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Traducteur Al Bhed

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Al Bhed


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Prendre la route [Pv: Kiera]

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Kiera

Madame tout le monde

le Jeu 19 Avr 2018 - 23:14

Fatiguée par les réactions du prêtre, Kiera n’avait qu’une hâte. Que celui-ci s’en aille le plus loin possible de sa personne. Car quand bien même sa réaction avait déclenché une dispute de plus, l’al-bhed n’avait pas été dupe. Ce fameux Soren n’avait rien eu à énoncer face à ses questions et sa provocation. Il était resté silencieux et c’était à croire que la dispute était venue au bon moment pour le faire dévier du sujet initial. Chose qui devait sûrement l’arranger. Profitant de la zizanie pour enfin faire des remontrances, Kiera pouvait alors entrevoir une autre facette de la personnalité du blondinet. Il avait l’air gentil, mais si on le titillait de trop, il se montrait sévère et moralisateur. Face à ce constat, la jeune femme n’avait pu s’empêcher d’esquisser un sourire. Cette facette ne devait qu’être qu’une partie de la surface de l’iceberg. L’autre devait receler bien plus de surprise encore. « Les commentaires ne sont qu’un plus, je te rassure » Elle souffla presque ses paroles pour elle-même, mais bien sûr, elle ne s’était pas gênée pour les énoncer tout haut. Après tout, ce n’était que la vérité. Pour les prêtres comme pour les gardes, il suffisait juste de voir qu’elle était une al-bhed pour l’enfermer directe sans concession. Alors des paroles, ne pouvait qu’être un surplus non négligeable. De quoi prolonger une peine. Profitant de n’avoir rien n’a rajouter, l’hérétique continua alors sa marche silencieusement, son regard ne se détachant pas du jeune homme qui la précédait. Elle avait encore du mal à le cerner, à comprendre ses agissements, comme son but. Et pour tout avouer au fond, elle détestait cela. Elle avait l’impression de lui être redevable, chose qui l’énervait profondément. Le pire du pire, c’est qu’elle avait envie de comprendre ce qui le motivait à agir ainsi. À l’origine, cela ne l’aurait intriguée que nullement, elle se serait même barrée sans demander sans reste. Mais… Ce jeune blond cachait quelques choses. Il semblait être animée par une tout autre étincelle, et même si l’envie de s’élancer dans la voie des priants semblait lui tenir à cœur, elle sentait que quelques choses ne collaient pas. Quelques choses de plus profonds encore. Serait-il moins con que les autres ? C’était la question qu’elle se posait et malheureusement, elle ne pourrait avoir de réponse tant que ce satané prêtre serait là, à les coller aux basques.

Prenant son mal en patience, — et là, c’était bien le cas de le dire — Kiera leva peu à peu les yeux en voyant l’immense temple se présenter devant elle. Il semblait se dresser, comme étant le symbole de la nation de Bevelle. Mais aux yeux de l’al-bhed, ce n’était qu’un vulgaire abattoir qui attendait vivement ses offrandes afin de les marquer d’une force inutile. Croisant ses bras, son visage marquant une expression nonchalante, la demoiselle écouta d’une oreille distraite les paroles de Soren et du prêtre. De toute façon, elle savait ce qui l’attendait et quand bien même blondie l’aurait invité à entrer qu’elle n’aurait pas acceptée. Elle préférait largement, profiter de l’air de la liberté. Enfin liberté, c’était vite dit quand on y pensait. Quand le prêtre quitta enfin les deux jeunes gens, Kiera laissa échapper sans gêne un soupir de soulagement. Elle ne l’aurait pas supportée une seconde de plus et encore moins en tant que surveillant. Elle aurait fini par l’assommer. Voyant que Blondie était tourné vers elle, la demoiselle le regarda avec intensité, essayant de comprendre ce à quoi il pensait. Mais rien, elle n’arrivait vraiment pas à le déchiffrer, ce qui l’énervait encore plus que ses paroles. « Bah tiens, comme si c’était ma passion secrète d’aller m’attaquer aux gens de la ville. En termes de sous-entendus, tu ne pouvais pas faire mieux Blondie. » Non pas qu’elle était vexée mais presque. Qu’on la traître d’hérétique passe encore, mais de meurtrière ? Ça non. « Magne ton cul, je n’ai pas que ça à faire que d’attendre un suicidaire. » Ses bras toujours croisés amplifiaient son air bougon, la rendant encore moins aimable qu’à l’accoutumé. Suivant l’invokeur du regard, elle constata alors que les gardes étaient déjà sur le qui-vive, prêt à pointer leur arme à la moindre occasion. Mais ce qui l’horripila plus encore, c’était le sourire que Soren avait osé lui adresser. Un sourire — qui de son point de vue —, était prétentieux, moqueur, comme fier de son méfait. « Ahvuené. Em y bmiceainc bancuhhymedéc ui xiue ?» Après tout, venant d’un habitant de Bevelle, ce n’était pas étonnant, surtout ceux venant de l’intérieur de l’église. Dépitée par ce comportement, la jeune femme commença alors à se diriger vers les escaliers afin de s’asseoir, mais c’était sans compter les gardes qui ne tardèrent pas à sortir les armes, le canon pointé sur sa personne, qui ne semblait pas sourciller. « Eh calmos les nullos. Je vais juste installer mon gracieux petit cul sur l’une des marches. Ce n’est pas interdit que je sache. Vous ne pensez pas que je vais poireauter debout comme une conne le temps qu’on lui accorde d’être une bonne poire. »  Un cliquetis s’était fait encore, mais ce n’était pas assez pour dégonfler la demoiselle au tempérament de feu. « J’espère que tu auras une bonne excuse pour expliquer à ton sir Soren ton geste. Autant te dire que l’excuse d’hérétique ne sera pas vraiment valable. » Il eut pendant quelques instants un silence pesant, puis, les gardes se relâchèrent doucement laissant enfin le loisir à Kiera de s’installer convenablement, bien qu’elle se doutait qu’ils étaient prêts à réitérer leur soit disant supériorité quand l’envie leur prendrait. « Za bynea xia m'yidna pâdynt ha jyc byc sa nahtna sac yvvyenac, dyhd xia m'yidna dnuiveuh ha cany byc cunde... Za ryec Pajamma. » Tout en soupirant face à ce bilan, la jeune femme leva les yeux au ciel, sa tête plongée dans ses mains, tandis qu’elle allait attendre sans patience que l’invokeur sorte enfin de sa tanière.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Mar 8 Mai 2018 - 19:42
Quand il passa les portes du temple, la lumière du soleil fut comme une brûlure. Il plissa les paupières, portant sa main devant son regard, les lueurs trop vives accentuant le mal de crâne qui s’était emparé de lui. Il sentait que ses jambes étaient plus lourdes que d’ordinaire, sa démarche moins assurée. Pourtant, face aux regards qui se posèrent sur lui, Soren dissimula la fatigue qu’il éprouvait. Lentement, il descendit les marches. Et quand l’un des hauts prêtres du temple le dévisagea, attendant de connaître la décision du priant, Soren hocha doucement la tête. Il avait réussi. Sans un mot, le clerc s’inclina, offrant au nouvel Invokeur la prière de Yevon. Un murmure se propagea parmi la petite foule qui rôdait près du temple, et dans un maigre sourire Soren entreprit de redescendre les marches. Son regard tomba alors sur Kiera. Pendant une fraction de seconde, un bref étonnement se dessina sur son visage. Absorbé par tout ce qui venait de se produire, il l’avait complètement oubliée.

Il s’avança dans sa direction, jetant un bref regard aux gardes qui la surveillaient de près. Il réprima un bref sourire. Il imaginait sans peine combien l’attente avait dû être longue. « Tout s’est bien passé ? » une question idiote, sans doute, mais il était trop épuisé pour faire preuve d’esprit, et encore moins pour affronter la répartie de Kiera. Puis, levant son regard sur les quelques personnes qui allaient ici et là, Soren remarqua l’homme en charge de récupérer les affaires de la jeune femme. Dès que leurs regards se croisèrent, celui-ci s’approcha, et une fois près d’eux, il déposa les affaires de l’hérétique sur le sol. Soren observa brièvement les différents objets qui se trouvaient là, et se tourna vers Kiera. « Tout à l’air là. Nous pouvons… » mais il ne termina pas sa phrase, interrompu par une voix qui s’échappa de la foule. « Soren ! À quelle folie vous livrez-vous donc ?! » d’entre la foule se dessina la silhouette de l’un des hauts clercs de Bevelle. Sa voix nasillarde et ses hurlements vrillèrent les tympans de Soren, encore épuisé par l’épreuve. Il fronça les sourcils et claqua discrètement de la langue, contrarié. « Une Al-bhed en liberté dans Bevelle ? À quoi jouez-vous ? Et qui croyez-vous être, à décider ainsi de la libération d’une hérétique ? » Soren resta silencieux un instant, soutenant le regard teinté de reproche du clerc. Puis, il s’exprima. Quatre mots, déclamés d’une voix calme et dépourvue d’hésitation. « Elle vient avec moi. » en face, le clerc fut déstabilisé. Mais rapidement, la colère regagna ses droits. « Pardon ? Vous n’avez… » mais coupant court à toute discussion, Soren s’avança d’un pas dans sa direction. « En tant qu’Invokeur, je requiers sa présence à mes côtés. » la colère du prêtre se transforma en rage froide. « Elle n’est pas gardienne. » une menace flottait désormais dans sa voix. « Peut-être. Mais je souhaite qu’elle m’accompagne lors de mon pèlerinage. Elle décidera en chemin de la voie qu’elle suivra. » courroucé, le haut clerc jeta un regard en direction du vieux prêtre qui avait offert sa bénédiction à Soren. Celui-ci hocha lentement la tête, et le clerc chargé de rancœur pesta entre ses dents. Puis, il jeta un regard sombre à Soren. « Ne pensez pas que cette offense envers Yevon restera impunie. » puis il fit volte-face, s’éloignant du temple en réprimant à peine sa colère. Soren soupira et posa une main sur son front, épuisé. Puis, il jeta un regard à Kiera. « Allons-y. Nous n’avons plus rien à faire ici. Nous discuterons une fois dehors. » et sans un mot, il prit la route, gagnant le long chemin bordé d’eau qui menait vers la sortie de la ville.

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Kiera

Madame tout le monde

le Dim 27 Mai 2018 - 19:05

Le temps commençait à faire long sur sa marche du temple, et bien que le soleil fût au beau fixe et que celui-ci tapait généreusement sur sa peau qui se réchauffait doucement, cela n’était pas suffisant pour l’empêcher de grommeler et de soupirer d’exaspération, malgré l’appréciation de cette nouvelle liberté. C’était long, beaucoup trop long, pour ne pas perdre patience. Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire à l’intérieur ? « Em bnaht ma dré yjal my lresèna ui xiue ? » Elle avait fini par faire ce constat, non sans froncer les sourcils malgré l’humour douteux. Si ça ne tenait qu’à elle, elle serait bien partie faire un tour, mais avec les gardiens qui lui collait au cul, ce n’était pas une mince affaire, surtout qu’ils risquaient de ne pas lui laisser faire un pas de plus, surtout vers la ville. S’étirant de tout son long, tout en baillant bruyamment — sans poser la marque de politesse qui va avec, — pour détendre son corps, Kiera se tourna légèrement quand elle entendit de l’agitation dans son dos. Les portes du temple s’étaient ouvertes, lui laissant enfin la permission de découvrir le blondinet sortir de celle-ci. Visiblement il avait réussi son épreuve et au vus de la tronche qu’il tirait il semblait des plus éreinté par celle-ci. Évidemment, il le cachait pour faire bon genre auprès des grouillots, mais l’al-bhed elle n’était pas dupe. Un tel effort n’était pas sans conséquence. Ce n’était pas pour rien, que les pèlerinages s’avéraient dangereux pour les invokeurs. Observant le jeune homme s’approcher de sa personne, elle resta longuement dans sa position, sans bouger le moins du monde, gardant cet air flegmatique, non sans ajouter une pointe de contrariété dans le regard. « Nickel, j’ai même eu le temps de boire un thé avec les deux ahuries tellement tu étais long Blondie. Franchement, foutre en l’air un tel moment de joie et de proximité… Ça ne se fait pas. » Bien sûr, inutile de dire qu’elle était ironique dans ses propos et profitant de sa remarque, elle s’était enfin relevée, découvrant avec une impatience non contenue le garde qui détenait ses affaires. Dés qu’il eut déposer ses affaires, la jeune femme attrapa le sac, non sans un regard noir et sans même un merci, elle regarda vivement dans son sac espérant qu’il ne manquait rien à ses affaires. « Mouais… J’espère qu’ils ne m’ont rien détraqués… » Alors que Soren commençait à s’adresser à elle, un homme, ou plutôt un fou furieux ne tardas pas à s’exclamer avec colère, vrillant les tympans de l’al-bhed qui se les frotta aussitôt avant de légèrement descendre quelques marches pour être loin de cet individus sans cervelle.

Tout en prêtant l’oreille aux propos du clergé fou, mais aussi aux réponses de son libérateur, Kiera déballa ses affaires tout en les détaillants dans le moindre détail de ses yeux experts. Son arme semblait en l’état, bien qu’un peu coincé à cause de la manutention qui n’avait pus se faire. Chose qu’elle règlerait une fois loin de cette ville de tarée. Son sac, contenait toutes ses affaires à l’exception d’une gourmandise très quémandée qui avait subitement disparus. « lussa ta byn rycynt !! » D’un air grognon, elle déposa son sac sur le sol d’une marche, avant d’enfin empoigner sa veste qui l’avait tant manqué. Elle n’avait pas bougé d’une fibre. Le bas était toujours aussi brûlé, les détails aussi identiques, mais l’odeur elle, avait quelques peu changés à son grand désarroi. Bien que grimaçant face à ce constat, elle l’enfila quand même, équipant son arme contre sa taille tout en attrapant de nouveau son sac qu’elle arma à son bras droit. Elle était prête pour partir, mais c’était sans compter sur le vieux qui semblait péter une durite dans son coin. Mais c’est que ce sir Soren était un rebelle en fait. Malgré les remontrances de son ainé, il ne semblait pas vouloir courber l’échine, chose que Kiera avait du mal à comprendre encore. Pourquoi tenait-il tant à prendre ainsi sa défense ? Regardant la scène d’un air consterné, la situation sembla légèrement se calmer, du moins, semblait, car le vieil homme ne s’était pas gêné pour menacer l’invokeur avant de partir d’un air outré et colérique, laissant enfin le pauvre Soren respirer en paix. Bien qu’exténué par cette confrontation, le blondinet annonça sa résolution de partir loin de cette citée, chose que la demoiselle accepta sans broncher. Il était tant de quitter enfin cette ville de faux jetons. Marchant sans énoncer le moindre mot, Kiera était résolue à attendre la sortie de la ville pour discuter avec le religieux et avoir enfin une explication à tout cela.

Après quelques minutes de marches, les deux protagonistes semblaient enfin tranquilles au-delà des murs de Bevelle, loin des gardes et des religieux pot de glue. Elle était enfin seule à seule, avec le jeune blond. « Bon maintenant qu’on est sortie je veux mes réponses. Et surtout des explications mon coco. D’une : Pourquoi tu m’as sortie de cette prison de tocard ? De deux : C’est quoi ton but ? de trois : Pourquoi tu as pris ma défense auprès de ses tarées ? Et de quatre : … En fait il n’y a pas de quatre, mais cherches pas à m’embrouiller je veux des réponses claires et précises ! Et je te lâcherais pas la grappe tant que tu ne m’auras pas dit ce qui te trotte dans la cervelle ! » Tout en ponctuant ses mots par ses gestes, la demoiselle croisa tout naturellement ses bras, son regard laissant à montrer qu’elle était déterminée à avoir ses réponses. Tout cela était bien trop étranger pour n’était juste qu’un geste d’altruisme. Du moins, c’était ce qu’elle pensait.


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Soren

Apprenti Invokeur

le Mar 5 Juin 2018 - 22:45
Durant sa brève absence, Soren avait presque oublié la prose délicate de Kiera. Toutefois, il ne se préoccupa pas des sarcasmes de la demoiselle. Puis, au terme d’une brève altercation entre Soren et l’un des clercs de Bevelle, les deux jeunes gens prirent finalement la route vers Macalania, s’éloignant de l’Église et de sa capitale. Il fallut quelques minutes de marche avant que Soren et Kiera ne quitte l’enceinte de la ville, découvrant la flore de Macalania qui gagnait lentement du terrain sur le pavé froid de la ville. Ils avaient dépassé l’enceinte principale de quelques mètres, quand Soren soupira profondément. Il se sentait épuisé. Exténué de sa rencontre avec le priant, et de ce nouveau don qui dormait en lui. Comme si la bénédiction de la chimère s’enracinait en lui, il éprouvait le sentiment que ses forces lui étaient arrachées, lentement dérobées pour nourrir un appétit qui n’était pas le sien. Son corps s’habituait difficilement, et la petite altercation à la sortie du temple n’avait rien arrangé. Et à l’abri des regards inquisiteurs de Bevelle, il éprouvait enfin un sentiment de liberté. Néanmoins, ce soulagement fut éphémère. Il s’était à peine soustrait à l’œil curieux des clercs que, soudain bien sérieuse, Kiera posa son regard sur lui. Elle désirait des réponses. Soren réprima un grognement exaspéré qui s’étrangla dans sa gorge, et soupira de lassitude alors que la demoiselle croisait les bras. Ses questions étaient légitimes, mais nombreuses. Pourquoi ? Dans quel but ? Et pourquoi, en plus de l’avoir libérée, il avait décidé de choisir son camp face aux prêtres de Yevon ? Quand elle termina son interrogatoire en menaçant de ne pas le laisser tranquille tant que ses questions resteraient sans réponse, Soren échappa malgré lui un sourire. « Je veux bien vous croire. » il la toisa, se relâchant légèrement. Il ne cherchait plus à sauver les apparences, et son regard fatigué trahissait son état actuel. « Mais pas ici. Ce clerc qui est venu au temple. Il pourrait avoir envoyé des hommes à nos trousses. Et dans mon état… » il marqua une pause, affichant un faible sourire. « Il y a un petit bosquet entre les arbres, à quelques mètres de là. Nous parlerons là-bas. »

Il n’avait pas attendu l’accord de la demoiselle pour se mettre en marche, et après quelques minutes à trainer ses jambes lourdes, Soren enjamba une racine noueuse, gagnant un petit bosquet plongé dans une légère pénombre, dissimulé des regards par les arbres épais de Macalania. Épuisé, Soren s’adossa à un arbre, et se laissa glisser jusqu’au sol. Il inspira profondément et posa sa main sur le sol, cherchant quelque chose du bout des doigts. Ses phalanges se refermèrent sur un sac de toile, et glissant sa main à l’intérieur, il en tira une gourde remplie. Il avala une grande gorgée d’eau, et inspira. Puis, il se tourna enfin vers Kiera. « Mes affaires de voyage. » ses affaires laissées là avec soin la veille, en prévision de ce jour. cherchant de nouveau, Soren ne tarda pas à attraper le pommeau d’une épée longue, qu’il déposa par-dessus son sac de toile. Puis, ramenant ses genoux près de lui, il posa son regard dans le vide. S’il gardait davantage le silence, il était convaincu que la jeune femme allait perdre patience. « Ce n’était pas par noblesse. » son regard changea légèrement, rivé sur le sol. « Si je vous avais abandonné là-bas, je n’aurais pas valu davantage que tous les autres. » il leva finalement son regard vers elle. « J’avais besoin de me prouver que je n’étais pas comme eux avant de quitter Bevelle. » il lui adressa un sourire, continuant d’une voix bienveillante. « Ne voyez pas votre liberté comme une preuve de charité. Mon geste était intéressé. Même si vous ne m’avez pas rendu la tâche facile. » un afficha un autre sourire, plus amusé cette fois. Puis, il ferma les yeux, reposant sa tête contre le tronc de l’arbre qui supportait son dos. « Évitez de vous faire prendre à l’avenir. Et ne vous en faites par pour les soldats : si des hommes sont à nos trousses, ils ne vous traqueront pas. Dès demain, ils auront oublié jusqu’à votre existence. Excepté peut-être votre attitude. » il ouvrit lentement ses paupières, et glissa un regard vers Kiera. « Alors ? Où comptez-vous aller maintenant que vous êtes enfin libre ? » il s’interrogeait, curieux de connaître l’endroit où une jeune Al-Bhed, libre et impulsive, se rendrait au lendemain d’un séjour en prison.

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Kiera

Madame tout le monde

le Jeu 7 Juin 2018 - 17:48

Les masques étaient maintenant tombés et Kiera avide de réponse ne s’était pas gênée d’en poser autant que possible, menaçant le jeune homme de ne pas être tranquille tant qu’elle n’aurait pas obtenu ce qu’elle réclamait. Maintenant qu’il n’y avait plus aucun public pour entourer les deux libertins, Soren n’avait pas tardé à afficher sa fatigue. Visiblement, avoir la bénédiction d’une chimère demandait bien plus de sa personne que ce qu’il se racontait en théorie. Mais au final, ce n’était pas le plus gros du problème. Rappelant la scène d’un peu plus tôt, Soren conseilla qu’ils feraient mieux de se cacher dans un coin tranquille, pour mieux éviter les hommes qui seraient sûrement lancé à leurs trousses. Soupirant dédaigneusement, l’al-bhed n’avait d’autres choix que de se plier si elle ne voulait pas retourner en prison. Ce qui commençait sérieusement à l’agacer. « Ils font putainement chier ses prêtres à la con. » Suivant donc l’invokeur tout en surveillant de temps en temps ses arrières par mesure de sécurité, la jeune femme put remarquer que le blond avait largement prévus son coup. Ses affaires étaient là, entreposés comme attendant sa venue. Loin des regards inquisiteurs. Il semblait bien plus malin qu’il n’y paraissait. Plus fourbe aussi. « T’avais vraiment besoin de l’annoncer ? Je me doute que ce n’est pas ta collection d’insecte que tu caches là. »  Tout cela, elle s’en fichait. Elle tout ce qu’elle voulait, c’était ses réponses. Le reste, elle s’en fichait éperdument. Alors oui, sa voix s’était faite autoritaire, ses bras croisés lui donnaient un air antipathique. La patience n’était pas de son cru et si jamais le jeune homme ne se dépêchait pas de lui répondre, elle risquerait de le chopper par le col, qu’importe son état. Mais heureusement pour lui, elle n’eut pas besoin d’aller jusque-là. Petit à petit, le visage de l’invokeur devenait sérieux, il s’exprima alors, expliquant enfin le pourquoi, du comment. Sans le lâcher du regard, Kiera l’observait sans rien dire. C’était juste ça ? Rien d’autres ? Au moins, cela avait le mérite d’être honnête. Et même si elle le voulait, elle ne pouvait pas trop le reprocher. « Tu m’aurais dit que c’était par acte de bonté, je t’aurais sûrement pétée les genoux. » Un sourire narquois avait illuminé ses lèvres. Bien qu’elle semblât plaisanter, elle restait sérieuse. Elle n’aurait pas supportée une hypocrisie aussi lâche contre sa personne. « Par contre, je ne comprends pas en quoi tout cela été intéressé ? Pour te rendre plus intéressant ? Pour faire péter les plombs à ses abrutis finis ? Non parce que moi, quand je fais quelques choses par intérêt, c’est pour avoir quelques choses à la clef. S’il n’y a rien c’est bye bye. »

Plus elle parlait avec le jeune homme, plus son état semblait s’aggraver. Il faisait vraiment peine à voir, mais ce n’était pas pour autant qu’elle allât le ménager. Pour preuve. « Eh sérieux. Arrête de me vouvoyer, ça me fout les nerfs en pelote ! Je parie que je suis aussi jeune que toi, alors sérieux arrête avec ta politesse de mes deux. Je ne suis pas une coincée du cul comme les branquignols de Bevelle. » lâchant un soupir désespéré, elle observa quelques instants par-delà leur cachette de façon à assurer de leur tranquillité pour enfin répondre à son libérateur. « Avant de te répondre, laisse-moi te dire que tu sous-estime les mecs de Bevelle. Dès qu’ils ont un al-bhed dans le collimateur, ils aiment partir à sa recherche, comme tout ce qu’ils peuvent posséder d’ailleurs. » Cela lui faisait d’ailleurs penser qu’elle devait impérativement réparer son arme si jamais elle avait à se battre. Elle avait toujours la magie en complément, mais rien ne peut valoir une bonne arme dans ce genre de cas. Enlevant son sac de son épaule, elle s’agenouilla alors pour farfouiller dans son sac à la recherche d’une boîte à outils, de façon à s’occuper de la manutention. « Arrête avec le vous j’tai déjà dit ! Sinon je n’en sais rien. Nulle part et partout ailleurs ? Je n’ai pas de racine, donc franchement, je m’en branle un peu d’où je vais. Tant que je fais des affaires, le reste m’importe. » Déballant avec soin ses outils sur un linge propre, la rousse commença alors à bidouiller son arme enlevant le manche de la tête du marteau pour réparer cette pièce. Après des coups bruts, celui-ci s’allongea alors, montrant une tige longue et flexible. « Putain ça va être chiant encore à tout refaire coulisser. Chier. » S’armant d’une burette à l’huile qui se trouvait aussi dans son sac, l’al-bhed semblait comme concentrée sur son arme, jusqu’au moment où ses lèvres s’entrouvrir pour énoncer autre chose que des gros mots. « Et toi ? Je suppose que tu vas reprendre ta quête de suicidaire. À moins que tu poursuives un tout autre objectif ? » Ses yeux émeraude restèrent un moment à observer son arme avant de les lever enfin sur le nouvel invokeur. Elle semblait plus sérieuse encore, comme cherchant à montrer que ça ne servait à rien de la mener en bateau. Elle avait compris. « J’ai bien vu ta gueule quand j’ai dit que c’était débile de se sacrifier pour dix années de faux répit. Tu n’en pense pas moins avoue. La question c’est : Pourquoi tu fais cela du coup ? Je suppose que tu n’es pas con, c’est pas juste pour la beauté du geste. Ou alors si c’est le cas, je t’aurais putainement surestimé. » Reportant son regard sur son bâton télescopique, Kiera tenta plusieurs fois d’appuyer sur un petit bouton, mais sans grand résultat. Ce fut qu’après avoir desserré une vis que le bâton répondit enfin à ses exigences reprenant enfin sa place auprès de la tête du marteau, pour enfin compléter cette magnifique arme.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Sam 23 Juin 2018 - 10:57
Considérant la réaction de la jeune femme, la réponse de Soren sembla satisfaire Kiera. Toutefois, elle ne comprenait pas ce que l’Invokeur gagnait à la clef. Soren se fendit d’un sourire, et jeta un bref regard dans sa direction. « C’était seulement pour moi. J’avais besoin de me prouver quelque chose ; leur réaction n’a pas d’importance. » Kiera, avec son tempérament cynique et son goût excessif pour la provocation, ne comprendrait certainement pas son point de vu. Mais il ne cherchait pas tellement à la convaincre ; simplement à répondre à sa question.

Bientôt, la discussion revint vers Bevelle, et vers les soldats qui les pistaient peut-être en ce moment-même. S’il était convaincu que les recherches cesseraient bientôt, Kiera ne partageait pas son avis. Soren resta silencieux un instant. Il n’était pas un Al-Bhed, et était sûrement bien plus loin de la réalité que Kiera. Son regard s’assombrit légèrement. Si son opinion de Bevelle était déjà nuancée, il était apparemment bien en deçà de la vérité. Il soupira, et interrogea finalement Kiera sur sa prochaine destination. Immédiatement, la demoiselle le réprimanda — pour la seconde fois — sur son utilisation du vouvoiement. Néanmoins, elle lui répondit également. Elle n’avait pas d’attache, et irait où le vent la porterait. Soren se fendit d’un sourire discret. C’était typiquement le genre de réponse qu’il avait imaginé de sa part. Satisfait de la réponse, il écouta distraitement Kiera qui s’attelait à la réparation de son arme, et ferma les paupières quelques instants. Malgré l’état de faiblesse généré par son récent pacte, il sentait que son corps s’accoutumait doucement à ce nouvel état de fait. Il sentait que ses forces revenaient, que la magie blanche dans ses veines se restaurait lentement. Puis, tout en s’affairant à sa réparation, Kiera retourna sa question à Soren. Reprendre sa quête suicidaire… Elle avait raison. Toutefois elle semblait comme émettre une réserve. Et après quelques instants, elle leva son regard sur lui. Sentant l’attention portée sur lui, Soren rouvrit les paupières, rencontrant le regard insistant de l’Al-Bhed. Ses pupilles brillaient de certitude, convaincue que quelque chose d’autre se cachait derrière ce pèlerinage. Puis, elle argumenta dans ce sens. Sa question n’était pas si il avait quelque chose en tête, mais pourquoi prenait-il cette direction dans ce cas ? Soren haussa les épaules, un sourire étrangement doux aux lèvres. « Tu m’as surestimé. » les réprimandes de la demoiselle, mais également ce petit côté perspicace avait finalement eu raison de Soren, qui avait abandonné le vouvoiement. « Je protège les gens. Je combats Sin. C’est ce que les Invokeurs font. » sur ces paroles, Soren se redressa péniblement. Il se sentait encore lourd, mais suffisamment rétabli pour reprendre sa route. « Je vais me rendre au temple de Macalania. » il la regarda, puis lui adressa un signe de la tête, l’invitant à le suivre. « On devrait rester ensemble jusqu’à l’orée de la forêt. » il se tourna en direction de la petite clairière dégagée jouxtant le bosquet, mais aussitôt, le tintement sec du métal contre le sol arrêta son geste. Les grèves des soldats résonnaient dans les alentours, les lueurs de Macalania se reflétant sur le métal des canons de leurs fusils. « Quadrillez la zone. » Soren se baissa et machinalement, sa langue claqua. Ils les avaient retrouvés. Mais à bien les observer, peut-être pas. Ils cherchaient à l’aveugle. Plusieurs petits groupes avaient dû être détachés dans la forêt, chacun fouillant une zone de la forêt. « On va devoir être discrets… » il avait parlé dans un murmure, fixant les soldats qui s’avançaient. Il inspira doucement, et jeta un œil vers Kiera.

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Kiera

Madame tout le monde

le Dim 24 Juin 2018 - 21:39

Il disait qu’elle l’avait surestimé. Si encore il était convaincant, la demoiselle n’aurait pas demandé son reste, mais son intuition lui hurlait que ce n’était pas le cas. Il n’était pas franc dans ses paroles. À aucun moment il ne la regardait clairement dans les yeux. Il avait usé de son faux sourire d’hypocrite et le haussement de ses épaules étaient autant de signe qui montrait clairement qu’il ne dirait rien, et sûrement pas à une étrangère. Les sourcils flamboyants de l’al-bhed s’était froncée avec force. Il la prenait vraiment pour une conne et cela, elle l’appréciait moyennement. Elle ne le connaissait pas certes, mais s’il y avait bien quelques choses qu’elle pouvait percevoir chez les gens, c’était cette lueur qui semblait éclairer leur intention. Et cet homme, ce Soren, l’avait clairement au fond de ses pupilles. Il y avait quelques choses de plus poussée que le fameux discours de base des invokeurs et elle le sentait jusque dans ses tripes. Il cherchait autre chose, il avait cet air fugace qui laissait clairement comprendre qu’il ne se cantonnait pas qu’au bon vouloir de son rôle. « C’est bien un délire de Bevellien de faire genre d’être mystérieux et con tiens. Tu penses vraiment que je vais avaler tes conneries ? » Ses derniers mots, s’était soudainement évanoui en entendant un bruit métallique contre le sol chaotique de la forêt. Il était inutile pour Kiera de regarder pour savoir à qui elle avait à faire, l’expression du blond et la logique de la situation lui permettait de savoir qu’il ne s’agissait que des soldats qui étaient à sa recherche. « Eh bah. Ils n’ont pas mis de temps à partir à ma recherche. Je dois trop leur manquer. » Elle s’était exprimée d’une voix lasse et basse, comme si elle essayait de se débarrasser d’un ex beaucoup trop collant. Si la forêt leur permettait d’avoir un terrain pour facilement jouer à cache-cache, il était à noter que de nombreuses zones étaient à découverts, chose qui risquerait de ne pas faciliter les choses les concertants. Se rapprochant de Soren pour écouter les paroles qui lui adressait dans un murmure, la jeune femme resta un moment pensive avant de lui adresser un regard assez confiant. Bien sûr, elle n’avait pas mis longtemps à afficher un sourire carnassier qui s’évapora aussitôt. Ce qu’elle avait en tête, n’était pas vraiment adapté à leur situation. « Si seulement on pouvait les défoncer… Mais bon, vus ton état, tu serais plus une princesse en détresse qu’un héros. Et bizarrement, j’ai l’impression que tu n’es pas pour de casser la gueule à tes congènères. Bon suit le guide, je connais la forêt comme ma poche. » Sûrement que le jeune homme devait aussi connaître la forêt sur le bout des doigts, mais peut-être, qu’il ne connaissait pas les cachettes potentielles. À force d’y cacher ses armements al-bhed, Kiera avait une plus grande connaissance du terrain.

Passant donc devant en marchant accroupis de façon à ne pas être vu, la fugitive avait enlevé sa veste de façon à ne pas être gênée par sa longueur. Quelques coups d’œil furtif lui suffisaient pour connaître la position des soldats et traverser en temps voulus sans se faire repérer. Elle guidait le jeune homme tout en faisant attention à son environnement, jusqu’à arriver à une zone ou les buissons se faisaient de moins en moins dense. « Bon va falloir faire vite. » Invitant le jeune homme à se dépêcher, ils traversèrent donc une orée ou les arbres étaient le plus proéminent pour leur permettre de se cacher en temps voulus. Alors qu’ils approchaient d’un point d’eau, le son des voix qui se rapprochaient mit en alerte les sens de Kiera qui attrapa aussitôt le poignet de Soren pour le faire avancer plus vite et l’obligée à la suivre. « Amène-toi vite ! » Courant tout en essayant de ne pas faire de bruit, elle lança brusquement le pauvre invokeur contre un arbre, le rejoignant sans attendre tout en se collant contre lui. L’arbre qui avait donné l’impression d’être comme les autres étaient en fait creux, ce qui offrait une cachette en or pour ceux qui voulaient se cacher de soldat. « Chut ! Ferme-là ! » Sans même se soucier de l’état du blond, Kiera avait collé son index contre ses lèvres, le forçant à se taire. Le bruit des pas se rapprocha alors, marquant que les soldats étaient justes à côté. Se collant de plus en plus contre le blondinet pour être sûre d’être bien cachée, l’al-bhed regardait vers le paysage espérant que cette cachette ne serait pas connue de ses geôliers qui commèrent à s’exprimer.

« Ils ne devraient pas être loin ! D’après les prêtres, Sir Soren ne devrait pas être en état de nous mettre des bâtons dans les roues. »
« Ouais enfin, tu ne penses pas que l’al-bhed s’est barrée de son côté ? Apparemment c’est une véritable teigne. Les autres ont eu du mal à l’arrêter. De plus, si elle est encore avec Sir Soren, il risque de nous tenir tête comme il l’a fait avec les prêtres non ?
« Personne n’échappes au jugement de la via purifico. Le prêtre nous a remis une lettre pour souligner les crimes qu’elle à fait. Je suppose qu’il a mis comme à son habitude des délits de la plus haute gravité. Face à cela, il sera obligé d’abdiquer. »

Il eut le son de sourire mauvais, puis les pas s’éloignèrent laissant enfin la rousse relâcher la pression. Doucement, elle enleva son doigt de la bouche de Soren, le toisant d’un regard qui laissait sous-entendre d’un air blasé qu’elle l’avait bien prévenue. « Tu vois, je te l’avais dit. Quand ils ont un al-bhed dans le collimateur, il ne lui lâche pas la grappe. » À cause de leur position, elle était encore très proche de lui, peut-être un peu trop pour rester dans le respectueux, mais cela Kiera elle s’en moquait éperdument. Jetant un œil vers les alentours, elle sortit doucement de sa cachette, s’accroupissant vers les buissons qui couvraient l’arbre avant d’indiquer un chemin du doigt à l’invokeur. « Tiens, il faut qu’on traverse tout cela et on sera enfin vers la sortie. Par contre il y en a qu’une pour aller à ton foutus temple, donc je suppose que des troufions nous attendent comme des fleurs. Le combat sera sûrement inévitable. Tu sais, s’il me cherche, ils doivent avoir aussi une dent contre toi. Je ne serai pas étonnée qu’il veuille te ramener par la peau du cul pour t’en faire voir des verts et des pas mûres. Après tout, tu as aidé une criminelle à fuir la via purifico. » Son sourire était moqueur, comme si elle ne prenait pas la situation au sérieux. Après tout, il y avait de quoi, tout ce qu’elle avait fait, s’était vendre des armes al-bhed à des soldats de Bevelle. Le reste de ses crimes ne concernaient que ses origines qui ne plaisaient à personne dans la citadelle.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Mar 26 Juin 2018 - 23:33
Elle n’avait pas cru un traitre mot de son explication, pertinemment convaincue que Soren cachait quelque chose. Toutefois, l’arrivée des soldats de Bevelle avait coupé court à la discussion, lui épargnant de répondre. Lentement, l’adrénaline dans ses veines réveilla son instinct engourdi. Il observa les soldats d’un œil attentif, bientôt rejoint par Kiera. Un sourire menaçant aux lèvres, la demoiselle exprima son regret de ne pas combattre les soldats de front. Toutefois, elle ne chercha pas à convaincre Soren de combattre, parfaitement consciente de la situation. Sa fougue cachait un certain talent pour la ruse. Sans un mot, Soren posa un bref regard sur elle. Puis il hocha la tête, s’en remettant entièrement à elle. Elle mènerait la danse. Et sans un bruit, Soren s’aventura à sa suite, accroupi dans la flore de la forêt. Ils se faufilèrent dans la zone, Kiera n’hésitant pas une seule seconde. Elle n’avait pas menti en prétendant connaître la forêt comme sa poche. Et bientôt, ils arrivèrent dans une zone plus dégagée. Déjà, les bruits de la troupe de soldat se rapprochaient. Ils devaient traverser. Kiera l’invita à faire vite, et s’élança dans cette zone sans protection. Soren s’élança à sa suite, préférant remettre ses doutes à plus tard, quand une voix résonna non loin de là. Il sentit la prise de Kiera sur son poignet, et avant même d’entendre sa voix, tout son corps s’était déjà préparé à courir. Guidés par Kiera, ils s’élancèrent en direction d’un arbre, où la jeune femme poussa brutalement Soren. Son dos percuta l’écorce du tronc creux, et à peine ses esprits retrouvés, Soren sentit Kiera se plaquer contre lui. Sa surprise fut aussitôt étouffée par l’index de Kiera, qui lui ordonnait de ne pas faire un bruit. Un arbre creux. S’ils étaient suffisamment discrets, personne ne les verrait ici. Il sentait son cœur battre à tout rompre, préférant mettre cet état de fait sur le compte de l’adrénaline qui coulait dans ses veines, plutôt que sur le fait que Kiera était littéralement collée contre lui. Il inspira lentement, reprenant le contrôle de son souffle, ignorant du mieux que possible le corps de la demoiselle qui se resserrait contre lui. Mais bientôt, la voix qui s’éleva près d’eux le ramena à la réalité, attirant toute son attention. Son visage devint plus sombre à mesure que les paroles des gardes lui parvenaient. Une lettre. Il avait été jusqu’à mettre sur papier les crimes de Kiera, afin que la jeune femme soit jetée aux monstres. Son poing se serra alors que le soldat ricanait, s’éloignant lentement. Pourtant, il avait raison. Soren n’était pas en état de se battre. Une indicible frustration s’empara de lui, laissant un goût âcre sur sa langue.

Une fois les soldats éloignés, Kiera retira son index des lèvres de Soren. Elle l’avait prévenue : les soldats n’abandonneraient pas la piste d’une Al-Bhed. Il resta muet, incapable de desserrer le poing. Ses pupilles suintaient d’une colère sourde, tandis que ses pensées défilaient derrière son regard émeraude. Il avait cru avoir offert la liberté à Kiera. Que ses efforts auraient un sens ; que son opposition aux clercs suffirait à faire taire les prêtres le temps d’un jour. Mais désormais, il comprenait combien il avait été naïf. Naïf de croire que ses mots suffiraient à dissuader les prêtres. Naïf de croire qu’ils n’étaient pas prêts à tout mettre en œuvre pour capturer une Al-Bhed. Il avait écouté Kiera d’une oreille distraite, acquiesçant à ses paroles. Puis, après un bref instant, il quitta à son tour l’arbre creux, rejoignant la jeune femme dans les fourrés. « Même si on arrive à passer, on ne pourra pas ressortir. Il n’existe qu’un seul chemin pour quitter Macalania. Et avec Bevelle qui jouxte la forêt… d’ici à ce qu’on revienne, ils auront posté de nouveaux soldats. » son regard scruta l’horizon, leurs maigres options se dessinant dans son esprit. Il soupira finalement, résigné. « Macalania peut attendre. Tu peux nous faire rejoindre la Plaine Foudroyée ? » il posa son regard sur elle, sa décision prise. « Ils s’attendent à ce qu’on rejoigne Macalania. Même s’ils surveillent la sortie, ils seront moins nombreux. » mais même s’ils étaient moins nombreux, ils devraient quand même se battre. Soren en avait conscience, et après une courte réflexion, son regard affronta de nouveau celui de Kiera. « On forcera le passage s’il le faut. Mais promet-moi une chose. » il n’aimait pas cette idée, et encore moins les paroles qu’il s’apprêtait à prononcer. Mais il n’avait pas d’autre solution. « Personne ne doit mourir. » il imaginait déjà la remarque cinglante qui l’attendait. Pourtant, il ne reviendrait pas sur cette condition. « Je te suis. » il ne chercha pas à prendre la tête de leur petit groupe, s’en remettant à Kiera. Elle maîtrisait davantage le terrain, et même si son esprit était clair, Soren savait que la fatigue qui l’accablait était encore là, tapie dans l’ombre de l’adrénaline qui le gardait en alerte, et que ses capacités étaient amoindries. Pour le moment, Kiera était leur meilleure chance. Il le savait.

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Kiera

Madame tout le monde

le Mer 27 Juin 2018 - 13:51

Si les paroles des soldats avaient fait monter une colère sourde chez Soren, il n’en était rien chez Kiera. Elle était bien trop habituée à ce genre de jugement pour s’en énervée à chaque fois. Au contraire même, au fur et à mesure de sa vie, cela avait finis par l’amuser. À chaque arrestation, elle se demandait ce que ses couillons avaient pu trouver comme crime à lui mettre sur le dos. Parfois il y avait des déceptions, parfois il fallait avouer que cela frisait le ridicule tant tous ses crimes étaient trop gros pour une personne. Et apparemment, l’ébauche de sa sentence qui l’attendait ne serait pas très original, ce qui était dommage. Reprenant donc leur partie de cache-cache, tout en indiquant à l’invokeur la route à suivre, Kiera faillit reprendre la route quand celui-ci l’interrompit dans sa démarche. Il semblait hésitant, comme en pleine réflexion et face à sa théorie, l’al-bhed haussa des épaules avant de se tourner vers lui. « Il aurait tort de faire le contraire. S’ils savent que tu vas là-bas, ils seraient bien cons de ne pas mettre un comité d’accueil pour nous accueillir. » Attendant donc sa prochaine destination, la demoiselle à la crinière de feu en profita pour s’asseoir en tailleur, patientant donc les bras croisés que Blondie se décide. Ses yeux en spirales scrutaient le ciel qui était fractionné par les multiples branches d’arbres qui s’entremêlée. Soupirant d’ironie, elle ne pouvait s’empêcher de faire le rapprochement avec sa situation. Sa liberté ressemblait à ce tableau à l’heure actuelle.  Quand elle entendit enfin la prochaine destination qui leur tendait les bras, la jeune femme se releva doucement pour s’accroupir à nouveau, tournant son regard vers les alentours pour commencer à partir. « Okay, c’est toi le chef môsieur l’invokeur. J’espère au moins qu’ils sont prêts pour la castagne, car ça va faire mal. » Affichant un sourire narquois sur ses lèvres rosées, la jeune femme était prête à en découdre avec ses assaillants, elle avait une folle envie de les cogner sans retenu, mais sa joie s’estompa aussitôt quand elle entendit à nouveau Soren lui imposer une promesse. Si jamais celui-ci, lui disait de ne pas faire de mort, elle lui ferait sa fête, ça s’était clair.

Fronçant les sourcils, elle attendit donc cette fameuse promesse, grinçant aussitôt des dents quand celle-ci écorcha ses oreilles. Personne ne doit mourir. Okay alors ça, c’était l’insinuation de trop. Pour qui il la prenait franchement ? Énervée par de tel propos et n’osant hurler sa contrariété, l’al-bhed, choppa sans prévenir le col du pauvre invokeur qui se vit offrir un coup de boule bien sentis sur le front. À défaut de hurler, et d’user de sa voix, elle avait préféré user de ses gestes et de l’action, chose que le jeune homme risquait de regretter. « Combien de fois je vais devoir te le répéter sérieux ? Je-ne-suis-pas-une- MEURTIERE. Tu capiches  ? C’est rentré dans ta caboche de religieux là ? » Elle avait haussé le ton, mais pas assez pour attirer l’attention, malgré sa colère marquante dans ses paroles. Son front commença à rougir, tout comme la douleur qui commença à l’élancer, mais qu’importe, s’il fallait ça pour qu’il arrête de la traiter comme une criminelle, alors ça en valait la peine. « Je botte des culs ! Je ne tue pas moi ! Désolée de te décevoir, mais même si je trouve que certains ne méritent pas de vivre, je ne me salirais pas les mains de leur sang. Je laisse ça à ce gros patapouf de Sin ou à la populace. Maintenant, ferme ta gueule et grouille ton fion qu’on se barre d’ici ! » La colère plus ou moins évacuée, Kiera lui ordonna de le suivre, pour enfin atteindre le chemin qui menait à la plaine foudroyée. Cela faisait un détour, mais si cela pouvait leur permettre de fuir de cet endroit, elle n’était pas contre. Surtout que Soren avait eu raison, les soldats étaient en moins grand nombre vers ce côté-là de la forêt. Approchant enfin de la fameuse sortie, l’al-bhed observa discrètement l’horizon. Il y avait quatre gardes bien armés, qui semblait s’ennuyer à force d’attendre. Au fond, elle fut presque déçue de ne pas en avoir autant à s’en mettre sous la dent, mais c’était déjà pas mal pour commencer. « Bon y a quatre pécores qui nous attend bien sagement. Attends là princesse, je vais m’en débarrasser vite fait, bien fait. » Si elle voulait en finir en plus vite et éviter d’attirer l’attention, elle devait éviter la confrontation en mode bourrine, chose qui ne lui plaisait guère, mais même si elle avait envie de cogner, elle savait qu’elle devait se retenir. Si les coups se faisaient entendre au loin, les soldats risqueraient de rameuter en nombre. Avançant donc avec discrétion, elle attendit sagement à la recherche du bon moment.

« Quand est-ce que la relève va arriver ? On sait tous, que Sir Soren va aller vers le temple de Macalania. Le prêtre à même dit que quand il avait une idée en tête, il ne changeait rarement d’avis. »
« Peut-être que Sir Soren ne changera pas d’avis, mais l’al-bhed elle si. Imaginez si on arrive à la coincer ? On aura peut-être une récompense ! »
« Ouais fin, parait que la dernière fois, elle en a fait galérer plus d’un. Mais bon, à nous quatre on sera bien plus fort. On lui fera payer ce qu’elle à fait à nos camarade. »
« Eh les troufions ! C’est de moi que vous parlez ? »

À peine avait-elle prononcé ses paroles que les armes se pointèrent droit sur elle, la menaçant de la tuer d’une seconde à l’autre.

« Pas de geste brusque l’al-bhed, t’es en état d’arrestation ! Tu seras enfin jugée comme il était convenu ! Tu vas payer pour tes crimes. »
« Ouah, mais c’est que tu pourrais presque m’impressionner toi ! Malheureusement, j’ai autre chose de prévue. Bien que cette idée de jugement me plaise énormément, je suis retenue ailleurs. »

D’un geste rapide de main, un cercle de feu ne tarda pas à encercler les soldats, les flammes grandirent, grandirent, jusqu’à former un petit dôme qui semblait n’offrir aucune échappatoire. La température montait de degrés en degrés toutes les secondes, brûlant peu à peu l’oxygène qui restait dans l’air. Ce qui fit monter la peur et l’anxiété chez certains des soldats de Bevelle.

« La garce ! Tirez ! On va bien finir par l’atteindre ! »

Les coups de feu retentirent peu à peu, mais s’évanouir aussitôt qu’ils étaient sortis. L’état des soldats se dégradait au fur et à mesure qu’ils s’activaient et peu à peu, chacun se retrouvèrent un genou à terre essayant de garder leur calme, malgré les jurons qui s’échappaient de leurs lèvres.

« Montre-toi garce ! Tu n’es qu’une lâche comme tes confrères ! »

Soudain, alors que le chef essayait de provoquer Kiera à coup de parole haineuse, il entendit un fracas non loin de lui. L’un de ses coéquipiers étaient à terre inconscient. Alors qu’il voulait s’approcher de lui, il sentit soudainement un coup violent sur l’arrière de son crâne, l’obligeant à sombrer dans l’inconscient. Quand les quatre soldats furent à terre, le dôme de feu s’évanouir alors, ne laissant qu’une trace brûlée sur le sol qui désignait un cercle bien tracé. Kiera se tenait derrière les gardes, son marteau imposant dans sa main. De son bâton, elle tâtonna un des gardes s’assurant qu’ils dormaient vraiment. « C’est bon, on a le champ libre ! Si tu veux t’assurer qu’ils sont vivants, va y te gêne pas Blondie ! » Un des gardes semblaient encore légèrement conscient, mais le temps qu’il alerte les autres allaient prendre du temps, aussi, Kiera préféra le laisser au bon soin de l’invokeur. C’était à lui de décider s’il fallait l’assomer ou non. S’avançant vers la sortie, la fugitive observa alors la plaine foudroyée qui semblait les attendre. Le tonnerre grondait comme un avertissement. Le ciel était sombre, mais la pluie inexistante, ce qui donnait un environnement sec et aride sur les lieux, les rendant dangereux et inquiétant. « Voilà, la plaine foudroyée nous tend les bras. Je ne pense pas que ses troufions vont nous suivre jusqu’là, mais faudra sûrement s’attendre à ce qu’ils nous foutent des emmerdes au cul. » Ses paroles pouvaient porter à confusion, vus qu’elle ne parlait pas que d’elle, mais du duo qu’elle formait avec l’invokeur. Comme pour éviter toutes questions concernant ses paroles plus tôt, elle s’arrêta alors, fixant le jeune homme d’un air dédaigneux avant de poser sa main sur sa hanche avec un air provocateur dans le regard. « Tu veux jouer les hommes mystérieux et orgueilleux ? À ton aise, mais sache qu’en ne voulant pas me répondre, tu as attisé ma curiosité, alors j’ai décidé de te suivre pour connaître tes véritables intentions. Je ne te lâcherais pas tant que je ne saurais pas ce que tu caches. » Elle savait qu’il risquerait de ne pas être d’accord et de désapprouver et c’est ce qui la motivée plus encore dans cette décision. Mais au-delà de ça, elle voulait connaître la vérité, savoir pourquoi il tenait réellement à accomplir ce rôle suicidaire et vus qu’il ne voulait pas lui donner de réponse, elle les obtiendrait en l’observant de plus près.

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Soren

Apprenti Invokeur

le Sam 30 Juin 2018 - 17:50
Confronté aux soldats de Bevelle, Soren avait finalement décidé que son pèlerinage dévierait du chemin dont il avait initialement convenu. Il rejoindrait Macalania plus tard, quand son pèlerinage le ramènerait finalement près du lac gelé. Mais pour le moment, ils devaient prendre la route de la Plaine Foudroyée. Étonnamment, Kiera ne discuta pas cette décision, indifférente au chemin qu’ils emprunteraient. Toutefois, Soren décida de mettre les choses au clair avant toute confrontation avec les soldats, demandant à Kiera de faire en sorte que personne ne meurt de ses blessures. Sitôt ces paroles prononcées, le sourire arrogant de Kiera se transformant en une grimace grinçante. Inutile de dire que l’Al-Bhed n’avait pas du tout apprécié ce commentaire, et avant de pouvoir dire quoique ce soit, Soren se sentit agrippé par le col. Elle l’attira brusquement vers elle, et son front percuta le sien dans un bruit sourd. Soren réprima un grognement plaintif, portant sa main à son front. La douleur se propagea dans tout son crâne, le gratifiant d’un terrible mal de tête. Si elle avait souhaité le rendre plus mal qu’il ne l’était déjà, elle aurait difficilement fait mieux. Les paroles de Kiera fusèrent à voix basse, accentuant la douleur de Soren. S’il n’avait pas autant craint un deuxième coup de tête, Soren lui aurait certainement dit de garder ses reproches, que le message avait été suffisamment clair comme ça. Mais il s’en garda, serrant la mâchoire tout en gardant sa paume contre son front. Puis, les remontrances terminées, Kiera prit la tête de leur petit duo. Soren s’engagea derrière elle, l’œil humide, le front rouge, lançant un regard contrarié dans sa direction.

Ils ne tardèrent pas à rejoindre l’accès vers la Plaine Foudroyée. Quatre gardes étaient postés à l’entrée, barrant la route. Il n’était pas en état de se battre à deux contre un, et pour autant, l’accès était trop dégagé pour se faufiler sans être vu. Pourtant, Kiera avait déjà sa petite idée, et non sans un commentaire narquois à l’attention de Soren, elle se faufila en direction des gardes. Il soupira, usé par les commentaires de la demoiselle, et la regarda s’éloigner avec une pointe d’inquiétude. Il était prêt à intervenir, et pour autant, une partie de lui se doutait que la jeune femme avait plus d’un tour dans son sac. Toutefois, la discrétion n’était pas son fort ; et en constatant que la demoiselle avait préféré un commentaire cinglant à une approche furtive, Soren posa sa main contre son front, désabusé. Puis, Kiera démontra son affinité avec les flammes. Quand son dôme de feu disparu, les gardes étaient à terre. Soren quitta enfin sa cachette, jetant un bref regard aux gardes tout en s’approchant de Kiera. Grâce aux soins de Kiera, ils en avaient déjà eu suffisamment ; aussi, il jugea inutile de prendre davantage de temps. Enfin, ils firent face à la Plaine. Déjà, les éclairs grondaient au loin, comme une bête en colère terrée dans l’ombre des nuages gris qui recouvraient la plaine. Il était prêt à prendre la route, quand Kiera le gratifia d’une dernière surprise. Sans vraiment se préoccuper de l’avis de Soren, elle avait visiblement décidé de le suivre. Soren la regarda un moment, surpris par la tournure des événements. Il ne s’était pas attendu à ce genre de réaction, et encore moins aux arguments de la jeune femme. Et à dire vrai, cette idée ne lui plaisait pas le moins du monde. « Ce n’est pas une bonne idée. » il la regarda, aussi calme que possible. Toutefois, son visage exprimait une pointe de contrariété due à la tournure des événements. « Il s’agit de mon pèlerinage. Je ne souhaite par être suivi simplement pour satisfaire ta curiosité. Ce n’est pas un jeu. » il s’avança vers la Plaine Foudroyée, dépassant Kiera sans un regard en arrière. « Pour le moment, traversons la Plaine Foudroyée. Allons-y avant que d’autres arrivent. » il n’attendit pas le consentement de Kiera avant d’avancer. Et pourtant, loin du regard de Kiera, son visage affichait un mélange d’inquiétude et de contrariété. Elle était parfaitement capable de rester accrocher à sa nouvelle lubie. Alors il s’avança vers les terres noircies de la plaine, cherchant une façon de se soustraire aux fantaisies de la jeune femme.

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