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Al Bhed


L'art délicat de la chasse aux chocobos • Ryme&Gordias

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le Dim 2 Avr 2017 - 13:22
Pour une fois - fait assez rare pour être signalé - Rozen se forçait à faire preuve de calme, à ne pas bouger d'un iota. Chose difficile pour la jeune femme, qui n'avait qu'une envie: foncer. Mais voilà. La traque d'un chocobo demandait une certaine dose de patience, en particulier lorsqu'on ne possédait pas de légume de Gysahl pour appâter le volatile. Certes, Rozen possédait une certaine affinité avec ces drôles d'oiseaux, mais cela ne suffisait que rarement. Il fallait qu'ils vous fassent confiance, pour que vous puissiez les approcher sans qu'ils ne se mettent à fuir immédiatement. Même si la demoiselle avait déjà rencontré des chocobos bien plus entreprenants, prêts à attaquer les personnes un peu trop curieuses qui se mettaient en travers de leur route. Et leurs coups de bec étaient loin d'être inoffensifs.

La jeune femme était donc allongée au sol, en partie camouflée par un énorme rocher, non loin de la route principale. Elle observait un petit groupe de chocobos qui se reposait, se demandant comment parvenir à les approcher sans les effrayer. Elle aurait tout aussi bien pu faire le trajet jusqu'à Luca à pieds, mais voyager sur une monture lui plaisait bien plus. Et hors de question pour elle de tenter d'en louer un. Attraper un chocobo sauvage n'était pas trop compliqué - enfin, quand on disposait de légumes de Gysahl. Ce qui n'était pas le cas de la demoiselle. À vrai dire, elle avait bien trop de soucis en tête lors de son départ du temple de Djose pour penser à trouver ou acheter de ces légumes dont les chocobos raffolaient. Comme la mort récente de l'un de ses collègues gardiens. Ou du départ précipité de l'Invokeure qu'elle protégeait. Des pensées pas vraiment joyeuses, que la demoiselle tentait de chasser en s'occupant. Mais là, avachie au sol, elle broyait du noir. Ce qui, à vrai dire, ne lui ressemblait que peu. Et qui l'agaçait au plus haut point. Pour ne rien arranger, sa robe noire était couverte de poussière et de boue - sans que cela ne la dérange réellement - tandis que ses cheveux étaient ébouriffés par le vent. Mais la demoiselle n'esquissait pas le moindre mouvement, cherchant vainement une façon d'approcher ses proies. Tant pis si elle ressemblait à une mendiante ou une vagabonde.

Soudainement, les chocobos cessèrent de picorer le sol, comme alertés par un bruit lointain. Le petit groupe semblait prêt à fuir, et Rozen pesta intérieurement. Était-ce des voyageurs trop bruyants qui venaient dans leur direction ? Ou un monstre affamé qui s'approchait, attiré par les volatiles ? La demoiselle ne bougea pas, la main posée sur sa rapière. Elle ne savait trop ce qui venait dans sa direction, mais était prête à se battre s'il le fallait. Ou à fuir, au choix. Elle se voyait mal faire le poids face à une créature trop féroce, et ne s'était pas réellement reposée depuis quelques jours. Autant dire qu'elle n'était pas au meilleur de sa forme,  et qu'elle avait hâte de retrouver la civilisation.
Et voilà que perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas les deux voyageurs qui s'approchaient de sa position. Une femme aux cheveux d'un roux remarquable, ainsi qu'un homme aux nombreux tatouages, que les chocobos remarquèrent aussitôt. Leur réaction ne se fit pas attendre: le petit troupeau détala, sans même un regard en arrière.

Frustrée et dépitée, Rozen se releva précipitamment. Les chocobos n'étaient plus que des points dorés au loin, impossibles à rattraper. La demoiselle soupira, puis se tourna vers les deux voyageurs:

- Vous ne pouvez pas faire un peu attention ? J'étais sur le point de capturer l'un de ces fichus volatiles !

Elle était de mauvaise foi. Non seulement, ces deux personnes ne pouvaient pas savoir qu'elle était en pleine traque. Mais en plus, elle était loin d'être prête à capturer l'un de ces chocobos. Mais voilà. Rozen avait besoin d'exprimer sa frustration, qui retomba bien vite. Non, ils n'y étaient pour rien. Et elle leur devait sans doute des excuses.

- Je vous prie de m'excuser, enchaîna-t-elle aussitôt. Vous ne pouviez pas savoir, mon comportement était déplacé.

Elle leur en voulait un chouia, mais se força à leur sourire d'une façon qui se voulait sympathique. Tout en lorgnant sur ses interlocuteurs de son oeil restant, en particulier la rouquine, dont les vêtements étaient en bien mauvais état. Que faisaient-ils par ici ? Se rendaient-ils au temple de Djose, ou vers le Sélénos ? Rozen se retint de poser la moindre question. Pour le moment. À vrai dire, elle était curieuse d'en savoir un peu plus sur ces deux étrangers.

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Classe : Mage noir

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Gordias

Prêtre de Yevon

le Dim 2 Avr 2017 - 19:00
Notre pas était légèrement traînant. Enfin, surtout celui de Ryme. Si on est amenés à voyager plus longtemps ensemble, il va vraiment falloir qu'elle songe à investir dans une canne ou quelque chose. Lui prêter ma lance n'est pas le plus pratique des moyens de déplacement. Cela nous fait perdre quelques secondes qui, un jour, pourraient se révéler précieuses. Heureusement, les monstres du coin sont « relativement » faibles. On s'est fait attaquer plusieurs fois quand même. Heureusement, pas de nuit.

C'était marrant, de passer une nuit à la belle étoile. Je suis pas persuadé qu'elle l'avait déjà fait, du moins comme ça. N’empêche, heureusement que l'aubergiste nous avait donné un peu de provisions pour s'excuser de l'enquiquineur qui était venu nous embêter jusque dans notre chambre. J'avais été clair avec elle par contre. C'est moi qui est allé chercher le bois pour faire un petit feu. Pas question qu'elle aille se perdre Yevon seul sait où. Pas envie de devoir faire des recherches de nuit. J'ai même allumé un feu avec ma magie. Ça avait fait son petit effet. C'est vrai qu'avec mon look de maintenant, je fais plus joueur de blitzball que magicien. Bon, bien sur, je ne lui ai pas dit que c'était tout ce dont j'étais capable pour le moment.

Pour moi, la marche avait été pensive. Je ne répondais que de façon presque automatiques aux quelques injonctions de l'invocatrice. Mais elle semblait le comprendre. J'avais beaucoup à avaler. Entre la mort de papi et la longueur de mon absence, ça n'était pas facile à accepter. Mais bon. Il fallait le faire. Sur Spira, la mort fait partie de la vie après tout. Je pouvais au moins me rassurer en me disant qu'il était mort dans son sommeil, pas a moitié mangé par une baleine maléfique mangeuse de chaire humaine. C'est … déjà ça de gagné.

C'est une odeur forte qui me sort de mes pensées. Ça sent le fauve. Enfin, façon de parler. Ça sent la bête. Mais je ne m'alarme pas. Cette odeur, c'est l'odeur caractéristique des chocobos. Et bon, normalement, les chocobos, c'est pas agressif. C'est même plutôt peureux. Je me retourne vers Ryme.

« On devrait pas tarder à croiser des chocobos. Ça sent le poulet volant à plein nez. »

Effectivement, a peine quelques minutes plus tard, on tombe sur un groupe de ces oiseaux de trait jaunes. Bien sur, a peine ils nous ont remarqués, il sont déjà loin. Sans légumes Ghysal, c'est très difficile de les approcher, et je n'avais de toute façon ni le goût ni l'envie d'y aller discrètement. Mais il semblerait que quelqu'un voulait les approcher. A peine la voix entendue, je récupère ma lance. Si la femme avait voulu nous attaquer, elle aurait pu le faire depuis son couvert. Les chocobos ne l'avaient pas remarquée, il n'y avait donc aucune chance que moi non plus. Instinctivement, je me met entre Ryme et l'inconnue. C'est qu'elle nous agresse verbalement en plus. Juste avant de … s'excuser ? Je me grattouille le menton. Mouais. C'est facile ça, insulter puis s'excuser. Elle ne marque pas de points auprès de moi.

Que peut être bien vouloir ? C'est marrant, mais dans notre situation, j'ai un peu de mal à croire que quelqu'un puisse nous tomber dessus par hasard. Et il n'est pas question de se faire arrêter maintenant. J'essaie de ne pas trop montrer mon agressivité, mais ce n'est pas facile. J'ai a la fois envie de montrer que je suis un mec tranquille, mais en même temps de faire comprendre que si elle tente le moindre truc un peu chelou, c'est directement lance dans les dents. Elle a déjà un œil de moins, elle n'est pas à un autre près, non ?

Je ne lâche pas l'intruse des yeux. Si elle tente la moindre des choses, je suis prêt à réagir.

« Excuses acceptées, je pense. »

Un autre détail me fait tilter. Elle chasse le chocobo ? Ils sont où ses légumes ? Mes sourcils se froncent encore un peu plus.

« Sans légumes, ça ne doit pas être facile, non ? »

Qu'elle comprenne que j'ai très bien vu dans son jeu. Ma main droite serre ma lance encore un peu plus fort. Plus qu'a espérer que Ryme comprenne qu'il y a un soucis.

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Ryme

Invokeure

le Lun 3 Avr 2017 - 16:26
La nuit à l'auberge avait été courte à cause du sommeil qui fuyait. Ryme ne marchait pas très vite et la lance de Gordias ne faisait pas une très bonne canne. Bien que sa détermination ne flanchât pas, la jeune femme avait l'impression d'être plus un boulet qu'autre chose. Le chevalier dragon ne lui faisait pas remarquer, trop occuper à assimiler toutes les informations qu'on lui avait transmises depuis moins de 48h. Il répondait d'une manière caustique aux questions et remarques de Ryme sur le paysage, mais elle sentait bien que le cœur n'y était pas. En une journée, ils avaient réussi à atteindre l'entrée de la route des Mycorocs. Ils avaient campé et Ryme avait été amèrement interdite de faire quoi que ce soit... Elle avait d'abord ronchonné, traitant son gardien de circonstance de « gros idiot tatoué nul » dans sa barbe.

Mais quelque part, elle le comprenait. Elle n'était pas bien dégourdie, un brin maladroite et sa jambe l'empêchait de fuir en cas de pépin. Le problème était d'autant plus grand qu'elle ne savait pas se battre. Elle pourrait, peut-être, donner des petits coups, mais la bagarre n'avait jamais été son truc. Surtout depuis son accident. Ryme réalisait alors combien elle avait été stupide de vouloir se lancer dans l'aventure en solitaire : si Gordias n'avait pas été là, elle serait sans doute morte depuis des heures. Mais, à vrai dire, à part un bâton d'Invokeur, rien ne la branchait vraiment du côté des armes. Et c'était sur ses pensées qu'elle avait trouvé le sommeil.

Le lendemain, ils étaient partis tôt, presque avec l'aube. Les Mycorocs étaient près de la mer et une délicieuse odeur d'iode parfumait la campagne. Au réveil, personne n'était venu arrêter Gordias et la remettre en cage. Peut-être que finalement, ils avaient abandonné l'idée de la faire rentrer dans les rangs ? Cette pensée positive lui donnait du baume au cœur et un léger fredonnement s'échappa de ses lèvres. La mélopée resta dans sa gorge jusqu'à ce que Gordias lui fasse remarquer que la forte odeur qui se dégageait depuis tout à l'heure appartenait à des chocobos.

« Tu crois qu'on en verra ? » Lui avait-elle dit, un sourire sur les lèvres.

Ryme n'avait jamais vu de chocobo de près. Certaines bêtes avaient tendance à pincer ou à griffer, alors, les prêtres ne laissaient aucune Voix s'approcher des attelages, Ryme en particulier. Cela ne serait pas de bon ton d'annuler un concert si votre étoile montante été morte à cause d'un chocobo un peu trop... Énergique. Quelques minutes de marche plus tard, Ryme poussa un petit glapissement de joie. Un troupeau de chocobo se dessina au loin et pour l'occasion, elle avait réussi à augmenter sa cadence de marche. Mais les animaux, craintifs, s'enfuirent, laissant derrière eux des petits nuages de poussière et une flopée de plume. Alors qu'elle allait manifester son mécontentement, une jeune femme surgit d'une cachette. Ryma sursauta et se plaça instinctivement derrière Gordias.

L'inconnue les tient responsables de la défection des chocobos – et elle n'a pas tout a fait tort, puis s'excuse. Le gardien semble légèrement... Suspicieux, mais Ryme, elle se contenta d'observer la nouvelle venue. Elle était petite et menue. Une élégante tenue noire couvrait une grande partie de son corps et un bandeau cachait un de ses yeux. Elle n'avait pas l'air bien dangereuse, mais, son protecteur ponctuel ne semblait pas baisser sa garde, malgré la remarque plutôt aimable qu'il venait de faire.

« Je suis désolée, c'est de ma faute. » dit doucement Ryme en s'avançant légèrement.
« J'étais un peu trop contente de voir des chocobos, j'ai dû faire un ou deux glapissements de trop, haha. » continua-t-elle en ponctuant sa phrase d'un léger rire.

« Je suis Ryme et voici Gordias. Nous allons au temple de Djose, peut-être croiserons-nous d'autres chocobos sur la route et, dans ce cas, je suis volontaire pour vous aider à en attraper un ! »
La proposition était aussi énergique qu'amicale, mais elle n'était pas réellement sûre d'avoir une réponse positive.

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