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Al Bhed


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Miracles - Lilia

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Classe : Guerrier

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Lilia

Bannisseur

le Ven 24 Aoû 2018 - 0:26
Je crois que je peux enfin comprendre la terreur que j'ai pu voir dans les yeux des rares personnes qui, auparavant, m'ont parlé de Sin. Et plus encore que de la comprendre, je me retrouve à la vivre et j'aurais égoïstement préféré qu'il ne revienne jamais. Plus tard. Une fois que Spira aurait été balayée par le temps et la nature, pour qu'il n'ait plus rien à ravager. Une fois que plus personne ne serait en mesure d'avoir quoi que ce soit à déplorer.

Parce qu'ironiquement, et alors même que l'océan était tout ce qui suffisait à m'apaiser, j'ai fini par en avoir peur par le simple fait d'imaginer sa silhouette se découper sur l'horizon. Alors même que je m'efforce de me dire que j'ai encore mes deux jambes sur lesquelles avancer, je me retrouve à être tétanisée par les images mêmes du carnage qu'il a déjà causé. Je ne peux pas prétendre avoir vu pire. Rien n'est pire que Sin. Mais il a réveillé avec lui des souvenirs que j'aurais préféré garder loin de mes paupières, au même titre que les horreurs qu'il peut laisser dans son sillage et je ne veux pas les voir. Je ne veux plus les voir. Mais j'ai l'impression que mon esprit me les impose sans que je n'aie la force de les repousser et c'est le retour de l'homme que j'aime qui a le mérite de m'arracher à une torture mentale que je devrais arrêter d'encaisser.

Sa main dans la mienne est presque comme une porte ouverte sur un monde où Sin n'est qu'un mauvais rêve. Et si je ne l'avais pas eu sous mes yeux, si je n'avais pas été touchée dans l'attaque qu'il a causé, je m'y serais volontiers noyée. Est-ce que c'est de la faiblesse ? Sûrement. Mais mes épaules ne seront jamais capables de tout porter, quand bien même j'essaierais.
Je fais avec ce que j'ai et je prends volontiers l'aide et la tendresse qui me sont apportées, tout comme j'accepte sans rechigner de m'asseoir près de lui, lorsqu'il m'invite à le faire.

Son indication m'arrache un sourire attendri et j'embrasse rapidement sa joue en serrant à peine plus ses doigts entre les miens. Aucun de nous deux n'y avait pensé, et je me sens presque désolée de savoir qu'il est celui qui s'en est aperçu le premier, mais il semble plutôt bien le vivre alors je continue de l'écouter en laissant mon cœur étouffer sous la chaleur que sa voix et ses promesses silencieuses peuvent m'apporter. Je sais que tu ne t'en iras pas.

« Ne t'inquiètes pas. » je souffle dans un petit sourire, tout en glissant ma main contre l'une des siennes. « Je peux me contenter de ce qu'il y aura en attendant, j'aime mieux qu'ils s'occupent de ceux qui en ont réellement besoin... Alors j'attendrai impatiemment ton ragoût. »

Et ses lèvres contre les miennes sont presque comme une délivrance.
Honnêtement, je n'aurais jamais cru qu'un simple baiser, néanmoins empli d'une profonde tendresse, aurait pu à ce point alléger la pierre que je sens presque écraser mon cœur. Je n'aurais jamais cru, non plus, que sa bouche contre la mienne aurait à ce point pu me donner envie de lui dire que je l'aime. J'en suis presque à me faire violence pour me taire et, alors que je sens l'évidence se suspendre à mes lèvres comme pour s'en échapper, je ne peux que lui sourire un peu plus en lui volant un nouveau baiser, à peine palpable.

« Je peux simplement sortir, quand tu voudras te laver. »

Ou je peux me retourner, occuper mes yeux en bouquinant, sans bouger. La perspective de la scène me gêne autant qu'elle m'amuse et je glisse mes bras autour de sa taille en récupérant ses lèvres une fois de plus. J'aime l'embrasser. Je crois que j'aime même tellement ça que je pourrais le faire jusqu'à en avoir les poumons enflammés mais je chéris cette tendresse au moins autant que je la lui offre, alors je me contente de l'embrasser avec toute la douceur qu'il sait faire vivre au creux de ma poitrine.
Je sais très bien que je ne suis assurément pas la femme la plus expérimentée qu'il ait pu étreindre, loin de là, mais je me réconforte avec l'idée d'être capable de l'embrasser sans avoir peur d'y glisser un tant soit peu de mon affection et il ne semble visiblement pas effrayé par cette idée.

Et c'est avec un regret que je ne cache même pas que je détache à peine nos lèvres, juste le temps de lui parler.

« Et entre nous... J'en aurais presque envie de te laisser entièrement me chouchouter. »

Presque, oui.
Mes lèvres se glissent contre les siennes dans un nouveau baiser délicat et j'enfouis ensuite mon visage contre son cou en le serrant un peu plus fort contre moi.

« Mais je m'en voudrais de m'accaparer un peu trop de ton attention. Et je ne le dis pas pour que tu me rassures, je me doute que tu ne le ferais pas. Je ne suis assurément pas contre des câlins, des baisers, des plats et... mêmes ces massages un peu trop tentants, mais je t'y autoriserai que si tu me promets de ne pas trop en faire. »

Un nouveau sourire prend place sur mes lèvres et je relève un peu ma tête pour le regarder, avant d'ajouter :

« Ce qui inclut également de ne pas passer tes nuits à me regarder. »

C'est davantage une tendre plaisanterie qu'une réelle taquinerie. Je me doute bien qu'il ne le fera pas, mais je n'ai pas forcément envie de trop l'inquiéter. Je ne peux pas lui mentir en avançant que j'arriverai à bien dormir, que je ne suis pas terrorisée à l'idée de laisser certains cauchemars revenir. Mais si je peux lui éviter trop d'anxiété alors je le ferai.

« Tu auras besoin d'énergie, pour aider les autres. Et pour me supporter, aussi. »

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Kwokkak

Bannisseur

le Dim 26 Aoû 2018 - 11:13
Ça ne la dérange pas. Parfait. En même temps, après avoir vécu avec moi quelques temps, je présume que ses limites en nourriture ont du pas mal baisser. Ma cuisine, elle est plus orientée sur la qualité nutritive que la qualité gustative, et ça se sens. Mais bon. Bref. On est pas là pour parler de moi. Elle m'embrasse ensuite, et je retiens un soupir d'aise. Il n'y a pas a dire, avoir un compagnon, c'est vraiment agréable. Surtout quand … Ben quand c'est un compagnon dont on apprécie vraiment … vraiment la présence. Elle me dit qu'elle peut sortir quand je me lave. Non. Impossible. C'est à moi de m'adapter à elle, pas l'inverse.

« Oh, tu ne va pas t’embêter pour moi, non mais. C'est une auberge, ils doivent avoir une salle de lavage commune, ce sera bien assez bien pour moi. »

Je lui adresse un petit sourire. C'est elle la personne importante, en ce moment. Il y aura des temps où ce sera moi qu'il faudra accommoder. Pour l'instant, c'est elle. Sa réponse est de m'enserrer dans ses bras. Je ne peux pas m’empêcher de trouver que sa peau est, malgré tout, douce. Elle m'embrasse ensuite. J'aime ça, hein. Je ne dis pas le contraire. J'aime ça plutôt bien même. Mais, en plus, je sens qu'elle a vraiment besoin de ça. C'est le moyen qu'elle a de ne plus penser à ce qui ne va pas, je pense. Et bon, qui suis-je pour lui refuser ça ? Je me prends au jeu des baisers. Après tout, personne n'a dit que je ne devais pas non plus profiter de son traitement, non ? Malgré tout, et même si je ne l'avouerai qu'a mon corps défendant, moi aussi j'ai été dans l'angoisse et la tourmente. C'est avec un léger pincement au cœur que je la sens s'éloigner.

Sa remarque m'arrache un sourire. C'est marrant, mais j'en était presque sur. Et je suis sur qu'on pourra trouver un moyen de s'en sortir. Je veux dire, elle va sûrement beaucoup dormir, non ? Pendant ses siestes, je ne vais pas rester ici à me tourner les pouces. Ce serait indigne. Et puis, une fois qu'elle ira un peu mieux, elle pourra aussi mettre la main à la pâte. C'est un des meilleurs moyen d'aller mieux ça. Aider les autres. Ça aide à ne plus penser à ses soucis. Difficile de se faire du mouron quand on tombe de fatigue après tout. Cependant, je ne pense pas trop à ça. Encore une fois, elle est venue me voler un baiser, et encore une fois, je fais en sorte de lui donner plus que ce qu'elle a bien voulu prendre.

Je souris sur ses dernières remarques. Elle n'a pas perdu son sens de l'humour, c'est déjà ça de pris. J'ai l'impression qu'elle reste, malgré tout, la Lilia que j'apprécie et que je connais. C'est rassurant. Mon cœur se calme un peu. Elle a du laisser des morceaux d'elle dans tout ce capharnaüm, mais rien d'impossible à gérer. Je lui tapote le nez avant de lui répondre, un sourire dans la voix.

« Non mais dites donc, mademoiselle. Pour qui me prenez vous ? »

Je lui tire la langue avant de lui voler un fugace baiser.

« Je suis Kwokkak, non mais. Vous pensez que je n'en ai pas assez en moi pour m'occuper de vous et des autres ? »

Je lui fait des gros yeux, mais n'importe qui verrait que je ne suis que joie et plaisanterie.

« J'en ferai sûrement un peu trop pour toi, mais c'est parce que tu le mérite. Et j'en ferai aussi sûrement trop pour les autres. Et quand j'aurai vidé toutes mes forces, et bien ce sera a toi de me remonter. »

Je l'ensère et la presse contre moi en glissant ma tête dans le creux de son cou.

« Je ne peux pas te promettre que je ne vais pas t'admirer quand tu dors. Tu me connais, j'aime regarder ce qui est beau.»

Un peu cheesy, non ? Je la relâche et la regarde, et je sens mon cœur s'enfoncer un peu dans ma poitrine. Je … Oula. Une inspiration plus tard, j'ai retrouvé toute ma contenance habituelle.

« Bon, du coup. Quel est le plan pour aujourd'hui ? »

Je balaie la chambre du regard. Mes sacs.

« Il faut que je range mes affaires. Et il faudrait aussi, avant le repas, que je passe me laver. »

Je passe rapidement ma main dans son dos avant de picorer sa joue d'un baiser.

« Tu veux parler de ce qui s'est passé ? »

Mon visage est un peu plus grave, mais toujours avenant. Je ne suis pas là pour la forcer à faire des choses qu'elle ne veut pas. Mais si elle en a besoin, je suis là. Je me lève et me dirige vers mon sac.

« C'est comme tu le sens, mais je sais que certaines personnes ont besoin de raconter les choses comme ça. Histoire de l’extérioriser un peu. »

Je lui adresse un sourire plein de tendresse alors que j'ouvre mon sac.

« C'est comme tu veux, Lilia. »

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Lilia

Bannisseur

le Dim 26 Aoû 2018 - 12:13
C'est rassurant. Tellement rassurant. J'ai l'impression de presque entendre mes vieux démons se mêler aux nouveaux et gronder au fond de ma poitrine, de les sentir me menacer de surgir à n'importe quel instant pour me ravager comme ils l'ont déjà fait. Mais il est là et sa présence à elle seule suffit à étouffer toutes ces mauvaises choses qui menacent d'engloutir un peu trop violemment mon conscient. Je n'ai pas envie d'y penser. En fait, je crois que je n'ai même pas envie de l'accepter. Je ne sais pas si le laisser derrière moi est la meilleure chose à faire mais, pour l'heure, c'est ce qui m'aide à me relever. Au moins autant que les baisers et les mots de Kwokkak.

Alors je me laisse volontiers aller à rire, lorsqu'il me rappelle gentiment qui il est. Même si je le sais. Je me laisse aller dans ses bras et je profite, sans la moindre honte, du réconfort que lui seul est capable de m'apporter. Je sais qu'il sera là. Pour les autres et pour moi. Qu'il se démènera, comme à son habitude. Qu'il s'épuisera, probablement. C'est tout lui, ça. Et c'est l'une des nombreuses choses qui m'ont fait l'aimer, alors comment ne pas l'aider en lui offrant mes bras, lorsqu'il sera épuisé ?

« Je serai là. » je murmure, simplement, alors que mon visage se perd doucement contre son épaule.

Ses mots suivant font monter un léger feu jusqu'à mes joues et je souris bêtement en glissant l'une de mes mains dans ses cheveux, le corps parcouru d'un léger frisson. Même sa respiration dans mon cou m'avait manquée, et je viens seulement de m'en apercevoir.

« C'est pour ça que j'aime aussi te regarder. »

Je ne sais même pas s'il m'a entendue. Je l'ai probablement à peine chuchoté, sûrement pour ne pas trop m'enfoncer dans une situation qui me pousserait à lui murmurer que je l'aime et que je ne veux pas le voir s'en aller. Pourtant, et même si je n'ai qu'à peine eu le temps de m'y plonger, la sensation seule de le sentir s'éloigner suffit à alourdir un peu mon cœur et je soupire tout doucement en le relâchant, à regrets. Je ne peux décemment pas continuer à le monopoliser. Sûrement pas, d'ailleurs, au vu de la gêne que mon aveu a un peu accentué, chez moi.

« Tu es têtu, tu sais ? »

Ce n'est absolument pas un reproche. Plutôt un rappel, essentiellement pour moi.
Mon visage se fend en un léger sourire alors que je sens ma poitrine se réchauffer au baiser qu'il dépose sur ma joue, et je le suis des yeux en m'installant en tailleur sur le lit. Il est beau, quand bien même il aime à dire qu'il ne veut pas me montrer des horreurs ou m'infliger sa « vieille carcasse ». Fait que je comprends, cela dit. Les années qui nous séparent l'ont évidemment marqué plus que moi et j'ai un peu l'impression que c'est le seul détail qui nous éloigne, parfois. Dix ans. C'est énorme, dix ans. À ses yeux, je ne suis probablement encore qu'une adolescente, parfois. Et je ne peux même pas lui en vouloir pour ça.

« Je crois qu'ils ont une salle d'eau, en bas. Le confort ne doit pas y être optimal mais je n'insisterai pas pour que tu te laves ici, je sais que la bataille est courue d'avance. »

Je lui souris un peu plus, en dépit du pincement dans mon cœur. Est-ce que j'ai envie d'en parler ? Oui et non. En parler m'aiderait probablement, et le sourire qu'il m'offre m'y encourage quand bien même j'ai peur de voir ressurgir les souvenirs que j'essaie d'enfouir. Mais tenter de le fuir ne m'aidera pas plus qu'actuellement.

« J'étais sur la plage, quand il est arrivé. »

Je ne sais pas si c'est réellement la meilleure façon de le commencer, mais j'appuie mes mains contre mes chevilles en le fuyant un peu des yeux pour regarder par la fenêtre. Heureusement, tout ce que j'y vois est l'étendue d'un petit bosquet, juste à côté. Je n'ai aucune envie de voir la mer, à l'heure actuelle.

« Les lanternes commençaient tout juste à s'envoler et... Il y a eu un premier cri. Personne ne se doutait réellement de ce que contenaient les vagues, les enfants étaient mêmes ravis d'en voir une aussi grosse leur arriver dessus. Et puis... L'un d'entre eux a été attrapé, et sans que qui que ce soit n'ait eu le temps d'agir... il n'était plus qu'un cadavre sur la plage. »

Je n'ai pas envie de me rappeler, je n'ai pas envie de le voir, mais fermer les yeux imposerait à mon esprit des images que je revois déjà sans mal alors qu'ils sont grand ouverts.

« Les monstres ont commencé à arriver juste après et... je t'avouerai que je n'ai pas eu la force d'accepter ce que je voyais. Je me suis battue et j'ai tenté d'aider ceux que je pouvais aider, mais j'ai trop vite commencé à saturer et je me suis retrouvée blessée. Rien de grave, comme tu le sais, mais... ce qu'il fallait pour que je reste au lit à cause d'une trop forte fièvre. »

Je sens que ma voix tremble. Que je tremble moi-même, d'ailleurs. C'est ridicule. Je me sens ridicule. Pleurer ne ramènera pas ceux qui sont morts, je l'ai compris peu de temps après avoir rencontré Kwokkak. Mais je n'arrive pas à m'en empêcher. Je n'ai fait que ça, à chaque fois que je me réveillais. Pleurer, appréhender, essayer d'oublier. J'ai l'impression d'être une pauvre petite chose sur le point de se briser et, comme si ce simple détail suffirait à me protéger, je ramène mes genoux contre ma poitrine en glissant mes paumes sur mes yeux. Parce que j'ai besoin d'oublier. J'ai besoin d'arrêter de pleurer mais c'est un peu comme si je continuais à déborder.

« Je m'en veux d'être dans cet état alors que d'autres ont vu et perdu bien plus... C'est affreux. »

J'ai envie de les aider. J'ai besoin de les aider.
Mais je sais pertinemment qu'il me faudra une bonne dose de repos pour que la fatigue ne menace pas de me faire craquer, au même titre que la culpabilité. Au même titre que toutes les personnes que je verrai se déchirer. Je ne pourrai pas agir de façon détachée et je le sais, je vais encore probablement trop me sentir concernée. Sentir mon cœur se fendre à chaque fois que je serai confrontée au carnage que Sin a causé. À chaque fois que je me rappellerai de tous les visages que j'ai vus, défigurés ou ensanglantés, sur cette plage.

« Mais... Si je veux pouvoir aider... je vais effectivement avoir besoin de repos... Sûrement trop. »

Égoïstement trop.

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Kwokkak

Bannisseur

le Mer 29 Aoû 2018 - 13:51
Elle sera la. J'y compte bien, après tout. Il me semble qu'une des chose qu'on avait décidé, par rapport à nous deux, c'est qu'on serait une équipe. Et c'est ça, être une équipe. Et oui, je suis têtu. C'est ce qui fait mon charme, après tout. Enfin, je crois. Non. J'en suis sur. Doucement, je commence à vider mon sac en cherchant du regard une armoire. Si je ne la regarde pas, c'est volontaire. Je n'ai pas envie de lui mettre une sorte de pression. Je n'ai pas envie qu'elle se sente obligée. Elle parlera quand elle aura envie. Juste, qu'elle sache que je suis là pour écouter. Avant toute chose, elle me parle d'une salle d'eau en bas. Bien. Et oui, c'est perdu d'avance. On se fait des câlins. On se fait des bisou. Oui. Mais je ne me sens pas encore forcément prêt a me déshabiller dans la même pièce qu'elle. Je sais que je suis un peu une bicyclette, mais avec Lilia, j'ai envie que … Comment dire. Que si il doit se passer des choses, ce soit dans l'ordre, et a un rythme qui nous convient tout les deux.

Mais elle commence à raconter. Alors. Elle parle de lanternes. C'est vrai qu'il y avait un festival. Décidément, Sin semble avoir le sens de la mise en scène. A moins qu'il n'ait été attiré par la foule. Ou par, tout simplement, le bonheur des gens. Qui sait ce qui peut se passer dans la tête des créatures géantes nées pour faire payer aux gens les péchés de leurs ancêtres ? Bref. Elle parle d'un cri. Faites que ce ne soit pas un enfant. Faites que ce ne soit pas un enfant. Faites que … oh. C'était un enfant. Quelle horreur.

Et c'est là quel l'attaque a commencé. Je lui lance un regard d'encouragement. Si elle pense qu'elle a besoin de parler, alors qu'elle n'hésite pas. Visiblement, son cerveau n'a pas trop eu envie d'enregistrer ce qui s'est passé. C'est normal. Je pense que c'est une réaction logique du cerveau, pour nous proteger. Et elle commence à pleurer. Sans réfléchir plus que ça, je laisse tomber par terre ce que j'avais dans les mains pour me diriger vers elle. Je bute dans mon sac et manque de tomber, mais je m'en moque. J'écoute à peine les quelques phrases qu'elle dit ensuite entre ses larmes, mais je sens qu'elles s'enregistrent quand même dans ma petite cervelle de linotte.

Doucement, je me penche sur elle et je l'entoure de mes bras. Du calme. Ça va aller maintenant.Je remonte mes mais pour pousser doucement sa tête contre ma poitrine.

« Pleure si tu en as besoin. Ne t'inquiète pas, personne ne va se moquer ou te juger ici. N'aie pas peur. »

Presque inconsciemment, je me met à humer l'air d'une petite chanson. Un petit air qui invitait les gens à faire preuve de courage. Une comptine pour enfants sages. Je ne prends pas encore le temps de lui répondre. Délicatement, je lui gratte aussi le dos. Je reste comme ça, en silence, si ce n'est la petite musique, pour aussi longtemps qu'elle en a besoin. Pour aussi longtemps qu'elle pleure. De temps en temps, je pose délicatement mes lèvres sur son front en un petit baiser, histoire de lui signifier que je suis toujours là. Une fois que les larmes semblent arrêtées, je la relâche un peu, qu'elle puisse me regarder.

« Tu vas pouvoir prendre tout le repos dont tu as besoin, Lilia. Et croit moi, si quelqu'un ose te faire une remarque, je lui casse la figure. »

Malgré mon sourire, mon regard est un peu dur.

« Je ne plaisante pas. »

Je remonte une de mes mains pour lui caresser le visage.

« Tu sais, la vie, ce n'est pas un concours. Tu as peut être pas autant souffert que certains, mais tu as souffert quand même. Moi, je m'en moque de ça. Tu as souffert, tu as besoin d'aide, c'est tout ce qui compte. »

J'ai peur de sembler un peu égoïste. J'ai peur d'être un peu égoïste. Prioriser des gens comme ça, ça ne me ressemble pas. Mais en même temps, ce n'est pas un gens. C'est Lilia.

« Je suis fier de toi, tu sais. N'importe qui aurait complètement craqué. Et toi t'as trouvé en toi la force de te battre. C'est sûrement plus que ce que j'aurai pu faire, tu sais. »

C'est sur, moi j'aurai fui. Enfin, j'aurai aidé des gens a fuir aussi, mais confronter Sin comme ça, non. Je ne l'aurai pas fait. Je remonte son visage pour pouvoir l'embrasser avec tendresse. Je veux qu'elle sente que je suis fier. Qu'elle a bien fait.

« Tu as besoin de repos, et tu va l'avoir. Si il faut, je travaillerai pour deux. Pour dix même. Tu as fait ta partie de l'aide. Tout le reste, c'est du bonus. Alors repose toi. D'accord ? »

Mentalement, je note qu'il faudrait que je trouve des gens qu'elle a aidé. Qu'elle voit que ce n'était pas pour rien. Je pense que ça lui fera du bien. Avec douceur, je la pousse sur le lit et la retourne doucement, histoire qu'elle soit allongée sur le ventre. Un peu maladroitement, je commence à lui masser les épaules avant de l'embrasser sur la nuque.

« Laisse moi m'occuper de toi, d'accord ? »

Je ne suis pas très fort en massage d'épaules, mais bon. Au moins, j'y met du cœur. Je sursaute un peu en entendant frapper à la porte. Une voix, celle d'une femme ou d'un enfant, retentit.

« Mademoiselle Lilia ? J'ai quelque chose pour vous. Père m'a dit que vous souhaitiez manger dans votre chambre, alors je vous apporte de quoi finir de preparer votre soupe. Ca vous va ? Vous pouvez ouvrir ? »

Je lui lance un regard d'encouragement avant de me relever. Aller s'occuper de ça, c'est un bon traitement.

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Lilia

Bannisseur

le Lun 3 Sep 2018 - 23:59
Je n'en doute pas. Et c'est justement parce que c'est lui que je ne doute pas. Je sais qu'il le ferait, qu'il n'aurait aucune honte à remonter les bretelles à ceux qui le méritent et à les secouer un peu trop fort, s'il le fallait. L'idée qu'il leur casse effectivement la figure ne me plaît cependant pas mais je me tais. Pas maintenant. Je sais pertinemment que ce n'est pas le détail sur lequel je devrais le plus rebondir mais j'ai un certain mal à l'écarter de mes pensées, sur l'instant. Je devrais le savoir, pourtant. Il n'est pas spécialement agressif mais, en soi, l'éventualité ne me semble pas totalement improbable. Loin de là, même.

Pourtant, je me laisse aller un peu mieux contre lui sans prononcer le moindre mot. Silencieuse, j'écoute les siens réchauffer ma poitrine d'un réconfort tout nouveau et je soupire, doucement, en le serrant un peu plus dans mes bras. Le temps d'un court instant. Le fait qu'il m'embrasse à nouveau me donne presque envie de fondre contre lui. Presque. À défaut, je me contente d'en profiter pour allonger un peu le baiser qu'il m'offre et je lui souris, maladroitement, une fois qu'il s'est écarté. Je dois avoir l'air assez peu glorieuse mais je veux qu'il voie que j'irai mieux. Que je vais déjà un peu mieux. J'avais peut-être besoin d'en parler, au final. Mon cœur est toujours lourd des conséquences de l'attaque de Sin mais j'ai au moins pu relâcher un peu du calvaire que je traînais derrière moi.

« Merci. » je me contente d'à peine articuler quand il me pousse à m'allonger.

Je ne sais pas réellement si je suis tendue. Je ne sais pas grand chose, même, à l'heure actuelle. Mais ses mains sur mes épaules suffisent à chasser un peu la lourdeur de mes muscles et j'enfonce ma tête dans mon oreiller le temps de quelques secondes, comme pour essayer de me reprendre. C'est son baiser sur ma nuque qui me ramène finalement à la réalité et, incapable d'autre chose que de doucement sourire, je tourne ma tête vers lui en veillant à ne pas éventuellement lui casser le nez. Sans pour autant avoir ne serait-ce que le temps de parler.

« Vous êtes un amour, mademoiselle Lilia. »

Je n'ai pas réellement d'autre choix que de le taquiner, si je ne veux pas le remercier. Je n'ai aucune idée de ce que je pourrais lui dire. Que je le remercie ? Que je suis soulagée de pouvoir compter sur lui ? Que je l'aime ? Je pense que je peux avancer sans doute que je sais qu'il n'attend rien de moi, mais je m'en veux tout de même un peu de le laisser me chouchouter comme ça.

Lorsque la porte s'ouvre, je n'ai pas la moindre peine à reconnaître le petit garçon du tenancier, de l'autre côté de la pièce. Si tant est que « petit » soit bien le mot, il me semble qu'il n'a que deux ans de plus que moi. Toujours est-il que je lui accorde un sourire que je veux plein de gratitude en dépit de mon nez et de mes joues rougies, de nouveau assise sur le lit par la force de je ne sais quelle volonté divine. Il a l'air un peu inquiet, j'imagine que c'est normal, mais j'essaie de le rassurer en ajoutant un petit signe de la main à l'attention que je lui accorde déjà.

« Merci beaucoup. Je descendrai le tout plus tard. »
« … N'hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit. »

Et j'ai à peine le temps de lui répondre qu'il disparaît, un peu comme une petite tornade blonde que j'ai à peine vue passer. Sans trop réussir à comprendre, mes yeux se glissent en direction de Kwokakk et je me lève pour aller lui débarrasser de quoi terminer mon premier – et sûrement le sien aussi – repas de la journée.

« Pour en revenir à ce que tu as dit... Je sais bien que tu prendras sur toi, que tu aideras tous ceux que tu peux aider et que tu t'épuiseras probablement à ça mais... Ne te surmènes pas, d'accord ? »

Je lui lance un regard un peu plus vivant en allant embrasser sa joue. Si je persiste à me lamenter, je risque d'avoir un certain mal à avancer.

« Je serai là pour te redonner tout l'énergie dont tu auras besoin mais je veux aussi que tu ailles bien. Et... merci, pour tout. J'ai beau faire attention à toi aussi et refuser d'être celle qui a le plus besoin de réconfort et d'attention... Je crois que c'est flagrant pour nous deux que j'y arriverai difficilement sans toi. »

Je sens que mes joues se réchauffent, un peu. Probablement parce que j'ai dit les choses un peu étrangement ? Je n'en sais rien. Je ne veux pas trop qu'il croie que je ne me repose que sur lui mais je ne peux pas non plus lui mentir. S'il n'était pas venu me chercher, je me serais probablement enfermée dans cette chambre et j'aurais passé mes journées et mes nuits à pleurer.

« Alors je vais arrêter de faire ma tête de mule et te laisser t'occuper de moi. Mais seulement si tu promets de ne pas trop en faire. »

Mes sourcils se froncent un peu mais je sais pertinemment que je n'ai pas du tout l'air convaincante. C'est sûrement même tout l'inverse : je dois être ridicule, avec mon nez rouge et mes yeux dans le même état.

« J'ai réellement de la chance que tu soies là. »

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Kwokkak

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le Jeu 6 Sep 2018 - 21:42
Je garde un air neutre sur le visage pendant qu'elle s'occupe de la personne. Cet air un peu plat, un peu stupide que j'ai la plupart du temps. Un peu comme si je reposais mes zygomatiques pour pouvoir sourire un peu plus en voyant Lilia. De quoi préparer de la soupe. En tout cas ça veut dire que le foyer de la chambre est sensé fonctionner. Il va falloir allumer un feu. Cool. J'ai toujours aimé ça. Le feu a un coté un peu hypnotique, non?

Heureusement, Lilia me sort assez vite de mes réflexions. Je retire cet air placide de mon visage pour lui adresser un sourire. Elle s'inquiète pour moi. C'est mignon, mais je fais ça depuis aussi longtemps que je suis adulte. Ce qui, au final, commence à faire un certain temps. Je sais prendre soin de moi. Elle m'embrasse sur la joue. Ensuite, elle embraie sur d'autres discussions. Elle refuse d'être celle qui a le plus besoin de réconfort et d'attention ? Entre nous deux, c'est sur que c'est elle. Et même, d'une façon générale … Enfin. Peu importe. Autant passer à autre chose. De toute façon, elle parle maintenant, mais je suis bien sur que quand je m'occuperai d'elle, elle ne me fera pas de remarque.

Ah ben, voilà. Exactement. Je lui adresse un petit sourire en coin en la voyant faire les gros yeux. Je crois que même moi, je suis plus crédible quand je me met en colère, et c'est plutôt un exploit, être moins crédible que moi. Enfin bon. Sa remarque suivant me chauffe un peu le cœur alors je l'embrasse. C'est comme ça que sa se passe ici. Ouaip. Un petit bisou, rien de vraiment fou, mais juste quoi lu rappeler que je suis sûrement aussi chanceux qu'elle, et que moi aussi je suis content d'être là. Enfin, content. A choisir, je préférerai que la situation soit autre, mais le choix n'est pas notre. Donc bon.

Une fois que j'ai un peu mon saoul d'elle, je m'éloigne pour enfin finir de m'occuper de mon sac. Heureusement, je n'ai pas grand chose.

« De la soupe hein. Tu serais bien gentille d'aller voir ce qu'il y a ? Que je sache un peu pour combien de temps on va en avoir ? »

Le repos, pour moi, c'est actif. Ne pas lui demander des choses très dures, mais toujours l'impliquer dans les choses. Je ne pense pas que Lilia soit du genre à se laisser dorloter. Je ne vais pas dire que je veux lui donner l'impression d'être utile, parce que mon but c'est qu'elle le soit réellement, mais qu'elle soit utile d'une façon pas trop lourde pour elle. L'avantage, c'est que elle acceptera plus facilement que je la dorlote. Une fois que mes habits sont rangés, je réponds.

« Hum. D'accord. Ça devrait pas prendre trop de temps. Ça ne sert à rien de lancer ça maintenant. Ce sera trop cuit ce soir. »

Ca, c'est réglé. Je m'appuie contre le mur.

« J'aurai du penser à demander au gamin où est la salle de bain. Maintenant que j'y pense, je commence à puer le chocobo. De trait, le chocobo. »

Mon regard s'illumine.

« J'ai envie de retourner sur la plaine félicité. Revoir leurs chocobos. C'est de belles bêtes quand même. Non ? »

Je secoue la tête et rougit un peu. Ca m'arrive parfois, sauter du choboco a l'âne comme ça. Je claque des mains.

« Bon. Il faut que je m'active, sinon je vais continuer à dire des bétises. »

J'attrape une serviette, mon fidèle morceau de savon et des vêtements.

« Je reviens vite, d'accord ? »

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