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Miracles - Lilia

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Kwokkak

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le Sam 11 Aoû 2018 - 23:22
Il est de retour. Je n'ose même pas prononcer son nom.

Il est de retour.

Le grand destructeur. La punition divine. La baleine géante. Tant de surnoms pour une vérité simple. Les jours de félicité son terminés. Et même si nous endurerons, il y aura toujours cette peur dans nos cœurs.

Et cette peur, je la connais. Terriblement. Bien trop pour ce que je suis capable de supporter. Car … J'ai déjà vécu ça. J'ai déjà vécu ce genre de moments. Recevoir un message dans la nuit. Etre réveillé par cette nouvelle. Faire le lien entre les choses.

Et avoir peur.

Mes parents sont partis comme ça. Un simple message, qui ne me visait même pas. Un simple rapport. Un village détruit, comme il y en a tant quand nous sommes dans ces moments de terreur. Mes parents, rayés de la carte.

Et il faut que maintenant, ce crustacé géant frappe encore là où sont les gens qui me sont importants. Enfin, la personne qui m'est importante. Je le promet devant Yevon. Si il lui est arrivé quelque chose, je vais aller me le faire, ce truc géant. A mains nues, si il le faut.

Les Banisseurs ont bien tenté de me retenir. Et ils avaient raison. Quoi qu'il lui soit arrivé, je ne peux rien y faire. Et si Sin a frappé Besaid, il y a toutes les chances qu'il frappe ensuite Luca. Et dans ce cas là, ils auront besoin de tout les bras possible. Je crois que j'ai même presque failli en venir aux mains avec un des gardes. Heureusement, ils ont compris. Surtout que techniquement, je ne fais pas partie de leur brigade. Et ils savent bien qu'ils ne pourront pas m’empêcher de partir. Alors autant me donner leur bénédiction plutôt que gâcher une cellule ou quelques gardes avec moi.

Trouver un bateau n'avait pas été facile non plus. Peu de gens osent traverser la mer quand son roi est là. A cela, on ajoute le fait que de nombreuses personnes veulent aller retrouver leur famille. Il a fallu que je fasse jouer mes relations pour obtenir une place. Heureusement que j'ai aidé un charpentier, au final. Pout trouver un bateau, c'est plus facile.

La traversée fut difficile. Pas physiquement. LA mer était calme. Très calme. Presque comme si l'horreur pure n'avait pas jaillit d'entre ses vagues. Certains enfants pleuraient. Comment leur en vouloir ? Certains parents aussi. Tout aussi compréhensible. Après tout, je dois moi même me contenir pour ne pas pleurer. Mais il faut que j'ai l'air fort. Il faut que je sois fort. Pour eux. Pour moi. Pour elle. Il faut que je sois un cap. Un roc. Solide. Et je le serai.

Pendant les longues heures qui nous ont séparé de notre destination, j'ai joué. Avec des enfants. Avec des parents. Tout faire pour les distraire. Pour me distraire. Au moins ils pensent à l'horizon, au moins ils pensent aux mauvaises nouvelles qu'ils vont peut être entendre. Ce ne sont que quelques instants de répit, mais ils sont bons pour tout le monde, non ? Pour eux, comme pour moi, je ne vais pas mentir.

Enfin, la côte. Les cœurs se serrent. Les mines se défont. Sur la plage, on peut voir les affres de la nuit. Si les corps ont été retirés, on peut lire des flaques de sang. Si et là, des Invokeurs s'affairent. Ma mâchoire se serre. J'espère qu'il ne t'es rien arrivé, Lilia.

Que faire, maintenant ? Comment la retrouver ? Personne ne peut vraiment me guider. C'est normal. Je ne suis qu'un intrus, ici, au final. Je suis bêtement des gens qui ont l'air de savoir où aller. Des gens qui ont l'air du cru. Je me retrouve, tant bien que mal, dans une tente de fortune. Elle sent la mort, cette tente, et pas à l'odeur. Il y a des pretres avec des listes. Des familles qui pleurent. Mon cœur se serre tellement que j'ai l'impression qu'il va s'effondrer sur lui même. Si j'avais su que tout ça m'attirerait ce genre de choses, je ne sais pas si j'aurai accepté d'aller chez elle.

Un prètre vient me voir. Pose sa main sur mon épaule.

« Je peux vous aider mon fils ?  Je suis le père Garan. Vous chercher quelqu'un ? »

Je le regarde. Il a l'air gentil. Du moins, son air de sympathie me semble réel.

« Je cherche une banisseuse. Lilia. Je ne sais pas si ... »

Il me sourit gravement avant de se plonger dans la liste, avant de se relâcher un peu.

« Je n'ai personne dans ma liste de ce nom. C'est une bonne nouvelle, mais je ne peux pas vous dire qu’elle est sortie d'affaire. Pas mal de personnes n'ont pas encore été reconnues, surtout si elles ne sont pas natives d'ici. Pouvez vous me la décrire ? »

Je dois me retenir de dire qu'elle a un magnifique sourire. Un petit air quand elle réfléchit. Il doit vouloir des trucs basiques. Elle est grande. Elle a de longs cheveux. Elle est assez musclée. Le prêtre me regarde avant de fouiller encore sa liste.

« Vous avez de la chance mon fils. Je n'ai personne qui ne correspond à ces critères. Si vous suivez la route dehors vers le sud, vous devriez trouver les hôpitaux de fortune. Allez y tenter votre chance. »

Je ne réfléchis même pas pendant le trajet. Une fois dans ce qui devait sûrement avant être une auberge, j'entre. Le bruit des malades et mourants ne me fait même pas ciller. Tout ce que je peux lacher, c'est un faible

« Lilia ? Tu es là ? »

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Lilia

Bannisseur

le Lun 13 Aoû 2018 - 8:56
Sin est revenu. 

L'évidence sonne comme trop vraie. Cruellement vraie. Dessinée jusque sur les plages de Besaid, elle s'est imposée à tous ses habitants et visiteurs avec la même force que celle qui a retourné tous les cœurs, quelques jours auparavant. Le sable demeure gorgé de sang et les temples se remplissent à la même vitesse que les hôpitaux, à n'en plus finir. Les murs résonnent de cris et les noms tombent, comme des glas insoutenables. À croire que c'est un tout autre monde qui s'étend sous mes yeux.

« Mademoiselle Lilia ? Est-ce que vous vous sentez un peu mieux ? »

Ma tête bouge presque d'elle même et je sens mes épaules s'affaisser légèrement alors que mon regard se glisse sur la prêtresse de Yevon à ma droite. Je n'ai rien de grave, de ce que je sais. Une blessure superficielle qui m'a tout de même valu une fièvre qui m'ont fait perdre le fil de mon propre temps et des souvenirs que j'aurais volontiers enterrés, si je le pouvais. Et pourtant, Sin est là. Son ombre a quitté le large pour causer nombre de ravages ailleurs mais son désastre vit à travers toutes les îles du Sud avec la force des larmes que je vois couler depuis que je suis réveillée.

« … Je crois. » je finis par murmurer.

Ma fièvre est tombée et je me sens assez bien pour tenir debout sans m'effondrer, mais c'est un tout autre combat, dans ma tête.

« N'hésitez pas à rester encore quelques temps, on ne sait jamais. »

La réponse me paraît évidente. C'est non. Je ne peux décemment pas continuer à me reposer alors même que d'autres personnes attendent pour se faire soigner, pas plus que je ne peux attendre de rentrer à Luca. Est-ce que Sin se dirige vers là-bas ? L'éventualité me fait frissonner et je me relève de mon matelas sans plus attendre, en dépit de la migraine que je sens pointer dans un coin de ma tête. Dire que j'ai mal au crâne est presque un euphémisme, à l'heure actuelle, mais je n'ai pas le droit de m'en plaindre. Je suis en vie.

Alors, machinalement, je me redresse pour dégourdir mes muscles que la fatigue a endoloris, le regard fixé sur ma robe tirant davantage sur un curieux mélange de terre et de sang que sur du blanc. Fait qui ne m'ébranle même pas. À quoi est-ce que tu penses, Lilia ? Taire la crainte qui s'insinue jusque dans mon estomac ne m'aidera pas à oublier tout ce que j'ai vu, pas plus que la simple idée de tout garder pour moi. Mais mes souvenirs reviennent. Bien trop saisissants de réalité. Bien trop vrais. Et j'ai mal. J'ai assez mal pour vouloir pleurer mais mes yeux se relèvent et c'est mon cœur qui s'arrête.

« Lilia ? Tu es là ? »

Kwo. Mon sang ne fait qu'un seul tour dans mes veines et j'abandonne l'idée de parler dès l'instant même où elle m'effleure l'esprit, découragée par ma voix que je sens presque étranglée dans ma gorge. J'ai beau déglutir, ouvrir la bouche, tenter, rien ne sort. Rien d'autre qu'un lamentable gémissement alors que je m'empresse d'aller le retrouver pour m'écraser contre lui, presque mollement.

« Je suis là... Je suis en vie... »

Le son de ma propre détresse me fait frissonner.

« … Je vais bien, Kwo... » je répète néanmoins en m'empressant d'enfouir mon nez contre lui.

Je crois. Mais est-ce que je lui mens ? Ma tête est une une véritable tempête mais mon corps répond aux critères nécessaires pour être un minimum en forme.
Mes bras s'enroulent alors autour de lui et je ferme les yeux de toutes mes forces, comme pour retrouver un peu de la sérénité qu'il est capable de m'apporter. Je ne suis même pas certaine d'avoir réellement besoin de dire qu'il m'a manqué, que j'ai besoin de lui, que je n'ai déjà plus envie de le lâcher. Le réconfort de sa seule présence suffit à me faire craquer, m'amène à fermer les yeux si fort que mes paupières se parsèment de bien trop de formes et de couleurs. Je ne pleurerai pas. Je ne dois pas pleurer. C'est ridicule. Pourtant, et avant même que je n'aie réellement le temps de m'en apercevoir, mon visage se retrouve humide d'une partie des larmes que je me suis retenue de verser et je m'accroche légèrement plus à lui, comme pour ne pas sombrer.

« … Excuse-moi. »

De quoi ? De l'avoir inquiété, sûrement.

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Kwokkak

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le Lun 13 Aoû 2018 - 15:31
Dans notre malheur, il semblerait qu'une étoile veille quand même sur notre chemin. Elle est là. Elle m'a entendu. Elle va. Bien, je ne sais pas. Je ne sais même pas si c'est possible d'aller bien après avoir vécu ce qu'elle a pu vivre. Mais elle va. Et comme on le dit, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Une voix pitoyable au sens le plus pur du terme s'échappe de ses lèvres alors qu'elle vient contre moi. Instinctivement, je lui caresse doucement le dos. Elle me rappelle la Lilia qu'elle était quand on s'est rencontré. Pauvre Lilia.

Elle dit aller bien. A sa voix … A sa façon de trembler doucement … Aux quelques larmes qui perlent sur son visage … Je crois qu'elle me ment. Ou, du moins, qu’elle maquille un peu la vérité. Je crois qu'elle ne veut pas m’inquiéter. Il y a quelques minutes, j'aurai pu lui donner raison. Mais là maintenant qu'elle est dans mes bras, toute inquiétude est partie. Si le physique va bien, tout suivra. Non ? Je fauche une de ses mèches avec mes lèvres quand j'arrive pour les poser sur son front, avant de la relâcher doucement.

« Lilia. La seule raison que tu aurai de t'excuser, c'est si tu avais provoqué le retour de Sin. Tu n'as pas provoqué le retour de Sin, rassure moi. »

Je lui offre un sourire d'idiot fini. L'humour, ça marche toujours. Enfin, je l'espère. Pour moi, ça marche en tout cas. J'espère qu'elle va comprendre qu'elle a à s'excuser de rien. Il n'y a littéralement rien qu'elle aurait pu faire pour empêcher la situation. Rien qu'elle n'aurait pu faire pour la prévoir. Et quand bien même. C'est la vie. Il faut faire avec. Je la regarde. C'est vrai qu'elle est jeune. Peut être qu'elle ne se souvient plus de ce que c'est, vivre sous Sin. Mon cœur se pince un peu. C'est vrai qu'il y a une grande différence d'âge entre nous deux.

Je balaie rapidement toutes ces interrogations. Toutes ces réflexions. Elle n'a pas besoin de penser à ça. Elle n'a même pas besoin de savoir que je pense à ça. De toute façon, je ne suis pas payé pour penser, non ? D'un geste distrait, je trace le contour de sa joue avec un doigt, avant de me retourner vers l'infirmière.

« Par hasard, vous avez besoin d'aide ici ? »

L'infirmière me lance un regard perçant après avoir balayé du regard la salle. Ils viennent d'être attaqués par Sin. Il y a des blessés partout. Ils vont sûrement manquer de médicaments. Peut être de nourriture. D'eau propre. Et j'ose demander si ils ont besoin de quelque chose. Je me sens un peu idiot, mais bon, c'est habituel chez moi.

« Physiquement, la demoiselle va bien. Si vous pouvez vous occuper d'elle, cela nous arrangerait. On a besoin de toute la place possible, ici. »

Je fronce un peu les sourcils. Elle n'a pas l'air commode, la madame. Mais je comprends son point de vue. Les débarrasser d'un patient, voilà comment le jeux les aider. Je hoche de la tête avant de me retourner vers la rose, un petit sourire aux lèvres. Je passe de nouveau, sans un mot, mes main sur son visage. Je crois que le contre coup du stress est en train de me prendre. J'ai envie de la serrer contre moi. Fort. Jusqu’à ce que le soleil finisse de brûler dans le ciel. Mais ce n'est pas le moment. Il faut qu'on se mette ne route, non ?

« Tu avais des affaires avec toi, Lilia ? »

L'infirmière retourne s'affairer ailleurs après avoir barré un nom d'une liste. Heureusement que je comprends que c'est une catastrophe sans précédent, parce que la façon dont on est traités me plait pas trop. Heureusement, ça ne se lit pas sur mon visage. Une fois prets, on sort de l'hopital de fortune. Sans un mot, j'ôte ma veste pour lui poser sur les épaules.

« Tu vas attraper froid si tu restes comme ça. Il ne fait pas très chaud. »

Je la serre ensuite contre moi. Sans un mot. Sans même vraiment un regard. Délicatement, comme si elle était en verre, je la presse contre moi. Qu'elle pleure, si elle en a envie. Je ferme les yeux et baisse un peu la tête pour venir la caler entre son épaule et sa tête. L'avantage qu'elle soit grande. Je soupir d'aise, avant de me rendre compte que l'on est en extérieur et que les gens n'ont peut être pas besoin de voir du bonheur étalé comme ça dans leur figure. A l'insu de mon plein gré, je nous sépare.

« Par contre, euh ... »

Je lui lance un regard un peu bête.

« Je suis venu te trouver directement après mon arrivée sur l'île. J'ai pas spécialement cherché d'endroit ou dormir. Rassure moi, tu as une chambre ou quelque chose ? Le temps que je me trouve un truc pour moi. »

Elle risque d'avoir besoin de temps seule. Sans se traîner ma vieille carcasse.

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Lilia

Bannisseur

le Mar 14 Aoû 2018 - 13:19
L'heure n'est assurément pas à la plaisanterie mais sa petite pointe d'humour a le don de me faire sourire, à défaut de me détendre un peu plus. J'avais oublié comme c'est agréable, d'être avec lui. Il a ce don de tout rendre un peu plus léger, quand bien même il ne pourra rien effacer. Ou peut-être que c'est juste moi, au final. Peut-être que c'est simplement parce qu'il est la seule figure de réconfort que j'avais besoin de voir, à l'heure actuelle. Peut-être que c'est tout naturellement parce qu'il l'a déjà été, lorsque je l'ai rencontré.
Et pour le coup, je m'en veux un peu de lui infliger ça une deuxième fois.
J'ai l'impression d'avoir fait marche arrière et, indéniablement, mon cœur se serre alors que je sens ses doigts se glisser contre mes joues. Détends-toi, Lilia, tu réfléchis trop. Beaucoup trop.

Sa voix est la seule chose capable de me sortir du désastre dans ma tête et je lui souris maladroitement avant d'opiner en filant chercher mes maigres affaires.

« Je me dépêche. »

Je n'avais pas grand chose, au final, simplement un petit sac que j'avais laissé dans un coin de la pièce sans trop m'en soucier. De quoi est-ce que je me soucie, actuellement, de toute manière ? L'animosité de l'infirmière elle-même m'a presque totalement échappé. Il n'y a que Kwokkak qui arrive à me changer les idées et la chaleur de sa veste sur mes épaules suffit à un peu plus les dénouer. Tout ne va pas mieux, mais j'ai déjà l'impression qu'il a soufflé sur une majeure partie de l'inquiétude qui pesait sur ma poitrine.

« J'avais oublié de prendre ma veste. » je murmure presque pour moi-même en me laissant aller contre lui.

Il sent la mer. Tout ce que j'aime et la mer. Un détail qui m'affecte autant qu'il me détend et je me retrouve à doucement humer son odeur en enroulant mes bras autour de lui. J'ai besoin de lui. C'est aussi évident que le fait que je l'aime et l'éloignement qu'il impose après quelques courts instants me déchire autant la poitrine que je ne le comprends. Si tout ne tenait qu'à moi, j'aurais volontiers oublié la peine et les images qui tournent en boucle dans ma tête au creux de ses bras. Si tout ne tenait qu'à moi, j'aurais probablement pleuré tout ce que j'ai à pleurer, comme si ce simple détail aurait pu mettre fin au cauchemar dans lequel j'ai l'impression d'avancer. Pourtant, et au lieu de quoi, je me retrouve à légèrement paniquer lorsqu'il est question de lui trouver un endroit où dormir.

« Tu ne restes pas avec moi ? »

Je m'en veux un peu de le lui demander de cette façon. Comme si je m'accrochais lourdement à lui alors que ce n'est clairement pas le comportement que je veux avoir, à l'heure actuelle.
Le regard coupable, je lui souris un peu nerveusement en resserrant sa veste sur mes épaules et j'embrasse brièvement sa joue avant d'opiner en prenant l'une de ses mains dans la mienne. J'ai besoin de le toucher. Tellement que ça en devient presque aussi ridicule que le sentiment pressant qui m'écrase la poitrine. Je ne veux pas qu'il s'éloigne de moi, ne serait-ce qu'un peu. Mais je n'ai pas plus envie de l'accabler.

« J'ai... un endroit où rester, et... je pense qu'il suffira amplement pour nous deux. »

S'il a fait tout ce chemin pour me retrouver, c'est probablement que l'idée de rester avec moi ne le dérange pas, non ?

« Mais rien ne nous empêche de chercher autre chose pour toi, si tu veux. »

Là-dessus, je commence à doucement l'entraîner un peu plus loin de l'auberge. Et j'admets sans peine que c'est essentiellement pour ne plus être confrontée aux conséquences d'une horreur que je ne veux plus regarder.

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Kwokkak

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le Mar 14 Aoû 2018 - 16:36
On marche doucement alors qu'elle me serre un peu plus fort. Si je savais lire les gens, je pourrai sentir que je n'ai pas forcément dit la bonne chose. Mais … Cela ne fait pas vraiment partie de mes qualités. Cependant, j'entends bien qu'elle propose que je reste avec elle. Est-ce qu'elle est sure ? Elle aura sûrement besoin de tranquillité, non ? Et de repos. Beaucoup de repos. Moi, je ne vais pas pouvoir rester en place. Je dois déjà me faire un peu violence pour ne pas aller aider les gens, alors bon. Je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne chose.

Même si, au fond de moi, l'idée me plaît. Je n'ai pas besoin d'être seul. Je ne suis pas forcé a être seul. Non ? Elle est là, non ? C'est toujours un peu bizarre. Au final, on a pas que très peu de temps ensemble, et la fraction de temps que l'on a passé en … tant que plus qu'amis est encore plus courte. Et petite. Ce n'est pas un réflexe pour moi.

Partout semble être un paysage de guerre. J'aimerai bien lui montrer des choses jolies, mais je ne sais pas si il y a quelque chose de jolie sur l'île pour l'instant. Je joue doucement de mon pouce sur le dos de sa main, avant de m’arrêter. Il faut prendre des décisions dans la vie, non ?

« Ce n'est pas pressé. Si tu as besoin de moi, et que ma carcasse ne te dérange pas, je pense qu'on peut faire chambre commune. Ca me plairait bien. »

Je lui adresse un sourire doux avant que cette pulsion à ne pas laisser les choses trop serieuses s'installer me force à faire une remarque un peu déplacée.

« Et puis, je suis sur qu'ils seront contents qui on ne monopolise pas deux chambres, non ? »


Je pousse un soupir avant de me décaler pour lui faire face. On va s'arreter ici un peu, d'accord ? Je n'ai aucune idée de là où on est, mais tant pis. Je m'en moque. Doucement, je plonge mon regard dans le sien.

« Tu m'as manquée, tu sais ? »

Je ne sais pas pourquoi je lui dit ça là maintenant. Comme ça. Mais … J'ai le sentiment que c'est ce qu'il faut dire.

« Je suis vraiment content qu'il ne te soit rien arrivé. Et je suis là maintenant. Je ne dis pas que tout va bien se passer, mais … On va faire en sorte, d'accord ? »

Je détourne un peu les yeux. A m'entendre, on pourrait presque croire que je suis amoureux d'elle. Comme quoi, la vie, parfois. Et le pire, c'est que ça ne me dérenge même pas que l'on puisse croire ça. Tout ce que je veux, c'est la voir heureuse. Et peut être même être la cause de ce bonheur.

« En tout cas, je vais finir par croire qu'il ne faut plus que je te laisse seule. »


Je lui lance un regard faussement sévère, comme si tout ça était de sa faute. Enfin, je me doute qu'elle sait que je plaisante. Mes jours rougissent un peu, alors je nous remet en marche.

« Allez, guide moi jusque ton lieu de villégiature. Tu as besoin de repos. »

Je n'ajouterai pas que moi aussi, je fatigue un peu. Elle n'a pas besoin de le savoir ça.

« Une fois que tu sera installée, j'irai voir ce que je peux récuperer comme nourriture. J'ai pensé à prendre un peu d'argent en plus. C'est incroyable, non ? »

Elle sait que l'argent et moi, ça fait deux.

« A ce qu'il parrait, la nourriture, c'est mieux quand c'est fait avec amour, non ? »

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Lilia

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le Jeu 16 Aoû 2018 - 16:36
« Toi aussi, beaucoup trop. » je manque de lui répondre, mais je m'empresse de pincer mes lèvres avant de lâcher une évidence qui nous mettrait tous les deux mal à l'aise. Savoir que je lui ai manqué suffit à un peu plus m'apaiser, à me convaincre que je ne suis finalement pas trop insistante, quand bien même je lui en demande beaucoup. Peut-être trop ? Je sais pertinemment qu'il ne nous voit pas comme je nous vois, mais je n'ai pas plus envie de le lui imposer que de l'effrayer. Alors, indubitablement, le fait qu'il semble aussi impliqué dans le fait de m'aider à aller mieux me fait un peu plus sourire, alors que je le guide vers mon auberge.

Et son regard sévère ? Il m'a habituée à mieux. Ou pire. Il sait bien que je m'en sortirai, il est probablement le mieux placé, alors je n'ai pas besoin de le relever.

« Tu m'as manqué aussi. » je me risque tout de même à avouer, sans trop oser le regarder.

Je sens mes joues se réchauffer rien qu'au fait de repenser à ce qu'il m'a dit un peu plus tôt et croyez bien que je me sens stupide, Yevon. Maintenant que l'information a fait son chemin dans ma tête, maintenant que je me rends compte du fait qu'il a effectué le chemin de Luca jusqu'à Besaid pour me retrouver... J'ai presque l'impression de sentir mon cœur s'écraser avec tellement de violence contre ma cage thoracique qu'il en devient douloureux.

Reprends-toi, Lilia.
Sa remarque sur le fait qu'il ait pensé à ramener de l'argent a au moins le mérite de me faire rire un peu et je serre doucement sa main dans la mienne en évitant des yeux les endroits les plus marqués par le carnage de Sin. La route vers l'auberge n'est pas bien longue, et je me sentirai probablement bien mieux une fois que nous y serons arrivés.

« Tout est toujours mieux, avec un peu d'amour. Alors j'ai hâte de noyer ma peine dans ta soupe ! »

Et voilà que mes joues rosissent un peu plus. C'est stupide. Enfantin.
Le simple fait qu'il ait parlé de cuisiner avec amour suffit à secouer un peu ma poitrine déjà submergée et j'inspire brièvement pour essayer de me remettre un minimum de mes émotions. C'est toujours ça quand je suis bouleversée, de toute manière.

« Et même sans ça, d'ailleurs je... sais que tout ira bien. Tout ira mieux. J'irai mieux. Tu es là et puis je pourrai aider les Bannisseurs à chasser les miasmes de Sin une fois que mon corps aura récupéré et aider au village m'aidera sûrement à me changer les idées. Je sais bien que me le mettre de moi-même sous les yeux n'est pas la meilleure solution, mais le fuir n'est pas non plus le meilleur moyen de l'accepter. »

Je sais pertinemment qu'il le sait. Sûrement. J'imagine. Kwokkak est doué de trop de réactions imprévisibles pour que je puisse prétendre quoi que ce soit et, à ce titre, je me contente de lui sourire d'un air que je veux un peu plus encourageant.

« Et j'admets sans mal que je n'ai actuellement pas envie que tu me laisses seule, d'ailleurs. »

Là-dessus, je m'empresse d'entrer dans l'auberge dès que nous y sommes et je cherche brièvement la tenancière des yeux. Sans succès. Elle est sûrement occupée dans les chambres à aider les blessés.

« Je lui dirai que nous sommes deux plus tard. Je doute qu'elle se mette à râler. »

Mais qu'est-ce que je suis supposée dire, exactement ? Qu'il est un ami ? L'homme que j'aime ? Mon éventuel futur petit ami ?

« … Ou alors je ne lui dis simplement rien. »

Par Yevon, Lilia, tais-toi.

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Kwokkak

Bannisseur

le Ven 17 Aoû 2018 - 23:22
Je lui ai manqué. Ça fait sens. Il faut avouer que son monde a du être mis un peu sans dessous dessus là. Et par un peu, j'entends beaucoup. C'est normal qu'elle ait envie de s'attacher aux rares choses connues. Je lui adresse un petit sourire. Ce que j'aime bien chez Lilia, c'est sa façon de ne pas rester à terre. N'importe qui d'autre se laisserait traîner par terre en ce genre de moment. Accepterait de ne rien faire. Surtout ceux qui ne doivent rien à l'endroit où ils sont. Et je pense que personne ne lui en aurait voulu. Personne. Et pourtant, comme elle le dit, elle a l'air d'avoir envie d'aider. C'est fou ça. Parfois, elle me fait un peu penser à moi.

Au bout d'un moment, on arrive enfin à ce qui semble être son auberge. Visiblement, il n'y a pas eu trop de dégâts. En même temps, on est assez loin du front de mer, maintenant. Par contre, ça a l'air aussi occupé que les autres bâtiments que j'ai pu visité. En même temps, il faut reloger tout ceux qui ont vu leurs habitations détruites, et ceux qui sont venus pour retrouver leurs proches. Lilia semble chercher quelqu'un du regard. Elle souhaite dire à quelqu'un que nous sommes deux. Je fronce légèrement les sourcils. De qui parle t'elle ? Du tenancier de ce modeste établissement ? De quelqu'un d'autre ? Si j'étais quelqu'un d'autre, je crois que des petites griffes glacées seraient en train de s'enfoncer dans mes entrailles à cet instant précis. Heureusement que je ne le suis pas, non ?

Tranquillement, on avance vers vers sa chambre. Je ne vais pas mentir, on essuie quelques regards. Je ne sais pas bien pourquoi d'ailleurs. Sûrement de la jalousie. Enfin … Au final, on s'en sort bien. Elle n'est pas plus blessée que ça et n'a l'air d'être choquée que dans des proportions … Correctes, si il y en a. Rien que le temps ne pourra pas effacer. Malheureusement, je pense que ce n'est pas le cas de tout le monde. Loin de là. Très loin de là même. Elle s’arrête devant ce qui est visiblement sa chambre. Je la laisse déverrouiller sa porte, puis on rentre.

Hum. Ça sens un peu le renfermé. En même temps, si elle n'a pas été occupée depuis Sin, c'est normal, les fenêtres n'ont pas été ouvertes pendant quelques jours maintenant. Je vais en ouvrir une, histoire de laisser entrer l'air marin. L'iode, ça fait du bien. Je m'appuie ensuite contre le mur.

« Ne le prends pas mal, mais je pense que tu as besoin de te laver. Et de te changer. Tu sais ce que l'on dit, non ? Des habits propres, c'est un esprit bien rangé. »

Je ne sais pas si on le dit. Maintenant, on le fait, en tout cas. D'un pas rapide, je me dirige vers elle et, après quelques instants d'hésitation, je la serre contre moi. Fort. J'ai la gorge un peu serré, et je cache mon visage dans son cou. Je n'ai pas envie de parler. Je n'ai pas besoin de parler, même, je pense. Après quelques secondes d'une étreinte en silence, je la libère, avant de poser mes lèvres sur son front.

« Je … Suis vraiment heureux que tu ailles bien. Vraiment. »

Mon regard est braqué dans le sien. J'espère qu'elle va y lire ce que je ne sais pas y exprimer. Je lui lance un grand sourire, ensuite.

« Mais pas au point de te regarder te laver, quand même. »

On est dans une petite chambre d'une petite auberge d'un petit village. Il y a pas vraiment de quoi se cacher pour se laver. Encore une fois, je caresse son visage de la paume de ma main. Sa peau est si douce, malgré tout.

« Le temps que tu te laves, je vais aller régler mon séjour auprès de l'aubergiste. Je vais lui dire de prévoir deux repas pour nous, d'accord ? Si jamais tu as le courage d'aller chercher de quoi préparer ici, ils n'auront qu'a les servir à des miséreux. Ça te va ? Je demanderai aussi si ils ont du travail pour moi demain. Tu as besoin de sommeil, et je ne crois pas qu'il soit bon pour moi de passer mon temps a te regarder dormir. »

Alors que je dis ça, je rapproche nos visages. Tout en moi me crie de l'embrasser. Avec tout ce qui s'est passé, je n'arrive même plus à me souvenir si on s'est déjà embrassés. JE rougis un peu avant de reculer mon visage. Je crois que nos lèvres n'étaient qu'a quelques centimètres les une des autres. Il faut que je prenne un peu l'air.

« Tu entrouvrira la porte quand tu sera prête ? Comme ça je le saurai. »

Sans me presser, je me dirige vers la porte. Qui sait, elle a peut être besoin d'un autre calin,

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Lilia

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le Lun 20 Aoû 2018 - 10:17
Des habits propres c'est un esprit bien rangé ? C'est tout lui, ça.
L'envie de lui dire que, non, ça ne se dit pas, me démange un peu les lèvres mais ce serait autant pour le taquiner que pour gentiment me moquer alors je me tais, sans pouvoir m'empêcher de sourire un peu plus que précédemment. C'est en partie pour ça, que je l'aime. Parce que cette façon qu'il a d'être nonchalant est aussi naturelle qu'agréable. Autant que sa spontanéité.

Je dois dire que je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi démonstratif mais ce n'est pas pour me déplaire. Loin de là. Mes bras se glissent automatiquement autour de lui et je perds mon visage contre son épaule en me laissant aller à chercher son odeur. C'est rassurant, et mon cœur lui-même me fait savoir qu'il en est un tant soit peu apaisé en dansant néanmoins dans ma poitrine, non sans bondir brusquement lorsque Kwokkak pose ses lèvres contre mon front.

Sa remarque me fait rire et je relâche un peu mon étreinte autour de lui en l'écoutant parler. C'est vrai que cette chambre est plutôt petite.

« Merci d'être venu me chercher. »

Je ne sais pas trop pourquoi je l'ai dit. J'ai simplement ressenti le besoin de le faire. Pourquoi le remercier alors qu'il ne faisait finalement que ce que son cœur l'avait poussé à faire ? Et pourquoi est-ce que j'ai l'impression de perdre mon souffle rien qu'à l'entendre avouer qu'il aurait passé son temps à simplement me regarder ? C'est naturel, probablement. Je l'aime alors j'ai tendance à réagir à tout ce qu'il me dit mais je dois bien admettre que j'aime l'entendre le faire. C'est rassurant, quand bien même je sais que ça n'implique rien de plus que ce que nous sommes actuellement.

« Ah, oui... Je devais lui dire que nous sommes deux. J'imagine qu'elle le devinera d'elle-même, si tu vas te déclarer. » j'avoue en sentant mes joues se réchauffer légèrement. Je ne sais pas ce qu'elle va penser, et je ne suis pas certaine d'avoir envie de le savoir. « Et... Oui, ça m'ira. Je... J'aime mieux qu'ils aient toute l'aide nécessaire pour les blessés. »

Ma voix s'écrase presque contre sa bouche et je me rends compte que j'avais retenu ma respiration uniquement quand il s'éloigne de moi. Je ne vais pas le cacher : je me sens assez mal pour en perdre un brin du sourire stupide qui étirait mes lèvres. Même pas qu'un brin d'ailleurs. Je m'en pince presque les lèvres.

« Oh... Euh... Bien sûr. » je lui réponds simplement avant de le regarder partir.

Sans bouger. Sans pourtant vouloir le voir s'en aller. Il vient seulement d'arriver. C'est égoïste, peut-être un peu idiot, mais j'ai besoin de lui. Si fort que je ne cherche même plus à le cacher, au final.
Alors je n'empêche pas à mes jambes de bouger, à peine quelques secondes après. Pas plus que je n'empêche à mes lèvres de se poser contre son épaule tandis que j'enroule à nouveau mes bras autour de lui, le visage presque aussi écarlate qu'un Bombo sur le point d'exploser. C'est fou ce que je me sens ridicule.

« … Tu peux rester encore un peu ? »

Ma voix est aussi faible qu'un soupir et je m'empresse de me cacher avant d'ajouter, incapable de cacher la honte qui fait légèrement trembler mes doigts :

« … J'avais envie de t'embrasser... J'ai envie de t'embrasser. »

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Kwokkak

Bannisseur

le Mar 21 Aoû 2018 - 11:20
Elle me remercie. Je lui sourit doucement. J'ai l'habitude que l'on me remercie pour des choses naturelles. Ce genre de remerciement me pince un peu le cœur. J'aimerai tellement vivre dans un monde où les choses que je fais sont considérées comme normales. A moins qu'elle ne soit juste polie ? C'est un cas de figure auquel il faut réfléchir aussi. Quoi qu'il en soit, je ne lui réponds que d'un sourire. Et visiblement, elle est d'accord avec mon plan. C'est bien. Très bien. Après, de toute façon, elle est ma priorité, et je m'adapterai a ses besoins. Si elle a besoin de moi vingt quatre heures sur vingt quatre, je lui donnerai sans hésiter, voir même plus. Je sais qu'elle n'abuserait pas. Hein, tu n'abuserai pas Lilia ?

Je suis presque à la porte quand j'entends un bruit derrière moi. Le bruit du mouvement. Ah, elle s'y met, visiblement. Bien. Au plus vite elle est lavée et changée, au plus vite je peux revenir, après tout. Puis je me sens poussé n peu dans le dos, avant de sentir une petite masse chaude sur mon épaule. Mais, Lilia, je ne suis pas une baignoire ! Ah. Elle me demande de rester un peu. Je souris un peu en coin. Ce n'est pas très raisonnable ça, très chère. Mais ça tombe bien, parce que j'ai moi aussi envie un peu de rester. Sa remarque suivante me fait un peu fondre le cœur. Autant Lilia est, en temps normal, un véritable roc d'achoppement, autant, il semblerait qu'elle ait un cœur tout mou, parfois. Doucement, sans la brusquer, je me retourne sans retirer ses bras, de façon à ce qu'on soit l'un en face de l'autre. Je regard descends vers le sien, même si il n'y a pas vraiment à bouger.

« J'ai cru que tu ne le demanderai jamais. »

Doucement, très doucement, trop doucement, mon visage s'approche du sien, jusqu'à ce que mes lèvres pressent chastement les siennes. Un baiser d'écolier, de jeunes nouveaux qui découvrent à peine les affres de l'amour. Même ça, ça m'arrache un peu de chaud au cœur. Ses lèvres ont bon goût malgré tout. Aussi lentement que c'est arrivé, je nous décolle avant de lui lancer un petit regard presque insolent. Comme si je l'invitais à venir cherche plus.

C'est une sensation assez nouvelle pour moi. D'habitude, les gens viennent tout seul chercher plus. C'est … Rafraîchissant. Cette sensation d'être. Je ne sais pas si le bon mot c'est aimé. Mais … Être désiré pour autre chose qu'un bon coup de tango horizontal.

Ou alors, je me voilà la face. Et c'est pas le comment, mais le qui. Peut être que c'est tout simplement elle qui me fait chavirer comme ça. Je secoue un peu la tête avant de m'éloigner d'elle. Malgré tout, malgré le fait que je sais qu'elle est une adulte, elle reste … Lilia. La petite Lilia. Je déglutis un pue avant d'arriver presque à la porte.

« Cette fois çi, je vais vraiment y aller, d'accord ? Au plus vite c'est réglé, au plus vite je peu ... »

Je marque une pause.

« Et merde. »

Je crois que je suis tombé dans mon propre piège. Sans perdre de temps à réfléchir, je me retourne et me dirige vers elle, un éclat étrange dans le regard. Bien vite, l'écart entre nous deux est réduit à une peau de chagrin. Sans perdre de temps, mon bras gauche se glisse dans son dos au niveau de ses reins pour l'attirer vers moi. L'autre bras, avec une faim que je ne me connais que peu, vient se caler derrière sa tête. Sans nous laisser vraiment le temps de réfléchir, je nous emelle dans un baiser qui ferait rougir bien des gens. Je pense, sans me vanter, que c'est la première fois qu'on l'embrasse comme ça. Mes mains glissent dans son dos, le parcourant avec un plaisir non dissimulé. Je ne sais pas si c'est de l'amour. Je ne sais pas si ce n'est pas simplement une sorte de réponse a ses désirs, comme toujours avec moi. Mais je sens mon cœur battre fort.

Le baiser dure aussi longtemps que possible, jusqu'à ce que mes poumons brulent sous le manque d'oxygène. Je nous sépare et respire un grand coup, luttant farouchement contre l'envie de remettre ça. Contre l'envie d'aller plus loin. Je suis un peu confus. Un peu, surpris. En balbutiant, je ne peux que broder une petite phrase avant de m'avancer en titubant presque pour sortir de la chambre.

« Je … Je vais alelr prévenir le tenancier … Okay. »

Une fois la porte fermée, je m'appuie contre. Puis soupire. Je … Okay. Il faut que je ne pense pas trop à ça.

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Lilia

Bannisseur

le Mer 22 Aoû 2018 - 11:38
C'est presque une torture. En fait, c'en est même totalement une, au vu de ce qu'il m'inflige. Un peu comme si que mon cœur lui-même allait exploser alors qu'il laisse entendre qu'il n'attendait finalement que ça, de m'entendre lui dire que j'ai envie de l'embrasser. Je ne peux pas dire que je m'y attendais, je ne le connais que peu, voire pas, sur ce point-là, mais le fait qu'il me taquine ne me surprend qu'à moitié. C'est tout lui sans pourtant l'être, et ça me fait l'aimer un peu plus. C'est une partie de lui que je découvre et je ne peux que sourire, un peu bêtement, quand bien même le baiser, chaste, qu'il me donne me frustre légèrement. Je ne m'attendais pas spécifiquement à quoi que ce soit de passionné ou d'intense mais je dois dire que j'en aurais presque envie de gentiment le pincer, juste un instant.

Le temps qu'il lui faut pour s'éloigner et enfin revenir en me regardant comme il ne m'a finalement jamais regardée. Et je ne sais pas ce que c'est. Je n'ai même pas le temps de le deviner puisqu'il s'approprie mon souffle et mes lèvres alors même que je ne suis capable que d'étouffer une petite plainte agréablement surprise contre les siennes. Alors même que je ne peux que lui rendre un baiser impliquant tout l'amour que je sens écraser ma poitrine, à chaque fois même qu'il me touche. J'en frissonne, j'en rougis et je sens mon ventre se tordre légèrement tandis que mes doigts se perdent dans ses cheveux. Alors mon corps se presse un peu plus contre le sien. Autant même que ce ne soit humainement possible, et je me retrouve à trop vite vouloir découvrir sa peau de mes mains. Beaucoup trop vite. J'ai l'impression de sentir chacune de mes cellules bouillonner et c'est un rappel presque étouffant à la réalité auquel il me confronte, en s'éloignant. Heureusement.

Je n'ai même pas le temps de lui répondre. Pas plus que je n'ai le temps d'analyser ce qu'il me dit. Lorsque la porte se referme pour de bon, je me laisse simplement tomber sur le lit et, comme pour tenter d'apaiser les réactions un peu trop exagérées de mon propre corps, je ferme les yeux de toutes mes forces pour m'évertuer à compter des moutons qui empirent bien plus mon cas qu'ils ne l'améliorent. Si tout ne tenait qu'à moi, je l'aurais probablement rattrapé. Je l'aurais sûrement encore embrassé, même. Mais j'ai déjà assez insisté, non ?

Sauf que je l'aime, c'est affreusement fou comme je l'aime. Assez pour ne pas avoir envie d'être raisonnable. Trop pour prendre le risque de faire quoi que ce soit de trop poussé, par simple peur de l'effrayer, ou de le repousser. Je n'ai pas envie qu'il en sache trop, pas plus que je n'ai envie de tout lui montrer dès maintenant. Et puis, j'ai appris à avancer seule lorsqu'il n'était pas là, non ? J'ai appris à être indépendante, à ne me reposer que sur moi-même et, même si je sais qu'il est là, l'idée même de trop lui en demander me fait frissonner.

« Lilia, ma pauvre fille, tu es ridicule ! » je râle en tapant mes joues pour tenter d'en calmer les rougeurs.

Sans succès, au vu de la chaleur de mon visage, mais je m'empresse de me redresser pour me déshabiller et aller prendre la douche qui m'attend depuis que je suis arrivée. Ça aura sûrement au moins le mérite de calmer le combat inutile de mon cœur contre ma raison, et sentir l'eau sur ma peau m'apporte finalement bien assez de réconfort pour que j'en oublie totalement la honte qui avait noué mon ventre, peu avant.

Alors, une fois propre, j'enfile des vêtements un peu plus chauds en abandonnant totalement l'idée même de récupérer ma robe et c'est en séchant mes cheveux d'une main que j'entrouvre la porte sur un silence presque trop pesant, parfois entrecoupés de plaintes qui me rappellent vaguement celles qui ont bercé mes jours, juste avant que Kwokkak ne vienne me chercher.

Je ne pleurerai pas, mais j'ai presque l'impression de sentir mon cœur le faire à ma place. Et je dois bien avouer que savoir qu'il est là suffit amplement à apaiser l'angoisse que je sens monter dans ma poitrine.

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Kwokkak

Bannisseur

le Jeu 23 Aoû 2018 - 11:47
Je crois que l'aubergiste s'est rendu compte de quelque chose. Le regard qu'il m'a lancé était a moitié concerné et a moitié amusé. Bien évidement, il n'a eu aucune objection à ce que je reste dans la chambre de Lilia, tant que je paie ce qui est du. De toute façon, je pense qu'il a d'autres chats a fouetter que s'occuper de ça. Il doit aussi avoir souffert de Sin, non ? Il m'a aussi indiqué le lieu de contact le plus proche pour les volontaires. Bien. Par contre, il a aussi exprimé le fait qu'on aura sûrement du mal à trouver de la nourriture comme ça. Un rationnement s'est mis en place sur l'île. Normal, après tout.

En repartant, j'ai senti quelques regards sur moi. Des regards pas forcément super sympathiques. Je présume qu'une jolie femme seule comme Lilia, ça a peut être donné des idées à certains. Des envies. Je ne leur prête pas d'intentions mauvaises. Je ne dis pas qu'ils lui auraient fait du mal. Je veux dire, c'est de Lilia dont on parle. Elle pourrait les briser en deux sans trop faire d'efforts. Mais je ressens quand même un petit picotement de jalousie dans mon cœur. Je crois … Que c'est la première fois en fait. Lilia est... Ugh.

Je me dépêche de rejoindre notre chambre en foulées doubles. Je crois que j'ai encore un peu envie de l'embrasser. Ah, la porte est entre ouverte. Je me dirige vers la porte et cogne doucement dessus avant de l'ouvrir.

Elle est lavée et changée. C'est parfait ça. Je rentre dans la pièce et ferme la porte derrière moi.

« Tant que je paie ma part, il n'y a pas de soucis pour que je reste. Donc ça, c'est bien. »

Je m'approche d'elle et prends sa main dans la mienne. Je la serre doucement avant de l'attirer vers le lit. Malheureusement, il n'y a pas de canapé dans la pièce. Donc … Et bien, c'est le seul endroit où on peut s'asseoir. J'espère qu'elle ne va pas croire que je l'y emmène pour … Même si, au fond, je crois que … Ouais, non. Je secoue un peu la tête avant de m’assoie et de l'attirer doucement pour qu'elle s’assoie aussi.

« J'ai demandé au tenancier si il savait où on pouvait trouver de la nourriture, et ... »

Je me gratte la tête. Je m'en veut de pas y avoir pensé tout seul, en fait.

« Et bien en fait, il y a un rationnement pour le moment, donc on peut pas vraiment aller acheter de la nourriture. Si j'ai compris, de la nourriture devrait arriver bientôt. A ce moment là, je te préparerai un ragoût, d'accord ? »

Je la regarde, un petit sourire encourageant sur le visage.

« On est pas pressés, non ? On a tout notre temps devant nous, je pense. En tout cas, je compte pas partir. »

Doucement, je remonte mes mains vers son visage pour le saisir entre mes doigts. Je me penche ensuite vers elle avec lenteur, jusqu'à ce que nos visages soient presque collés. Enfin, avec douceur, je viens l'embrasser. Un baiser doux. Un baiser sincère. Pas que, par exemple, notre précédent baiser ne l'était pas, mais il y a une certaine pureté dans ce nouveau baiser. Après quelques instants qui me semblent trop courts, je me relève.

« Si tu veux, je peux aller voir le patron pour qu'il nous monte notre repas. Comme ça, tu n'as plus besoin de sortir. Et tu te reposes. Il faudra que je trouve un moyen de me laver sans te montrer des horreurs, par contre. Mais sinon, je suis a ton service. Si tu veux, je peux te masser aussi. Mes massages de pieds sont plutôt bons, il semblerait. »

Il faut que je la protège. Il faut que je l'occupe. J'arrive bien à lire l'inquiétude dans son regard. Et je me doute bien qu'elle a du voir des choses. Des choses qu'elle n'aurait pas du voir. Et, quand j'y pense, je doute qu'aller se balader dans ce qui est presque des ruines soit bon pour elle. Tant pis si ça fait jaser les autres clients, qu'on reste dans la chambre comme ça. Je me penche une nouvelle fois pour l'embrasser.

Pour la première fois de ma vie, j'ai envie de le faire. De l'embrasser. Enfin, non. Mais avec elle, pour la première fois, je le fais parce que j'en ai envie, plus que parce que c'est ce qu'on attends de moi.

Étrange sensation.

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