Liens utiles

Encyclopédie

Traducteur Al Bhed

Normal

Al Bhed


Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Open them wide - Ryme

 :: Spira - Les îles du Sud • :: L'île de Besaid :: La jungle

avatar

Classe : Mage blanc

Points de rang : 1297



Chimères
Chimères possédées:

Sorts & compétences

Ryme

Invokeure

le Mar 8 Jan 2019 - 10:23
Le visage de Ryme se transforma légèrement, imitant une moue tout d'abord choqué puis outré : elle, une sale fille ? Comment pouvait-il oser ? La mimique ne dura pas longtemps, juste le temps de se transformer en un rire délicat. Il était vrai que, Cillian n'était pas un personnage ordinaire, un homme classique. Enfin, de ce qu'elle aurait pu définir comme classique. Son intérêt plus que limité pour la gente féminine avait toujours surprit Ryme. Bien que biaisée par les années au sein des Voix, la jeune femme connaissait les hommes, leurs défauts, leurs travers. Et si, son compagnon n'était pas le plus vertueux des hommes, son attrait limité pour le beau-sexe était surprenant à bien des égards, surtout pour elle qui avait toujours été désirée.
Ryme avait d'autant plus de mal à considérer la chose car, malgré les blessures actuelles et passées, Cillian avait beaucoup de charme en plus de posséder une beauté sauvage, brute presque animale. Elle en était certaine : le Cil' du passé avait dû avoir son succès auprès des femmes et pourtant, il n'y avait jamais répondu à ces appels, à ces facilités. N'importe quel autre homme, bien que dénué de sentiments aurait profité de la situation. Et quelque part, elle était fière qu'il eut ce comportement, que par son caractère, il ait la force de combattre les avis des autres, mais aussi de faire d'elle quelqu'un d'unique. Elle était le grain de sable dans le rouage, celle qui lui avait montré que toutes les femelles de l'univers n'étaient pas de perfides créatures... Et ce rôle lui plaisait.

“Tu sais, je n'étais pas très féminine lorsque j'étais enfant.” répondit-elle d'une voix amusée lorsqu'il posa ses lèvres sur sa joue.
“A vrai dire, avant de rejoindre les Voix, je ressemblais plus à un petit singe roux hirsute qu'à un être humain.” le complément de réponse ne trouva pas de réponse, ou alors s'il y'en eut une, elle ne l'entendit pas.

Un sourire triste se dessina sur ses lèvres : il avait le nez caché dans son cou. Il faisait toujours ça, lorsque des choses négatives, de mauvaises pensées ou les incertitudes venaient frapper à la porte de son esprit. Il fallait juste attendre que l'orage passe. Silencieuse, elle leva les yeux vers le ciel : la canopée morcelait le ciel bleu comme si elle le grignotait. Les plantes-cloches sonnèrent encore, animant la clairière de leur mélopée si particulière. Ryme se demanda alors si, un jour, elle pourrait à nouveau produire un son aussi clair. Sa voix n'était plus que le vestige triste de ce qu'elle avait été, produisant des bruits rauques, fragiles et indisciplinés. Certes, c'était bien suffisant pour parler et se faire comprendre mais... Il lui manquait malheureusement l'essentiel. Privé Ryme de chanter était presque pire que l'empêcher de respirer.
Puis, la voix de Cillian brisa le silence et ses réflexions. Il partageait son sentiment : tant qu'ils seraient là, l'un pour l'autre et l'un avec l'autre, tout irait bien. Une sensation de bien-être, de soulagement se faufila à l'intérieur de son cœur, l'alourdissant un peu. Comme la lune au milieu de la nuit, cette déclaration repoussait les ténèbres des doutes et de la solitude. Cependant, le romantisme fut de courte durée puisqu'il ramena la conversation vers des choses bien plus pragmatique. Il se demandait – à juste titre, l'heure et le temps qu'ils avaient mit pour parcourir ce chemin. Malheureusement, Ryme n'avait pas de montre ou de sortilège pour connaître la temporalité précise.
Cependant, cela ne semblait pas dérangeant : peut-être était-ce une question dans le vent, juste pour ancrer les choses dans la réalité ? Il proposa alors deux solutions, repartir pour profiter pleinement de la cascade semblait être une idée plus que tentante. Le paysage devait y être sublime, l'eau limpide et ils pourraient disposé d'une certaine intimité pour peut-être continuer les cours de natation avortés de Kilika. Ou tout simplement pour faire une sieste sur les rochers chauffés par le soleil.

Néanmoins, Cillian semblait avoir d'autres plans. Doucement, lentement, il guida leurs deux corps jusqu'au pied du grand saule. Les branches larmoyantes les entouraient, comme pour préserver leurs plus dangereux secrets. Ainsi nichée contre lui, Ryme ne trouva pas la force de faire une contre-proposition à son plan, surtout s'il avait besoin de se reposer comme il l'affirmait. Mais, elle soupçonnait fortement qu'il voulait s'arrêter pour elle. L'Invokeure ne l'avouerait pas, mais sa jambe était déjà douloureuse et s'aventurer jusqu'à la cascade serait sans doute une épreuve irraisonnée.

Après un léger silence, il évoqua la longue période où, leur temps à deux avait été grandement amputé. Il avait raison, avec tout ce qui s'était passé récemment, le séjour sur l'île de Besaid ferait presque passé leur temps à l'hôpital pour une promenade de santé. Un sourire vint sur le visage de Ryme : c'était probablement une, si ce n'était la période la plus heureuse de son existence. En fermant les yeux, elle pouvait encore sentir les embruns de la mer de Bevelle, l'odeur des pins et des draps de coton un peu trop rêche de leur chambre. Mais elle était la seule à pleinement s'en souvenir. Les rires, les larmes, les instants volés et autres petites pépites n'existaient plus que dans sa mémoire à elle. Sa gorge se noua légèrement tandis que lui-même resserrait ses bras autour d'elle. Avait-il senti les ombres prendre en tenaille son cœur ?

Puis il y eut ces mots, si uniques, si merveilleux et rassurant. Ces mots qui avaient le don d'effacer tous les chagrins, les doutes et les peurs. Son cœur explosa et lorsqu'il se calma, Ryme ferma les yeux tout en poussant un soupir d'aise. Elle ne répondit pas tout de suite, tournant le visage, nichant l'arête de son nez contre ce qui devait être le creux de la mâchoire de Cillian, ou peut-être sa joue. Comme le ferait un chaton coeurl cajoleur, elle frotta sa frimousse à la sienne. Mais ce n'était pas assez, trop superficiel comparé à la tempête qui l'habitait.

Avec la maladresse qui la caractérisait, Ryme arriva à réduire l'emprise des mains de Cillian sur son corps. Elle manqua très certainement de lui donner un mauvais coup quelque part, de l'éborgner – encore un peu plus, par mégarde, mais elle parvint à lui faire face. Elle plongea son regard dans le sien, pétillant de l'étincelle de leur histoire. Leurs silhouettes ainsi entremêlées offraient une stabilité ainsi qu'un confort relatif. Légèrement rehaussée par l'appui qu'elle avait sur ses jambes, elle le contempla toujours silencieuse. D'un geste presque hésitant, elle guida les paumes de Cillian vers ses cuisses, lui faisant découvrir le contraste entre le tissu de sa jupe, la moiteur de sa peau et la rugosité du cuir qu'elle portait. Un soupir brusque quitta ses lèvres, le brasier qui gisait au creux de ses reins et de son cœur se retrouvait avivé par la situation. Peut-être était-ce trop ? Trop tôt ?
Ryme laissa glisser à son tour ses mains sur lui, découvrant encore sans aucune lassitude la courbe volontaire de son menton, le creux cruel que la Via avait laissé au milieu de ses clavicules et la douceur de sa peau zébré de cicatrices.

“Moi aussi, je t'aime. Tu m'as manqué.” murmura-t-elle dans un souffle et d'une voix rugueuse.
“Est-ce que je peux t'embrasser ? Même si je suis une sale fille ?”

Elle connaissait déjà la réponse, alors, elle se pencha vers lui mais ne prit pas tout de suite ce qu'elle voulait dérobé. Ryme fit semblant d'hésiter un peu, se mordant la lèvre, jouant avec leurs souffles courts et mélangés. Le reste du monde semblait s'estomper, ne plus exister. Il n'y avait plus que lui, que sa chaleur, sa peau, son odeur et celle de l'écorce du tronc contre lequel ils se reposaient.
Puis, l'Invokeure céda à ses envies. Elle joignit leurs lèvres dans un ballet de tendresse et d'affection, un acte délicat mais dévorant qu'ils connaissaient si bien et pourtant si peu. Ryme se retrouva à court de souffle plusieurs fois, mais retrouva toujours de quoi gonfler ses poumons pour s'abandonner toujours un peu plus à l'ivresse qu'il faisait naître au creux de son être.

 :: Spira - Les îles du Sud • :: L'île de Besaid :: La jungle

avatar

Classe : Chevalier Noir

Points de rang : 758



Chimères
Chimères possédées:

Sorts & compétences

Cillian

Monsieur tout le monde

le Mar 8 Jan 2019 - 20:56
J'ai un peu du mal à m'imaginer une Ryme pas très féminine. Mais c'est vrai que toute enfant … Un petit singe roux hirsute. Peut être qu'elle vient de part ici au final. Il y a des singes qui ressemblent à ça dans la région. Je me retiens bien sur de lui dire. Nous sommes dans un moment malheureusement trop précieux pour que je le brise avec une remarque pas forcément très gentille.

Je la sens remuer autour de moi. Je me demande bien ce qu'elle essaie de faire, et doit retenir un petit cri en sentant son coude s'enfoncer dans mes côtes flottantes. Elle ne le fait pas exprès, j'en suis certain, mais ça ne change pas que ça me fait mal. Mais bon, je suis fort. Et enfin, je comprends. Elle s'est retournée pour me faire face. Nos visages sont incroyablement près l'un de l'autre, et je sens un petit feu s'allumer en moi. Maintenant que j'y pense, c'est vrai que ça fait un moment qu' on a pas eu de temps libre rien qu'a nous deux.

J'écrase bien vite ces pensées. Nous sommes dans une journée de marche et de découverte, pas de stupre et de luxure. Elle ne doit sûrement pas avoir envie de perdre du temps avec des câlins un peu poussés, non ? Enfin, c'est ce que je crois, mais je dois avouer que ses actes me font douter un peu. Avec tendresse, mais fermeté, elle guide mes mains sur ses cuisses, à l'orée quasi-divine de sa jupe. Comme si j'avais presque oublié, la peau de mes paumes se délecte de la douceur de sa peau. Un peu plus, le feu en moi grandit et je crois bien que le sang monte un peu dans mes joues.

En bougeant un peu, je sens la rugosité du cuir. Une lanière. Qu'est-ce que ça peut bien être ? Je recule un peu mes mains, surpris par cette découverte. Autant nous concentrer de nouveau sur son visage, non ? Je n'ai presque pas entendu sa phrase. Elle me demande le droit de quoi ? M'embrasser ? Non, j'ai du mal entendre. Elle sait bien qu'elle peut le faire tout le temps, non ? Oui, j'ai du mal entendre, car elle n'attends pas la moindre réponse pour approcher son visage encore plus du mien. Ma respiration se fait de plus en plus courte. De plus en plus erratique. Ryme est une belle femme, c'est un fait. Mais je crois bien qu'elle n'est jamais aussi belle que quand elle est comme ça. Avec la férocité qu'elle montre dans nos ébats, elle m'embrasse.

Je dois avouer que j'ai un peu de mal à comprendre ce qui m'arrive. Il y a quelques minutes, nous étions en train de discuter du passé, et de l'avenir. Là maintenant, on est en train de s'embrasser comme si notre vie en dépendait. Sans que je ne le contrôle vraiment, mes mains remontent ses cuisses jusqu'à se poser sur ses hanches, mettant sans dessus dessous sa jupe. Sa chair chaude et ferme sous mes doigts m'arrache des battements de cœur qui m'ont manqué.

Ce baiser dure une demi éternité qui semble pourtant beaucoup trop courtes. Les souffle court, les joues rosies par l'émotion, je la regarde mon œil presque hagard. J'ai des fourmillement partout et des idées plein la tête, si bien qu'il me faut quelques instants pour reprendre conscience des événements. C'est un peu comme si toutes ces pensées créaient une sorte d'embouteillage. C'est aussi navrant que bon.

Je la regarde, ne sachant pas quoi dire.

Puis je l'embrasse de nouveau. Qui a dit que seuls les mots permettent de communiquer ? Je pars à l'assaut de ses lèvres comme un voyageur prendrait d'assaut l'eau d'une oasis en plein cagnard. C'est marrant, quand j'y pense. Pendant ces mois de chasteté, cela ne m'avait presque pas manqué, comme si mon corps et mon esprit avaient presque oublié les sensations. Mais maintenant qu'elles se sont rappelées à moi, j'ai le sentiment de devoir lutter pour ne pas les laisser nous dévorer. Mes mains , moins disciplinées que mes lèvres, courent le long du dos de ma chère et tendre.

Toutes ces sensations oubliées remontent en moi. La tendresse de ses lèvres. La chaleur de son haleine. La goût de ses baisers. Le feu dans mes veines. Le rythme fou de mon cœur. Je crois que si nos corps n'étaient pas emmêlés comme ça, je l'aurai déjà poussée au sol.

La fin de notre baiser rends un peu de clarté a ma tête. Je la regarde, un peu penaud. J'ai peur de la brusquer. J'ai peur de la blesser. J'ai peur de presque tout, en fait. Mais j'essaie de garder un air fort. Pendant quelques secondes, je me demande si un jour, je réussirai à ne plus penser à tout ça. A ne plus douter quand vient le moment de nos amours. J'espère. Plutôt que de trop penser, je lui embrasse la joue avec un peu de force.

« Je t'aime. »

Je l'embrasse de nouveau sur l'autre joue en me rendant compte que mes mains n'en finissent pas de pétrir avec délicatesse la chair de son dos.

« Est-ce que tu as envie de ... »

Je ne sais pas si je réussirai un jour a prononcer ces mots avec facilité. J'en doute un peu. Je lui lance un regard que j'aimerai être de braise, mais qui doit sûrement trahir mon inexpérience, certes toute relative, mais qui pèse encore trop sur moi, avant de l'embrasser avec le plus de fougue que je peux. Essayer de lui faire comprendre, sans mots, ce que je désire : elle.

 :: Spira - Les îles du Sud • :: L'île de Besaid :: La jungle

avatar

Classe : Mage blanc

Points de rang : 1297



Chimères
Chimères possédées:

Sorts & compétences

Ryme

Invokeure

le Sam 12 Jan 2019 - 10:43
Les paumes irradiantes de chaleur glissèrent avec douceur sur sa peau, presque hésitantes. Puis, il verrouilla plus fermement ses doigts sur la chair. Le pouls de Ryme manqua un battement, pour ensuite reprendre sa course vers l'avant lui arrachant un soupir profond. Depuis combien de temps n'avaient-ils pas pris le temps de s'embrasser comme ça ? Un peu plus longtemps et, elle aurait pu oublier les sensations, le bien-être, mais aussi la douleur de sa poitrine vibrante sous les coups secs et incessants de son cœur. Cillian se détacha d'elle, libérant son souffle et apaisant pendant quelques instants, le tourbillon des émotions qui mettaient sans dessus-dessous son esprit.

L'instant de silence qui suivit sembla s'étirer, comme si chacun redécouvrait l'autre, mais aussi, ce que ce genre de moment volé signifiait. Le voile d'une légère confusion brillait dans l'unique pupille dans laquelle Ryme se perdait, presque suppliante. Y avait-il seulement des mots capables de porter le sens de ce qu'ils éprouvaient ? En un sens, ce vide avait bien plus de significations que n'importe quelle parole. La jupe de L'Invokeure était aussi froissée et en désordre que les pétales d'une fleur arrivant au crépuscule de son temps, dévoilant sa peau laiteuse sauvegardée du soleil. Les lanières de cuir qui ceignait son corps accentuaient encore un peu plus ce contraste, mais ils n'en étaient pas là. Ils auraient le temps de se redécouvrir plus tard.

Puis, soudainement, Cillian céda et leurs lèvres se joignirent de nouveau dans un ballet complexe, mélange de tendresse et d'urgence. Dans la précipitation, tout n'était pas parfait mais c'était aussi là, le charme de leur échange. Les mains de Ryme jusqu'alors délicatement posées sur son torse, remontèrent caressant, dessinant, traçant le contour de sa gorge et sa mâchoire. Bien que les gestes se voulaient doux, il y avait sur le bout de leurs lippes dévorantes, la même férocité que lors des combats qu'ils avaient menés. L'avidité, le besoin de se sentir vivre l'un par l'autre était plus forte que la raison.

Une nouvelle trêve se dessina sous les oraisons de leurs souffles courts. Les joues de Ryme s'étaient délicatement empourprées, son regard, lui, s'était paré des éclats d'un désir vibrant. Mais, elle ne trouva pas la réplique de son expression dans celui de Cillian. Il avait l'air... Inquiet. Le brasier qui gisait dans le cœur de la jeune femme s'adoucit un peu, sans pour autant mourir. Il approcha à nouveau d'elle, mais cette fois-ci, embrassa chacune de ses joues. Etait-ce pour se donner du courage ? Cacher quelque chose ? Se donner un peu de constance ? Elle ne le connaissait pas encore sur le bout des doigts, mais les attitudes de son compagnon n'avaient déjà presque plus de secrets pour elle.

Il lui posa ensuite une question, une interrogation aux teintes presque fatidiques dans sa bouche : avait-elle envie de lui ? Cillian accompagna sa demande d'un regard intense, mélange étrange de feu et de glace. Un frisson naquit dans les reins de Ryme pour remonter jusqu'à son cœur, pour y exploser. Elle n'eut pas le temps de lui répondre qu'il venait lui ravir ses lèvres avec une sauvagerie dévorante. L'Invokeure, d'abord presque surprise garda les yeux ouverts puis, s'abandonna à ce baiser, fermant son regard et oubliant le reste du monde.
Elle le laissa maître de ce bateau ivre, laissant leurs corps s'exprimer aux grées de leurs envies. En le laissant guide, Ryme voulait essayer de diminuer les inquiétudes qu'il pouvait avoir. Elle savait que ces instants de communion purs étaient peut-être les seuls où l'esprit de Cillian n'était pas chargé des nuages sombres de la Via. Ainsi, elle répondait en toute sincérité à ces actes, ne cherchant pas à minimiser ou magnifié ce qu'elle éprouvait. Elle lui montrait son désir, ses émotions dans l'état le plus brut possible.

Leurs lèvres se décrochèrent pour que leurs poumons aillent chercher avec violence un peu d'air. Un sourire perça alors sur celles de Ryme.

“Je t'aime.” murmura-t-elle d'une voix courte à son oreille, tout en déboutonnant les premières pressions de son chemisier, laissant apparaître l'orée de sa poitrine, mais également enchevêtrement de cuir qui leur servait de gageur. Ces mots d'amour avaient la saveur interdite du désir en eux.

Puis, elle s'éloigna un peu, empêchant la reprise de leur valse de baisers, dégageant du temps pour qu'entre eux, un jeu de regard puisse avoir lieu. Sans ménagement, elle l'observa, notant toutes les nouvelles coupures, les nouvelles blessures et marques qu'il pouvait avoir, les pupilles chargées d'un brasier sombre et dévorant. Mais un détail la gêna.

“Je veux te voir entièrement, tel que tu es.” sa langue lui sembla bien rappeuse contre son palet et sa voix, bien trop rauque. Ryme s'approcha encore un peu plus, collant presque leurs visages, son regard plongé dans celui de Cillian. Délicatement, elle défit le haut cache-oeil qui lui masquait une partie du visage, dévoilant sa pupille blessée et vitreuse. Le morceau de cuir glissa de derrière son oreille, se nichant autour de son cou.

Certains pouvaient trouver la plaie monstrueuse, d'autres la trouveraient certainement sage comparée à la perte d'un membre gangrené, Ryme y voyait toute la personnalité, la force et le courage de son amour. De la courbe si particulière de ses lèvres jusqu'aux légères rides d'expression de son front, en passant par le gris de son œil valide, Cillian ne pouvait plus se cacher. Sa gorge se serra, comme toujours, elle le trouvait sublime. L'Invokeure éleva légèrement ses lèvres, déposant un baiser tendre sur la paupière meurtrie. Une fine pellicule de sueur s'était déposée là, ajoutant une saveur saline à sa peau. L'odeur de la forêt courrait sur lui, aussi fraîche qu'enivrante.

“Il n'y a pas à avoir peur de ce que tu désires. Tout va bien, puisque c'est toi.” ajouta-t-elle en prenant son visage en coupe dans ses mains. Ryme apposa son front à celui de Cillian, mélangeant un peu plus leurs corps déjà complètement imbriqués. Elle espérait que son message pourrait balayer les éventuelles craintes qu'il pourrait avoir : elle avait beau connaître beaucoup de choses, en la compagnie de son protecteur et amant, tout lui semblait nouveau. Les mauvais souvenirs ne disparaissaient pas, mais il ne tenait qu'à lui d'imprimer sa marque à la place des cauchemars qui la hantaient.

 :: Spira - Les îles du Sud • :: L'île de Besaid :: La jungle

avatar

Classe : Chevalier Noir

Points de rang : 758



Chimères
Chimères possédées:

Sorts & compétences

Cillian

Monsieur tout le monde

le Jeu 17 Jan 2019 - 16:24
Je sais pas combien de temps est-ce que l'on est restés comme ça, dans cette clairière. Tout ce que je sais, c'est que j'avais besoin de ce genre de moments. Que ce soit émotionnellement ou, et c'est plus étonnant pour moi, physiquement. Et j'ose espérer que c'est la même chose pour elle. Qu'elle a pu tirer autant de plaisir que moi de ce petit moment rien que nous deux.

Doucement, je lui caresse les cheveux. Je sens comme une sorte de torpeur dans mes muscles. Comme si j'avais passé une bonne nuit de sommeil. Mon regard balaie paresseusement la clairière. Ça et là, nos habits sont un peu dispersés. Il n'y a que ma veste qui nous sert de tapis pour ne pas être directement en contact avec le sol de la jungle. Je me penche un peu pour embrasser sa joue.

« Ca va mon amour ? »

Cela fait maintenant quelques minutes que l'on a pas parlé. J'ai l'impression que l'on est plongés tout les deux dans cette sorte de torpeur .De contentement. Comme si l'on avait, au final, pas besoin de se parler là maintenant. Je resserre mes bras autour d'elle. A cet instant précis, je me sens en paix. Tranquille. Comme si j'étais le seul occupant de ma tête. Le seul occupant de mes délires fragiles. Je ferme l'oeil pendant quelques secondes. J'inspire doucement. Expire de la même façon.

« Tu veux qu'on se remette en route Ryme ? »

Je n'ai pas vraiment envie de quitter cette position. Si le choix m'était donné, peut être bien que je choisirai de rester ainsi jusqu'à ce que je le monde tombe en ruines. Mais ce n'est pas possible. Et je sais qu'elle avait envie de voir la cascade aussi. Ce n'est qu'a quelques heures de marche, on a encore sûrement le temps si on ne traîne pas trop.

« On peut aussi rester encore un peu ici, si tu veux. »

Et peut être reprendre nos activités. Au plus on passe de temps ensemble, au plus je me découvre un certain appétit pour les plaisirs de la chair, et je dois avouer que le petit brasier qui commence doucement à revenir dans le creux de mes reins m'inspire volontiers quelques autres minutes de batifolage. Mais je secoue un peu la tête. Il ne faut pas abuser des bonnes choses. Doucement, je l'attire quand même vers moi pour l'embrasser avec peut être un peu plus de luxure que ce que j'aurai souhaité imprimer. Mais … Je ne suis qu'un homme, malheureusement.

Une fois que je n'ai plus vraiment d'air, je la relâche, sans pour autant arrêter de la ceinturer doucement de mes bras. J'ai un peu l'impression que j'essaie d'imprimer le plus possible la chaleur de sa peau contre la mienne, comme si je remplissais un seau d'eau en vue d'une sécheresse. Je n'ai absolument aucune idée de quand on aura de nouveau le temps de passer du temps comme ça, et ça me terrifie un peu.

« Je me disais ... »

Comment avancer ça sans passer pour un rustre ? Pour un pervers ? Je regrette un peu, presque, maintenant, de ne pas avoir un peu plus pratiqué les femmes que cela ; Du moins, comment leur parler. Au final, je m'étais toujours dit que quand j'aurai rencontré la bonne ,si cela arrivait, je saurai trouver les mots. Malheureusement, il semblerait que ce ne soit pas le cas. Je sais que je ne peux pas totalement me blâmer, mais bon. Je sais que mes soucis sont sûrement, eux aussi, les résultats de ce que j'ai pu subir. Surtout que mon amour a été un des angles d'attaque de mes tortionnaires. J'espère, qu'un jour, tout sera normalisé. Même pour quelques minutes. Même pour quelques secondes.

« Je me disais, peut être qu'on pourra prendre un peu plus souvent des moments pour nous, non ? »

Je la serre un peu. Plus que l'intimité, rien qu'être avec elle, comme ça, tranquillement, me fait un bien fou. Je pose de nouveau mes lèvres sur son front. Puis sur sa joue. Puis sur ses lèvres. Il faut que je profite de cette clarté rare dans mes pensées.

Je frissonne doucement. Ou bien est ce que c'est elle que je sens frissonner ? Je ne sais pas, mais le résultat est pareil. Il faut chaud pourtant. Nous sommes dans une jungle. Je me bouge doucement pour attraper ma chemise qui traîne non loin et je nous la laisse tomber dessus comme une couverture de fortune. Si j'avais su. Peut être qu'on aurait du prendre une couverture, pour nous protéger ou nous réchauffer. Cela aurait cependant brisé un peu la spontanéité du moment.

Une nouvelle fois, je glisse mon regard sur son visage. Vraiment, je pourrai tout donner pour elle. Tout ce que j'ai, et bien plus.

Oh, tiens. Je crois qu'une larme coule le long de ma joue.

 :: Spira - Les îles du Sud • :: L'île de Besaid :: La jungle



Sorts & compétences

Contenu sponsorisé

 :: Spira - Les îles du Sud • :: L'île de Besaid :: La jungle

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2