta dans la bouche et soudain, le chant des furolucioles se dit entendre. Kalmia venait de succomber. La chimère n'avait pourtant pas fait un geste. Il avait suffi d'un regard. La peur qui agitait le cœur de Ryme se tinta alors de fascination, mais également d'inquiétude : était-ce Cillian qui invoquait cette chose ? Si tel était le cas, comment pouvait-il être encore en vie ? Le contrat avec un priant aussi puissant aurait dû lui être mortel.
La fumée noire serpenta jusqu'à Halbyon, glissant au également sur elle. Sa gorge se serra, l'air se fit soudainement rare. Un tremblement funeste agita son corps. Ryme avait l'impression de suffoquer. Machinalement, elle tenta de s'échapper, répondant à ses plus bas instincts.

Un cri, rauque et puissant, s'échappa de la gorge de Cillian. Sa voix se brisa légèrement sous le poids du son. La fumée se replia, comme la marée quittant la terre. Marnie s'éclipsa tandis qu'Halbyon, tombait au sol, les yeux rivés sur Cillian. Un regard de haine, de surprise mais aussi de peine.
Le corps et les sens encore engourdies par la présence de la chimère, Ryme ne remarqua pas les cris de deuil qu'il poussait. Elle réalisa que Cillian était auprès d'elle uniquement lorsque ce dernier la souleva doucement avant de la plaquer contre lui, dans une étreinte à la force non mesurée. Il lui demanda si, cette chimère était la sienne. Dans son œil, brillait la lueur de la peur. Comment pouvait-il porter en lui, une pareille puissance sans que cette dernière ne se manifeste ?

« Non. Et j'ignore tout de cette chimère. » répondit-elle d'un soupire, comme si elle venait de retrouver le moyen de respirer.
« Je crois, qu'elle vit en toi. » ajouta-t-elle en s'éloignant un peu, pour l'observer.
Comment avait-elle fait pour ne pas remarquer cette puissance ? Etait-ce de cette chose qu'il tirait sa puissance ? L'avait rencontré dans la Via Purifico ?

Du coin de l'oeil, elle remarqua la silhouette d'Halbyon se rapprocher d'eux rapidement. Armé d'une pierre, il avait engagé son poing, mais son coup rencontra le bouclier, créer par un sort de protection, que Ryme venait de lancé. Le roc se fendit en plusieurs morceaux qui tombèrent à terre sous la violence de l'impact. Dans un râle vindicatif, il recula, observa son poignet tordu. Lentement, la jeune femme se détacha de Cillian, se plaçant à ses côtés. Son visage portait avec grâce, une colère froide, sourde, muette. Cette homme, qui avait été une partie du passé de son compagnon, comment osait-il se retourner contre lui ? Qu'avait bien pu lui promettre l'église ?

« C'est pas juste. C'est pas juste. C'est pas juste, répétait-il en boucle, tel un mantra.
— Je comprends ta colère, lui répondit Ryme en lâchant la main de Cillian pour s'approcher de lui précautieusement.
— Je ne pourrais pas avoir ce qu'on m'a promis... les larmes se mirent à couler le long de ses joues maigres et creusées.
— De quoi parles-tu ? L'Invokeure se pencha sur lui, déposant une main amicale sur son épaule, qu'il repoussa avec force.
— Marnie m'avait promis... Promis que... Kalmia... Elle... On... La tuerait. »
Ryme se retourna vers Cillian, elle n'était pas sûre de comprendre, même si, au fond d'elle, l'esquisse de la réponse commençait à se former.

« Elle n'a jamais été envoyée... Kalmia est un monstre maintenant. On m'avait promis de lui apporter le repos. Parce que moi... J'peux pas... » finit-il par avouer, d'une voix tremblante. « Ne t'approche pas !! J'veux pas de ta pitié ! » enchaîna-t-il, en se recroquevillait alors qu'encore une fois, Ryme étendait la main vers lui.

Résignée, l'Invokeure se releva et retourna auprès de Cillian. Son cœur était lourd.

« Halbyon... As-tu réellement fait partie de la vie de Cillian, où était-ce un mensonge ? Cette sphère, était-ce un mensonge ? Demanda-t-elle d'une voix douce une fois le trémolo dans ses sanglots passé.
Je... La sphère est fausse. C'est un montage. Mais, je l'ai connu. Et je le connais encore. Kalmia, elle t'adorait. C'est elle qui t'a apprit à t'battre.
Pourquoi ? Pourquoi faire tout ça ? Pourquoi jouer le jeu de Marnie, malgré tout ?
— Parce que même si j'taime comme si tu étais mon gamin... J'aime Kalmia encore plus... »

La réponse d'Halbyon, ainsi que son regard pour Cillian touchèrent Ryme en plein cœur. Elle le comprenait. Pour un jour de plus avec lui, l'Invokeure était prête à bien des sacrifices. Même entretenir un amour factice pour un homme qu'elle méprisait. Doucement, elle serra son bâton. Elle et l'homme perdu en face d'elle. Il n'y avait aucune différence.

« Qu'est-ce qu'on devrait faire ? »  murmura Ryme à l'oreille de son compagnon.
« On a enfin la preuve que Marnie est malveillante. Mais il serait injuste de le punir, lui. »

Elle détourna le regard avec Halbyon. Ses pupilles étaient neutres. Mais elle réalisait douloureusement combien l'amour pouvait être autant un poison qu'une bénédiction.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Lun 17 Sep 2018 - 23:26
Non. Sa réponse fends le silence relatif comme la lame d'un coutelas. Non. Ce n'est pas s a chimère. Ce n'est pas elle. Et si ce n'est elle, c'est moi. Forcément. Je ferme les yeux alors que le raclement sinistre des ossements résonne encore dans mes tympans. J'ai comme la nausée, mais je ne sais pas si ce sont les fruits, un éventuel poison, ou un sentiment beaucoup plus primaire et primal. Un impact sourd me sort de cette espèce de rêverie. De transe. Qu'est-ce que c'est ? Mon regard presque perdu se porte ensuite sur le vieil homme, qui semble être la source du boucan. Il est encore vivant lui ? Le sang brûlant qui tambourine dans me veines comme un démon réclame que cet état de fait soit rapidement changé. Ce n'est que la présence rassurante de Ryme a mes côtés qui fait que le vieillard est encore en vie.

Il se plaint que ce n'est pas juste. Qu'est-ce qui n'est pas juste ? Que de jeunes gens qui n'ont rien demandé a personne se fassent agresser sans raison autre que l'aigreur malsaine d'un vieux prêtre malade mentalement ? Ryme dit qu'elle comprends sa colère. Moi pas. Il a décidé pour je ne sais quelle raison de toute façon non recevable de me trahir pour ce qui est vraisemblablement Vilhatt. Je n'ai pas de preuves que notre prêtre préféré est la source de ces maux, mais pour l'instant, on peut dire qu'il fait carton plein. Pas de raisons que ça change. Il s'explique. On lui aurait promis des choses. D'envoyer sa femme. Je serre les dents. Égoïsme. Égoïsme pur et simple.

Toujours ce mal qui ravage notre monde.

Et il ose me dire qu'il m'aime. Conneries. Mensonges. Mon sang bout encore un peu plus. Mes mains se serrent jusqu'à ce que mes ongles fassent couler mon propre sang. Si je ne me retiens, c'est que par miracle. Ryme se monte vers mon oreille et me pose une question.

Injuste ? Injuste ?

La voix remplie de venir, je réponds.

« Ce qui serait injuste, c'est qu'il s'en sorte sans rien. »

Mon regard le transperce alors que ma colère fait naître cette sombre énergie autour de mon bras.

« N'oses plus jamais dire que tu m'aimes, vieil homme. Et remercie Ryme que je ne te brise pas comme la branche pourrie que tu es. »

J'ai le sentiment que, pour la première fois de ma vie, l'état vacillant de ma santé mentale me sert plus qu'il ne me dessert. Au final, aucune des choses positives que je serai sensé ressentir pour lui n'est là pour retenir ma fureur.

« Que tu essaies de me faire du mal, passe encore. Je ne comprends pas ce que j'ai a voir dans cette histoire avec ta femme, mais … J'ai l’habitude de devoir essuyer les folies des autres. »

Mon autre main serre doucement l'épaule de Ryme. Je ne sais pas comment lui faire comprendre autrement que je ne parle pas d'une folie venant d'elle. Je parle clairement de la folie de Vilhatt.

« Mais tu as attaqué Ryme. Tu as attaqué ma Kalmia. Quel était le plan ? La tuer ? Ou pire, la renvoyer à ton maître ? »

J'espère qu'expliqué comme ça, il va comprendre ce qu'il a fait.

« Crois moi, vieil homme. Être sous la forme d'un monstre, c'est mille fois mieux que les horreurs malsaines que ton maître a prévu pour Ryme ou moi. »

Ma voix craque un peu.

« Merde. Tu sais ce que c'est, souffrir. Comment peux tu vouloir imposer ça a d'autres ? Quel genre de sombre folie te possède ? »

Je crache a ses pieds, presque sur lui.

« Tu vas venir avec nous. Tu vas avouer aux autorités tout ce qui s'est passé, sauf le nom de votre maître. Et tu va te sentir heureux de ne pas avoir a subir ce que Marnie va devoir subir. »

Je ne sais pas si je vais mettre ces menaces a exécutions, mais autant qu'il y croie. Je regarde Ryme.

« Le laisse à la justice des hommes plutôt que la mienne, c'est le mieux que je puisse faire. Si je m'écoutais, je l'enverrai directement retrouver sa femme qui semble tant lui manquer. »

Mon regard est plein d'une tristesse que je ne lui montre qu'a elle. Même si il le mérite un million de fois, je n'aime pas être comme ça, au fond. Le vieillard se met à pleurer, mais je m'en moque. Il a fait ses choix. En connaissance de cause.

Un bruit de pas me fait sursauter. Plusieurs, en fait. Une petite troupe, dont mes gamins et Jienne, arrivent vers depuis une des issues de la grotte.

« Cillian ? Ryme ! Vous allez bien ? »

Rapidement, ils se mettent autour de nous.

« Marnie est venue nous prévenir. Il semblerait qu'elle se baladait dans le coin quand elle a entendu du bruit et a vu Halbyon vous attaquer. A ce qu'il parait, il voulait venger sa femme, ou je sais pas quoi ? »

Elle regarde le vieillard, puis nous.

« Au moins, ça a l'air d'aller. Il ne t'as pas fait de mal, Ryme ? »

On peut voir sur le visage de ma sœur qu'elle est mortifiée. Je crois qu'elle s'était imaginée beaucoup de fins pour son petit pique nique improvisé, mais pas celle çi. Décidément ... Je regarde Ryme, et je sens qu'un sourire aurait pu naître sur mes lèvres, si la situation était autre. Je trouve ça presque mignon, que Jienne s'inquiète plus pour Ryme que pour moi. J'ai le sentiment qu'elle l'aime bien. J'irai presque dire, comme un soeur. Doucement, les gamins se referment autour de Halbyon, qui semble ne pas tenter de luter ou quoi que ce soit. Avant que les gamins le soulève et le tire vers la sortie, il tente un dernier regard plein de tristesse dans ma direction. regard que j'ignore royalement.

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Ryme

Invokeure

le Jeu 20 Sep 2018 - 14:10
Dans le regard de Cillian, il y avait cette petite chose, cette étrange mécanique, qui le rendait si redoutable. Ses poings, serrés jusqu'à saigner, en étaient la preuve. Une colère sourde et dévastatrice avait pris le contrôle. Ryme se demanda ce qu'elle devait faire. Il ne serait pas évident de l'apaiser, mais ne serait pas juste d'attiser les flammes sombres de son ressentiment. L'amertume était bien plus aigre que toute la douceur qu'elle pouvait lui apporter, alors, elle se plaça à côté de lui. Sa présence lui ferait sans doute du bien. Et puis, il fallait avouer qu'elle aussi, avait le cœur lourd. Elle ne voyait pas le mal en Halbyon comme Cillian le faisait : c'était un pauvre homme, qui avait été manipulé. Pour sauver l'âme damnée de son compagnon, elle aussi, irait jusqu'à trahir des êtres chers, si cela voulait dire qu'il était libre.

Cependant, elle garda ses pensées pour elle-même. Son compagnon n'avait assurément pas besoin de la voir prendre la défense du vieil homme. Et puis elle comprenait. Il semblait avoir eut une vie difficile, parsemée d'échec et de souffrances, alors, pourquoi vouloir le mal d'autrui ? Ryme, devant ces faits, pensait souvent que c'était la nature humaine. Spira était un monde, où, la souffrance était au cœur de l'existence. Rendus âpres par les années d'épreuves, les habitants n'arrivaient plus à avoir de l'empathie.
La voix craquelante de Cillian la sortit de ses réflexions. L'étrange magie qui gisait dans son cœur faisait danser des ombres autour de son bras. Ryme hésita à le toucher, mais finalement, elle avança sa main, qu'elle nicha contre les muscles tendus de son avant-bras.

Avec la fureur d'un chat sauvage, il cracha. Et l'Invokeur lui lança un regard interloqué. Elle ne l'avait jamais encore vu, avoir un geste si méprisant. L'acte était sans doute à la mesure de sa colère, mais elle ne comprenait pas. Peut-être était-ce, parce qu'au fond, elle n'arrivait pas à se mettre à sa place. Ou, tout simplement, parce que son cœur naïf, arrivait toujours à trouver des raisons, mais aussi un pardon, à ceux qui lui faisaient du tort. Même Vilhatt ne faisait pas exception à ce fait : bien qu'elle l'abhorrait, elle ne pouvait totalement le haïr. Elle lui devait trop. Elle lui devait tout.
Soudainement, elle sentit que, le regard de Cillian c'était posé sur elle. Elle détourna ses iris d'Halbyon et du crachat humide sur le sable. Il avait décidé de ne pas se rendre justice lui-même. La nouvelle étonna l'Invokeure, qui, néanmoins, conserva son habituel expression impassible et composée.
Une douleur se nicha dans le gris de son œil. Le visage de Ryme se métamorphosa à son tour, s'autorisant de se paré d'une forme d'inquiétude, puis de compassion. Sa main se dirigea machinalement contre joue. Elle était là.

Soudainement, des heurs se firent entendre dans la caverne. Jienne arriva en trombe, suivit des gamins qui étaient sous la responsabilité de Cillian. Le groupe se divisa : certaines recrues comprirent d'instinct qu'il fallait neutraliser Halbyon. Quant aux autres et Jienne, ils s'approchèrent d'eux. La sœur de Cillian portait sur elle, une mine inquiète et un souffle un peu court. Ryme se tourna vers elle, alors qu'elle leur demanda si tout allait bien. Elle se contenta de lui répondre avec un petit sourire poli et rassurant.
D'un voix un peu inégale, elle leur expliqua, que, Marnie avait été les prévenir. Ryme serra les dents. Encore elle. Toujours elle. Sa position de petite-fille du maire du village, lui offrait une certaine position dans la vie sociale de l'île, la rendait presque intouchable. Depuis les éventements de la plage, l'Invokeure avait cessé de la prendre pour une pauvre jeune femme déçue en amour. Marnie était un véritable poison. Pire encore, un poison à la solde de Vilhatt.

La voix de Jienne ainsi que sa main amicale se posant avec un peu trop de force sur son épaule, tirèrent Ryme de ces sombres réflexions. Avec inquiétude, la jeune femme fut examinée sous tous les angles, avant qu'elle ne repousse son amie avec douceur.

« Je vais bien, ne t'en fais pas. Je ne crains jamais rien, lorsque Cillian est là. » Ryme adressa un sourire chaleureux à sa belle-soeur. Cillian avait marché le long de la Via, il avait terrassé bien des monstres et des démons dans cette horrible prison. Même si elle ne voulait pas le formuler, l'Invokeure avait l'intime conviction que son charmant compagnon, malgré son handicap, comptait parmi les combattants les plus puissants de Spira. Cette idée était renforcée depuis qu'elle avait vu cette chimère, inconnue, mais dévastatrice.

Le petit groupe de gardes en devenir ligotèrent Halbyon et le soulevèrent. Il jetta un regard déchirant à Cillian, qui l'ignora. Pour Ryme cela ne faisait aucun doute que, malgré la trahison, le vieil homme un peu dément, l'aimait profondément. Son regard froid, fixé droit devant, ne laissait pas de doute quant à son intransigeance.

« Je suis désolée que vous ayez dû venir nous chercher, déclara Ryme à l'intention d'un grand jeune homme qui devait être Battis.
Ne vous en faites pas, mademoiselle Ryme. C'est notre devoir maintenant, répondit-il poliment tout en s'approchant. Il regardait Cillian avec une petite étincelle de complicité dans le regard.
— Merci, en tout cas. Mais que cela ne vous serve pas d'excuses pour rater vos prochaines leçons ! » conclut-elle en déposant ses poings sur ses hanches, dans une mine faussement sévère. En guise de réponse, Battis et les autres gamins pouffèrent avant de s'en aller.

« Je trouve ça louche, qu'elle soit venue nous prévenir pile au bon moment, l'autre, maugréa Jienne, une fois qu'ils n'étaient plus que tous les trois.
Et tu as parfaitement raison. Elle était là. Je ne sais pas ce qu'elle voulait. Mais elle a déguerpit lorsque la situation a tourné en sa défaveur. Tout ce que nous avons appris, c'est qu'ils avaient la complicité de Vilhatt... Les motivations d'Halbyon étaient plus claires, il voulait venger sa femme.
Kalmia ? C'est vrai qu'elle a trouvé la mort dans un triste incident, Yevon n'a pas été très miséricordieux avec elle. On dit qu'elle s'est transformée en Oshu.
— La pauvre... » Ryme baissa les yeux. Si jamais, elle se transformerait en monstre, quelqu'un aurait-il la courtoisie de mettre fin à ses jours ?

Jienne reporta alors son attention sur son frère. Jamais encore, elle n'avait paru aussi impliquée dans leur combat, et l'Invokeure lui en était reconnaissante.
« Halbyon va être jugé. Je pense qu'il sera condamné à une peine de prison ou à l'exil. Mais que fait-on pour Marnie ?
— On devrait la piéger, déclara Ryme après un petit silence.
— Comment ? Elle n'avouera jamais rien.
— Pas à nous. Je suppose qu'elle ne te dira rien, vu que nous sommes proches. Et moi, je crois qu'il me serait difficile d'avoir quelconque échange avec elle. Mais... Peut-être que Cillian pourrait lui extirpé des aveux. Il suffirait qu'on arrive à cacher une sphère sur lui. »

L'idée s'envola. Le silence reprit sa place. Ce plan avait peu de chances de fonctionner, puisque leur cible s'était enfuit à cause de ce qu'elle avait vu, de la chimère. Mais, dans le feu de l'action, il était peu probable qu'elle puisse savoir à qui appartenait l'étrange squelette.

« Qu'en penses-tu ? » demanda-t-elle en se retournant vers Cillian.
Son regard glissa alors sur le sol, le panier était renversé, son continu au sol. En écho, depuis l'entrée de la grotte, on entendit le nom de Jienne.

« Je ferais mieux d'y aller ! On reparle de tout ça plus tard » dit-elle avant de se retourner et de partir au pas de course vers une sortie.

Ryme relâcha alors un soupir sonore, comme si elle avait retenu sa respiration. Elle s'approcha distraitement d'un fruit qui gisait dans le sable.

« Je m'étais imaginé bien des choses pour cette après-midi, mais ça... A croire que nous n'aurons jamais une petite vie tranquille et rangée ! » un petit rire s'échappa malgré tout de sa gorge.
«Pauvre fruit Pototo... » elle épousseta un peu l'étrange coing, se souvenant ensuite de l'horrible odeur qu'il possédait. D'un pas chaotique, elle s'approcha du panier et remit le Pototo dedans. Elle fronça légèrement le nez.

Elle s'éloigna un peu, allant jusqu'à une des parois de la grotte. Du bout des doigts, elle toucha une paire de noms gravés. Ryme était envieuse de ces gens, de ces inconnus, dont elle imaginait la vie comme étant un long fleuve tranquille.

« Je suis désolée de te causer tous ces ennuis. Peut-être... Peut-être que l'on aurait jamais dû se retrouver. » Soupira-t-elle, après s'être légèrement mordu les lèvres. Une fois encore, la culpabilité lui rongeait l'estomac. Sans elle, il aurait pu dormir dans un lit, chez lui. Il aurait pu refaire sa vie, tranquillement, à l'ombre des palmiers de l'île. Un sourire triste perla sur son visage. Il n'aimerait sans doute pas entendre ce genre de choses, mais, elle ne pouvait s'empêcher de penser autrement.

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le Sam 29 Sep 2018 - 13:37
Marnie. Encore et toujours Marnie. Visiblement, elle sait bien jouer son jeu et avait prévu toutes les échappatoires possibles si son plan avait échoué. Je me demande même, au final, quel était son idée pour s'en sortir si son plan avait marché. Je me demande quelles histoires affreuses elle a pu inventer pour justifier la disparition de Ryme. Et surtout, quelles astuces maléfiques elle avait pu mettre a jour avec Vilhatt pour me motiver à aller avec elle ? Aucune qui n'aurait pu marcher, ça j'en suis sur. Je pense qu'elle ne s'en doute pas. Je pense que le prêtre non plus, au final, ne pense pas à tout ça. Il ne se doute pas que je retournerai le monde entier si il le faut pour la retrouver, ma Ryme adorée. Que je livrerai volontiers l'univers a Sin si ça me promettait un avenir tranquille avec mon amour.

Ryme rassure Marnie, comme ça je n'ai pas a le faire. Je ne sais pas si j'aurai été capable de ne pas imploser sur place, et je pense que Ryme l'a bien senti. Je soupire alors que les jeunes s’affairent à emprisonner l'Invokeur. Je crois qu'il me lance un regard, mais je ne me tourne même pas vers lui. Il est mort pour moi. Voir même, bien plus que ça. Battis s'approche de nous pour nous rassurer, et je lui lance un regard de remerciement. J'ai besoin de ça. Et je pense que Ryme aussi en a besoin. Besoin de savoir que des gens de l'île, hors ma famille, sont avec nous. Sont de notre côté. Enfin, peut être pas directement de notre côté, mais au moins pas contre nous. Une fois qu'ils sont tous partis, Jienne s'approche de nous.

Et visiblement, elle ne s'est pas laissée avoir par le jeu de Marnie. Du moins, pas totalement. En m^me temps, c'est compréhensible. Tomber une fois sur nous en pleine galère, c'est une chose. Deux fois, ça commence à faire un peu gros, pour des coïncidences. Ryme lui explique, et ce qui s'est passé semble secouer un peu ma sœur. Je crois qu'elle ne s'est pas rendue compte du genre d'adversaires que Ryme et moi avons. Enfin, elle ne peut pas s'en rendre compte, au final, vu qu'elle ne sait pas grand chose de tout ce qui s'est passé. Je la regarde, puis je regarde Ryme. Il faudrait peut être qu'on lui raconte tout, au final. A elle et a Garan. Je doute fortement qu'il soit au courant de toute l'histoire, ou du moins de notre version. Même si le destin des voix est, je crois, une chose connue du clergé, je ne pense pas que les tréfonds les plus sordides soient connus, surtout d'un jeune prêtre a l'autre bout du monde.

Jienne demande ensuite comment contre-attaquer. Je lui offre un petit sourire. Ça me fait plaisir, de la voir aussi impliquée pour nous. Je n'ai pas le souvenir qu'on ait été si proche que ça, avant mon départ. C'est surprenant, mais bienvenu. Très bienvenu, au final. Ryme propose un plan. Plan qui fait sens, d'ailleurs. Impossible à mettre en place, parce que je doute être capable d'être en tête a tête avec la madame sans lui enfoncer la tête entre ses épaules, mais plan malin quoi qu'il en soit. Ryme me demande mon avis, mais je ne sais pas trop comment l'exprimer. Désolé Ryme, mais si je la vois, je l'éventre, ça ne me semble pas être une explication. Et puis, je n'ai pas forcément envie que Jienne prenne connaissance de mes inclinaisons homicides.

Elle s'en va, et Ryme s'éloigne ranger le panier. Elle caresse un Popoto. Mauvaise idée, mon amour. Tu te souviens bien qu'ils libèrent une odeur … forte quand on les frotte, non ? Je retiens un petit rire en la voyant tirer du nez. Ça me surprends un peu. C'est étrange. Ma façon de réagir. J'ai presque l'impression de … Je secoue un peu la tête en la regardant aller caresser de ses doigts la parois de la caverne, puis parler.

Mon ventre se tords un peu alors que les mauvaises idées habituelles reviennent bien vite. Visiblement ,ce n'était qu'une très, trop courte accalmie. Doucement, alors que mes jambes flageolent encore un peu, je me dirige vers elle, pour l'entourer de mes bras.

« Je ne pense pas. Je veux dire, bien sur que je ne le pense pas. Les moments que l'on passe ensemble, ils valent toutes les souffrances du monde. »

Je soupire dans son cou avant de la lâcher.

« Et de toute façon. Soyons francs. On connaît Vilhatt. Non ? »

Je vais me mettre à côté d'elle.

« Tu penses sincèrement qui n'aurait pas ourdi mille plans et autres machinations pour te récupérer et me pourrir la vie, qu'on se soit retrouvés ou pas ? Au final, qu'on soit ensemble est une bonne chose. A deux, on est plus forts, non ? »


Je l'embrasse sur la joue.

« Pour ton plan, je … Je sais pas. Pas maintenant, en tout cas. J'ai juste tellement de colère … De haine … De … Tout ça, envers elle. Je ne sais pas si je pourrai la voir seule et ne pas lui faire de mal. »

Je m'en veux un peu, d'être comme ça.

« Mais on peut travailler sur ça, non ? Et moi, ce que je peux faire aussi, c'est … Genre essayer d'augmenter mon standing auprès des gens. Son grand père souhaitait m'apprendre un peu les ficelles du métier. Je présume que je peux accepter son offre. »

Ça doit se lire très clairement sur mon visage que ça ne me tente pas vraiment, mais bon. Il faut parfois se forcer dans la vie. Doucement, je la tire vers moi avant de cacher mon visage dans son cou.

« Mais s'il te plaît, ne dit plus que tu regrettes qu'on se soit retrouvés. S'il te plait. »

Après quelques secondes, je redresse mon visage.

« Il va falloir aussi qu'on discute. »

Je m'éloigne un peu avant de tapoter mon ventre.

« De … Ca. Si tu vois ce que je veux dire. De ce que ça signifie. »

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Ryme

Invokeure

le Sam 6 Oct 2018 - 9:51
Ses bras qui l'entourèrent avec une ferme délicatesse envoyèrent au loin, les pensées négatives que Ryme avait. Elle s'étonnait toujours qu'un simple contact, même ténu, pouvait lui faire cet effet. Son cœur s'emballa un peu trop à son goût, surtout en vue de la situation. Il réaffirma encore une fois, qu'elle n'avait pas besoin de se torturer. Pour lui, ces moments qu'ils volaient au destin, valaient toutes les peines du monde. Ryme aurait pu être d'accord, si, elle avait été celle qui en pâtissait le plus. Mais comment lui dire ? Comment lui avouer ? Bien sûr, en le regardant dans une situation ordinaire, elle ne pensait pas à ce qu'il avait vécu à cause d'elle. Mais, lorsque les situations devenaient épineuses, Ryme ne pouvait pas s'empêcher de se souvenir tristement des derniers mots qu'ils s'étaient échangés avant qu'il ne soit envoyé dans la Via.
Le soupir qu'il poussa au creux de sa gorge la fit légèrement sursauter. Son souffle chaud, un peu tiède, elle ne s'y était pas attendu. Mais, la suite de ces déclarations faisait sens et, si le moment s'y était prêté, elle aurait même rit en s'imaginant le vieux prêtre échafauder des plans – ridicules, afin de nuire à Cillian.

La chaleur de son corps s'en alla, le froid de la grotte lui retomba sur les épaules. Il se plaça à côté d'elle, pour discuter d'une manière plus naturelle. Ryme, néanmoins, se nicha un peu contre lui. Elle avait besoin de sa présence, de son mauvais caractère, de sa fierté, besoin de lui. Parce qu'il avait raison : ensemble, ils étaient plus forts. Et malgré tous les regrets, toutes les versions alternatives de l'histoire, rien ne pourrait les séparer. Comme s'il scellait un accord entre eux, une alliance contre Spira tout entier, il lui embrassa tendrement la joue. Les muscles de l'Invokeure se détendirent. Un petit sourire perla sur son visage.

Il enchaîna alors, quant au plan qu'elle avait proposé. Il ne pourrait pas y prendre part, du moins, pas avec Marnie comme cible. Et, Ryme ne le comprenait que trop bien. Elle non plus, n'était pas certaine de pouvoir garder son calme en présence de la concernée. Sa colère envers elle, était bien plus sourde depuis que Ryme savait qu'elle travaillait pour Vilhatt. Ses poings se serrèrent, comment avait-elle pu faire cela ? Etait-elle si désespérément amoureuse de Cillian ? Non, ce n'était pas de l'amour. S'il avait trouvé le bonheur et la paix avec une femme sur l'île, Ryme aurait eut à cœur de le laisser partir. Son bonheur était plus important que son égoïsme. Enfin, sur le papier, elle en était capable, dans la réalité... Elle ne savait pas.
Cependant, même si la version initiale de leur tromperie ne pouvait pas fonctionner, il proposait une autre solution. Il n'avait pas l'air ravi, mais il semblait être prêt à faire ce sacrifice. Ryme fit un pas en avant, pour le prendre dans ses bras, mais il fut plus rapide, l'attirant contre lui et se penchant sur elle, pour se nicher dans l'espace chaud que créait ses cheveux contre son cou. Son nez un peu froid, lui donna la chair de poule et ces paroles lui firent manquer un battement de cœur.

Ryme resta silencieuse. Elle ne voulait pas lui promettre de choses fausses : pour l'instant, la culpabilité était une très bonne amie qui ne la lâchait pas. Avec le temps, ces sentiments s'en iraient sûrement. Mais, au fond, elle avait peur. Il se détacha d'elle avant de déclarer qu'il souhaitait qu'ils discutent. L'invokeure hocha la tête en signe d'accord et le regarda s'éloigner un peu. Sa main, rebondissant contre son abdomen, ne laissait guère de place quant à ce qu'il voulait évoquer.

« On devrait trouver un lieu plus... moins... Vilhattesque pour discuter si tu veux bien. » dit-elle avec un léger sourire sur les lèvres.

Elle allait s'en aller, mais, un petit pincement au cœur l'empêcha de finir de le rejoindre pour quitter les lieux. Ryme se retourna vers les parois et, une nouvelle fois s'y avança. Dans un mouvement maladroit, elle se pencha et récupéra sur une sol, une pierre légèrement pointue. Dans la langue la plus parlée de Spira, elle écrivit leurs deux noms. Puis, elle se détourna de la roche, l'esprit plus léger.

« Quand on reviendra, tu les écriras en Besaidien, d'accord ? » elle lui prit la main et lui adressa un sourire doux, confiant.

Ryme laissa son compagnon la guider hors de la grotte, vers un endroit plus agréable pour discuter. Il connaissait l'île comme sa poche, du moins, avant d'être enfermé dans la Via. Elle espérait qu'une promenade ici, lui ferait remonter des souvenirs. Il lui avait si bien décrit, il y a des années, ce petit lopin de terre, perdu dans la mer, qu'elle se sentait chez elle. Le regard de l'Invokeure fut attiré par une petite baie solitaire. Le sable devenait légèrement plus sombre et des rochers pointaient fièrement vers le ciel.

« Allons là-bas. » dit-elle en tirant un peu sur sa main, avant de la lâcher pour prendre les devants. L'iode s'insinua jusque dans ses poumons et Ryme poussa un soupir de satisfaction. Elle n'était pas une fille de l'île, mais elle aimait l'océan. Elle se posa sur un rocher au soleil, fixant la mer en attendant que Cillian la rejoigne.
Lorsqu'elle entendit le crissement familier de ses pas, elle se retourna vers lui et ouvrit les bras, l'invitant à venir contre elle.

« Jienne m'a demandé, il y a pas longtemps, si ça ferait un bon cadeau d'anniversaire pour toi, une maison ici.  Elle veut la bâtir en secret, avec les gamins.» dit-elle en pointant la petite colline qui surplombait la crique. « Je ne lui ai pas encore répondu. C'est amusant comme rien ne se passe comme je l'avais imaginé. Je suis ravie qu'elle m'aime bien. Je suis contente que les enfants t'aient adopté. »
C'était une remarque légère, avec un peu d'espoir. Juste assez pour trouver le courage de parler des choses qu'ils voulaient évoquer. Elle posa son front contre lui et ferma les yeux.

« Que veux-tu savoir ? » demanda-t-elle simplement, en se détachant de lui, tout en plongeant son regard dans le sien.
« Es-tu capable d'invoquer librement ? Peut-être que ta chimère pourrait nous dévoiler plus de choses sur son identité. C'est le Priant qui fait partit de toi qui s'exprimes au travers d'elle. » un léger silence flotta tandis que ses sourcils se froncèrent légèrement, de même que le bout de son nez : Ryme était concentrée.

« Pour faire appel à une chimère, il faut de l'entraînement. Tu dois trouver ce lien unique qui vous lie, elle et toi. Une promesse, des mots, quelque chose. Lorsque l'on est dans la chambre du Priant, c'est un tête-à-tête très particulier. » confia-t-elle avant de se lever. Elle plaça ses mains contre se poitrine.

« Moi, j'inspire doucement, comme avant de chanter. Je ferme les yeux. Et je sens qu'il y a quelque chose, que je ne suis pas seule. Mais, il faut savoir quoi ou plutôt qui, chercher. Chaque priant est différent, on peut les distinguer aisément. Et puis, il y a un contact, comme une main tendue, qu'il faut saisir. Le corps fourmille de magie qui soudainement explose et la chimère est là. »

Comme pour démontrer ses propos, elle chercha dans son esprit la présence d'Ixion. Soudainement, le ciel se chercha en électricité. Les nuages se voilèrent. Sa robe se mit à flotter légèrement et le cercle d'invocation apparut à ses pieds. Le tonnerre gronda et un éclair zébra le ciel et fit apparaître la chimère. Cette dernière frappa ses sabots sur le sable et émit. Le cheval mystique vint à la droite de Ryme, surplombant son épaule de sa présence.

« Un lien comme celui-ci est indestructible. Le corps, l'esprit, tout ne devient qu'un. » dit-elle en caressant le nez de la chimère. Puis, doucement, l'animal se décomposa en furolucioles après avoir fait une révérence. Ryme regarda Ixion s'en aller, redevenir une présence rassurante, nichée juste à côté de son cœur.

« Veux-tu essayer ? » demanda-t-elle en s'approchant de lui. Délicatement, elle joua avec ses mains, puis ses doigts.
« Je n'imaginais pas cette journée comme ça. Moi qui pensais que l'on ferait l'amour après avoir manger quelques fruits. Nous voilà à faire un cours d'invocation accéléré. » un petit rire s'échappa de sa gorge, pour masquer le malaise qu'elle éprouvait.

« Ce qui m'inquiète, c'est comment est-ce que tu as obtenu cette chimère. Un corps et un esprit qui n'est pas prêt à recevoir un priant, peut garder de graves séquelles à vie. J'imagine que tu n'en as aucun souvenir ? C'était peut-être dans la Via ?» Soudain, des questions se bousculèrent dans sa tête : et si, ses troubles venaient de là ? Et si, ce n'était pas la Via qui avait pervertit son esprit, mais cette chose ? Comment pourrait-elle l'aider ? Il n'y avait aucun moyen de rompre le contrat passé entre un Invokeur et un Priant.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Mar 16 Oct 2018 - 21:44
Pas de réponse. Je n'ai pas envie de me manger le cerveau à comprendre ce qu'il faut y comprendre. Est-ce qu'elle n'est pas d'accord ? Est-ce qu'elle trouve ce plan nul ? Au contraire, est-ce qu'elle le trouve bien ? Je ne peux pas la forcer à répondre, au final. Et je dois avouer être trop épuisé pour y faire quelque chose. Sûrement le poids de ce qui est, au final, une invocation. En voilà, une autre nouvelle tiens. Merde alors. Je la regarde quelques secondes avant de prendre définitivement le chemin de la sortie. Je dois avouer que même si ce n'était pas ma préoccupation principale quand j'étais gamin, je ne m'attendais pas a ce que mon passage dans cette grotte se finisse comme ça. Comme quoi.

Elle ne me suit pas de suite et prends la tangente vers un des murs. Un de mes sourcils se lève. Qu'est-ce qu'elle est partie … Elle ramasse ce qui semble être un morceau de craie et trace deux mots sur le mur. Ryme et Cillian. Je toussote un peu. Je crois même que je rougis légèrement. Et ben ça. Je la regarde avec des gros yeux alors qu'elle revient vers moi. Je pensais qu'elle n'était pas okay pour le faire pour l'instant. Décidément, je ne suis pas bon pour comprendre les femmes, il semblerait. J'ai envie de lui demander ce qui lui est passé par la tête, mais elle réussit encore plus a me couper le sifflet. Les écrire en Besaidien ? Est-ce qu'elle se rends vraiment compte de ce que ça signifie ? Presque mécaniquement, le cerveau en compote, je nous guide hors de la grotte, puis je la laisse nous guider vers une crique.

Une fois à l'endroit où elle semble vouloir être, elle m'invite contre elle, invitation que j'accepte bien volontiers. Une fois contre elle, elle me parle. Une maison, ici?Je dois avouer que l'idée ne me plaît pas forcément. C'est peut être le contre coup de l’événement de ce midi, mais je trouve l'île de plus en plus hostile. Enfin, je ne veux pas prendre de décision maintenant. Qui sait, peut être que mon avis va changer. J'ai quand même un peu peur que si elle fait ce cadeau et que je l'accepte, je ne sois un peu forcé de rester. Mais j'ai encore des choses à faire.

Elle s'éloigne ensuite de moi avant de me parler de moult choses en rapport avec les invocations. Eh beh. Je ne pensais pas que ce serait si compliqué. Et si définitif. Tout ça est encore flou pour moi. Très flou. Ces histoires de chimères. De priants. J'ai beau fouiller ma mémoire, tout n'est pour l'instant qu'un ramassis de souvenirs mélangés. Comme si certains morceaux avaient été passés à la trappe, pour être remplacés par d'autres choses.

« Je ... »

Je marque une petite pause.

« Je ne sais pas. »

Ma main vient se poser sur mon menton alors que mo nregard se trouble un peu plus.

« Je … je ne pense pas être capable d'invoquer ça. Volontairement. Enfin, je veux dire ... »

Je crois que je fais aussi sens que mes idées.

« Il y a une heure, tu m'aurai dit que j'avais une chimère en moi, je t'aurai prise pour une folle. Une folle que j'aime, mais une folle quand même. Alors … Invoquer, c'est me demander un peu beaucoup. »

Je soupire.

« Et je ne suis pas persuadé de vouloir le faire. »

Un frisson descends le long de mon échine.

« C'était pas très agréable, tout à l'heure. Et je n'ai pas l'impression que ce … truc est très sympathique. Je n'ai pas envie que ça t'attaque. Je ne sais pas si je pourrai le contrôler, si c'est aussi fort que ça. »

Doucement, je m’assois dans le sable, avant d'enfoncer mes doigts dans la matière souple. J'en saisis une poignée que je laisse s'égrainer entre mes doigts. Tu parles d'une aventure.

« En tout cas, c'est sur que je ne me sens pas seul. Dans ma tête, j'entends. Souvent, j'ai comme cette petite voix qui me dit … Des choses pas très bien. Mais je pensais que c'était juste moi. Tu sais, comme on a des différentes petites voix dans la tête. Je pensais juste que j'étais … Malade, ou je sais pas. Brisé. Je suis passé par la Via, après tout. Personne n'en sort complètement … Là. Si tu vois ce que je veux dire. »

Et je pense qu'elle m'a vu assez trembler dans mon sommeil ou me réveiller en sursaut et en pleurs pour savoir de quoi je parle. Je soupire de nouveau.

« Mais je ne pense pas que c'était dans la via. Je ne pense pas que l'église laisserait une chose aussi forte a la merci de ses pires éléments, non ? Enfin, je veux dire. On est des parias, dans la Via. On est les rebuts. Les pires des pires. Qu'ils laissent une chimère aussi forte a notre portée, c'est inviter des soucis directement chez soi. »

Je me gratte le crâne.

« Mais je crois … je crois me souvenir de rituels, avec mon maître. Je ne saurai pas dire exactement quoi, mais … Tu penses que ça pourrait être ça ? »

En tout cas, il faudra que je lui pose la question. Cependant, et je n'en parle pas à Ryme, je crois que … Comment dire. Je crois que j'étais d'accord pour tout ça. Étrange, non ?

« Et une chimère, ça pourrait genre … me ravager le cerveau comme ça ? Toi, Ixion, il te parle dans ta tête ? »

Ca doit être étrange comme sentiment. Je lui lance un regard un peu triste.

« Je pourrai avoir un câlin, s'il te plait ? J'ai peur. Pas que de la chimère. Mais aussi de … Tout. »

Mon regard se perds un peu dans le vague. A chaque fois qu'une bonne chose m'arrive … Nous arrive, ici, il y a ensuite des soucis. C'est éreintant.

« Peut être qu'on devrait partir. Tu vas au temple dans la nuit, et on s'en va demain au petit matin, sans prévenir personne. Je suis sur qu'ils comprendront. »

Non, ils ne le comprendraient pas. Et je crois que Ryme le sait aussi. Mais ça ne coûte rien de demander, non ?

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Ryme

Invokeure

le Sam 20 Oct 2018 - 8:54
Sa voix incertaine déferla dans son échine, de la pointe du cheveu, du bout des orteils en passant par la pulpe de ses doigts. Depuis qu'il était sorti de la Via, il semblait à Ryme que, Cillian était devenu une personne beaucoup plus indécise. Les peurs qui l'accablaient ne lui permettaient plus la fougue de son ancienne personnalité. Ses dents rentrèrent discrètement dans sa lèvre, alors qu'elle se traitait de sotte d'avoir exigé autant. La mine un peu basse, elle le comprenait toutefois. Une chimère qui échappait au joug d'un Invokeur pouvait être une chose dévastatrice. Mais, il sous-estimait sûrement les capacités de Ryme : une chimère se nourrit de son maître, il n'avait pas d'expérience, ne savait pas comment canaliser l'énergie qui le traversait pour faire le pont être le Priant et la réalité. Si cette chose attaquait, la jeune femme savait parfaitement qu'elle pouvait riposter, mais elle n'avait pas envie de le contre-dire, d'aller à revers de ses envies, par pur égoïsme.

Elle le regarda alors se plier pour venir s’asseoir dans le sable trouble de la plage. Ses mains s'enfoncèrent dedans, puis ses doigts s'écartèrent un peu lorsqu'il relevait le bras, pour que les petits grains lui filent entre les doigts. Il avoua alors avoir toujours, une autre voix dans la tête. Un murmure perfide, qui le torturait depuis la Via. Lentement, Ryme se laissa choir à son tour. Elle le savait brisé, hanté par les cauchemars, les souvenirs ou l'absence de ceux-ci, mais j'aimais elle n'aurait imaginé que l'esprit de Cillian avait été autant corrompu. Les larmes commençaient à lui monter aux yeux, mais elle les ravala : il avait besoin qu'elle soit le point de lumière dans le noir. Il appelait de ses suppliques la femme forte, déterminée et impassible.
Elle le laissa parler, dire ce qu'il avait à dire et demander ce qu'il avait à demander. Elle l'écouta d'une oreille attentive, jusqu'à ce que les mots disparaissent sur une proposition folle, mais à laquelle elle avait déjà pensé.

Dans une infinie douceur, Ryme s'approcha de lui et l'entoura de ses bras. Elle plaqua le visage de Cillian contre son torse, caressant avec délicatesse ses cheveux. Elle cultiva un silence rassurant au profit de cette étreinte sincère, amoureuse. Elle tenait tant à lui.

« Recevoir une chimère, lorsque l'on est pas prêt, peu avoir de graves conséquences. » murmura-t-elle enfin, de sa voix la plus douce, sans le relâcher. Elle déposa un baiser sur le haut de son crâne avant de se racler un peu la gorge, puis continuer ses explications.
« Un corps et un esprit, qui ne se sont jamais soumis à la discipline de Yevon peuvent devenir malade, mourir ou bien pire encore. Au final, peu d’apprentis arrivent à devenir Invokeurs. Pas parce qu'un Priant est difficile à faire apparaître ou qu'il est compliqué de dialoguer avec lui pour le convaincre, non. Mais parce que la première chimère, en entrant, force beaucoup de choses, dans nos personnes, dans notre chair, dans notre psyché. »

Elle se détacha un peu de lui, juste assez pour pouvoir lui parler en le regardant dans les yeux. Un sourire teinté de tristesse se dessina sur son visage. Qu'as-tu fait, mon amour ? Songea-t-elle silencieusement, tout en envoyant une de ses mains vers sa mâchoire, caressant sa peau devenue légèrement rêche, à cause, de la repousse de sa barbe.

« Cette voix, penses-tu qu'elle t'appartient ? » demanda-t-elle, d'une manière presque abrupte. Elle était inquiète et n'arrivait plus à contenir ses sentiments aussi bien.
« Ixion, ne me parle que lorsque je fais appel à lui. Il en sera de même avec toutes les autres chimères, si je les reçois de la manière adéquate. Je dirais, qu'ils font partit de moi, mais que je sais cloisonner leur espace et le miens. Peut-être est-ce cela qui te manque ? C'est un apprentissage de longue durée, si jamais tu as reçu cette chimère sans être préparer, ton corps à pu l'accepter, mais pas ton esprit qui a laisser la 'porte' ouverte. » continua-t-elle tout en se refermant sur elle-même, une main placée sous le menton, dans une moue sérieuse.

Le destin avait envie que, tous les deux, ils soient des nids à problèmes. Ryme soupira légèrement : comment faire ? Le mieux serait sans doute de retourner au temple, pour discuter avec Garan, mais aussi Gordias. Ils étaient prêtes tous les deux, connaissant bien mieux les textes sacrés qu'elle.

« Et même si j'ai très envie de fuir avec toi, comme des voleurs, je pense pas que cela soit une bonne solution. C'est un peu notre signature, que de tordre sans cesse le cou au Destin. Mais, ici, nous avons des alliés... Tu sais, si un jour je peux enfin arrêter de fuir vers l'avant, que l'on a une jolie petite maison et des enfants, j'aimerais qu'ils vivent dans un monde paisible. Apprendre les bonnes manières à deux ou trois méchants sur la route, ça ne nous arrêtera pas, non ? » elle lui fit son plus beau sourire, chaleureux, sincère et aimant.

« D'ailleurs, je pense que nous devrions retourner au temple. Ton frère et mon Gardien devraient pouvoir nous aider. Et si tu ne veux pas parler à Garan, je sais que Gordias est et sera toujours de mon côté. Il a l'air plutôt... Lui, mais il est gentil, au fond. » déclara-t-elle tout en se relevant maladroitement. Elle l'invita à faire de même en tirant doucement sur sa main.

Une fois debout, elle regarda leurs doigts posés les uns sur les autres. La finesse de ses paumes s'était lentement perdues sur Besaid et celle de Cillian avait toujours été un peu calleuse. Son regard dériva sur son ancien collier, le petit triangle d'or s'était un peu déformé avec le temps et les épreuves, mais il tenait bon. Comme eux. Soudain, une pensée terrible lui traversa l'esprit et si, il était un Errant ? Une de ses personnes, qui, même dans la mort, revenait hanter Spira. Sa gorge se coinça un peu.
Elle glissa sa main dans celle de Cillian avant d'amorcer le mouvement de leur marche retour. Distraitement, elle se mit à chanter d'une voix à peine plus forte qu'un murmure, concentrant son énergie magique dans les notes : une cérémonie d'accompagnement. Même si le son n'était pas puissant, cela suffirait à décomposer sa silhouette en furolucioles, s'il avait rejoint l’Au-delà. Le cœur de Ryme se serra, quand bien même il battait à tout rompre. Es-tu encore de ce monde, mon amour ? Se demanda-t-elle, en guettant du coin de l'oeil, la moindre lueur éthérée.

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Jeu 25 Oct 2018 - 15:21
C'est stressant, attendre des réponses. Même si au final, elles ne sont pas si importantes que ça, ça me stresse. Pas importantes, parce qu'au final, des raisons, on s'en moque. Pourquoi est-ce que je suis ravagé ? Pourquoi est-ce que j'ai une chimère ? Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? Au final, aucune de ces réponses pourra changer le fait actuel, qui est que je suis ravagé de la cafetière et que j'ai visiblement un passager clandestin en moi. Mais elle décide de me faire un câlin, et ça, je veux bien. Je crois que j'ai besoin d'autant d'amour que possible à cet instant précis. D'autant de chaleur et de rose que je peux avoir. Puis elle réponds.

Ça, j'ai cru le comprendre, au final. Enfin, je le sais, même. En tant que gardien, ça fait partie des informations que l'on reçoit pendant le peu de formation que l'on a. Et je n'ai jamais été prêt. C'est sur. Enfin. Je crois. Mon entraînement avec mon maître est flou dans ma tête. Je me souviens de ce que j'ai appris, mais pas de comment je l'ai fait. En même temps, ça me semble légitime. Il m'a repêché a la sortie de la Via. Il m'a presque redonné la vie. Mon cerveau était en miettes, encore plus que maintenant, même si c'est assez dur a croire. Peut être que j'ai été entraîné en fait. Peut être que tout ça, cette chimère, ce n'est une surprise que pour moi. Enfin, pour Ryme aussi, mais surtout pour moi.

Mais autant que je l'écoute, surtout qu'elle me ramène a elle en me caressant le visage. Son sourire triste me fait un peu mal au cœur. Elle serait tellement mieux avec quelqu'un de plus facile. Elle ne le voit peut être pas, mais je pense que c'est vrai. Je ne suis, après tout, que soucis. Sa question suivante est aussi abrupte que surprenante, et je ne saurai pas quoi lui répondre. Si cette voix m'appartient. Jusqu’à il y a même pas une heure, cette question ne se posait même pas. Une voix dans ma tête, c'était forcément une voix a moi. Donc j'aurai tendance à dire que oui. Mais j'aurai eu tendance à dire que je n'avais pas une créature logée dans mon crâne. Donc …

Elle me parle ensuite que c'est de l’entraînement, tout ça. Est-ce qu'elle pense qu'elle pourrait m'apprendre ? Je n'ai pas vraiment envie que Yevon soit au courant de tout ça. Je me vois mal aller voir mon frère et lui dire qu'au fait, j'ai une chimère en moi et que j'aurai besoin d'aide pour la contrôler. Pas envie de donner a l'église encore plus de raisons de m'embêter. Elle réponds ensuite a ma demande creuse. Cependant, sa façon de présenter les choses ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. J'ai l'impression que c'est la première fois qu'elle parle d'un véritable avenir. Je me garde bien de faire la remarque, mais je garde ça au chaud dans mon cœur alors que je me relève. Peut être qu'en parler à son gardien n'est pas une mauvaise idée. Mon maître avait l'air de le tenir en estime. Mais … Si c'est à cause de mon maître que j'ai une chimère en moi, est-ce que je peux vraiment avoir confiance en lui, au final ?

On se remet en marche et j'ai l'impression de l'entendre chanter. Je crois, car elle n’émet presque pas de son. C'est étrange, tiens. J'attends quelques secondes, pour voir ce qu'elle fait, avant de prendre la parole.

« Tu sais, tu peux chanter plus fort. Je sais que je t'ai dit que j'avais un peu de mal avec ça, mais si tu chantes, autant que tu le fasses à plein gosier, mon amour. »

Je ne me rends pas vraiment compte de ce qu'elle essaie de faire au fond. Jamais au cours de notre voyage Garan a été amené à envoyer des gens dans l'au delà, et je n'ai jamais été très fan des cimetières. Je sais que c'est une prérogative des Invokeurs, et j'en ai sûrement déjà vu, c'est sur, mais … Pas assez pour reconnaître directement.

« Je n'arrive pas à reconnaître la chanson par contre. J'en suis désolé. »

Je me gratte la tête de ma main libre. Peut être que c'est le moment de lui demander, pour l’entraînement.

« Dis. Tu disais qu'il faut de l’entraînement, pour accueillir une chimère en soi. »

Je me sens un peu idiot.

« Tu penses que tu pourrais me donner des cours ? Que je le veuille ou non, c'est un fait. J'ai une chimère en moi. Et si apprendre à la controler peut m'aider à me sentir mieux, et bien ... »

Je ne finis pas ma phrase, car je suis sur qu'elle pourra le faire elle même.

« Et … J'ai pas forcément envie de parler à ton gardien maintenant. Je crois que j'ai besoin d'un bon bain et d'une sieste avant tout. Mine de rien, ça fatigue, se faire empoisonner et invoquer quelque chose. »

Je ris un peu. Si j'avais su qu'un jour je prononcerai cette phrase. Je m’arrête quelques secondes et tire un peu sur le bras de Ryme pour la faire se tourner vers moi.

« En tout cas, merci d'être là pour moi, mon amour. Je sais que ce n'est pas forcément facile, me supporter. Je te remercie de trouver en toi la force de quand même m'aimer. Vraiment. »

Doucement, je l'enserre contre moi.

« Si tu veux, demain, on peut prendre la journée pour nous. Je pense qu'avec ce qui nous est-arrivé, personne ne nous en voudra. Je pourrai faire passer un mot a Jienne, qu'elle nous prépare un autre panier, et on ira dans une autre crique pour prendre un vrai repos. Tu en penses quoi ? »

Je pense que elle comme moi, on a besoin de ça. Un vrai moment tranquille rien qu'a deux. Sans manigances, sans rien. J'espère qu'elle va accepter. Sans attendre sa réponse plus que ça, je nous remet en route.

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Ryme

Invokeure

le Sam 27 Oct 2018 - 9:47
Son cœur comprimé se relâcha soudainement, déversa une vague de soulagement dans son corps. Pour qu'il ne remarque pas son embarras, elle lui répondit d'un petit rire, aimable et gracile. Sourire, pour Ryme, avait toujours été une arme, un bouclier, face à la vie. Mais celui qu'elle affichait, tout en marchant dans le sable avec lui, était sincère, franc. Il n'était pas mort. Cillian n'était pas une pauvre âme torturée, prisonnière des vivants. Pendant quelques instants, elle se jugea idiote d'avoir songé à une chose pareille. Mais, cela avait été une possibilité. Mourir dans la Via, était le sort de la plupart des condamnés. Il fallait croire que le destin avait cru bon de ne laisser qu'une emprise mentale sur lui.

« Ce n'est pas grave. Je ne sais plus trop où je l'ai entendu moi-même. Je ne pensais pas chantonner aussi fort. » Un pieu mensonge. Bien sûr qu'elle savait ce qu'elle faisait. Mais comment lui avouer ? Elle ne pouvait pas décemment se planter devant lui et, de but en blanc, déclarer qu'il devait probablement être mort. Elle espérait qu'il ne découvre jamais la supercherie. Qu'il oublierait cette histoire, car elle serait amenée à rechanter. Et, de e toutes les mélodies qu'elle avait dans la tête, elle en avait choisi une qu'elle connaissait par cœur, comme une berceuse rassurante, pour être sa chanson d'accompagnement.

Alors qu'elle pensait repartir en quête d'un repos grandement mérité, elle fut surprise de le voir planter dans le sable. Il avait l'air gêné. Puis comme si deux choses se reliaient enfin, il lui demandait s'il était possible qu'elle lui enseigne des choses. Les yeux ronds, elle le regarda. C'était une possibilité qu'elle avait sous-entendue, sans l'imposer. D'une main distraite, elle enroula derrière son oreille une mèche de cheveux, délogée par la brise. Elle lui répondit par un sourire, emprunt de fierté. Ryme aimait cette force qu'il possédait, sans qu'il en ait conscience. L'ancienne Voix s'approcha un peu, mais lorsqu'elle le vit rire, elle préféra l'observer avec une légère distance : c'était un instant trop rare pour ne pas en profiter pleinement.
D'une légère poussée qu'il initia, elle fit quelques pas en plus. Mais, son expression enjouée se voila. Elle comprenait enfin pourquoi il tenait à ce qu'elle arrête de se juger responsable. Elle serra légèrement les poings, mais détendit ses paumes lorsqu'elles se placèrent avec délice dans son dos. Sa chaleur et son odeur, chargée d'une pointe de sel, avaient toujours eut le don de l'apaiser. Mais, bien que l'escapade déjà adoptée de demain, la mettait en joie, elle ne pouvait le laisser se dénigrer une fois de plus.

« Tu sais... Ce n'est pas ta faute. » commença-t-elle d'une voix basse. Elle lutta pour dire que ce capharnaüm dans sa tête, était de son fait à elle. Que son égoïsme avait conduit ce qu'elle avait de plus précieux dans la Via. Ses doigts agrippèrent avec une légère fermeté l’étoffe de son haut, comme si, cette simple poigne pouvait l'ancrer à lui.

« C'est celle de l'église. De Vilhatt. Pas la tienne. » sa gorge se serra un peu et cette déclaration lui coupa le souffle. Mais, elle était également libératrice. Ses lèvres tremblèrent un peu, l'hésitation sans doute. Pour la première fois de sa vie, elle ne reportait pas le blâme de leurs mésaventures sur elle. C'était une sensation étrange, comme si toutes les pièces du puzzle s'alignait enfin, mais que le dessin ainsi dévoilé ne faisait pas sens.

« Même ici. Ce n'est pas nous qui attirons les foudres de la malchance. C'est lui, Vilhatt, ce prêtre maudit qui ne sait pas renoncer. Ce sont eux, ces prêtres, ces hommes et femmes qui sont à sa solde, juste pour le plaisir d'assouvir le maigre pouvoir qu'ils détiennent. » Elle s'écarta un peu, le regard vers le sable. Elle n'avait pas le courage de levé le regard, d'affronter le ciel et Yevon.

« Les gens comme Marnie, et même Halbyon. Toutes les autres personnes qui se dressent devant nous. Sans raisons. Ils sont aussi des victimes... De pauvres personnes, écrasées par la Foi. » Elle prit une petite respiration, tendant un peu plus son corps.

« Je ne les déteste pas. Je veux qu'eux aussi, ils retrouvent leurs libertés. » elle laissa filer un silence, sembla hésitante pendant quelques secondes, puis leva le nez vers Cillian – qui devait sans doute être abasourdie.

« Alors, ne dis plus jamais que, ce n'est pas facile de vivre avec toi. Que, avoir des sentiments pour toi, est une sinécure, l'œuvre d'une sainte. C'est faux. Je t'aimais déjà, avant. Et je t'aimerais encore bien après tout ça. » ses dents se plantèrent dans la pulpe de ses lèvres. Il y avait, dans le regard de Ryme, une forme d'espoir dévorant, tant et si bien qu'elle n'arrivait pas à fixer ses pupilles à un endroit.

« Demain... On partira sans rien dire à personne. On se reposera un peu, rien que tous les deux. J'aimerais que tu me fasses visiter les choses dont tu te souviens. Les choses que tu aimes aussi. Parce qu'après ça, je te promets que je serais la plus sévère des professeurs. Bien pire que lorsque je surveillais que tu faisais bien tes exercices à l'hôpital. » un petit rire ponctua sa phrase, tandis que des larmes commençaient à couler le long de ses joues.
Elle s'arrêta de rire doucement, laissant son malheur silencieux reprendre le déçu. Malgré tout, son sourire essayait de perdurer sur son visage. Elle savait qu'elle avait raison, que se rebeller était la meilleure décision possible et pourtant, elle lui déchirait le cœur. L'église avait été là, lorsqu'elle était une petite fille seule, mendiant dans les rues. L'église avait été là, lorsqu'elle n'avait pas de valeur. L'église l'avait accueilli dans ses bras, lui avait malgré tout, donner de l'amour.

Ses pensées dérivèrent sur l'enfant qu'elle avait été, il y avait un peu plus d'une dizaine d'années. Un peu dévote, un peu trop fière et heureuse d'enfin avoir trouvé une maison, en étant acceptée au sein dans le clergé.

« Je suis désolée... » dit-elle doucement, en essayant de sécher ses joues du revers de la main. « C'est juste... Juste... » Difficile, songea-t-elle silencieusement. Mais, pour lui, elle était prête à faire ce sacrifice. Elle jouait de ses mains, sans trop savoir quoi faire. Cela devait être la première fois qu'elle ployait autant sous la force des événements. Ryme frotta légèrement son nez, devenu écarlate. Sa famille, son foyer, l'endroit où elle laissait son cœur pour venir immanquablement le retrouver, étaient devant elle. Elle esquissa un sourire à Cillian, puis, lui tendit la main, l'invitant à la saisir.

« Peu importe ce qui se présente à l'avenir, je suis sûre que tout ira bien. »

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Cillian

Monsieur tout le monde

le Dim 4 Nov 2018 - 13:33
Pas de ma faute. Facile à dire. Si elle ne m'avait pas rencontré, elle n'aurait pas eu a … Mais qu'est ce que je dis moi ? Qu'est-ce que je pense ? Ce n'est pas comme si je l'avais arrachée a une famille aimante, a un bonheur complet. Vilhatt … Non, l'église tout entière ne la considérait que comme un morceau de viande. Il faut vraiment que j’arrête de penser comme ça. Elle vocalise mes pensées. C'est de leur faute a eux. Ni a elle, ni a moi. Mais eux, a cent pour cents. A mille pour cents même. Je plisse un peu les yeux. Je crois que c'est la première fois que je l'entends dire ça. Est-ce qu'elle le pense vraiment, ou est-ce qu'elle dit ça parce que c'est ce qu'elle pense que je veux entendre ? Et est-ce que je pense vraiment comme ça, ou est-ce que c'est mon esprit malade qui me fait déformer les mots de ma bien aimée ?

Je préfère me concentrer de nouveau sur ce qu'elle me dit. Ça me fait quand même plaisir de l'entendre dire ça. Ça me donne l'impression d'être moins fou. Si je ne suis pas le seul à penser ça, c'est que c'est peut être vrai, non ? JE soupire doucement, profitant de l'instant. Je suis content de voir Ryme accepter les responsabilités de son … Non, de notre malheur. Cependant, j'ai quand même un léger picotement au cœur. Vivre dans la haine, ce n'est pas très bon pour vous, et j'en suis la preuve vivante. Il ne faut pas que cette rancœur la dévore. Surtout pas. Elle est trop lumineuse pour laisser des ombres s'installer en elle. Je détaille son visage, comme si j'essaie, encore une fois, d'imprimer les détails dans mon cerveau.

Visiblement, je m'inquiète pour rien. Elle dit ne pas les détester. Je pense même qu'elle les plaint. Ouais, c'est ça. Pour eux, ils sont autant des victimes qu'elle. Je ne suis pas forcément d'accord. Je considère qu'on a toujours le choix. Enfin, que eux, avaient le choix. Je ne pense pas que l'église aurait fait quelque chose contre eux si ils avaient choisi de refuser. Non. Si ils ont été choisi, c'est parce qu'ils avaient déjà en eux cet éclat de mal, cette petite graine maléfique que Vilhatt, par ses cajoleries, n'avait plus qu'a faire germer. Ce n'est que leurs désirs égoïstes qui les ont poussés dans la voie qu'ils ont choisi. Quelqu'un comme Ryme, qui avait toujours vécu pour l'église, qui était totalement sous leur contrôle, je comprends que ce soit plus des victimes. Mais Marnie ? Non.

Ne plus jamais dire que c'est pas facile de vivre avec moi ? Ne serait-ce pas mentir par omission ? Ce qu'elle dit, ça ne fait pas vraiment sens. Je suis un aimant a problèmes. Ou, plutôt, si on continue la réflexion de tout à l'heure, on a dessiné une cible dans mon dos. C'est un fait. Et ça n'a rien a voir avec la qualité, ou la puissance, des sentiments. On en a encore eu la preuve maintenant, cet après midi. Il y a des problèmes qu'elle rencontre parce qu'elle est avec moi, et qu'elle n'aurait pas rencontré autrement. Sans moi, Halbyon ne l'aurait jamais cognée. Sans moi, elle n'aurait jamais été dans le viseur de Marnie. C'est un fait. Ça me dérange un peu qu'elle ne le reconnaisse pas, et ça ne me vient pas a l'idée qu'elle accepte peut être simplement ça. Mais bon.

Je souris un peu en l'entendant accepter mon idée. Partir sans rien dire, d'accord, mais il faudra peut être laisser un mot. Je pense que ça fait un certain nombre de « soucis » qui nous « tombent dessus », et certaines personnes, ma sœur en premier, risquent de s’inquiéter si on disparaît comme ça. Ce retournement de situation me fait un peu pouffer intérieurement. Je suis sur qu'a notre arrivée, les positions auraient été inversées entre Ryme et moi. Et je remarque qu'elle pleure. Mon cœur se serre. Pourquoi ? Quelque chose ne va pas ? Ou bien c'est peut être le poids de tout ce qui nous écrase les épaules qu'elle commence a ressentir. Je la regarde, un peu interdit. Est-ce qu'elle veut que je la serre contre moi ? Que je la laisse pleurer en paix ?

Elle s'excuse. Pourquoi ? Je ne comprends pas de quoi elle devrait s'excuser. Elle a été parfaite, et je suis sur que c'est comme ça depuis qu'elle est née. Doucement, je prends la main qu'elle me tends.

« Tu n'es responsable de rien Ryme, ne l'oublie pas. Ne sois pas désolée mon amour. »

Je l'attire doucement contre moi.

« Tant qu'on est ensemble, rien ne peut nous arriver. Je te le promet. Et puis, maintenant, on a un ami en plus. Un ami qui semble ne pas vouloir qu'on me fasse du mal, en plus. »

Tourner la situation un peu au ridicule est peut être la meilleure chose a faire. Je ne penses pas que la figure squelettique est un ami, mais … Il faut avouer qu'il nous a sauvé. Je passe ma main sur la joue de Ryme, essuyant une partie de ses larmes.

« Il y a plein de petites grottes comme ça un peu partout. On pourra en visiter si tu veux. »

Je fronce un peu les sourcils.

« Je crois que si j'y réfléchis un peu, je pourrai retrouver l'emplacement de ma cabane quand j'étais gamin. Je ne pense pas qu'il en reste grand chose, mais ... »

Je me force un peu a sourire. C'est le moyen que j'ai trouvé pour faire cesser ses larmes.

« Tout va bien se passer, okay ? Je suis là. Je suis là. »

D'un geste doux, j'attire sa tête contre ma poitrine et me referme un peu autour. Si elle a besoin de pleurer, qu'elle pleure. Parfois, il faut que ça sorte, comme un poison. Doucement, j'embrasse le haut de sa tête. J'espère que ça va aller.

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