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Al Bhed


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« Home is where the heart is. » - Kwo.

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Kwokkak

Bannisseur

le Jeu 3 Aoû 2017 - 19:06
Bien. On est d'accord. Les fruits ce sera demain. Ce soir, pâtisserie. Bien bien bien. L'ambiance n'est pas détruite. Je ne suis pas un zero. Yay moi. Rapidement, le gâteau disparut de mes mains. Eh beh, pressée la madame. Elle a cru que j'allais lui retirer de sous son nez ? Je ne suis pas ce genre de personne moi. Je respecte le repas des gens. Visiblement, celui là était à la crème. Je suis un peu jaloux. J'adore la crème. Mais je ne le montre pas. Je suis un adulte, après tout. Je tire un peu du nez à sa remarque. Ça y est, vous faites une bêtise une fois et c'est fini, on vous classifie a vie. Boarf. Ça me fait sourire. Si c'est la pire chose qu'elle peut dire sur moi, c'est correct je pense. Je prends volontiers le titre de Kwokkak, Qui Ne Sait Pas Manger Proprement.

Est-ce que c'est pour ça qu'elle veut me nourrir ? Hum. Pourquoi pas, après tout. Ça me fait moins d'efforts à faire. Je ferme les yeux et m'avance vers sa main. Je dois être a portée là. Je ferme la bouche.

GNAP.

Hum, ce bon goût qui m'envahit la bouche. Ce si délicat et parfumé goût de …

Rien ?

… Rien ?

Elle n'a pas fait ça quand même, non ? J'ouvre les yeux alors qu'elle éclate de rire. Sans rien contrôler, je lui lance un regard à fendre les pierres, comme celui d'un petit chiot à qui on enlève son jouet. Elle … Elle m'a joué un tour. Je ravale ma salive et soupire. Je me reprends bien vite. Au vu de sa réaction, elle n'a pas du voir mon air. C'est mieux, je pense. Je n'ai, encore une fois, pas envie de jouer les rabas-joie ce soir. Je plisse les yeux, comme si je la maudissais, un petit sourire aux lèvres.

Cette fois ci, au lieu de le faire les yeux fermés, je concentre en moi toute ma puissance de guerrier. Tel un aigle, je jaillis de mon siège en lui retenant doucement la main pour pas qu'elle ne la retire. Comme un chasseur, je me retrouve avec mon trophée dans la bouche. Dans un mouvement toujours calculé, je continue à avancer jusqu'à me retrouver a quelques centimètres de son visage. Qu'elle puisse bien comprendre qui a gagné ici. Je lui adresse un sourire légèrement moqueur et fait un petit poutou dans le vide, comme pour la narguer, avant de me rasseoir dans mon siège, grand vainqueur. Je prends ensuite une autre pâtisserie dans laquelle je croque, faisant tomber de la confiture sur moi. Et merde, elle avait raison.

« Ne me sous-estime pas. »

J'éclate de rire, ce qui a pour effet de projeter quelques petits morceaux de pâtisserie sur la table. Sexy. J'attrape un mouchoir et essuie le morceau de bois. Une fois que j'ai repris mon calme, je la regarde, un air un peu plus sérieux.

« Et sinon, tu sais où je pourrai trouver un petit travail rapide ? Que je ne sois pas totalement un poids pour toi. »

C'est marrant, mais j'ai un peu hâte pour ce petit moment. Après tout, faire l'homme sédentaire, c'est un peu comme jouer un rôle pour moi. Machinalement, je prends un troisième gateau avant d'aller me servir à boire.

« Tu en veux ? »

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Lilia

Bannisseur

le Jeu 3 Aoû 2017 - 20:43


❝home is where the heart is.
ft. Kwokkak
Si Lilia avait été quelqu'un d'autre, elle l'aurait sûrement empêché de s'en aller. Si elle avait été quelqu'un d'autre, elle aurait refermé ses bras autour de lui, pour le garder plus près. Elle aurait capturé ses lèvres, pour l'empêcher de reculer. Au moins un milliard de fois, depuis le début de la soirée.
Pourtant, et parce qu'elle n'était que Lilia, elle se contenta de simplement papillonner des cils, lorsqu'il déposa un baiser dans le vide, avant de reculer. La scène lui semblait si irréelle qu'elle n'eût même pas le temps de rougir. Ni de réagir. Elle connaissait Kwo, un peu. Juste un peu. Et plus elle en apprenait, plus elle se retrouvait à l'aimer un peu plus, à chaque seconde qui s'écoulait. Plus elle le découvrait, plus elle trouvait de raisons de le regarder... Sauf peut-être cette façon, peu élégante, qu'il eût de recracher des miettes du deuxième gâteau qu'il venait d'engloutir. Enfin, ça avait au moins le mérite d'être amusant.

Retenant de peu un autre rire, Lilia inclina la tête lorsqu'il évoqua la question du travail et le regarda se redresser sans trop ciller.

— Je veux bien, oui, s'il te plaît.

Là-dessus, elle se redressa en attrapant un autre gâteau à son tour puis s'empara du petit torchon posé sur son plan de travail, lancée dans une courte réflexion. Le travail ne manquait pas réellement, à Luca. Il avait de quoi occuper aussi bien ses matinées que ses journées et, si elle le visualisait assez mal travailer derrière un étal, elle n'avait aucun mal à l'imaginer soulever des caisses, pour aider. Pour changer, tiens.

— Mh... Je pense que tu devrais trouver ton bonheur au port. Ou au marché. Ils ont souvent besoin de volontaires pour les aider à tout décharger et emballer. Je n'ai aucune idée de la paye ceci dit. J'ai vécu chez les Bannisseurs, le temps d'économiser assez pour avoir cette maison, et j'aide généralement sans demander d'argent mais je me fais toujours gronder.

Elle ne lui proposerait pas de rester sans payer. D'une part parce qu'elle savait qu'il ne serait absolument pas d'accord avec l'idée. D'autre part parce que... Parce qu'elle le connaissait, tout simplement. Tel qu'il était, il choisirait d'ignorer la proposition, ou de tout naturellement lui dire que les choses ne se passaient pas vraiment elle les voyait. Et puis, de toute manière, il était libre de faire ce qu'il voulait.

— On pourra demander au marché demain, si tu veux, ajouta-t-elle en haussant doucement les épaules.

Silence. Au cours duquel elle attendît patiemment qu'il termine de les servir pour l'intercepter au vol et lui essuyer les quelques gobes de confiture qui tâchaient encore sa peau. Évidemment, le geste la gênait. Évidemment, elle aurait pu simplement lui tendre le torchon pour le laisser s'essuyer lui-même mais, tout aussi évidemment, elle voulait le toucher. Elle aimait cette proximité, autant que tout le reste, alors elle en profitait.

— Je t'avais prévenu, pourtant. C'est toi qui sous estime Mamie, en fait. Un véritable enfant.

Elle fît mine de soupirer, faussement désabusée, quand bien même ses yeux riaient.

— Ca aurait été plus facile et mignon si j'avais mesuré vingt centimètres de moins mais je crois que j'ai bu trop de soupe quand j'étais petite. Enfin, si ça avait été le cas j'aurais sûrement eu un peu plus de mal à devenir Bannisseuse... Enfin... Oublie. Je délire, je crois. Sûrement la fatigue.

Le torchon atterrît de nouveau à l'endroit même où elle l'avait attrapé et elle saisît son verre d'eau pour le descendre d'une traite, histoire de se calmer. C'était fou ce que ça devenait compliqué.

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Kwokkak

Bannisseur

le Ven 4 Aoû 2017 - 10:04
Le port ou le marché. Ca me semble de bonnes idées. Le port, c'est si on ne me demande pas de monter sur un bateau bien sur. Je suis un homme courageux, mais pas au point de confier ma vie à des morceaux de bois morts sur les courants mortels des océans. Je suis, comme on dit, courageux mais pas téméraire. Pareillement, le marché, oui, si on ne me demande pas de vendre des choses. Quoi que. C'est un truc que je n'ai jamais fait. Si ça se trouve, je serai un bon vendeur. J'ai un peu envie d'essayer maintenant, c'est malin. J'essaie d'abandonner ces idées. Je me connais, si ça continue, je ne penserai qu'a ça pour la fin de la soirée, et ce ne serait pas vraiment agréable pour Lilia je pense. Pour moi non plus d'ailleurs.

Par contre, je ne suis pas d'accord avec le fait de ne pas être payé pour un travail. Bien sur, il y a un temps pour tout. Si j'aide des gens qui ont perdu quelque chose, je ne vais pas demander d'argent Je ne suis pas un monstre, et ce genre de gens, qui n'ont pas eu de chance, méritent un bon coup de pouce. Mais c'est différent d'un vrai travail. Déjà, je ne veux pas établir de précédent. Je n'aimerai pas qu'un pauvre travailleur se retrouve dans l’embarras par ce que je n'ai pas pris d'argent. Qu'on lui dis « Ce mec là a accepté de faire ton travail sans être payé, alors je te paye moins. ». Aussi, je n'ai pas envie que les patrons prennent une habitude là dedans. Qu'ils recrutent moins en attendant l'homme providentiel qui viendrait travailler gratuitement. Je ne dis pas que je demande un énorme salaire, très, très loin de la. Mais toujours un petit quelque chose.

Elle se moque ensuite de ma tache. Je lui dire la langue. C'est pas de ma faute, okay ? Oui, tu m'as prévenu, mais je ne pensais pas que ce serait à ce point. C'est vrai quoi. J'en suis à me demander comment est-ce que la pâte tenait sans craquer. Je frissonne un peu quand elle s'approche de moi. Je me demande ce qu'elle penserait si je la serrai contre moi, pour voir.. Je chasse bien vite ces pensées. Elle n'a sûrement pas envie de ça. Je la met déjà assez mal à l'aise. Pas besoin d'en rajouter. Sa remarque me laisse échapper un petit rire.

« Tu sais, chez moi, on disait que ce n'était pas la soupe mais les coups de pieds aux fesses qui font grandir. Et regarde ... »


Je m'approche d'elle et mesure ma taille à la sienne. C'est vrai que l'on mesure la même chose. C'est plutôt cool, je trouve. Je lui sourit.

« Je suis désolé pour tes fesses Lilia. Parce que cela veut dire que tu en as sûrement pris autant que moi. »

Je me recule.

« Si tu es fatiguée, on peut aller dormir. Je n'ai pas envie que tu ne te sentes pas bien parce que je suis là. »

Je m'étire doucement. C'est vrai que ça a été une journée bien remplie. Je ne serais pas mécontent de me faire une bonne petite nuit de sommeil. Et puis, le canapé à l'air assez confortable. Non, je n'ai pas abandonné mon plan de lui laisser lâchement son lit. Je prends soudainement un air plein de reflexion. C'est marrant, comme parfois mon cerveau marche au ralenti. Je présume que je me suis concentré sur autre chose.

« Facile et mignon ? Qu'est-ce que serait plus facile et mignon ? On fait la même taille, c'est parfait, non ? Et puis, mignon … Ne prends pas mal ce que je vais te dire, Lilia ... »

Je cherche mes mots. Je sais qu'elle n'aime pas qu'on lui rappelle ce qui a trait à l'enfance. Ce qu'elle a pu me faire la tête parce que je l'appelais gamine.

« Mais tu es … genre … extrêmement mignonne hein. Et je sais que bon, l'avis d'un vieux comme moi, tu t'en moques, mais je préfère largement les femmes de ta taille aux femmes plus petites. Enfin ... »

Je me passe la main dans le cou. Elle va croire des choses que je n'ai pas forcément envie qu'elle croit. Boarf. Elle peut mettre ça sur le compte d'un jeu d'un vieux ne s'étant pas encore rendu compte qu'il avait passé l'âge

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Lilia

Bannisseur

le Ven 4 Aoû 2017 - 14:00


❝home is where the heart is.
ft. Kwokkak
Un coup de pied aux fesses ? L'image, autant que la remarque de Kwokkak, arracha un sourire un peu plus gai à Lilia. Elle n'avait jamais réellement eu droit aux coups de pieds à cet endroit là. Et peut-être à aucun coup de pied tout court, si l'on excluait son entraînement chez les Bannisseurs. Chez elle, les villageois n'avaient eu de cesse de répéter qu'elle poussait comme un petit champignon à qui on donnait un peu trop de soupe. L'idée en soi, en plus d'être totalement fausse,  lui avait valu des surnoms tous plus exotiques les uns que les autres. « Champignon », « Minie-pousse » et autres originalités de ce genre qui n'avaient jamais réellement manqué de la faire grimacer. Elle était grande parce que son père l'était, point. Il n'y avait là rien à ajouter. Et elle avait du batailler pour le leur faire accepter, sans succès. Lorsqu'elle avait compris que, au final, ils était bien trop butés pour entendre raison, elle avait fini par tout naturellement accepter leurs surnoms et ils s'étaient, comme par magie, arrêtés. À croire qu'ils ne l'appelaient de cette façon que pour la contrarier.

— Je te rassure, on ne m'a jamais réellement bottée les fesses, avoua-t-elle en inclinant doucement la tête. À part chez les Bannisseurs, une ou deux fois.

À sa proposition d'aller dormir, Lilia ramena sa main devant ses lèvres pour étouffer un petit bâillement fatigué, avant de grommeler. Elle détestait autant son impolitesse que la fatigue qui lui nouait les muscles.

— Mh... Excuse-moi. La journée n'a pas été rude, pourtant. Ca devrait aller si je me pose un peu.

Elle n'avait envie que la soirée se termine et, pourtant, il fallait bien qu'elle se fasse une raison, son corps ne tiendrait pas bien longtemps. Néanmoins, plutôt que de simplement accepter l'idée d'aller se coucher, Lilia s'étira souplement et... rougît aussi bien sous l'effort que sous l'effet que lui firent les mots de Kwokkak. Bien. Très bien. Calme-toi, Lilia. Sauf que non, impossible d'empêcher à sa voix de marteler son crâne dans tous les sens et elle dût passer une main sur son visage pour s'empêcher de débiter un flot de « Eh. Oh. Ah. Euh. » inintelligibles. Effectivement, il n'aidait pas. Loin de là. Il alimentait aussi bien ses espoirs que l'amour qu'elle éprouvait déjà et non, ça ne l'aidait pas.

Extrêmement mignonne...

— Je... Euh... Merci, Kwo.

Elle était perdue au possible, un peu déboussolée et autant dire que l'idée de calmer son cœur était repartie aussi vite qu'elle était arrivée. De quoi lui faire miroiter monts et merveilles, qu'elle balaya d'un petit signe de la main aussi vif que désabusé, avant d'aller s'installer dans son canapé. C'était Kwokkak. Juste Kwokkak. Il ne disait pas qu'elle lui plaisait, loin de là. Il lui expliquait simplement sa vision des choses et elle devait s'y faire si elle ne voulait pas commencer à se bercer d'illusions qui la feraient tomber de très haut, lorsqu'elle se réveillerait. Sauf que Lilia étant ce qu'elle était, elle se laissa tout simplement tomber dans son canapé et ferma les yeux un court instant, pour tenter de s'empêcher de penser. Aucune chance.

— Je ne me moque pas de ton avis, tu sais... Loin de là.

Elle laissa alors un court silence s'installer, le temps d'y chercher ses mots et accessoirement assez de calme pour réussir à le regarder. Si tu savais...
Un petit soupir s'échappa d'entre ses lèvres et elle releva finalement sa tête, pour le regarder, un nouveau sourire aux lèvres. Un peu plus tendre et délicat. Un peu plus léger, mais pas moins vrai.

— Au contraire. Ça me fait plaisir, vraiment. Même si je ne vois pas en quoi le fait qu'on fasse la même taille est parfait, j'admets que... Je... suis... plutôt contente... de savoir que c'est ce que tu penses de moi.

Ses lèvres tremblaient, furieusement. A peu près au même rythme que les battements de son cœur.

— Je veux dire... Tu restes un homme et... Même si je suis jeune, je suis une femme alors... C'est rassurant de savoir que je peux plaire et puis... Tu n'es pas si vieux que ça, alors... Hum... Tu veux une deuxième couverture, sur le lit ? La nuit sera peut-être fraîche et je m'en voudrais si tu tombais malade. Enfin... Tu es plutôt bien bâti, alors ça devrait all-- Oh Dieux.

Elle se retînt de peu de taper son front contre sa table basse, laissa fuir un petit gémissement désespéré et se tapota les joues, comme pour se reprendre. Au pire il la prendrait pour une folle. Fabuleux. Son manque cruelle d'assurance en relations sociales lui donnait presque tellement honte qu'elle en mourrait d'envie de disparaître. Une véritable enfant. Et quand bien même elle n'avait jamais voulu grandir trop vite, elle se sentait affreusement mal de se comporter de cette façon.

— Bonne nuit, lâcha-t-elle fébrilement en se laissant tomber dans le canapé, un coussin calé sur sa tête pour se cacher.

Elle était plus gênée que jamais. Et tant pis si Kwokkak la trouvait bizarre, elle le mériterait.

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Kwokkak

Bannisseur

le Ven 4 Aoû 2017 - 16:05
Je. Je crois que j'ai dit une bêtise ? Je me passe la main sur la nuque, un sourire un peu triste sur les lèvres. Bien joué. Je savais que j'aurai du me taire. Mais pour maintenant, c'est trop tard, je présume. Je suis tellement stupide qu'elle ne perds les mots. Pas besoin de prendre des pincettes avec moi Lilia. Je sais que j'ai dit une bêtise, tu peux me le dire directement.

Ah. Ou pas ? Elle ne voit pas en quoi le fait qu'on fasse la même taille est parfait ? C'est vrai qu'elle a dit ne jamais avoir eu de copain. C'est mignon un peu. Je me demande pourquoi elle n'a jamais eu de copains tiens. Une si jolie fille. Je me passe la main dans les cheveux. Peut être qu'ils avaient peur d'elle. De ce que je sais, les hommes ont tendance à juger leurs femmes sur deux critères. La faiblesse et la … Petitesse, si c'est un mot. Ils aiment bien les femmes menues. Obéissantes. Meh. Ils aiment bien pouvoir contrôler, en fait, je présume. Des lampes à huile, j'appelle ça. Moi, si je devais choisir, je préfère les femmes comme Lilia. Des brasiers. Incontrôlables. Je secoue un peu la tête. Elle doit te voir comme son père Kwokkak.

Ses mots suivants me font rougir. Bien sur que tu peux plaire Lilia. Tu ne le vois juste pas. Ça doit être tellement dur, de vivre dans un monde comme ça. A ne pas voir quand les gens vous aiment. Je pense que ça ne me plairait pas. Heureusement, les gens qui … me trouvent à leur goût ont tendance à ne pas le cacher, que ce soit un bien ou un mal. Elle change ensuite de sujet. Je n'ai jamais eu peur du froid et il fais assez chaud ici, non ?

Attendez.

C'est un compliment qu'elle vient de me faire ? C'est … agréable. Même si … Je vais m'asseoir à coté d'elle. Doucement, je la tire contre moi. Viens là petite, Kwokkak va te remonter le moral. Encore une fois, son corps est chaud. Elle doit vraiment être fatiguée, la pauvre. Je frotte doucement son bras.

« Hey, Lilia. Lilia. »

Je lui souris, encore un peu de pourpre aux joues.

« Lilia. C'est moi, Kwokkak. Tu n'as pas a avoir peur de ce que tu peux dire avec moi, d'accord ? »


C'est vrai. J'espère que la lueur dans mon regard lui fera comprendre que je suis sérieux.

« Tu sais, tu n'as pas besoin de me faire de compliments comme ça, parce que je t'en fait. Je sais que tu ne penses pas à mal, mais ... »


Je la relâche et me recule un peu dans le canapé.

« Je pense que ce genre de choses, il vaut mieux le garder pour l'homme que tu aimera, d'accord ? »

Je vais tenter un peu d'humour.

« Si tu me dis ça, je vais finir par me faire des idées. »

J'éclate d'un rire qui n'a pas le tonus que j'aimerai mettre dedans. Me faire des idées. Qui sait, peut être que c'est des idées que j'aimerai bien me faire, un jour. Elle a l'air pure … Non. Elle est pure dans ses démarches. Je suis sur que l'homme qu'elle aimera, elle l'aimera purement. Sans arrières pensées. Mon cœur me pince un peu. Lilia, tu es une femme comme on en fait très peu, et je suis un peu jaloux de celui qui réussira a capturer ton cœur. Je lui souris.

« Tu as du avoir une journée fatigante. Dans mon extrême mansuétude, je vais ne pas prendre compte de ce que tu viens de dire. »


Je lui tire la langue, mais mes yeux n'ont pas le même éclat. J'aimerai tellement pouvoir prendre au sérieux ce que tu dis, Lilia. Mais tu dois me voir comme un père. Je vais tenter une blague sûrement déplacée. Mais je suis Kwokkak. L'homme qui fait les blagues.

« Tu sais, si tu continue comme ça, je vais finir par croire que tu as le béguin pour moi. »


Je ris un peu. Vraiment, quelle idée. C'est peut être mal, et je m'en excuse, mais une petite partie de moi a envie d'utiliser ce genre de ton badin.
Pour dédramatiser. Pour voir quelle sera sa réaction aussi. Car. Oh putain.

Je crois qu'une partie de moi a bien envie qu'elle ait des sentiments a réciproquer.

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Lilia

Bannisseur

le Sam 5 Aoû 2017 - 14:02


❝home is where the heart is.
ft. Kwokkak
Si tu savais, Kwo… Si tu savais tout ce que j’ai envie de te dire, sans y arriver.

Sauf que non, il ne savait pas. Il n’avait même pas idée de l’effet qu’il lui faisait. D’à quel point elle bataillait pour ne pas simplement se lover dans ses bras pour ne plus jamais s’en aller. D’à quel point son coeur lui faisait mal de le sentir finalement partir en continuant à lui parler comme l’enfant qu’il voyait encore sûrement en elle. Il n’avait aucune idée de ce qu’il ressentait et, de fait, lui rendait les choses un peu plus difficiles. Non, Kwokkak, je ne te complimente pas parce que tu l’as fait avec moi.

Le coeur de Lilia se pinça un peu plus. Pour l’homme qu’elle aimerait ? Mais c’est toi. Et le simple fait de l’avoir aussi près suffisait à lui donner envie tout lui avouer. Le simple fait de le voir rire comme il le faisait lui donnait envie de le serrer dans ses bras comme lui l’avait déjà fait. Elle voulait tout lui dire, lui assurer que c’était vrai. Simple et pur. Sincère et immuable. Quand bien même lui le niait.

Kwo…

Elle avait senti son palpitant faire un énorme bond dans sa poitrine, à sa dernière réplique.
Et même si ? Il n’y aurait aucun mal à cela puisque c’était totalement vrai. Alors, en dépit de l’angoisse qui nouait aussi bien son ventre que sa gorge, Lilia releva ses bras pour les glisser autour de Kwokkak et doucement le ramener vers elle, sans le presser, sans le forcer. Elle était aussi délicate que d’ordinaire, quand bien même son geste était porteur d’une certaine tendresse, qu’elle ne tenta pas de cacher.

Il n’y aurait aucun mal à ce que tu y croies, si c’est vrai.

Elle laissa alors un court silence s’installer, au cours duquel elle glissa son nez dans ses cheveux, les yeux clos. Elle ne savait pas réellement quels mots employer. Pas plus qu’elle n’avait idée de la façon dont il le prendrait, mais parce qu’elle voulait être honnête avec lui et avec elle même, elle inspira, légèrement, avant de continuer :

Je ne te complimente pas parce que tu l’as fait aussi, Kwokkak. Je ne suis plus une enfant, tu sais ? Je ne fonctionne pas comme ça, je ne te dis rien pour te faire plaisir et encore moins si ça inclut d’avoir à mentir. J’étais, et je suis toujours, un peu dépassée. Je ne sais pas vraiment comment gérer ça mais je sais que… Tout ce que je te dis est vrai.

Un énième soupir s’échappa d’entre ses lèvres et elle le relâcha légèrement, pour le regarder.

Et ne le mets pas non plus sur le manque de la fatigue, s’il te plaît. C’est… Plutôt frustrant, pour être honnête. Je me doute que c’est un peu compliqué à croire, mais c’est sincère.

Son sourire reprit place sur ses lèvres et elle s’installa alors en tailleur avant d’attraper un coussin pour le caler sur ses cuisses, le regard néanmoins maussade. Elle ne s’attendait pas spécialement à être acceptée, et encore moins à le voir lui tomber dans les bras comme elle l’avait souvent espéré. Mais, quitte à avoir le coeur brisé, elle aimait mieux dire les choses comme il le fallait.

Il y a un an, je t’ai dit que je m’étais un peu trop attachée, et c’est vrai. Je n’ai pas juste eu une journée fatigante, Kwo. Ce que je t’ai dit en partant n’a pas changé, au contraire, ça s’est même amplifié et… Encore un peu plus aujourd’hui. Alors tu aurais raison de croire que j’ai le béguin pour toi. C’est peut-être un… Amour de jeunesse, mais c’est vrai, c’est sincère et je ne sais pas combien de temps ça va durer. Je comprendrais que tu ne soies pas d’accord avec ça, et je ferai en sorte que ça n’affecte pas notre voyage, mais je voulais que tu le saches parce que… Parce que les choses devenaient un peu trop ambigües, je suppose. Du moins pour moi.

Elle n’ajouta rien de plus, estimant qu’elle en avait déjà fait bien assez et glissa un petit baiser sur la joue de Kwokkak, avant de se redresser. Elle n’était pas sûre de ce qu’elle venait de faire mais, au moins, c’était fait. Il l’avait déjà rejetée une fois alors elle pourrait en encaisser une deuxième. Un peu plus difficilement mais au moins les choses seraient claires et il ne lui resterait qu’à étouffer ses sentiments, comme elle avait prévu de le faire s’ils devaient partir ensembles. Et pourtant, même si elle s’y attendait, il lui fallait avouer qu’une partie d’elle espérait qu’il lui retournerait, ne serait-ce qu’un peu, ce qu’elle ressentait.

Je sais que tu ne me laisseras pas le canapé et je n’ai pas la force de faire ma mauvaise tête alors… Bonne nuit, Kwo.

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Kwokkak

Bannisseur

le Sam 5 Aoû 2017 - 18:40
En entendant son « Kwo », je sens mon corps entier s’arrêter. Il y a dans sa voix quelque chose … Que je refuse. Pas que son existence me dérange. Oh Yevon, non. Mais plutôt que je n'arrive pas à y croire. Sans lutter, paralysé, je me laisse attirer contre elle. Cela n'arrange absolument rien pour moi. Sa peau douce et chaud manque de me dévorer tout cru alors que son souffle délicat semble doucement, presque cruellement, chasser tout l'air que j'aimerai respirer. J'ai déjà combattu une partie des monstres les plus effrayants de tout Spira. Jamais je n'ai été aussi effrayé.

Il n'y aurait aucun mal. Qu'est-ce que ce la veut dire. Elle glisse doucement sa tête dans mes cheveux. Ma lèvre inférieure vient se perdre entre mes dents. Lilia. J'ai peur de comprendre ce que tu veux dire.

Je le sais que tu n'es pas une enfant. Même si il serait faux de dire que je n'ai pas passé la soirée à te considérer comme tel, et je m'en excuse, cela fait quelques secondes que … Que non en fait. Tu n'es plus une enfant. Tu es une femme. Et, en ce rare instant de clarté pour moi, toute ta féminité en est presque écrasante. Et oui, c'est compliqué à croire. Du moins, pour moi. Mais tu ne peux pas le savoir. Personne ne le sait. Normal, je n'en parle à personne. Son soupir triste fait naître en moi une envie de l’empêcher de parler. Pas de façon violente. Juste en scellant ses lèvres avec les miennes. Mais je me retiens. J'aurai peur que ça teinte.

Je l'écoute. C'est un discours que j'ai déjà entendu. Pas dans sa bouche, certes. Dans celle d'autres femmes. Plus ou moins jeunes. Attention. Je ne sous entends pas que je suis un canon de beauté. Mais c'est l'effet que le sauvetage peut avoir sur les gens. Je lui lance un regard presque plein de douleur. C'est trop tard Lilia. Tu ne peux pas me dire ça et espérer que ça n'affecte pas notre voyage. C'est tout bonnement impossible. Mais.

Elle se lève. Presque instantanément, alors qu'elle commence à partir, je me dresse et passe mes bras autour de ses hanches en posant ma tête sur son épaule. Je laisse échapper, dans un soupir.

« Reste. S'il te plaît. »

Doucement, je me recule sur le canapé, la tirant avec moi, jusqu'à ce qu'elle soit assise sur mes genoux. Je la serre fort contre moi, comme si j'avais peur qu'elle disparaisse. Je souffle un bon coup.

« Il faut m'écouter jusqu'au bout, d'accord ? »

Une fois que j'ai sa réponse, je commence.

« Tout d'abord, merci. Pour croire en moi. Je … Je ne sais pas vraiment quoi répondre. »

Je la relâche un peu avant d'être pris d'une peur de la voir partir. Elle va penser que je la refuse. Ce n'est pas vrai. Comme un enfant effrayé, je la serre de nouveau contre moi.

« Tu sais … Souvent, quand je voyage, je croise des femmes, dans les villages. Ce que tu m'as dit, c'est quelque chose que j'ai déjà entendu des dizaines de fois. »

Je soupire alors que mon cœur se serre. J'enfonce un peu plus profondément ma tête dans son cou.

« Et souvent, je refuse de le voir. C'est lache, mais c'est plus facile pour moi. Je … Je suis désolé si ce que je dis change ta vision de moi, même si j'espère … Non, je sais ... »

Ce n'est pas facile.

« Cela a fait de moi une personne assez … Je ne sais pas comment dire. Sur le plan des sentiments. J'avais compris ce que tu disais, il y a un an. Et … J'étais content. Car. »

Je marque une pause.

« Je … J'avais peur, que ce soit juste, encore une fois, la gratitude qui parle. »

Je n'arrive pas a décrypter ce qu'elle peut ressentir en m'entendant parler. Ce n'est pas facile, car moi non plus je n'arrive pas à me décrypter.

« Et aujourd'hui encore. J'ai toujours cette peur. »

Le plus dur va être a sortir. Sans la blesser, je la serre encore un peu plus, car je veux qu'elle reste.

« Je ne pense pas que ce que je ressens est au niveau de ce que tu ressens, mais écoute moi. Je … Tu es la seule personne que j'arrive à croire quand elle me dit qu'elle m'aime. Tu es la seule personne que j'ai envie de croire. Tu ... C'est égoïste mais ...»

Mon cœur se serre.

« Ton rire. Ton sourire. Ta façon de plisser ton nez quand quelque chose ne va pas. De tout le temps passer ta main dans tes cheveux quand tu es mal a l'aise. Et cette façon de mâchouiller ta lèvre quand tu cherches quelque chose. Seigneur Yevon, cette façon de mâchouiller ta lèvre. J'en suis presque à remercier Yevon chaque soir pour m'avoir permis de voir ça. »

Je dois être rouge comme une pivoine. Je secoue la tête et passe mes mains dans les siennes.

« Je n'ai plus envie de te voir désemparée, a jouer avec tes doigts. »


« Je … Je ne peux pas dire que je t'aime. Car j'ai trop de ... Peurs. Mais ... Mais je veux t'aimer. Plus que ce que je ressens déjà. Je sais que tu peux le faire.»

Je déglutit.

« Lilia. J'ai … J'ai envie de tomber amoureux de toi. Vraiment. »

Je presse doucement mes lèvres contre la peau de son cou. A défaut de mieux.

«Tu veux bien m'y aider ? Je ne dis pas que ce sera facile, mais … Je te promet que ça vaudra le coup. Je sais que ça vaut le coup. Que tu vaux le coup. »

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Lilia

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le Sam 5 Aoû 2017 - 21:39


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— Promis.

L'écouter jusqu'au bout s'avéra être plus compliqué que ce qu'elle aurait cru.
Notamment parce que son souffle, chaud, contre sa peau fît courir une série d'immenses frissons le long de son échine et Lilia glissa doucement ses doigts dans ses cheveux, comme pour tenter de se calmer. En vain.
Sa seule envie était de l'écouter continuer à lui expliquer tout ce qu'il avait à lui expliquer en se lovant contre lui sans plus bouger. Quand bien même il lui martelait le coeur et lui rappelait, qu'au fond, elle n'était sûrement pas la première à lui avouer, avec autant de conviction, qu'elle l'aimait. Sa poitrine se serra légèrement à cette pensée mais, et parce qu'elle avait promis, Lilia se garda de tout commentaire et le laissa continuer en jouant nerveusement avec le bas du short qu'elle avait enfilé. Évidemment qu'il avait connu des femmes, évidemment qu'il avait été aimé par des femmes. Et elle aurait elle-même eu du mal à y croire, s'il lui avait avancé le contraire.

Et lorsqu'il évoqua l'idée de la gratitude, Lilia entrouvrît les lèvres, puis les referma. Les mots vinrent s'y surprendre comme pour la narguer et elle se les pinça tout doucement, pour s'empêcher de parler. Elle n'avait aucune raison de le faire, de toute manière, puisqu'il l'avait compris. Il avait compris ce qu'elle même avait eu un peu de mal à comprendre, un an auparavant. Elle s'était demandée, plus d'une fois, si elle ne l'aimait pas juste parce qu'il l'avait sauvée, avait retourné la problématique sous tous les angles dans sa tête, sans pouvoir se faire une raison. Elle avait fini par l'aimer à force de le regarder, de le découvrir et de le voir lui sourire. Pas simplement parce qu'il l'avait sauvée. Elle lui en était reconnaissante, mais les sentiments qu'elle nourrissait n'avaient rien à voir avec ce qu'il avait fait. Si forts qu'elle n'hésita pas une seconde à les utiliser pour sourire bêtement, en l'écoutant parler. Elle avait mal, un peu, son cœur se serrait dans sa poitrine pour lui rappeler qu'il était là, qu'il existait, et qu'il n'aimait pas ce qu'elle lui infligeait.

Pourtant et en dépit des larmes qu'elle s'empêcha maladroitement de laisser couler sur ses joues, Lilia resserra ses doigts autour de ceux de Kwokkak lorsqu'il glissa ses mains dans les siennes et les lui caressa tendrement, sans un mot.

Amour. Délicatesse. Sérénité.

Tout ce qu'il éveillait en elle et qu'elle voulait lui donner, sans jamais s'arrêter. Un peu plus lorsqu'elle constatait à quel point il avait pu la regarder. Un peu plus lorsqu'elle voyait quelle chance elle avait d'être celle qu'il voulait aimer.
Et lorsqu'il lui avoua, enfin, que c'était réellement ce qu'il voulait, elle se sentît elle-même l'aimer si fort que ses doigts se resserrèrent un peu plus fermement autour des siens.
Les lèvres de Kwokkak contre sa peau lui arrachèrent un énième frisson ravi et elle se laissa doucement aller contre lui, entremêlant leurs doigts en les observant, un court instant, avant d'appuyer sa tête contre la sienne.

Elle ne pleurait pas, contrairement à ce qu'elle pensait. Une nuée de papillons lui mordaient le ventre depuis l'instant même où elle s'était retrouvée sur lui et son visage était sûrement d'une couleur aussi vive que ses cheveux... Mais elle était heureuse. Plus que jamais.

— Je t'attendrai, murmura-t-elle dans un sourire.

Sa voix lui sembla étonnamment plus douce que d'ordinaire et elle déposa un petit baiser là où elle pouvait, avant de reprendre :

— Et je veux que tu y croies autant que je veux que tu voies comme c'est merveilleux, d'aimer. Alors... Ça me va si tu es égoïste. Autant que ça me va de prendre mon temps. De toute manière je crois que... Je suis trop heureuse pour râler.

Elle ponctua ses mots d'un rire léger quoique nerveux.

— Je comprends tes peurs, Kwo. Je ne les connais pas, mais je peux les comprendre, alors non, ma vision de toi ne changera pas, jamais. Aimer quelqu'un c'est aussi l'accepter et tu as tes défauts, comme j'ai les miens. C'est ce qui fait ce que tu es, tout simplement et...

Lilia inspira, doucement, appuya de nouveau sa tête contre la sienne et tenta au mieux de ne pas détacher ses yeux de leurs doigts.

— Et je t'aime pour ce que tu es. Je ne veux pas te presser, je sais que tu ne peux pas me le dire mais... J'avais envie de le faire, au moins une fois. Mais je t'apprendrai à m'aimer, et je ferai de mon mieux pour y arriver.

Elle n'était pas sûre d'elle-même, mais elle y croyait. Alors elle souriait. À s'en faire mal aux joues, elle souriait.

— Tu en vaux autant le coup que moi. À mes yeux, tu le vaux même plus que n'importe qui. Et même ce « nous », Kwo, il vaut bien plus le coup avec toi qu'avec n'importe qui.

Sur ces mots, elle releva légèrement son buste, pour mieux le regarder, les yeux emplis d'une tendresse qu'elle ne cachait plus, parce qu'elle voulait la lui donner.

— Tu as le droit d'avoir peur et de prendre ton temps. Autant que tu as le droit d'être égoïste et de ne vouloir croire que moi. Je ne partirai pas. Je serai là, chaque soir et chaque matin, j'apprendrai à te connaître comme tu le feras avec moi et... Et même si j'admets être un peu... Mal à l'aise de savoir que tu es aussi aimé, je l'accepterai, avoua-t-elle dans une légère grimace amusée. On y arrivera. Je te le promets.

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Kwokkak

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le Sam 5 Aoû 2017 - 22:35
L'amour.

La dernière frontière.

L'Amour. Avec un grand A, en fait. Ça me fait peur, je ne fais pas mentir. J'entends déjà une petite voix en moi me dire que je n'aurai pas du faire ça. Que j'aurai du la laisser doucement tomber, et repartir dans mes aventures en solitaire. Mais le souffle de Lilia sur mon visage la chasse doucement.

Elle me comprends. Je pense. Elle fait de son mieux. C'est … Je pense que c'est la première fois, aussi longtemps que je me souvienne, que l'on me comprends comme ça. Une nouvelle peur m'envahis. Et si, au lieu que ce soit elle qui m'aime pour des raisons futiles, c'est moi qui vais l'aimer non pas pour elle, mais pour ce que je pense qu'elle m'apporte ? Ses doigts doux sur les miens mettent doucement une pichenette à ces idées.

Ça ne te ressemble pas, comme réflexions, Kwokkak. Depuis quand tu te met a remettre en cause tes décisions ? Regarde là. Elle est belle. Elle est … Non. Elle n'est pas à toi. Ce ne serait pas juste de dire ça. Non. Vous êtes l'un à l'autre.

Je ne l'écoute plus vraiment, en fait. Je sais que je lui ai demandé des choses, mais le simple fait de la sentir contre moi suffit à me convaincre. Encore une fois ,j'ai envie de la faire taire. Encore une fois, j'ai juste envie de goutter à ses lèvres. Mais, encore une fois, je me retiens. C'est de l'aimer dont j'ai envie, pas de la désirer. Même si, comme l'un comme pour l'autre, c'est sûrement déjà, dans un sens, un peu trop tard.

Une fois qu'elle a fini de me parler, je vais pour la retirer de sur moi, mais je me perds quelques secondes sur son visage. Ce sourire. J'ai envie de le graver dans ma tête. Ça va sembler idiot, mais le simple fait de savoir que je peux la faire sourire comme ça me donne des frissons dans tout le corps. Dans un basculement de bassin, je la laisse retomber sur le canapé, tout en gardant mes mains fermement ancrées dans les siennes. Pas question que je te lache sur le moment, Lilia. Plutôt mourir.

D'une voix un peu cassée, je parle.

« Eh beh, c'était une soirée … Riche, non ? Je dois avouer que ce matin, en me levant ... »

Je soupire. J'ai l'impression d'être revenu à l'adolescence. C'est une sensation étrange, mais pas du tout désagréable. Je la regarde encore. Ce sourire, nom de Yevon. Comment est ce que je suis sensé ne pas l'embrasser quand elle à ce sourire ? C'est amusant de voir comme toutes les réticences que j'avais pu avoir semblent avoir été balayées par ce torrent d'émotions. Avec curiosité, je me demande ce qu'il en sera demain. Je n'ai pas envie d'y penser, en fait. Qui vivra verra.

« Par contre, il ne faut pas que tout ça t’empêche de râler hein ! »

Je … Pourquoi est-ce que je dis ça ? Mon regard caresse son visage.

« Je me demande. Est-ce que tu étais aussi belle il y a un an, ou est ce que c'est cette année qui t'a ... »

Je viens de dire ça à voix haute ? Je rougis, avant de me reprendre. Elle a dit qu'elle m'aimait pour ce que je suis, non ? Alors … Elle aime ça aussi, je présume. Ces moments où je suis béta. Un peu idiot. Où je dis ce que je pense sans faire attention. Mon regard se fixe, doucement, sur ses lèvres, alors que, machinalement, j'humecte les miennes.

« Je sais que c'est peut être … Demander un peu trop, mais tu penses que tu voudrai bien m'embrasser ? »

Kwokkak. Vingt huit ans, armoire a glace, combattant de métier. Effrayé à l'idée d'embrasser la femme qui l'aime.

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Lilia

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le Dim 6 Aoû 2017 - 0:05


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Les yeux de Lilia se plissèrent autant de scepticisme que d'amusement.
Il était incroyablement adorable. Merveilleux et adorable. Un concentré étrange d'homme sûr de lui et, pourtant, un peu gauche sous des façades qu'elle ne lui connaissait pas. Et elle aimait ça. Autant qu'elle aimait tout le reste, jusqu'à cette façon qu'il eût d'involontairement la complimenter.
Et malgré tous les efforts qu'elle consacra à s'empêcher de se laisser aller à l'euphorie, Lilia se retrouva à éclater d'un rire attendri dès qu'elle le vît rougir et serra un peu plus ses doigts entre les siens.

— Merci ?

Non, elle ne comptait pas relever le fait qu'elle avait toujours le droit de râler. Elle ne s'en serait pas privée de toute manière. Aimer n'avait jamais voulu dire s'écraser, et elle savait pertinemment qu'il n'aimerait pas l'idée qu'elle garde pour elle ce que son comportement, à lui, pouvait lui infliger. Ça aussi, elle l'aimait. Cette étrange tendance qu'il avait à se montrer attentionnée, d'une façon bien à lui. Autant qu'elle aima celle qu'il eût de lui demander si elle voulait l'embrasser.

Demande à laquelle elle répondît par un nouveau petit rire accompagné d'une petite moue incrédule et, lentement, Lilia relâcha l'une de ses mains pour glisser, tendrement, la sienne contre sa joue, sans s'arrêter de le regarder.

— Je n'ai aucune raison de te le refuser.

Bien au contraire, même. Elle avait sûrement attendu trop longtemps de l'entendre le lui demander. Ou même de le voir le faire sans trop se poser de questions, comme à peu près tout ce qu'il faisait. Elle avait rêvé, parfois, de le voir revenir, de le sentir se pencher sur elle pour, finalement, lui voler un premier baiser qu'elle lui aurait volontiers offert, sans forcer. Qu'elle lui offrait, là, maintenant, parce que c'était ce qu'elle voulait. Parce qu'il lui semblait parfaitement légitime d'offrir, à son premier amour, son premier baiser.

— Et pour répondre à ta question indirecte... Il paraît que... Le fait d'aimer rend les femmes plus belles, indiqua-t-elle dans un souffle, sans pouvoir s'empêcher de le regarder.

Et même de l'admirer. Sans, toutefois, pouvoir tenir plus de deux secondes avant de finalement s'emparer de ses lèvres en sentant presque les papillons de son ventre s'envoler jusque dans sa tête et sa poitrine. Elle avait attendu, longtemps. Un an. C'était plutôt long un an. Et maintenant qu'elle sentait enfin ses lèvres contre les siennes, l'évidence prenait la forme de mots dans sa tête sans qu'elle ne cherche à les arrêter. Kwokkak était le visage qu'elle voulait donner à l'Amour. Le nom qu'elle voulait donner à l'Amour. Elle n'avait pas la moindre question à se poser. Elle vivait, tout simplement, ce qu'il lui apportait sans même voir comme le simple fait de l'accepter comme il le faisait pouvait la rendre plus heureuse que tout ce qu'on aurait pu lui offrir. Elle avait effectivement besoin d'un peu de Kwo dans sa vie. Et pas que d'un peu, ceci dit. Elle avait presque l'impression de sentir un Soleil exploser dans sa tête, accompagné de près par un flot d'émotions, incontrôlables, qui vînt se mêler à toute la tendresse et l'amour qu'elle mît dans ce baiser.

Son cœur le lui hurlait, en tambourinant furieusement sa poitrine. Ses doigts également au vu de la façon, constante, qu'ils avaient de caresser sa peau : Elle ne voulait plus le lâcher. En aucun cas. Et passer sa nuit à le regarder lui semblait même une bien meilleure idée que de retrouver la fraîcheur inconfortable de son lit.

— Et toi... Tu ne devrais pas avoir de raison de demander.

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Kwokkak

Bannisseur

le Dim 6 Aoû 2017 - 0:51
Un frisson électrique remonta ma colonne vertébrale alors qu'elle se penche sur moi. C'est … Lilia en fait. Plein de volonté. Un peu gauche. Ce n'est pas le baiser d'une femme habituer à embrasser. Nos dents s'entrechoquent légèrement. Un autre choc électrique. Mais je m'en fout. Je goutte ses lèvres. C'est … Quand je pense que si mes vêtements étaient secs, on serait en train d'acheter des fruits actuellement. Je pense que je préfère le fruit que je suis en train de dévorer maintenant. Nos lèvres se séparent vite et, machinalement, je lèche les miennes, comme pour profiter un peu plus de ses lèvres. Je hausse ensuite les épaules.

« Excuse moi, je vais essayer alors. Laisse moi faire. »

Doucement, je libère une de mes mains avant de la passer dans les cheveux de Lilia. Doucement, j'appuie un peu sur sa tête pour l'approcher de la mienne. Encore une fois, nos lèvres font contact. Cette fois ci, sans nos dents. Je dois avouer que je ne sais pas plus comment faire après ça. Machinalement, mon autre main passe sous son haut pour tracer le long de sa colonne vertébrale. Je ne devrai pas faire ça. Une fois ma main en bas de ses reins, je me saisis de nouveau de sa main. Ça sera plus pratique ainsi. Au bout de quelques secondes, je la libère de mon étreinte.

« Ça te va ? »

Je pose mes lèvres sur son cou et hésite à aspirer un peu l'air. Ce serait une façon puérile de montrer qu'elle est à moi. Non. Ne pas penser comme ça. Que nous sommes l'un à l'autre. Je me contente d'un baiser. Je la sens frisonner sous mon toucher. C'est une sensation plus qu'agréable. Je présume que pour elle, sentir mon cœur battre comme s'il était sur le point de sortir de ma poitrine doit être plus ou moins pareil. Je soupire.

Cette fois ci, c'est moi qui initie totalement le baiser. Je ressens une sorte de soif d'elle en fait. Une soif que je ne savais pas avoir, mais qui, maintenant découverte, brûle totalement les autres soifs que je peux avoir. Cette fois ci, j'essaie doucement d'utiliser ma langue. Si je me souviens bien, les gens aiment ça. Je n'ai jamais vraiment trouvé l’intérêt, mais si ça plaît aux gens, il y a possibilité que ça plaise à Lilia et je veux lui faire plaisir. Je ne touche que légèrement à sa langue, comme pour chercher une réaction. Un fois que j'en ai momentanément eu assez, je me retire et la regarde dans les yeux. Je pourrai la manger et lui sourit, avant de me séparer d'elle et de me lever.

Étrangement, j'ai soif. Je toussote.

« Tu veux un verre d'eau ? »

Après sa réponse, je me dirige vers la cuisine et y soupire longuement. Seigneur Yevon. J'ai un peu le sentiment d'avoir perdu le contrôle de la situation. Il faut que je me rafraîchisse la tête, car j'ai un certain nombre de pensées qui montent. Des pensées que je souhaite ne pas avoir. Pas maintenant. J'ai envie de … J'ai envie de la découvrir plus avant de … Je secoue la tête. Au moins, mon sang est reparti correctement dans mon corps. Je présume que le choc de tout ce qui a été dit m'a pas mal assommé. Tant mieux. Je reviens avec de l'eau.

« Je … Je suis content de t'avoir retrouvé Lilia. »

Elle a sûrement du s'en rendre compte, mais ça me semblait important de le vocaliser. Je la regarde. Qu'est-ce qu'elle est belle. Je pense à sa remarque et sourit en coin.

« Si le fait d'aimer une femme la rends plus belle, je dois avouer avoir hâte de t'aimer encore plus. »

Je ne suis pas sur d'avoir totalement compris ce qu'elle m'avait dit, mais je m'en moque. Je me connais, je sais que demain, ce sera différent. L'élan de la soirée sera parti. J'ai envie d'en …

Sans crier gare, je fonce sur elle et la serre contre moi en l'embrassant comme sûrement jamais on l'a embrassée.

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