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Al Bhed


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La première bénédiction [Pv: Akemi]

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Classe : Mage blanc

Points de rang : 210



Chimères
Chimères possédées:

Sorts & compétences

Akemi

Invokeure

le Dim 11 Juin 2017 - 23:11




La première bénédiction



Si les remerciements de Seiji avaient eu de quoi lui réchauffer le cœur, sa gourmandise en était tout autant appréciée. En voyant le jeune homme piocher allégrement dans les plats, la demoiselle, n’avait pu retenir un sourire amusé, bien qu’un brin attendri. Décidant de se servir un verre pour avoir au moins quelques choses dans le ventre, la prêtresse pris soin de répondre à la question de son cher gardien, gardant toujours un sourire qui se voulait réconfortant. « J’ai bien dormi. Le lit était confortable. Il faut juste croire que j’ai pris l’habitude d’être matinale. » Bien sûr, elle n’avait jamais vraiment été aussi matinale. Ça lui arrivait parfois, mais généralement, c’était plus quand sa maladie la faisait réellement souffrir, sans quoi elle se réveillait toujours un peu plus tard. Portant le verre à ses lèvres, la demoiselle ne tarda pas à répondre à son ami concernant ses aptitudes en cuisine, étant heureuse que celle-ci plaise toujours autant. « Merci Seiji. Je suis heureuse de voir que tu l’apprécies toujours autant. » Depuis qu’elle était petite, Akemi avait pris l’habitude de porter un repas à chaque fin d’entrainement de l’épéiste. Celui-ci se démenait tellement qu’elle s’était demandée un jour s’il n’avait pas faim à se dépenser ainsi. Alors prenant son courage à deux mains, elle avait décidé de lui offrir un petit en-cas à base de riz et de thon les seules choses qu’elle savait réellement cuisinée à l’époque. Puis, Grâce à sa mère, elle avait appris à varier ses petits bentos, ajoutant des repas beaucoup plus consistant et nourrissant. Ce petit geste était presque devenu un rituel, à tel point que même en étant malade elle essayait de lui en apporter un, sauf quand elle ne pouvait se déplacer. En repensant à ce souvenir d’enfance, la jeune femme n’avait pus s’empêcher de sourire d’amusement. Qu’avait pensée Seiji en voyant ce pauvre thon et ce pauvre riz se battre en duel ? Elle voulait lui poser la question, mais au moment d’ouvrir la bouche, elle fut aussitôt prise de court par le jeune homme qui lui tendit un scone à l’ananas. Au vu de son regard, elle se doutait bien qu’elle n’avait pas vraiment son mot à dire, pourtant elle tenta bien de balbutier quelques mots. « Oh euh… Tu sais, je n’ai pas très faim. » Mais en voyant le regard insistant de son ami, la jeune femme n’eut d’autre choix que d’abdiquer. Attrapant le scone de ses doigts fins, elle laissa aliment entrer en contact avec ses lèvres, laissant ses sens se faire emporter par l’odeur et le goût de l’ananas. Il avait beau être alléchant et tentant, elle arrivait à y trouver un appétit correct. Pourtant, elle le mangea quand même, histoire de faire plaisir à son gardien qui ne tarda pas à tenter une blague. Blague qui se trouvait être drôle, mais peut-être pas assez pour faire fuir le stresse de la demoiselle. « Pour cela, il faudrait que le priant puisse se nourrir. Ce qui n’est pas vraiment le cas. » Bien qu’elle était une excellente cuisinière, elle doutait d’exceller autant dans ce domaine. Akemi gardait toujours en tête que chaque personne avait son domaine de prédilection et que certains étaient beaucoup plus douée que leur pairs.

Regardant un bref instant dehors, la prêtresse remarqua que le soleil se levait de plus en plus dans le ciel, illuminant de plus en plus la petite île de Besaid. Se levant doucement de sa chaise, la future invokatrice leva doucement son visage vers son gardien, décidant de le laisser s’alimenter en paix pour pouvoir se préparer à sa nouvelle épreuve du jour. « Je vais me préparer, prends ton temps surtout d’accord ? » Prenant congés de Seiji, Akemi pris soin de se préparer au mieux pour sa rencontre avec Valefor. À chaque minute qui s’écoulaient, elle sentait son cœur battre à tout rompre et le stresse envahir ses sens. Son esprit ne cessait de s’imaginer les différents scénarios qu’elle avait rêvés la veille et même les exercices de respiration ne l’aidaient pas à retrouver son calme. Pourtant, elle savait qu’elle devait le faire. Elle savait qu’elle devait garder confiance et ne pas faiblir. Elle devait le faire pour elle, pour ses parents, pour Seiji, mais aussi pour toutes les personnes de ce monde. Respirant un grand coup, la jeune femme sortie enfin de son antre, se dirigeant sans attendre vers son gardien qui semblait l’attendre. « Je suis prête. On peut y aller. » Sans attendre, le duo se dirigea alors vers le temple de Besaid, ce grand bâtiment qui semblait alors bien plus imposant que la veille au soir. Restant quelques secondes sur les marches de l’entrée. La jeune femme fit prise de quelques secondes d’hésitation. Et si elle faisait une erreur ? Et si elle se faisait rejeter ? Fermant ses yeux avec douceur, sa main s’accrochant à son pendentif, elle resta ainsi, à respirer longuement, avant d’enfin ouvrir les yeux et oser s’aventurer à l’intérieur du temple en compagnie de Seiji. À l’intérieur, les prêtres semblaient vivre leur vie tout simplement, tandis que d’autres semblaient accueillir la nouvelle invocatrice et son gardien en bon et due forme.

« Bonjour. Je suis Akemi Tanuka… Futur invokatrice de Kilika. Je viens passer l’épreuve de la chimère Valefor. »

Aussitôt l’un des prêtres invita la jeune femme à le suivre jusqu’au porte, tandis que l’autre, indiqua au seul gardien qu’il ne pouvait suivre l’invokatrice au-delà de ses portes. L’épreuve se passant qu’entre l’invokateur et le priant. « Attends-moi ici Seiji. Je te promets de réussir. » Affichant un sourire réconfortant, la prêtresse tourna aussitôt le dos pour monter les marches jusqu’à la porte du priant. Alors que les portes s’ouvrirent pour elle, son cœur se mit à battre à tout rompre, marquant l’angoisse qui commençait à naître dans son esprit. Se retournant un instant, elle regarda quelques instants son cher ami, avant de serrer à nouveau son pendentif auquel elle tenait tant. Si Seiji ne pouvait être avec elle physiquement, elle savait que sa présence serait auprès d’elle de part son cœur et son collier. Ce fut avec cette pensée, qu’elle pénétra alors à l’intérieur de la chambre, laissant les portes se refermer derrière elle.

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Classe : Bretteur

Points de rang : 215



Chimères
Chimères possédées:

Sorts & compétences

Seiji

Gardien

le Lun 12 Juin 2017 - 11:43
Il avait longtemps pensé que sa patience était à toute épreuve. Mais à l’instant où la porte s’était refermée sur la silhouette d’Akemi, un flot de colère et d’impuissance s’était abattu sur lui. Une fraction de seconde avait suffit à rendre vaines toutes ces heures dans la sueur et le sang. Une violence d’une rare intensité éclata dans son cœur, faisant voler en éclat les derniers carcans de son armure. Durant un instant, il éprouva de la haine. Une haine farouche contre ce culte cruel, qui n’avait d’autre dessein que le sacrifice des plus valeureux, arrachant un consentement cruel et tacite à ceux qui accompagnaient leurs proches à l’abattoir. Dans ce monde, Yevon avait fait de lui le bourreau d’Akemi. Dans cette antichambre, l’Église avait muselé son libre arbitre, le confinant dans la plus douloureuse des impuissances. Il n’avait désormais plus son mot à dire, complice forcé de cette mascarade. Son poing frappa le mur dans un bruit d’os. Il détestait tout cela. Il détestait ce culte, ces apôtres qui se muraient dans un silence hypocrite, vénérant les idoles de ceux qui étaient morts pour le plus grand nombre. Ses paupières se refermèrent sur l’étincelle de rage qui brûlait dans son regard. Depuis longtemps déjà, il savait qu’il était en avance sur son temps, trop prompt à remettre en doute des préceptes qui lui semblaient d’une autre ère. Sa main fermée glissa lentement contre la pierre froide, et il réalisa combien le silence – jadis si familier – lui était soudain si pesant.

Quand son front se posa la pierre froide, sa colère avait diminué. Ses émotions étaient devenues telles un fleuve tarissant après une crue. Dans le plus parfait des silences, Seiji se retourna, et laissa son dos tomber contre la pierre. Il glissa lourdement contre la paroi froide, jusqu’à atteindre le sol. Et il resta là, le corps lourd, l’esprit sombre. Il pensa à sa mère. À son père – ou du moins, au fantôme qu’il avait laissé – et même aux habitants de Kilika. Il pensa aux parents d’Akemi, aux visages si familiers de l’île. Et alors que son esprit vagabondait, il réalisa qu’en cet instant, tout cela n’avait plus la moindre importance pour lui. Quand elle ressortirait, Akemi serait devenue une Invokeuse. Une grimace déforma son visage. Sa main lui faisait mal. Il inspira lentement. Combien de temps s’était écoulé depuis le jour où il avait éprouvé des sentiments à son égard ? Durant combien de temps avait-il vécu auprès d’elle, veillant sur elle jours après jours, sans jamais lui faire part de ces émotions qui brûlaient au plus profonde de lui ? Pourtant, il savait que là n’était pas la véritable question. Pourquoi ? Il s’était longtemps convaincu que son flegme et son manque de courage étaient seuls responsables de cette situation. Mais en regardant cette lourde porte en métal, il réalisait que la véritable raison était toute autre. S’il ne lui avait jamais avoué, c’était car il craignait d’être incapable de la protéger d’elle-même. C’était d’ailleurs pour cette raison que des années durant, il avait continué de peaufiner sa lame sans jamais trouver satisfaction. Ce jour-là encore, cette idée lui nouait la gorge. Et même s’il savait que jamais sa seule lame ne suffirait à la protéger de la sorte, sa crainte de la voir disparaître, elle, était réelle et tangible.

Il avait depuis longtemps perdu le fil du temps. Parfois, il s’imaginait le pire. Parfois, il s’impatientait avec colère. Mais le temps fit son office, érodant sa colère, sa rage, sa peine et son impatience. Et lentement, il s’écoula entre ses doigts, invisible et irrécupérable. Et ainsi, le gardien attendit. Quand son Invokeuse sortirait de la chambre, il irait à sa rencontre, et la ramènerait là où elle pourrait se reposer. Et même dans le plus solennel des silences, l’injustice qui brillait dans ses yeux était plus stridente que le plus sauvage des hurlements. Et tandis que les grains du sablier tombaient l’un après l’autre, le gardien attendait, pareil à une statut au cœur de plomb.

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